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mardi 13 janvier 2009
Résumé
Les habitants d'Hiroshima, le 1er janvier 1945
Ouais, je sais, ça fait un (long) moment. Vous avez tous été déçus de mon abandon de ce blog et avez tous migré, comme de sales fennecs que vous êtes, sur d'autres blogs autrement mieux tenus et plus réguliers que celui-ci, voire (on ne sait jamais) plus intéressants. Ce que je peux comprendre.
Ce n'est pas dit que je revienne régulièrement. A vrai dire, en ce moment, bloguer ne m'amuse plus. Je ne vois plus l'intérêt de passer des coups de gueule ou de raconter ma vie alors que ça ne sera lu que par quelques trois fantômes qui l'oublieront aussitôt lu. Mais bon.
Alors un petit résumé de ma vie depuis mon dernier post du 30 novembre.
- J'ai terminé et rendu mes dossiers.
- J'ai passé une demi-douzaine d'oraux.
- Je me suis enfin vaguement lié d'amitié avec les gens de La Rochelle, ce qui m'a rendu triste de les quitter, évidemment.
- J'ai fait découvrir le grog aux Rochellais.
- J'ai visité une criée (là où les gens achètent le poisson en gros) à 5h du matin.
- J'ai passé 8h dans un train, dont 5 à côté d'une jolie jeune demoiselle (première fois que ça m'arrive, d'habitude je me tape des cadres en costard qui semblent penser que les cheveux longs sont contagieux, ou des gros qui se mettent à ronquer au bout de deux minutes et qui me bloquent l'accès aux toilettes)(mais comme, blaireau que je suis, je m'étais imposé une nuit blanche pour pouvoir dormir dans le train et ne pas remarquer les blaireaux en question, je n'ai même pas engagé la conversation avec la demoiselle citée plus haut)
- J'ai fêté Noël, et j'ai reçu environ 15 livres, de quoi tenir un mois ou deux côté lecture...
- Je suis allé une journée au ski, rhaaa putain ça fait du bien!!
- J'ai fêté le Jour de l'An, raclette-pinard, j'ai chanté Go Your Own Way (et Tokio Hotel, aussi, il paraît, mais je m'en souviens pas) sur Guitar Heroe et me suis lamentablement endormi de 2h à 5h.
- J'ai cherché desespérément des stages, sans grand succès...
- J'ai vu Twilight, le film vampires/adolescents/amour... Ma critique: NAC. A traduire, au choix, par "Nul A Chier" ou "Never Again Chicks".
- J'ai fait un certain nombre de cauchemars, normal, Morphée me hait.
- J'ai découvert le magasin Metro, appelé aussi "l'Enclave du Paradis sur Terre", avec des bières, des bonbons et de la bouffe pas cher du tout et vendu en gros (devinez qui est rentré avec 4 bouteilles d'Angel*s et trois cartons de Pag*?)
- J'ai fait les soldes. A la manière d'un mec donc, à savoir une heure trente pour acheter quatre pantalons, une veste, un T-shirt, un peignoir, une chemise et une ceinture. Oui c'est ça la classe.
Et voilà, vous êtes au niveau.
A part ça, j'ai sommeil...
mardi 21 octobre 2008
Premier pas vers la gloire?
L'auteur, fébrile
Un beau dessin vaut mieux qu'un long discours... Là c'est un mélange des deux.
On clique pour agrandir. Qu'on me traite d'optimiste béat, je trouve que ce n'est qu'une demi-défaite... En rouge, le bon, en bleu, le "à améliorer". Le mal, c'est facile, c'est dans l'objet.
edit: en positif y'a aussi le fait qu'on parle de Terry Pratchett dans un lettre me concernant...
Je suis à la fois très déçu et étrangement encouragé...
A part ça, je vais passer ma soirée à corriger une énième fois ce manuscrit je sens...
samedi 27 septembre 2008
Listing
Démocrite
"Y'en a qui ne connaissent pas la Picardie..."
Les Fatals Picards
Quand les emmerdes arrivent, ça arrive toujours par paquets. Au début, je n'y croyais pas, je me disais naïvement que ce n'était qu'une façade, la tendance qu'ont les gens de toujours voir le mauvais côté des choses et de croire qu'ils accumulent les mauvaises expériences sans voir les bonnes... Que nenni. Les emmerdes, c'est treize à la douzaine.
Par exemple, moi, à La Rochelle. Exemple totalement aléatoire, bien entendu.
Les préliminaires, pour bien commencer. D'abord, juste avant les vacances d'été, une engueulade mémorable avec mon père qui m'a plus ou moins fait couper les ponts. Ensuite, plus tard, au milieu du mois d'août, la décision très difficile que j'ai prise de laisser définitivement tomber T. pour "avancer dans la vie". Je n'ai pas la moindre idée de ce que ça peut bien vouloir dire, tout ce que je sais c'est que j'ai cessé de communiquer avec l'une des personnes à qui je tiens le plus. Vous n'en saurez pas plus, c'est comme ça.
Bon, ça c'est le début, ça ne compte pas vraiment dans les événements (même si le soutien de l'un et de l'autre auraient été non négligeables pendant mon installation).
Ensuite, le fait d'être tombé en panne de voiture en venant emménager à La Rochelle. A trente bornes de la ville, après 800km de trajet sans histoire (à part que j'ai failli me faire noyer par une tempête à Montpellier... ils s'y connaissent en drache là-bas...). Bilan: après deux semaines d'immobilisation, le verdict: allumeur mort. Comme c'est évidemment une voiture assez vieille et assez particulière, c'est inréparable, il faut le changer. Rien dans les casses des alentours, donc il faut du neuf. Prix de l'opération TTC: 740 euros. Après discussion avec le conseil familial, une autre solution est trouvée: je reste sans voiture encore un moment pendant qu'on cherche la pièce par chez moi, dans le Sud. La pièce neuve vaut 400 euros, d'occasion 150. Bon. Donc je suis sans voiture après trois semaines à La Rochelle. Conséquence non négligeable: je ne bouge pas le week end pour Poitiers, le Puy du Fou, Guérande, la Bretagne, je reste chez moi. Autre conséquence: au lieu d'aller faire mes courses pas cher à Lidul, je suis forcé de les faire à pied à Chumpion, et croyez-moi, 10 kilos de conserves et de bouteilles de lait sur le dos plus les sacs, c'est moyennement drôle.
Bon, mais ce n'est pas fini. Car je me suis abonné à ED*F. Sauf qu'ils n'ont pas été foutus d'envoyer les papiers à mon adresse, donc je me suis tapé 5 bornes à pied jusqu'à leur bureau pour refaire mon contrat et prendre rendez-vous pour qu'ils me remettent le gaz qu'ils m'avaient coupé.
Et puis je me suis inscrit à la fac. Mais comme je suis super doué, j'ai perdu le coupon à donner à la LMD*E sur la route, et j'ai dû donc y retourner.
Et puis internet... Aaah, internet. Eux non plus, ils n'ont pas réussi à m'envoyer mes papiers. Alors j'ai fait trois allers-retours jusqu'à leur bureau, et après avoir épuisé trois opérateurs, j'ai enfin eu mes paramètres de connexion. Qui ne m'ont servi qu'une petite après-midi, puisque le soir même la Livebux agonisait lamentablement dans une gerbe de lumières clignotantes et refusait fermement de me rendre ma connexion. J'ai donc dû aller à... euh... loin, genre 5km, pour échanger ma Livebux auprès d'un point Orunge. Car Orunge n'a pas de point relais au centre-ville. Seulement en banlieue. Par bonheur, cette fois-là, j'ai réussi à comprendre les bus de La Rochelle.
Sans oublier, bien sûr, l'annulation de la seule matière qui me plaisait dans mon cursus universitaire (voir article précédent).
Ah, et je me suis aussi engueulé avec l'une de mes meilleures amies quand j'ai fait la braderie de Lille, au début du mois.
Et l'organisation de la fac est lamentable, je viens de recevoir par mail l'emploi du temps de la semaine prochaine.
Je cherche, hein... mais je ne vois pas grand chose de positif dans mes mésaventures des dernières semaines...
A part ça, j'espère que le net va tenir...
jeudi 25 septembre 2008
Boom baby!
Diogène
Je savoure intensément ces mots jetés sur ce blog, comme tous les ans à la même période (à peu près) depuis trois ans: j'ai enfin le net chez moi.
Oui, je suis un nerd. J'assume.
Il s'en est passé des choses depuis la dernière fois. Je suis arrivé à La Rochelle, j'ai rencontré des gens, retrouvé la demoiselle croisée dans le train au début de l'été, commencé la fac, visité la ville, tout ça. Désormais, je fais le trajet entre ma maison et la fac en dix minutes, au lieu des quarante des premiers jours. C'est que je m'intègre. La preuve, aujourd'hui je suis allé dans le centre ville, tenez-vous bien, SANS CARTE. Quel homme, pas vrai? Eh bien je ne me suis presque pas perdu. Je commence à m'y repérer, même.
Bon, les banalités d'usage: bla bla bla vivre au bord de la mer, bla bla bla bonheur intégral, bla bla bla impression de revivre, bla bla bla vive la mer, les cités médiévales ET marines et les mouettes. Ca c'est fait.
Maintenant on va passer à un petit coup de gueule légèrement plus politique. Oh non, vous direz-vous. Eh si, rétorquerai-je. Et je vais y aller franco, en plus, quitte à me refaire harponner par la militante de droite qui écrivait en texto pour m'insulter lorsque j'en parlais l'an dernier: je vais ressortir la LRU du tiroir.
Vous vous souvenez de la LRU? La Loi de Réforme des Universités? Le joli projet monté par notre jolie ministre de l'Enseignement Supérieur, Valérie Pécresse, pour changer tout plein de choses dans les facs, les rendre libres, indépendantes, performantes, tout ça. Mais si, souvenez-vous, même que nos jolies rues étaient pleines de vils étudiants aux cheveux longs qui fumaient de la drogue et se croyaient de retour en mai 68! Oui, voilà, ces vilains petits gauchistes embrigandés par l'opposition et décérébrés par les syndicats, ceux qui ne voulaient pas de la LRU, les sots. Même qu'à l'intérieur des facs, les gens se sont battus entre ceux qui ne voulaient pas de la LRU mais qui ne voulaient pas non plus qu'on les empêche d'avoir cours, et ceux qui ne voulaient pas de la LRU et qui étaient prêts à fermer la fac pour obtenir ce qu'ils voulaient.
L'histoire s'est bien terminée: les gentils étudiants travailleurs ont obtenu après quelques semaines que les vilains glandeurs porteurs de banderoles retournent travailler au lieu de fermer les facs, la jolie ministre de l'Enseignement Supérieur a confirmé sa loi en affirmant toutefois qu'elle nous avais compris (ou alors elle a dit "je vous hais, compris?", la question se pose encore), et les facs ont dû commencer à travailler pour devenir des pôles d'excellence.
Oui mais au bout du compte, ça sert à quoi, la LRU? Techniquement, à donner de l'indépendance aux universités. En clair, à couper le cordon avec l'Etat, qui finance beaucoup moins, de manière à ce que les universités accueillent en leur sein des entreprises régionales pour financer les programmes. C'est de l'indépendance, mes amis. Ce qui se traduit par des petites modifications sans importance des budgets et de l'organisation administrative des universités.
Je vais vous donner un exemple de la magnifique utilité de la loi LRU. J'ai choisi la fac de La Rochelle parce que c'était la seule à proposer en master 2 un module de biologie sous-marine. Pour postuler dans ce module, j'ai dû passer mon niveau 2 de plongée en accéléré à la fin de l'été, claquant dans l'opération un peu plus de 600 euros, sur les 2000 que j'ai gagnés cet été. J'ai refusé des masters d'autres facs plus réputées, comme celle de Brest, ou dans la continuité directe du M1 que j'avais effectué, comme Calais/Lille. J'ai choisi de bouger encore une fois, de changer de vie une fois encore, de déménager dans un endroit où, contrairement à Lille et, dans une moindre mesure, Metz, je ne connaissais personne en arrivant. Parce que mon projet professionnel, c'est la biologie sous-marine, le métier et les compétences de plongeur scientifique. J'ai fait ce choix sans regret, j'ai payé le déménagement, l'inscription, l'installation dans l'appart avec l'argent gagné cet été, pensant pouvoir acquérir l'expérience nécessaire à mon avenir professionnel.
Mais grâce à la LRU, l'université doit, je cite nos profs, "faire des économies". Ben oui, certaines facs ont moins des âmes de requins et de publicitaires que d'autres, donc celles qui n'attirent pas toutes les entreprises de la région ont moins d'argent que les autres. A La Rochelle, pour une raison ou une autre, les modules où moins de 12 personnes s'inscrivent sont considérés comme "non rentables" et sont fermés. En biologie sous-marine, on est 9. Donc le module pour lequel plusieurs d'entre nous ont déménagé et payé ne sera pas ouvert. Merci la LRU!
Et attendez, vous n'avez pas le plus drôle. Si jamais 12 étudiants avaient postulé pour ce module, il n'aurait pas ouvert quand même: pour pouvoir le mettre en place, il ne faut pas que les étudiants soient trop nombreux, sinon ça pose problème pour la sécurité et les sorties sur le terrain. L'idéal d'effectifs serait... 8 ou 9 personnes maximum. N'est-ce point cocasse?
J'en pouffe encore.
Donc merci, chers amis étudiants, pour avoir refusé un combat contre le gouvernement quand il en était encore temps, merci d'avoir voté, un à un, l'ouverture des facs pour pouvoir passer vos précieux examens, merci d'avoir pensé à ceux qui se retrouvent et se retrouveront obligés de rentrer dans les filières "rentables" financées par les patrons d'entreprises, merci d'avoir préféré étudier studieusement et égoïstement, merci d'avoir pensé à votre année, votre avenir, vos cours, plutôt que d'avoir pensé à tout le monde, aux futurs étudiants qui prendront bientôt votre place sur les bancs des amphithéâtres et qui devront bientôt faire des choix d'options proposés par Mac Donalds, Bonduelle ou SFR (et je ne dis pas ça pour rire: des représentants de ces trois firmes siègent désormais au conseil d'administration de la faculté des sciences et techniques de Lille), à tous, vraiment, merci pour votre sens du sacrifice, votre solidarité et votre ouverture d'esprit.
L'individualisme nous tuera tous, je pense.
A part ça, j'ai les nerfs.
dimanche 31 août 2008
En vrac
Pline le Jeune
Plein de choses à dire, aujourd'hui.
D'abord, je m'adresse à toi, ami fumeur. Ami fumeur, tu fumes. Donc tu sens mauvais de la bouche, tes fringues et ton canapé sentent le tabac froid et tu mourras plus vite que moi. D'un cancer des poumons ou d'autre chose (parce qu'on peut très bien traverser la route et se faire écraser avant d'avoir un cancer à cause du tabac, il paraît, donc autant fumer)(sauf que moi je regarde avant de traverser, et toi si tu meurs pas écrasé, tu mourras d'un cancer, et c'est pas marrant les cancers tu sais?). Mais en tous cas, tu es parfois sympathique. Si. J'ai des amis fumeurs. Plein, même. Au point qu'il y a des chances que j'attrape un cancer du poumon avant vous, merci amis fumeurs! Bref, même si tu es fort sympathique, il y a des fois où j'ai envie de t'éclater la tête contre un coin de table. Non pas parce que tu fumes alors qu'il y a des non-fumeurs qui aiment l'air pur autour de toi: si ça te gênait, ça se saurait. Non, parce que quand tu vas au resto et qu'il y a des cendriers devant toi, par un réflexe aussi inconscient que profondément stupide, tu jettes ta clope par terre, dans les graviers. Et qui c'est qui ramasse? Le brave serveur-plongeur, le matin à 10h, accroupi dans les cailloux avec les mains pleines de mégots. En l'occurence, moi. Alors comment dire? Ami fumeur, je veux bien que tu sois frustré parce que tu vas mourir avant moi. Mais si tu continues à me faire chier, il va y avoir du sport. Et comme tu fumes, tu ne tiendras pas la distance.
Les fumeurs, c'est comme les chiens. Sauf qu'au lieu de leur apprendre le caniveau, faut leur apprendre le cendrier.
Autre chose. Ami client-qui-va-au-resto, ce n'est pas parce que tu as la conversation d'une loutre tétraplégique que tu dois te venger de ton manque d'éloquence sur le serveur. En particulier en faisant de grosses blagues stupides ayant l'originalité d'une brique au congrès des matériaux de construction, et assez fort pour que ta tablée d'ahuris glousse. Les assiettes que je retire de sous tes sales pattes, ce sont des assiettes de présentation. Alors tes blagues du genre "ah ça y est, on a fini de manger? Bon on s'en va alors...", surtout quand tu les entends trois fois par jour, tu m'excuseras de n'avoir à te proposer en échange qu'un sourire crispé... Ou alors quand tu me demandes d'amener la soustraction au lieu de l'addition... Ne compte pas sur moi pour louer ton esprit spirituel.
Ca se voit ou pas, que je suis revenu de mon boulot de serveur?
Après sept semaines de travail, j'ai enchaîné à peine 24h après mon retour dans le Sud par un stage intensif de plongée, dans un espèce de luau marseillais rempli de surfers en combinaison avec les cheveux en pétard, les yeux bleu ou vert océan et un sourire de pub de dentifrice. Après 10 plongées, de la théorie dans un bouquin deux heures par soir, cinq réveil à 6h, dix trajets entre le club et ma maison, deux mac-do, un ciné, un appareil photo d'immersion changé au bout de 3 jours (parce que c'était un modèle d'exposition, donc complètement détraqué et aussi étanche que du papier toilette), des exercices, des pressions, des manomètres, du sel sur la peau, des coups de soleil qui me font ressembler à un homard cuit et pas mal de debriefings avec les surfers, j'ai enfin mon niveau 2 de plongée subaquatique! Ce qui me permet de faire des balades en autonomie avec mon cousin, qui l'a passé avec moi, à 20m de profondeur!
Note intéressante: TOUTES les plongées que le club nous a fait faire étaient, je cite, "l'une des plus belles plongées de la rade de Marseille".
Dernière chose: ruez-vous au ciné voir The Dark Knight, de Christopher Nolan. Non seulement Maggie Gyllenhaal (Rachel Dawe, autrefois Katie Holmes: pas une grosse perte) joue dedans (ce qui est déjà garantie d'un film de qualité), mais en plus le film est carrément génial. Feu Heath Ledger campe un Joker tout simplement parfait, psychotique et impitoyable à souhait, qui parvient sans trop de mal à occulter la performance pourtant réputée indétrônable de Jack Nicholson dans le film de Tim Burton. Michael Caine (Alfred), Morgan Freeman (Lucius Fox) et Gary Oldman (Jim Gordon) sont également géniaux, et Christian Bale (Bruce Wayne), bien que ne collant pas vraiment à l'image que je me faisais de Batman, reste cependant tout à fait convainquant. L'histoire est haletante, le film magnifiquement filmé, les effets spéciaux sublimes et les acteurs plus que bons. Mention spéciale à Aaron Eckhart, alias Harvey Dent, alias Double-Face, parfait en procureur zélé qui s'effondre et passe du statut de chevalier blanc à celui de meurtrier dérangé avide de justice et de hasard. Une continuité de Batman Begins qui transcende le premier film, déjà franchement éclatant. 19/20.
A part ça, j'ai sommeil.
vendredi 18 juillet 2008
Billet made in Corrèze
Mon réveil matin (à 6h sinon c'est pas drôle)
En direct de Corrèze, je mets à jour mon blog. Saluez l'exploit. Car c'est un exploit. Si. Passer quatorze minutes pour parvenir à se connecter avec le vieux 56k-qui-fait-que-du-33k, c'est un exploit, ne vous en déplaise.
Allez, je mets à jour les péripéties de mon existence passionnante (d'ailleurs c'est marrant, tous les blogueurs disent ça à un moment ou un autre: que leur existence est passionnante, d'un ton ironique bien sur, pour bien montrer qu'ils n'en pensent rien mais que, hein, ça le fait de le dire).
J'ai donc quitté le Sud il y a un peu plus d'une semaine. Mais juste avant ça, j'ai fait ma première plongée en milieu naturel. Avec mon oncle. Un peu plus d'une demie-heure dans un silence absolu, dans l'eau à 15° (j'étais le seul à ne pas avoir eu froid)(remarque moi j'ai fait la Manche en septembre steuplé, alors 15° c'est une température de tafiole)(y voulaient pas un pull non plus?), au milieu des coraux violets, des mérous, des poulpes et des poissons. Le pied intégral. Mais bon, comme notre mono est tombé malade le temps qu'on arrive sur le site (oui même les profs de plongée peuvent choper le mal de mer)(...tapette) on s'est mis à la bourre. Ce qui posait problème puisque je suis sorti du bateau à 12h05, et que je devais être à la gare de Marseille, changé, garé et prêt à monter dans le train, au plus tard à 12h55. Là, ceux qui n'ont jamais foutu les pieds à Marseille en été me diront "pouah, trop facile, c'est dans la même ville". Grave erreur. Marseille en été c'est le combo blaireau-de-touriste-qui-avance-pas-pour-profiter-du-paysage + feu rouge tous les douze mètres. Mais par un miracle absolu, j'y suis arrivé.
J'ai passé une heure enfermé dans le train à me laver dans le lavabo de la taille d'un cendrier, histoire de virer le sel et la sueur et moins donner envie aux gens de mon compartiment de descendre au prochain arrêt. Et après deux changements, je suis arrivé à La Rochelle. Mais au dernier changement, surprise: pour la première fois de ma vie, j'ai lié connaissance dans un train, avec une jolie jeune fille qui a à peu près les mêmes goûts littéraires que moi, qui fait de la plongée et qui a de l'humour. Et qui a un mec, bien sur, sinon c'est pas drôle.
Bref, à La Rochelle j'ai passé mon oral, les profs étaient plutôt emballés, résultat une semaine plus tard, les résultats: je suis pris! Donc si la confirmation par mail n'a pas foiré, l'an prochain c'est La Rochelle. Sinon Brest m'a pris aussi, mais dans le master recherche. D'ailleurs faut que je pense à me désister... Mais je préfère être certain que La Rochelle sait que je viens.
Après avoir visité la ville et l'aquarium (j'étais bloqué deux jours pour 10 minutes d'entretien), j'ai repris le train, deux changements et la Corrèze! Et là, depuis un peu plus d'une semaine, je bosse comme serveur/plongeur. Je ferais bien une bannière exprès, mais avec le 33k je doute pouvoir uploader. En plus y'a que 20h de forfait par moi, la loose.
C'est super sympa, cadre campagnard avec ânes, poules, chiens, oies, canards, tourterelles et... mouches, malheureusement (ben oui y'a des ânes), je me la pète ami des animaux en faisant se poser les tourterelles sur moi (avec des miettes de pain dans la main, mouahaha suis-je machiavélique), je fais du charme aux clientes pour qu'elles laissent des pourboires (en général ça marche pas, d'ailleurs), et je fais la vaisselle en écoutant mon oncle tonitruer des chansons en cuisinant (en particulier Brassens, il a la même voix que lui, je l'imagine revenu d'entre les morts en train de chanter adossé aux casseroles). D'ici peu, j'irai voir les dolmens et les ruines de la région, histoire de dire...
Bon c'est pas tout ça mais en fait le forfait file...
A plus tard (le mois prochain?) pour de nouvelles aventures!
A part ça, ce midi, une table de cinq et j'ai fini à 16h... connards de touristes!
vendredi 27 juin 2008
Stress
Stephanie de Monaco
Le stress est le mal du siècle. Enfin il paraît. En tous cas, c'est le mien.
Le stress, c'est le vilain pli dans les boyaux, l'impression que son coeur rate une pulsation ou que celle-ci est pleine de glace, l'estomac noué au sens propre, les tremblements incontrôlés et le besoin de, parfois, juste fermer les yeux adossé contre un mur et de prendre de grandes inspirations. Le flirt avec la panique, l'envie de tout envoyer bouler et de s'enfuir dans des pays tropicaux avec du sable, des palmiers et des madames toutes nues avec des colliers de fleur.
J'ai passé avec succès mes examens de M1, mon oral de stage, j'ai expédié plus ou moins dans les temps mes dossiers d'inscriptions aux facs pour l'an prochain, j'ai pris l'avion sans le rater pour aller en Espagne, je suis parvenu à communiquer là-bas malgré mes lacunes en espagnol (ah oui, je raconte vite fait: soleil écrasant, gens géniaux, ma S. adorée, alcool et nuits blanches: allez-y si vous êtes jeune et que vous avez la santé)... Que des choses qui me stressaient énormément, mais ça s'est dissipé une fois passé...
Là, j'étais dans une phase no-stress, hyper rare chez moi. Je profitais de mes souvenirs d'Espagne, je savourais le fait d'être en vacances pendant quelques semaines, d'avoir la piscine, les sorties, la famille, les potes, d'aller voir les Celtic Legends à Gardanne demain soir et de retrouver ma Puce...
Et ben non. C'était trop beau. Ce matin, mail, ding! "Monsieur, veuillez vous présenter le 8 juillet pour un oral de 5 minutes avec 5 minutes de questions pour vous présenter devant un jury d'enseignants chercheurs, pour votre entrée au M2 de La Roch*lle".
Ben tiens. J'avais deux semaines de liberté, ben non, il faut que je prépare un oral. Pour me présenter, en plus!! "Salut les gens, je m'appelle Moune, j'ai 22 piges, j'ai la classe et un corps de rêve, je vous fais un p'tit strip? Non, sûrs?"
Vais encore devoir me plonger dans mes CV et anticiper les questions qu'on va me poser, remettre le nez dans l'océano parce que c'est sûrement sur ça qu'on va me coincer, et me taper un trajet en train de douze heures pour passer 10 minutes dans une fac!!
Le tout en étant stressé depuis dix jours.
J'aime ma vie.
A part ça, j'ai fini mon deuxième livre. Libération!!
lundi 26 mai 2008
Intolérance
Démocrite
On me dit régulièrement que je suis intolérant. Et je crois que c'est vrai. Mais pas tout à fait quand même.
Il se trouve que je me considère comme un homme de goût. Qui a décidé ça? Ben moi, c'te question. J'aime mes goûts, donc mes goûts sont bons. Cherchez pas c'est comme ça, sinon va encore falloir que je passe deux plombes à vous expliquer par A+B pourquoi je suis largement et indubitablement supérieur à tous les autres êtres vivants de cette planète (sauf les pyracanthas, dont la résistance fourbe et déloyale est une injure à ma suprématie, mais passons), et ça va me fatiguer.
Bref, j'ai effectivement une confiance assez forte en mes propres goûts. Et quand quelque chose ne me plaît pas, j'ai tendance à le signifier. En général en des termes assez peu équivoques, genre "c'est d'la merde". Ce qui ne veut pas dire que je pense que les amateurs de ces choses qui sont en contradiction avec mon goût sont des abrutis en puissance qui ont la capacité esthétique d'un pot de chambre. Pour moi, ça veut dire "j'aime pas, prière de rester à distance de moi lorsque tu écoutes ce truc/regardes ce truc/lis ce truc/bouffe ce truc/whatever ce truc". Je déteste m'embarrasser de circonvolutions de langage du genre "je n'aime pas" ou "ça ne me plaît pas". J'économise ma salive, je dis "c'est naze". D'une part, c'est plus court, et ça donne tout de suite le ton, et d'autre part, ceux qui aiment, au lieu de dire "ah bon? pourtant y'a ça et ça qui sont sympa, j'aurais cru que ça te plairait, gna gna gna", froncent les sourcils et dans le meilleur des cas abandonnent la partie, dans d'autres moins sympathiques, genre "pff t'as aucun goût" (pauvre innocent, s'il savait...) mais quand même moins chiants que le débat destiné à me convaincre que y'a du bon dans le tas.
Au moins, mes positions sont claires dès le début. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez, tant que vous ne me l'imposez pas si je trouve ça pourri. C'est ma vision de la tolérance.
Pour votre culture, une liste non exhaustive des choses que je déteste:
Catégorie Musique
- Les musiques sur portable, n'importe lesquelles, des kékés dans le métro
- Le RnB avec les gugusses keubla avec les chaînes en or, les bagues, les turbans sous les casquettes, les grosses voitures brillantes, les danses ridicules et les madames à gros lolos (encore que, les nanas à gros lolos.........bref).
- Les commerciaux découverts par la télé plutôt que par le talent. Les losers de la Starac et de la Nouvelle Star entrent dans cette catégorie.
- Le rap. J'aime quand on chante. Parler sur de la musique c'est moche.
- La techno. Boum boum oumshti oumshti boum boum trzzzzrz uip uip. C'est pas mon trip. Du tout.
- Le metal. Là je vais pas me faire des potes, mais le metal m'agace. Remarque, pas tout. En fait, deux catégories de metal me sont particulièrement désagréables: celui où les chanteurs gueulent à se déchirer la gorge, et celui où la musique fait "artificielle", avec des synthétiseurs partout, si vous voyez ce que je veux dire...
- Je crois que pour résumer, j'aime la musique avec des instruments qui ne dépassent pas la modernité d'une guitare électrique ou d'une basse. Pas de boîtes à rythmes, de sons informatiques, de platines, de synthétiseurs, etc. Et la musique avec du chant. Pas des cris.
- Ah sinon, mention spéciale pour la quasi-totalité de la "nouvelle scène" de la chanson française: prière de fermer vos gueules. Du moins quand je suis là. Raphaël, Calogero, Renan Luce, Benabar, Thomas Fersen, Jeanne Cherhal, Miossec et la smala: vos-gueu-les. Y'a que Cali que je supporte, allez savoir pourquoi.
- Ah et puis le raï, aussi. Aucune trace de racisme ou autre là-dedans, mais le raï, ça me fout la migraine.
Catégorie Livres
- J'ai une grosse antipathie pour les auteurs de pavés indigestes comme Flaubert, Zola, Maupassant, Steinbeck et compagnie. Sauf Victor Hugo, le seul qui me fait décoller. La littérature au sens littéraire du terme, j'aime pas. Mais ce n'est pas la période qui me déplaît: j'aime bien les vieux bouquins genre Jules Verne, Arthur Conan Doyle et tout ça, ceux qui ont une imagination un peu plus débridée que la vie paysanne d'un notable et de sa femme dans un village paumé au nom imprononçable. Là normalement on me rétorque que c'est pas la même période, et je contre par un royal "rien à carrer".
- Sinon je suis ouvert à tout, à peu près: tant que les auteurs vendent du rêve ou de l'aventure, ils méritent d'être lus. Les livres, c'est pour s'évader. Plonger dans des grimoires obscurs pour en extraire au bout de six-cent pages le mal-être d'une société bourgeoise deshumanisée du milieu du XIXe siècle, c'est définitivement pas mon truc.
Catégorie Films
- J'ai du mal avec les blockbusters d'action pure, en particulier quand ils s'alimentent de choses que j'aime bien. Par exemple Troie est pour moi une daube innommable (malgré l'apparition de Brad Pitt en jupette, certes, vos gueules les filles). Je suis quand même assez eclectique, je ne refuse pas d'aller voir un film juste parce qu'il est hypermédiatisé et qu'il a un gros budget. Par exemple j'ai bien aimé King Kong, et j'aime aussi Pirates des Caraïbes ou le Seigneur des Anneaux.
- J'execre les comédies romantiques gnan-gnan, genre Coup de foudre à Notting Hill/Manhattan/Nobody Cares, Wyoming/Ersh El Falah (Ouzbékistan). En particulier quand Hugh Grand ou Richard Gere sont de la partie. Certes, j'ai quand même bien aimé 4 mariages et un enterrement, vu que c'était de l'humour anglais au vitriol à mi-mesure avec le romantisme gluant. Mais personne n'a jamais réussi à me faire regarder Love Actually, et à mon avis c'est pas demain la veille.
- Les vieux films "culte" des midinettes des 80's, genre Dirty Dancing, la Boum, la Boum 2 et compagnie... Comment dire... NON.
- Les films français "sérieux", en général, je les évite comme la peste. Parce que ça fleure le pathos et la philosophie de quadra post-soixante-huitarde, et ça me lourde. Là encore, des exceptions, rares: Ne le dis à personne, de Guillaume Canet (je peux pas encaisser l'acteur mais j'ai aimé le film, allez comprendre), par exemple, ou Amélie Poulain. Mais ça reste anecdotique.
- De manière générale, tout film où apparait Romain Duris, le pire acteur du monde.
- Pareil avec Mathilde Seigner.
Catégorie bouffe
- Endives = MAL
- Choux de Bruxelles = MAL²
- Carottes cuites: beuh
- De manière générale, tout ce qui sort de la mer: poissons (sauf cru), crustacés, fruits de mer...
- Pamplemousse
- Café
Voilà, maintenant vous savez à quoi vous attendre si vous me parlez d'une de ces catégories... Je suis peut-être intolérant, mais j'assume très bien.
lundi 19 mai 2008
Il s'en passe des choses dans ma vie...
Proverbe piémontais
Ah mes amis, que de nouvelles à vous raconter!
Bon, d'abord, la partie critique d'art: je suis allé trois fois au ciné ce week end, semaine UGC à 3€ oblige. J'ai donc vu:
Bataille à Seattle: premier film de Stuart Townsend, alias Lestat dans le navet sans nom qu'est la Reine des Damnés. Un docu-fiction sur les émeutes qui ont secoué la ville en 1999, lors d'une conférence de l'OMC. Un brûlot engagé, militant et passablement dénué d'objectivité, mais vu que je suis du côté de ceux à qui s'adresse en priorité ce film, à savoir les altermondialistes écolos rêveurs et militants, ça m'a quand même bien plu. Le film se fait du point de vue de plusieurs personnages: quatre militants (l'écolo black sauveur de tortues, l'étudiante en droit contrainte de sortir ses potes de prison, la militante intransigeante et le meneur charismatique au passé sombre), un CRS, sa femme enceinte prise dans les affrontements, un casseur de la police infiltré parmi les manifestants, un couple de journalistes, le maire de Seattle dépassé par les événements, un délégué de l'Afrique Noire et un french doctor délégué de MSF (ça ne vous rappelle pas un certain Bernard K., vous?). Nerveux, énergique, je ne me suis pas ennuyé une seconde et le message est totalement passé: un autre monde est possible, à condition de se battre pour. Evidemment ça risque de ne pas plaire aux cyniques désabusés ou aux ahuris qui croient encore à la bonté de l'OMC envers les pays pauvres, mais qu'importe, j'espère qu'il n'y en a pas sur mon blog.
17/20
Cleaner: un ancien flic devenu patron d'une entreprise de nettoyage de scènes de crimes (Samuel Lee Jackson) se fait piéger et nettoie un meurtre qui n'a pas été rapporté à la police. Une idée originale, bien exploitée pendant la première moitié du film, haletante, décalée et plutôt drôle, qui sombre lamentablement dans le cliché le plus convenu dans la seconde moitié et se termine en flop. Dommage.
11/20
Jackpot: Jack vient de se faire virer par son propre père. Joy vient de se faire plaquer par son petit ami, alors qu'elle l'amenait chez elle pour une fête d'anniversaire surprise. Pour oublier leurs déboires, ils se retrouvent à Las Vegas, où une soirée très animée et très alcoolisée les conduit à se marier. Le lendemain, le divorce à l'amiable est de mise, mais Jack joue une pièce appartenant à Joy dans une machine à sous, et gagne 3 millions. Jack refuse de partager, Joy s'accroche, le juge tranche: mariage forcé de 6 mois, puis partage des gains si le couple tient. Les deux tourtereaux se détestent et rivalisent d'inventivité pour pousser l'autre à la faute ou à l'abandon. Une comédie très drôle (malheureusement vue en français), certes pas très originale mais qui m'a fait passer un excellent moment.
15/20
Voilà, ça c'est fait.
Sinon je suis en phase de rédaction de mon rapport de stage. Je dois avoir fini vendredi dernier délai. Et mes résultats, mes notes et mon rapport son un bordel innommable. 4 jours en enfer, ça commence dès demain (enfin ça a déjà commencé aujourd'hui mais c'est fini, donc...)
Et à part ça, THE new, en priant profondément pour qu'elle ne trouve pas l'adresse de mon blog: je compte quitter ma copine. Parce qu'après un mois, je ne ressens rien de plus qu'une vague affection. Parce que je cherche la bonne, et qu'elle ne l'est pas. Parce que je ne veux pas lui faire perdre son temps, et je ne veux pas perdre le mien. Parce que, sans doute un peu, aussi, je me sens mal de ne pas pouvoir lui rendre ses sentiments. Parce que j'ai l'impression de jouer un rôle, et je n'en peux plus. Parce que j'ai été bien avec elle et je lui dois la vérité.
Ca va se terminer. Très bientôt. C'est comme ça.
A part ça... pffffffffffffffffffffffffffffffff monde de merde.
mercredi 7 mai 2008
Ma vie est passionnante
Edmond Rostand
Sous la pression des édiles, je me livre pieds et poings liés à ce blog.
Non parce que ça gueule, comme quoi soi-disant je ne donnerais plus de nouvelles. Ce qui n'est pas totalement faux. Mais contrairement à ce que l'on pourrait (facilement) croire, ce n'est pas parce que j'ai quitté le monde merveilleux du célibat que mes pensées et mes journées sont trop remplies pour songer à blogger un peu. Non non.
Alors certes, j'ai une copine. Certes, ça pourrait faire la couverture de Voici ou de Gala tellement tout le monde attendait ça avec une impatience non dissimulée. Certes, les marchands de forfaits mobiles se frottent les mains quand vient le moment de
Sauf que, ah ah, et voilà la grande révélation finale, ce n'est pas pour ça que je n'ai pas mis à jour mon blog. C'est parce que le net à la station marine a été coupé ces dernières semaines, et qu'on ne l'a retrouvé qu'hier. Wala. Et toc pour les romantico-gluants qui me pensaient occupé à roucouler béatement.
Bon, maintenant que je suis là, quelques news. J'ai passé le dernier week-end à Lille, à squatter chez la Poulette, à la corrompre et à la distraire de ses révisions en lui mettant entre les mains un jeu vidéo à la Diablo 2 (quand on sait à quel point elle est addicted de Diablo, on cerne tout de suite ma fourberie innommable), à boire une bière avec C. et E. en traitant fermement tous les lâcheurs qui ne sont pas venus pour cause de "fatigue" (un samedi soir, non mais vraiment...) de petits slips, et à me balader au parc de la Citadelle pour revoir le kookabura et manger une glace à l'italienne à la framboise (qui est, est-il besoin de le rappeler, la meilleure glace au monde), main dans la main avec ma douce et tendre.
Cette semaine, relâche: je dors à l'hôtel pour cause d'invasion de Belges à la station marine, je me pointe entre 10h et 11h le matin, et demain matin tôt je me casse pour 5 jours de vacances dans le sud, ah mais. Quand on me sucre mes vacances de Pâques, je me venge.
A part ça, mon rapport avance... peu à peu.
mercredi 23 avril 2008
News
Jacques-Yves Cousteau
Je sais, je vous manque, tout ça. Mais je n'ai pas le temps (ni l'envie) d'écrire sur mon blog en ce moment. Mais parce que c'est vous, une petite page de news dans ma vie extraordinaire.
- Je suis toujours en stage.
- J'ai rendu mon appart lillois, petit coup au moral mais je me remets.
- Je suis en couple avec la jolie stagiaire en géologie à laquelle j'avais fait allusion dans un billet précédent (eh ouais, je suis plus célibataire, comme quoi tout arrive).
- J'ai fait une sortie pour le compte d'EDF à Gravelines, normalement je suis payé pour ça, c'est cool.
- Mon stage me gonfle, allez, plus que cinq semaines.
- Ce week-end j'ai squatté chez ma copine (comment dire ça sans avoir l'air ridicule? Dulcinée? Chérie? Nana? C'est tout naze...) et j'ai revu mes potes.
- J'ai vu le Darjeeling Express, avec Adrien Brody, Owen Wilson, Jason Schwarzman (un truc comme ça) et l'apparition de Natalie Portman et Bill Murray. C'est sympa, petit film intimiste sur l'Inde, marrant, émouvant, tout ça, mais pas forcément spectaculaire au point d'avoir absolument une salle de ciné à disposition. Note: 14/20.
- Je crois que je suis en train de tomber malade.
- Il pleut.
Voilà, vous savez tout. Passionnant non?
A part ça, j'en ai maaaaaaaarre.
Edit de 16h03: je me suis inscrit sur la daube sans nom qu'est face book. Merci les copains, tiens...
dimanche 6 avril 2008
Ode à la neige
Anaximandre
Il a fallu que j'aille dans le Pas-de-Calais pour avoir de la neige. Après avoir affronté une année entière les rigueurs du climat de Metz en espérant vainement apercevoir le moindre flocon. Si c'est pas de la mauvaise volonté...
A Wimereux, ça sent la tempête de neige à plein nez. La neige colle, est à moitié liquide, bref, s'il gèle cette nuit je sens qu'un paquet de poteaux téléphoniques vont se casser la gueule. Comment je le sais? Facile: quand j'étais jeune, y'a eu presque le même genre de neige. Ca colle, ça s'accumule sur les fils électriques et les branches des arbres, le poids les entraîne vers le bas et finalement crak, un arbre tombe sur un poteau, et poum, t'as plus d'électricité pour la semaine, et t'as 70 centimètres de neige devant la porte. Et tu es dans le Var, précisons. Au mois de mars.
A l'époque, j'étais en seconde, j'étais jeune, con, boutonneux, avec une coupe ridicule et quelques bourrelets en trop. Et j'ai passé les vacances d'hiver les plus géniales de ma vie. D'abord, la neige: depuis que je suis tout gamin, tous les hivers je me lève le matin et je regarde par la fenêtre s'il a neigé pendant la nuit. Parce que la neige, ça voulait dire pas d'école, et/ou la journée à faire des batailles de boules de neige trop cool avec les copains. Là, 70 centimètres, alors que j'étais convaincu depuis avoir quitté la Picardie que je ne verrais plus un flocon. Le pied intégral!
On a fait des batailles de boule de neige, des bonhommes de neige, des anges, on a couru en avalant les flocons, tout ça... Et ensuite on rentrait à la maison pour manger les patates et les pizzas qu'on faisait cuire au feu de bois dans la cheminée, parce que l'électricité avait disparu à l'instant même où l'un des arbres de mon chemin s'est étalé sur un des fils.
Il a fallu déblayer les voies, bien sur, mais c'était rigolo. En plus, il y avait la collaboration entre voisins, quand on filait à bouffer à ceux qui n'avaient pas eu le temps de faire les courses, ou du bois à ceux qui délaissaient leur cheminée au profit des radiateurs...
Et puis il y a eu le gros événement: les naufragés de la Nationale 7. Cette route mythique passe approximativement à 100m de chez moi, et passait autrefois par mon village. Quand la neige est tombée, les voitures se sont retrouvées bloquées. Les gens du village ont alors dépêché des équipes de secours, et ils ont été amenés dans la salle des fêtes.
Et puis ma mère et ma soeur sont partis voir ce qu'il en était, et elles sont revenues avec une famille de quatre personnes (dont deux jumelles brésiliennes adoptées qui ont fortement mis mes hormones en ébullition) et un couple de La Rochelle... Et ça a été le joyeux bordel pendant trois jours, à partager les repas et les histoires tous ensembles devant la cheminée, à déblayer la neige, et pour moi, à remettre la main sur cet étrange bouquin que je n'avais jamais réussi à vraiment commencer, et qui s'appelait... Bilbo le Hobbit.
Dont acte.
Là, de retour à la station, j'ai savouré les flocons qui s'accumulaient sur ma veste et mes cheveux, et depuis, je regarde la neige tomber par la fenêtre. Et j'espère qu'elle ne s'arrêtera pas de sitôt.
Et f*ck à ceux qui trouvent que "le monde revêt un manteau blanc" ou que "la neige rend le monde pur" et autres nullités littéraires. La neige, c'est pas de la poésie, c'est de l'enfance et des souvenirs.
A part ça, mes anémones sont toujours vivantes...
jeudi 20 mars 2008
Liste de Lille
Le bouddhisme selon Conan le Barbare
Cette semaine, c'était la semaine des exams. A savoir la période du semestre où l'étudiant moyen se sent vaguement obligé de bosser pour justifier ses bourses et ses cheveux longs et sales.
Lundi, c'était anglais. Malgré un chouli powerpoint de la mort qui tue, j'étais un peu malade et j'ai buté sur plein de mots, ce qui m'a un peu énervé. Mais je devrais pas m'en être trop mal sorti.
Mardi, je devais réviser. Mais cette année je ne peux bosser que stressé, et comme le partiel était jeudi, j'ai rien foutu.
Mercredi, par contre, travail. J'ai résumé tous mes cours d'océano, j'ai appris, tout ça...
Jeudi, aujourd'hui donc, le gros stress. Je me lève à 6h15 pour être certain d'être à l'heure et de pouvoir réviser un peu. Après un passage express à la boulangerie pour un pain au chocolat pour me filer un peu de tonus (je vide mes placards, j'ai plus rien à grailler le matin), je me dirige vers le métro en mâchonnant ma viennoiserie, et en me disant "tiens avec le bol que j'ai le métro va être en panne."
Oui parce qu'à Lille le métro peut tomber en panne. Et dans ces cas-là, une voix d'androïde vaguement oestrogénisée nous informe qu'on est priés de patienter le temps qu'on règle le problème, avec le décompte du temps qu'il reste avant la reprise du service. "Il reste 7 minutes" "il reste 5 minutes" "il reste 3 minutes" "il reste 2 minutes" "il reste 29 minutes", et là tu râles parce que tu as perdu 7 minutes pour rien, et qu'en plus le bidule est pas près de repartir.
Evidemment, ça n'a pas loupé, le métro était en rade. Ca m'est arrivé deux fois dans l'année. Ben il a fallu que la deuxième tombe sur le jour de mes partiels.
Après avoir poireauté 30 minutes dans le métro, je sors en rage et je bats le rappel des potes qui ont leurs voitures. Miracle, J. me réponds presque aussitôt, il était à l'intersection Lille-centre et Villeneuve d'Ascq (ma fac), il arrive. Youhou.
7h40, je suis dans la voiture de J.
7h43, C. appelle, paniquée. Elle est à Fives, le métro est devenu fou, il est parti jusqu'à la station d'après puis est revenu à Fives, et depuis elle est bloquée sur la place de Fives avec une centaine d'autre malchanceux. J. décide de faire le héros et se dirige vers Fives. Manque de bol, on ne sait pas du tout où c'est.
7h46, M. appelle, elle est à Fives aussi, avec D. Ok on arrive.
7h49, C. (une autre) appelle. Devinez quoi? Elle est à Fives.
7h58, nous venons de prendre les filles à Fives, elles sont à quatre à l'arrière, limite si la voiture (affectueusement surnomée la Fuego même si c'est une Renaud 11) ne racle pas à l'arrière.
Précision: nous sommes 10 à passer l'épreuve d'océano aujourd'hui. Autant dire que 60% de la promo est dans une voiture (un record?) avec 30 minutes de retard. Mais les quatre autres ont fait patienter les contrôleurs, et finalement le partiel débute avec 25 minutes de retard, le temps qu'on arrive et que les fumeurs finissent leurs clopes (ben oui faut bien se destresser un peu).
Epreuve assez facile, puis révisions du droit de l'environnement pour l'aprem, puis manger, puis re-révision, puis partiel, QCM de 40 questions, au bout de 40 minutes tout le monde a le nez en l'air.
Et voilà, trois partiels de passés, plus qu'un demain (que je vais lamentablement foirer, notamment parce que je préfère remplir mon blog que réviser)(j'ai le droit, j'en ai déjà un sous le coude de M1), et ensuite le stage (qui compte pour deux partiels).
Tout ça pour dire je quitte Lille ce week-end pour aller en stage. Mes derniers jours dans la cité des Chtis... Snif. Ben oui parce que l'an prochain, c'est Calais, Brest, Rennes ou La Rochelle. J'ai un peu le vague à l'âme, 'voyez... Ca fait un petit quelque chose quand même. J'aimais bien Lille.
D'où le titre du billet! (ça a mis le temps, je sais)
Je vais faire une liste des trucs que j'aime et que j'aime pas à Lille (et je ne parlerai pas des gens qui y vivent, donc m'embêtez pas si vous êtes pas dessus).
A Lille, j'aime:
- Tomber amoureux tous les jours dans le métro
- Les "mauvaises herbes" qui poussent dans les fissures, les creux des murs, tout ça... Ca a du charme.
- La Place de la Rep' et les jongleurs/cracheurs de feu/skateurs devant la fontaine
- Les kebabs, en particulier l'Anatolie et le Planète Bleue (découverts respectivement grâce à S. et la Poulette), et quelques autres, comme le Kemer.
- La lumière métallique quand il y a un rayon de soleil sur un gros amas de nuages gris
- Marcher dans les rues
- Le Mac Ewans et ses quinze bières pression différentes (la kaarmeliet en tête)
- Ma douche thalasso
- La courée de la Poulette
- L'accent et les expressions chelou, genre la drache, "saque e'd'din" et autres "j'te dis quoi".
Par contre, à Lille, je n'aime pas:
- Mon appart' trop petit
- Les repas à base de frites
- Le métro overblindé le matin
- Le chauffage quand il tombe en rade toutes les trois semaines
- Le ciel tout le temps gris, ça change pas des masses de la Lorraine...
- Les gens tous bourrés qui m'adressent la parole pour des raisons diverses allant d'une clope à un baiser (à un mec, on ne se refait pas...) (remarque c'est sympa l'absence de complexe qu'ont les gens à parler à tout le monde)
- Les affiches de daltoniens fuschia patatoïdes sur les portes du métro (voir Maliki, strip d'il y a deux semaines)
- L'absence presque totale de chats dans les rues
- L'absence totale de neige en hiver (déjà Metz ça m'avait gonflé, ils pourraient faire un effort...)
- La manie absurde de foutre des cours le matin, alors que les bars sont ouverts jusqu'à 2h minimum, on n'a pas idée...
A part ça l'épisode 12 de la saison 3 de How I met your mother est arrivé. *Happy* It's legen... wait for it... DARY!
dimanche 16 mars 2008
What a good day...
Descartes
Pendant que certains préparent une virée dans le grand Nord suédois en délaissant honteusement leur blog (je ne vise personne), que d'autres vivent de belles histoires d'amour, ou que certains, shame on them, prennent soin de leur personne et sont assez masochistes pour parler sans rougir de régime et de sport, moi, je fais des rêves, je mange de la viande, et je fais de mon mieux pour me motiver à bosser. Ben oui, tout le monde ne peut pas avoir une vie de conte de fée.
Je viens de me lever avec le coeur plein de fuites, après un rêve des plus réalistes (je me souviens même avoir demandé pendant le rêve si c'en était un, et on m'a répondu non)(comme quoi Morphée est vraiment un connard de sa race maudite) où je donnais et recevais "the sweetest and softest kiss", un truc de malade, j'avais l'impression de nager en pleine féérie tellement c'était énorme ce baiser... Malheureusement, c'était tout onirique. Et non, je ne vous dirais pas avec qui c'était, je vais me faire taper sinon.
Donc pour me remonter le moral, j'écoute Journey, un groupe que je ne connaissais pas et dont j'ai entendu parler par hasard au cours de l'une des nombreuses sorties qui jalonnent ma vie super active et passionnante... Bon ok, c'était dans Scrubs. Pff. Monde de merde tiens. Non Journey ça suffit pas à motiver.
Hier j'ai pris une grande résolution: au lieu d'être économe et d'acheter des saloperies au Lidl pour avoir des sous pour boire, j'ai décidé de faire mes courses de la semaine au Carouf et d'acheter de la viande. De la vraie. Je sais pas pourquoi, mais quand je mange de la viande, je me sens mieux. Peut-être parce que ça arrive pas souvent, à cause du prix. Et peut-être aussi qu'une fois sur deux, quand je la mange, je me fais un sandwich à la viande. Je mets la viande dans un bout de pain et je mange ça en mode carnivore qui s'assume. Parce que ça me rappelle quand j'étais ptit, le méchoui annuel dans le village picard où j'ai passé les quatre premières années de mon enfance, et où on retournait régulièrement. Alors manger de la viande dans du pain, sans rien d'autre, ça me rend nostalgique et en même temps, ça me fait du bien.
Et sinon, mes exams sont la semaine prochaine. Demain à 16h50, je passe mon oral d'anglais sur les plantes invasives. Je m'entraînerai aujourd'hui et demain. Et jeudi et vendredi, j'ai mes partiels de droit de l'environnement, d'océanologie et de M*MOC, un truc qui n'existe qu'à Lille et qui est tout pourri. Normalement je devrais gérer l'anglais et l'océano, et osciller entre le sortage de justesse et le ramassage intégral dans les deux autres. Ensuite, petit week end peinard à préparer mes affaires pour le stage et à déménager les potes (qui ont pensé, contrairement à moi, à prévenir leur proprio à temps et qui peuvent se barrer fin mars, tandis que je reste jusqu'à fin avril), et ensuite direction Wimereux, le stage de deux mois et l'absence quasi-totale de vie sociale. Non pas que je n'apprécie pas les gens qui vont en stage en même temps que moi à la station, mais deux mois à les voir tous les jours, ça va finir par être un peu lourd je pense. Enfin, on verra bien...
Donc voilà mes perspectives d'avenir: travailler et rester célibataire. Youhou, trop d'la balle.
Soyons positifs: avant de partir deux mois en Corrèze pour bosser un peu cet été, j'ai mon mois de juin entièrement libre. Je vais peut-être en profiter pour aller voir S. à Madrid...
A part ça, pfff, pas DU TOUT envie de bosser. Envie de retourner dormir et de retrouver the girl of my dreams. Tain je parle comme Kmaro, ça commence vraiment à craindre...
mercredi 5 mars 2008
La menace fantôme
Ma carte préférée dans "les Colocs".
Hier, c'était mon anniversaire. Je le dis exprès un jour après pour que ceux qui n'ont pas pensé à me le souhaiter crèvent de honte dans leurs larmes et tentent de se faire pardonner, par un gros chèque pour les mecs et par un strip-tease intégral pour les filles. Je sais, je suis assez mesquin comme garçon.
Bon en fait non, je m'en fous, parce que je suis totalement nul pour retenir les anniversaires des gens et que je peux tout à fait comprendre qu'on puisse oublier le mien: après tout, j'oublierai sûrement le vôtre.
J'ai passé une bonne journée, malgré les quatre heures de droit qui sont venues souiller la perfection de ce jour sacré entre tous pour les hommes et les femmes de cette planète. Ben oui quoi, c'est quand même pas tous les jours qu'on célèbre la naissance d'un héros de l'humanité. Certes je ne suis pas encore le héros en question, mais ça va venir, alors m'emmerdez pas avec les détails.
Bref. Après quatre heures de cours où mes potes qui savaient ont passé le mot à ceux qui ne savaient pas, j'ai été quasiment forcé (limite le flingue sur la tempe hein) de venir manger au RU. Le RU, pour ceux qui ne savent pas, c'est le Restaurant Universitaire. Restaurant c'est parce qu'il y a à manger dedans, Universitaire c'est parce que c'est pas cher et rempli d'étudiants affamés. Bon à partir de là, moi, je commençais vaguement à me douter de quelque chose, vu que l'après-midi on n'avait pas cours et que je comptais rentrer chez moi.
Au début du repas, ils ont sorti les bières. A la fin, ils ont sorti les gateaux, l'un cuisiné avec amour par ma binôme et l'autre acheté (mais aussi avec amour) par A. Et D. ayant oublié les bougies, C. a fait preuve d'une imagination débordante et a sorti deux bougies artisanales bricolées par ses soins. Le mode d'emploi? Deux feuilles d'agenda roulées et scotchées plantées dans le gâteaux, qu'on allume et qu'on souffle aussi sec pour éviter l'odeur d'incendie et les cendres volcaniques partout.
Mais c'était bien cool, j'étais tout ému dis-donc. Et puis ils m'ont sorti le cadeau: mon premier verre à bière (avec la bouteille de bière qui va avec, évidemment), un Duvel! Et là j'ai eu l'illumination: je vais faire collec de verres à bière. Ben oui, je suis prêt de la Belgique après tout. Bon ce n'est qu'à l'état de projet évidemment, d'autant que les caisses sont vides (j'ai failli dire les bourses, mais elles elles sont pas vides... hem).
J'étais donc tout content en sortant de la fac pour rentrer chez moi. Ma cousine adorée m'attendait pour bavarder une petite heure et me chourrer mes DVD, mais aussi une surprise un peu moins agréable dans ma boîte aux lettres: un papier orange de la poste.
Personne n'a tremblé, frissonné, hurlé de terreur ou s'est suicidé avec le premier objet pointu/tranchant qu'il avait sous la main? Etrange... Je la refais.
Un PAPIER ORAAAAAANGE DE LA POOOOOSTE, pauvres mortels! Suintant d'humeur ichoreuse dans les ténèbres fuligineuses de sa propre monstruosité, cette horreur purulente dégageait des vapeurs malsaines de malvéolence pure, que la Lumière protége nos âmes en détresse de pareil maléfice!
Ca va mieux là?
Non parce que le papier orange de la poste, c'est le Mal dans son plus simple appareil. La Poulette avait déjà écrit dessus, mais je m'y recolle: il est temps que cette malédiction chtonienne soit connue de tous et que tous oeuvrent main dans la main pour dissiper ses ténèbres putrides.
Le papier orange de la poste, c'est le papier que le facteur laisse dans ta boîte aux lettres pour te dire qu'il est venu t'apporter un colis, mais que tu n'étais pas là. De fait, j'étais en cours. Sauf que, avant, tu pouvais aller chercher ton colis à la poste dès la fin de la tournée du facteur, dans mon cas l'après-midi même. Ben plus avec le papier orange. Cette invention sordide fait que tu dois attendre le facteur qui repassera le lendemain, MEME HEURE, avec le colis en question. Alors qu'en semaine, si tu n'es pas là le jeudi quand il passe, tu n'es pas là non plus le vendredi quand il passe, parce que tu bosses/tu es en cours. Donc il repasse pour mes genoux, et il laisse cette fois un papier pour dire que tu peux passer prendre ton colis, ENFIN. Mais seulement le lendemain, ben oui, faut le temps qu'il pense à le virer de sa camionnette aussi. Donc au lieu de l'avoir l'après-midi même, j'aurais du attendre demain pour pouvoir mettre la main sur mon colis.
J'ai lâchement biaisé le système: j'ai séché les cours (de droit, j'ai une excuse)(pardon Milie si tu passes ici, mais non, j'aime pas le droit) pour attendre le facteur de pied ferme. Et il est enfin passé pour me donner mon colis. Pas dommage tiens!
Donc voilà, à mort le papier orange de la poste.
Ce qu'il y avait dans le colis? Ahaaaaaa.... Vous ne le saurez jamais. Hé ouais, c'est ça la vie.
Bon sinon, après avoir râlé contre le papier orange et quitté ma cousine, je suis venu sur l'ordre expresse de la Poulette chez elle, pour m'apercevoir qu'elle et ma mère avaient fourbement comploté pour que la Poulette, sur place, m'achète des gâteaux et des bambous de la part de ma génitrice. Même à 1000 bornes elle ne peut pas s'empêcher de vouloir me faire des surprises. Remarque je ne râle pas, j'adore ça. Enfin, rectification, le jour de mon anniversaire est le seul jour de l'année où je tolère qu'on me fasse des surprises. Et encore, des bonnes. Genre "coucou mon chéri, surprise, je couche avec ton meilleur ami depuis 6 mois!", même un 4 mars je doute que ça passe.
Et comme je ne savais pas du tout quoi faire de mes gâteaux, et que j'étais aussi chargé du déo et du dentifrice que j'avais oublié dans le sac de la dulcinée de la Poulette en Irlande, du cadeau de la Poulette, un jeu trop bien avec des cartes super marrantes, "les Colocs" et de mes bambous, j'ai décidé de faire le siège de la cuisine de la Poulette et j'ai appelé C., Y. et ma binôme pour venir manger les gâteaux sur place, avec la Poulette et sa dulcinée qui venaient d'arriver. Et Y. est allé acheté du mousseux, même. C'était donc un très bon goûter d'anniversaire, et on a joué aux Colocs après, même que. Je n'ai pas eu de goûter d'anniversaire depuis mes 10 ans (à 11 ans j'ai fait ma première boum, alors hein, steuplé quoi), c'était vachement bien.
Et le soir (non parce qu'il a fini à 20h quand même le goûter, et la Poulette nous a foutus à la porte parce que c'était aussi l'anniversaire de sa dulcinée et qu'elle voulait
Et sinon mon portable a vibré plein de fois avec des messages de bon anniversaire de plein de gens, dont un qui venait du Suède de la part de ma Puce alors que je dépérissais en me disant qu'elle avait pas pu l'envoyer parce qu'elle était loin. Ben que dalle, c'est pas quelques centaines de bornes qui vont l'empêcher de me souhaiter mon anniv. Et puis des messages de gens dont j'ai totalement oublié LEUR anniversaire, ce qui fait que je me sens un peu coupable, mais bon, ça fait quand même plaisir.
Définitivement, il faut que je fasse un agenda avec tous les anniversaires des gens.
A part ça, j'ai (pour une fois) fait un rêve trop bien cette nuit.
vendredi 29 février 2008
Ch'timis, thé à la menthe et oraux d'anglais
Proverbe irlandais
Avant-hier soir, j'ai testé pour vous "Bienvenue chez les Ch'tis", de et avec Dany Boon. J'étais évidemment un peu dubitatif: les comédies franchouillardes je suis rarement fan, en particulier au cinéma. L'histoire: un fonctionnaire de poste du Sud, joué par Kad Mérad, est muté dans le Nord-Pas-de-Calais. Contrairement à ce qu'il pensait, il va finir par s'y plaire, choper l'accent, aimer les barraques à frites et boire pendant la tournée du facteur. Problème: sa femme restée dans le Sud (Zoé Felix) est dépressive et soigne sa propre déprime en l'écoutant raconter combien il souffre. Un jour, elle décide courageusement de le rejoindre parce qu'elle s'est rendue compte qu'elle l'aimait... Pendant ce temps, le facteur ch'timi (Dany Boon) a des problèmes d'alcool et peine à conquérir le coeur de sa dulcinée (
En toute honnêteté, ça doit être la meilleure comédie française que j'ai vue depuis des années. Je suis peut-être influencé par le fait que les péripéties du sudiste qui déboule chez les ch'tis, je les ai vécues: moi aussi j'ai eu à essayer de piger le "saque e'd'din" ou "la drache", moi aussi je me suis demandé ce qu'on foutait dans la fricadelle, moi aussi j'ai eu du mal à appréhender qu'un repas normal chez les Ch'tis se fait forcément à base de frites, moi aussi je me suis pris des draches monumentales sur le coin de la tronche, moi aussi j'ai subi les regards noirs des ch'tis en confondant beffroi et clocher... bref, j'ai eu l'impression de me moquer de moi dans tout le film et c'est étrangement rafraîchissant. Evidemment, ceux qui ne sont pas habitués à l'accent ch'timi poussé à l'extrême risquent de ne pas comprendre quelques trucs, mais le film reste quand même extrêmement drôle, rythmé, avec un scénario qui certes ne casse pas des briques mais qui suffit largement à la comédie qui en résulte. Les clichés s'accumulent (dans le bon sens), les gags s'enchaînent, c'est la première fois depuis Astérix: Mission Cléopâtre que je vois autant de gens se marrer dans un ciné. Les acteurs sont convainquants, les dialogues sont fignolés, bref, un grand moment.
Note: 18/20
Sinon après ça, petit kebab et thé à la menthe avec les potes (on avait déjà squatté dans un bar tout l'après-midi, oui oui on fait des études, ta gueule hein), servis par une serveuse enceinte et aussi aimable qu'un dessous de bras en été. Oui je sais on s'en fout, mais j'avais envie de le dire.
Par contre, l'après-midi même, j'ai passé mon oral d'anglais, le premier des deux que j'ai à subir ce semestre. J'ai choisi l'évolution et le créationnisme, et après des supers animations qui m'ont bouffé tout un week-end pour les dessiner sur paint et des blagues pourries tout au long du truc, j'ai fini par bavarder sans filet sur la nécessité de garder un esprit scientifique ouvert, comme dans mon article d'il y a quelque temps. Résultat: enthousiasme collectif, tout le monde s'est marré, mon anglais était quasiment irréprochable (comme quoi ça sert de
Donc voilà, je suis assez fier de moi donc j'en profite pour le dire. Comme quoi l'anglais je maîtrise en fait, à condition de préparer avant ce que j'ai à dire.
Sinon, je vous ai pas dit? Vous vous en foutez, certes, mais quand même. J'ai eu mon semestre avec 12,74 de moyenne! Quel homme ce Moune, je sais. Mais l'exploit n'est pas là: mes six notes sont TOUTES au-dessus de la moyenne, pour le premier semestre de ma vie. Allez je fais le lycéen et je vous dis tout (non non je sais que ça vous fait plaisir). Ce qui me rappelle que ma Puce m'a dit avoir peur de ne plus s'y retrouver avec les abréviations françaises des matières scientifiques, alors comme je suis bon et généreux :
11,83 en océanologie (à cause des rapports rendus par les courges, si vous vous souvenez d'un article d'octobre... J'ai eu 15 au mien, elles ont eu 11 et 9,5 aux leurs).
Abréviation : océano
14 en biologie de la conservation (ma matière préférée, j'avais plutôt intérêt à cartonner)
Abréviation: biocons'
11,8 en génétique évolutive (ma grande fierté, je suis une bille en génétique d'habitude)
Abréviation: génet'
13,74 en dynamique des populations (là aussi, une matière que j'adore mais d'habitude j'étais maudit et j'arrivais difficilement à accrocher la moyenne)
Abréviation: dynamique des pops
15 en biostatistiques (là c'est la classe intégrale, les années précédentes j'avais eu 6, 10,74 et 9)
Abréviation: biostats
10 en écologie des communautés (dégoûté, je m'attendais à mieux)
Abréviation: écologie des comm'
Et voilà! Non, ne me remerciez pas, je sais bien que ça vous a changé la vie, c'est juste ma bonté irrépressible qui s'exprime.
A part ça, demain matin j'ai cours, youhouuuu...
vendredi 22 février 2008
Moune: live in Dublin 2008
Formule de politesse irlandaise
Le voyage s'achève... Je viens de rentrer de Dublin après un trop court séjour de trois jours. Je sors d'une douche fort bienvenue après des heures de trajets en bus-avion-re-bus, et je maudis le Moune du passé qui m'a laissé toute sa vaisselle à faire en revenant, ce con.
Mais foin de ces affaires domestiques qui n'intéressent personne: parlons de l'Irlande.
En un seul mot: génial.
Le voyage a commencé lundi après-midi, après une course-poursuite avec le bus devant nous emmener, la Poulette, sa dulcinée et moi-même, à l'aéroport de Charleroi, Belgique. Le bus ne paie pas de mine: une espèce de wagon à moteur blanc sale. Mais nous en changeons après 40 minutes de route, et nous arrivons à Charleroi avec un bus clinquant neuf. Là, évidemment, vu que les horaires de la navette étaient moyennement calé(e)s avec ceux (celles?)(on dit une ou un horaire, Marine, toi qui sais tout?) du navion pour Dublin, nous poireautons dans la joie et la bonne humeur en lisant, mangeant (quelle idée de foutre une sandwicherie dans un aéroport...) et jouant au petit bac. Ensuite, enfin, direction l'embarquement.
Là, drame atroce: les liquides dans des récipients de plus de 100mL sont prohibés dans l'avion. Moi qui ai l'obsession de la propreté corporelle (je ne dis pas 'obsession de l'hygiène' exprès pour qu'un contradicteur pénible ne mette en avant l'état de mon lavabo/ma vaisselle/mon appart/etc., dont l'état fait penser que je ne possède qu'une notion de l'hygiène assez imprécise), autant dire que ça part mal: je me retrouve privé de shampooing et de savon liquide, mais je sauve de justesse mon dentifrice et mon déo. La Poulette se fait chourrer son fond de teint et son déo, et sa dulcinée son dentifrice. Bon. Nous voilà bons pour en racheter en Irlande. La suite prouvera que ce n'était pas nécessaire.
Je fais l'acquisition de deux jeux de cartes dans la zone détaxée de l'aéroport, puis nous attendons notre vol en jouant au président. Si vous ne connaissez pas, vous êtes inculte, désolé de vous l'apprendre. Comme quoi on peut lire des blogs géniaux et ne pas avoir un sou de culture générale, si c'est pas malheureux tiens.
Je montre ma carte d'identité à la douane avant d'accéder au navion. Comme d'habitude, le rituel est le suivant:
* observation de la carte
* fronçage de sourcils
* observation de ma pomme
* retour du regard sur la photo de ma carte
* re-fronçage de sourcils
* tournage de la carte pour vérifier la date de péremption du truc
* haussage de sourcils en voyant que ma carte est encore valide pour les deux prochaines années
* éclair de compréhension, je suis reconnu
* demi-sourire ironique et fort déplaisant
* hochage de tête, et permission de passer
Bref, nous finissons par nous envoler (qui a dit 'enfin'?) pour l'Irlande. La Poulette et sa dulcinée gagatisent, grimacent et gloussent devant une petite fille curieuse qui les observe et leur cause depuis le siège situé devant nous, tandis que je sombre comme une masse dans le sommeil du juste. Sommeil par ailleurs fort peu esthétique, puisqu'il paraît que j'ai une tête encore plus chelou que d'habitude quand je pionce sur un siège droit. M'enfin, nul n'est parfait, je peux pas cumuler la classe internationale réveillé ET endormi non plus.
L'atterrissage se fait à 22h30 heure locale (une heure de moins qu'en France). Après vingt bonnes minutes à tourner et virer dans l'aéroport qui fait furieusement penser à un labyrinthe, nous trouvons la sortie et prenons le (tadaaa!!) bus à impériale!
Après une petite virée nocture pour répérer Temple Bar (les photos suivent), le quartier des pubs qui bouge la nuit, nous retournons dormir pour être en forme pour notre première vraie journée dans la capitale irlandaise. Nous partageons la chambre avec ceux que nous appelons les "gros geeks": pas un mot, toujours affalés devant la télé, une surcharge pondérale qui ferait passer un morse pour un modèle de corps de rêve, rigolant niaisement devant des films débiles, ronflant comme des usines pendant la nuit et répandant des odeurs vaguement nauséabondes.
Le lendemain, réveil aux aurores pour aller quérir une bouteille de shampooing-savon au supermarché le plus proche. Les Spar pullulent dans la ville comme des lemmings, mais le Super Valu est moins cher. Puis la journée à marcher, visiter, voir des trucs et des bidules, monuments, curiosités, rues, on s'impregne du charme indéniable de la cité, mais on s'aperçoit qu'on a vite fait le tour, quand même. Dublin n'est pas une très grande ville. Ci-dessous, Christ Church, une rue au pif, une des nombreuses pubs de l'église, et la facade d'un parlement, un truc comme ça.
Au programme aussi, une après-midi d'errance dans les magasins de souvenirs et de musique (au passage, petite photo de harpe celtique, c'est-y pas beau?)
On goûte également les pâtisseries locales au fameux 'Queen of tarts', puis on rentre à l'hôtel attendre le deuxième contingent. C'est là que nous découvrons les tragiques disparitions du déo, du savon et du paquet de cartes (et des gros geeks, mais ça on s'en est plutôt bien remis). Mais bon, tant pis, on est crevés alors on glande en attendant P., M. et Trax.
Le soir, après l'arrivée des trois rigolos, direction le classique mais génial Oliver Saint John Gogarty's, irish pub avec des vrais musiciens dedans, une serveuse magnifique et adorable et des gens super chaleureux. Spéciale kassedédi au pochtron irlandais qui essayait de communiquer avec nous et qui beuglait en choeur "No neveeeeer no moooore" (voir la chanson en haut) ou les reprises de U2, et qui nous a payé des bières (on lui en a offert une aussi, on est quand même gentils). Fait étrange, dans les toilettes, il y avait un mec black, différent les deux soirs où on y est allés, qui tendait les serviettes après qu'on se soit lavés les mains. Ca devait être leur boulot.
Le lendemain, je pars à l'aventure en solo, je visite les quartiers ouest de la ville et je découvre le parc de commémoration, avec le long bassin en forme de croix et la statue des Enfants de Lir.
Je pars ensuite visiter le zoo de Dublin, au milieu du deuxième plus grand parc urbain d'Europe, le Phoenix Park.
A partir de là, plus de photos: mon appareil m'a lâchement abandonné.
Le zoo était magnifique, avec plein de bestioles et tout et tout. L'après-midi, j'avais prévu d'aller voir la Mer Gaëlique dans le port, mais j'avais trop mal aux pieds. J'en ai profité pour discuter avec le réceptionniste, qui m'a orienté vers la rousse Ginger, en charge de notre chambre, qui m'a rendu mon déo, avec en prime tous les savons, shampooings et déos habituellement laissés dans les chambres. Ca, c'est fait: les filles ont de quoi sentir bon pour pas un rond (même si c'est le plus souvent des trucs de mecs: y'a que eux pour être assez tête en l'air pour laisser leurs affaires dans la douche). Le soir, essai de nouveaux bars, puis fin de soirée au Gogarty's, où nous découvrons que la jolie serveuse parle français.
Le lendemain, petit dej tardif typiquement irlandais: oeufs brouillés, saucisse, bacon, tomates, champignons et toasts. Miam. Mais ça plus l'irish stew plus les deux repas au fast food plus les deux passages au Queen of Tarts plus trois soirs à s'enfiler un ou deux litres d'ale, ça fait mal à la ligne. Tant pis, je mangerai des épinards toute la semaine. De toutes façons j'ai plus de sous pour autre chose.
L'aprem, quartier libre, on retourne donc au Queen of Tarts, on achète de splendides chapeaux de leprechauns, on visite, tout ça. Le soir, soirée tranquille dans un bar, puis dodo rapide, car ce matin c'était le départ, lever à 5h du matin.
D'autres souvenirs me reviendront peut-être plus tard, mais en attendant je dois y aller: j'ai mes courses, ma vaisselle et ma lessive à faire. Connard de Moune du passé.
A part ça, Marine m'a refilé un nouveau questionnaire Alakon (TM), je fais ça dès que j'ai un peu de temps.
samedi 16 février 2008
Direction: Ireland
John B. Yeats
Tout a commencé avec une bouteille d'hydromel.
Une amie de la Poulette revenait de Bretagne avec du Melmor (beurk) sous les bras, au début de l'année, et nous a donné envie d'y aller. L'hydromel, la musique celtique, le mystère, l'ambiance, les fest-noz et le kouign amann... Ni une ni deux, nous décidons aussitôt d'économiser et de partir faire la chouille en Bretagne en février ("Quoi y'a pas de fest-noz en février? On s'en fout, on y va quand même!").
Et puis, un beau jour, au début de ce mois plus exactement, j'entends un pote de fac parler de l'Irlande, en disant que c'est pas très cher en ce moment. Le soir même, je propose à ma complice: "ça te dit l'Irlande à la place de la Bretagne?", qui me répond par la positive. Et comment! Niveau mystères celtiques et alcools exotiques, quoi de mieux que l'Irlande?
L'Irlande, ça a toujours été mon rêve. Rêve que je partageais avec T., et je m'étais promis d'y aller pour la première fois avec elle. Mais le temps et l'attrait des ales sont plus puissants que les promesses faites à soi-même, et me voilà en train de préparer mon sac, destination Dublin, pour trois jours, de lundi soir à vendredi matin. La Poulette est du voyage, bien sûr, ainsi que sa dulcinée, le pote de fac qui parlait de l'Irlande, des potes à lui et certainement une pote de fac partie faire un stage en Irlande, que nous retrouverons là-bas. Au programme... euh... pas de programme, on verra là-bas. L'hôtel et l'avion sont réservés, le reste, ce sera à l'aventure.
Dans deux jours, je poserai le pied sur l'île de mes rêves. Dans deux jours, je parle anglais avec un bock d'ale à la main. Dans deux jours, je suis face à la Mer Gaëlique. Dans deux jours, je vais en Irlande!
Ouais bon ok on a compris.
Bref, on se retrouve le week end prochain pour un compte rendu (j'espère) en images, comme pour la Suède!
So long!
A part ça, mon chauffage a ENCORE rendu l'âme. Saloperie de merde.
samedi 26 janvier 2008
Wimereux 2: le retour
La mer
Comme toutes les suites, le deuxième Wimereux était vachement moins bien que le premier (à l'exception de la saga Shrek où le numéro 2 arrache tout, mais telle n'est pas la question).
Flashback: dans le premier Wimereux, on trouvait de l'alcool, des sorties, de l'alcool, des potes, de l'alcool, des parties de cartes, de l'alcool, des délires en tous genre dans le style de la baignade à 4h du mar, de l'alcool, des fêtes tous les soirs, de l'alcool, des gens pleins de cernes et puant l'éthanol à vingt mètres et, évidemment, un peu d'alcool. Non, ce n'était pas qu'une semaine pour pochtrons, même si ça y ressemblait diablement. J'y ai rencontré toute ma petite bande lilloise, bref, c'était limite "à la vie, à la mort".
Le Wimereux numéro 2, dont je reviens, était vachement moins bien. Moins d'alcool, déjà. L'alcool le plus fort était de la bière, parce que "non jme sens pas de bware t'vois, on a cours, chuis fatigué", dixit tout le monde sauf moi. Ca partait mal. Certes, on avait une caisse de chimay et un nombre conséquent de packs de bière plutôt bonne (et quelques packs de "bière à pisser" pour le caps). Mais quand même.
Moins de sorties, aussi, car les cours étaient crevants, 8h-17h30 tous les jours, au bout de cinq jours on a du mal à tenir debout. De même pour les soirées: une seule soirée digne de ce nom, avec caps, bobsleigh en poubelle, ruinage de coccyx pour moi parce que j'ai voulu jouer au rodéo sur la Normande qui a choisi de s'écrouler d'un bloc plutôt qu'essayer de ruer (la fourbe, d'ailleurs) et coucher à 4h du mat. Ca, c'était de la soirée. Les autres soirées, c'était jeux de cartes jusqu'à minuit une heure, ah ben oui ma bonne dame c'était épuisant. L'ambiance était moins détendue, notamment, à mon avis, du fait que deux des meneurs de délire la dernière fois, à savoir J. et C., maintenant en couple, sont passés du côté chiant de la barrière, celui où on se couche tôt, on est tout le temps fatigué, on a la flemme pour tout et où on pense qu'une soirée réussie est une soirée sans alcool (ou alors une bière ou deux) autour d'une fondue au chocolat et d'un jeu de cartes, qui se termine à minuit grand maximum. Ils sont en couple, quoi.
Et donc, pour les célibataires endurcis que nous sommes, avec Y., on a eu un peu de mal à motiver les troupes pour des soirées autrement plus marrantes.
Notons toutefois un bon délire avec C. et M., avec des menaces par texto et des coups en traître dans les dortoirs, genre m'attaquer à coups de boulettes de PQ mouillées pendant que je suis sous la douche (imaginez le traumatisme pour un pudique dans mon genre)(mais on s'est bien marrés quand même).
Bref, je suis rentré, je suis un peu déçu, malgré la très bonne soirée de jeudi, et là, ben je vais faire les courses et la lessive. Oui, ce blog devient de plus en plus passionnant. Bientôt, promis, tout plein d'articles polémiques sur l'environnement, notre cher gouvernement, TF1 et tout et tout. Bientôt, promis, des tests grandioses où vous apprendrez qu'un des gestes qui me dégoûte le plus est de lécher la partie collante d'une enveloppe ou d'une copie d'examen. Bientôt, promis, du sexe, de l'aventure, de l'action et des bulles de savon. Ne manquez pas la suite, et dites-vous bien que même dans Heroes, le milieu de la saison était un peu naze, alors je ne vois pas pourquoi j'échapperais à la règle.
A part ça, tiens j'ai oublié de le dire: j'ai passé avec succès mon niveau 1 de plongée. Je suis à présent plongeur agréé et tout et et tout. La classe.
dimanche 20 janvier 2008
On the marine station again!
- Et les cours?
- Quoi les cours? Quels cou... Ah merde, je savais bien que j'oubliais un truc..."
Préparation du deuxième Wimereux
Aux rares fantômes qui n'ont pas encore lâchement déserté ce blog: je me casse à Wimereux. Une semaine de stage d'océano entre potes, certes avec des cours, mais aussi avec des soirées.
Valise prête, ce soir on fête l'anniv de C., J. et Y. autour d'une raclette et d'un gros tas de bières achetées spécialement lors d'une petite virée en Belgique il y a deux jours. Pour l'instant, j'ai rien à raconter, mais je me rattraperai dans une semaine en revenant.
A part ça, Barenaked Ladies, c'est trop bien.
