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mardi 1 mai 2007

Détendons d'atmosphère

"Le "poil à la bedaine" n'était pas nécessaire, Judas."
Jésus à Judas, après le bénédicité.
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Je sais que tout le monde en a marre de me voir broyer du noir. Eh oui, déjà. C'est vite lassant pour les autres d'aller mal. Tout le monde aimerait bien que je sois en pleine forme, trop la patate, avide de vivre ma vie, de rencontrer des gens, d'être disponible pour ceux qui sont déjà là, d'aller bien quoi.
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Non, je ne vais pas bien, j'en suis confus. Je pourrais refaire un laius sur la douleur qui me cloue la tête dès que je me réveille, tous les matins, je pourrais râler contre les rêves que je fais et qui collent presque parfaitement à la réalité (à ceci près qu'elle est pressée que je l'oublie, dans mes rêves... prémonitoires?), je pourrais dire que c'est pas demain la veille je trouverais aussi bien, je pourrais raconter que quand j'en parle je dis "j'ai perdu la femme de ma vie" et à chaque fois ça me fait de plus en plus mal de m'en rendre compte...

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Sauf que je sauve les apparences. J'évite de trop faire profiter les autres de mon désespoir, à part ceux qui ont les yeux assez ouverts pour voir que sous mes vannes pourries et mon grand sourire il y a autre chose. Hier j'étais à un barbecue entre potes, et l'alcool aidant, j'ai pensé à autre chose. Ce qui a été dur parce que les assauts d'une extrême lourdeur d'une pote à B. ne m'ont pas fait du bien. Mes potes pensaient que vu que j'étais définitivement célibataire, j'étais "ouvert à toutes propositions". Je leur ai clairement fait comprendre qu'au contraire, en ce moment, je suis fermé à tout. Et j'ai passé la soirée à boire, bavarder, manger des saucisses dans du pain et faire flamber des bouts de cartons issus de packs de bière pour que le feu continue à brûler. Il n'y avait pas beaucoup de nanas, dans un sens j'étais déçu, et dans un autre rassuré... Je ne saurais pas l'expliquer.

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Il n'empêche que je me suis bien amusé. J'ai pensé à autre chose qu'à mes histoires de coeur, j'ai déconné avec mes potes, j'ai enfin vu A. pire que bourrée, bref, ça m'a fait du bien. Et évidemment, en contrepartie de tant de temps sans penser à elle, mes rêves ont pris le relai et m'ont placé oniriquement dans le même genre de situation que maintenant. Comme si je n'avais pas assez de la réalité...

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Enfin bon, tout ça c'est ma vie, tout le monde en a marre. Alors je vais détendre l'atmosphère, grâce à deux dessins trouvés par hasard et qui m'ont bien fait marrer... Je vous laissez apprécier, moi je dois aller me doucher.

A part ça, vivement Lille... ou pas.

lundi 30 avril 2007

Zen

"Reste zen mon gars... c'est pas avec un ulcère que tu atteindras la plénitude."
Bouddha



"Maître, vous devriez vous exposer un peu plus au soleil... vous êtes blanc comme un cul."

Je suis zen. Super zen. D'un calme des plus impressionnants. J'avoue que je m'étonne.

Entre autres, je n'ai pas encore lancé de guerre sainte contre les moineaux de la résidence qui semblent définitivement avoir décidé de me pourrir l'existence. Et pourtant ça me démange.

Je n'ai pas non plus fondu en larmes devant la masse impressionnante de travail qu'il me reste à abattre en moins d'une semaine et demie pour contenter mes profs qui nous blindent de dossiers et d'oraux sans nous laisser le temps de réviser. Non, rien de rien, je continue à garder le fol espoir que je vais m'en sortir.

Et mes verres sont encore intacts. Je n'ai rien cassé de fragile pour évacuer ma rage d'en être là où j'en suis aujourd'hui. Je n'ai toujours pas pété un câble et envoyé bouler tout ce qui m'entoure parce que rien dans ma vie ne me convient. Je n'ai pas encore réveillé mon bâtiment avec des cris hystériques à deux heures du mat', je ne me suis pas vidé de mon excès de nervosité en me battant contre les murs, non non. Je reste zen. Malheureux, mais zen.

J'ai perdu beaucoup de choses ces derniers temps. J'ai perdu la relation avec la seule femme que j'ai jamais aimée, j'ai perdu son respect et son affection, j'ai perdu l'amitié de pas mal de gens avec qui je n'ai pas réussi à maintenir des liens, j'ai perdu la confiance de S., qui avait besoin de moi ce week-end et à qui je n'ai rien pu donner, because mon état... J'ai perdu l'inspiration et l'envie d'écrire, j'ai perdu la motivation de sauver la planète, j'ai perdu le désir de m'en sortir et d'avoir une bonne vie... parce que mon futur je l'imaginais avec elle, et je n'arrive plus à lui trouver d'attrait si elle manque au décor.

Mais je continue. Je reste zen. Un peu comme une machine. Je fais mes dossiers parce qu'il faut que je les fasse, pas parce que j'espère pouvoir continuer mon master, passer en deuxième année, devenir un sauveur du monde et finir par lui demander de m'épouser (ou assimilé). Je fais ce que j'ai à faire, même si je ne sais plus pourquoi je le fais.

C'est la seule défense qu'il me reste. Le travail, même si ça ne me semble plus trop avoir d'importance. Demain, c'est le 1er mai. Et je bosserai. A fond.

De toutes façons, c'est ça ou la pendaison, alors comme je suis sensible de la gorge je vais bosser ma spatialisation...

A part ça, ce matin j'expédie mon dossier de candidature pour Lille. Au moins l'an prochain je serai loin...

dimanche 29 avril 2007

Patience

"Patience est mère de sureté... enfin j'en sais rien, c'est ce qu'on dit, j'ai jamais consulté leur livret de famille après tout, elle pourrait tout aussi bien l'avoir adoptée."
Démosthène

La patience est une vertu...


La patience, c'est être capable d'attendre, d'encaisser et d'espérer. A peu près mon crédo depuis quelques années, en gros. Des années à me prendre des coups bas dans la gueule, des années à poireauter vainement, des années à croire, vouloir, désirer, espérer.

La patience, ça ne mène à rien.

Trois ans qu'on se connaît, trois ans pendant lesquels j'ai montré le meilleur de moi-même (et un peu le pire aussi), trois ans de hauts et de bas, trois ans à toujours se retrouver, se pardonner, éviter de s'en vouloir même dans les pires moments...

Trois ans pour en arriver là. Un silence pesant, une hostilité palpable, une amertume violente... Tous les prétextes sont bons pour avoir le dernier mot, pour remballer l'autre et le renvoyer à sa propre mélancolie, pour lui rappeler que c'est de sa faute si on en est là... Attitude lamentable, ça me donne envie de vomir d'en être arrivés là. On s'est aimés, on s'est désirés, on s'est tout confiés, on a vécu plus de choses que bien des couples... et maintenant, on en est à se murer dans notre rancoeur et à essayer, consciemment ou pas, de faire le plus de mal à l'autre. "On s'en fout désormais", m'a-t-elle dit hier. Oui, tu as raison... Maintenant qu'on a pris une décision douloureuse, même si on est convaincu d'avoir pris la bonne, le mieux c'est de s'en foutre de trois ans d'intense ***** (trouvez donc un mot qui soit un mix d'amour et amitié), de faire comme si, maintenant que c'est fini, c'est vraiment plus important...

C'est génial. Mais oui, au fait, à quoi je m'attendais? A ce qu'elle continue à tenir à moi, après ça? A ce qu'elle continue à trouver ce qu'on a vécu important? Non, bien sûr... Je devrais faire pareil: m'en cogner comme de l'an mil, faire mon deuil vite fait et plonger dans le lit d'une autre histoire d'évacuer les dernières traces. Eh oui, c'est comme ça que ça marche apparemment... On ne se parle plus? Alors je m'en fous de toi...

Magnifico. Moi, amer? Pensez-vous...

A part ça, faut que je bosse. Connards de profs.

samedi 28 avril 2007

Ironie

"Ironie (nf.) : Attitude ou événement qui fait grave mal au cul et dont on rirait si on n'était pas la victime du truc."
Dictionnaire Le Gilbert.

L'histoire de ma vie sentimentale, c'est comme un train qui s'en va à toute vitesse, avec ma valise dedans et moi dehors. Ou vice-versa.

C'est rempli d'ironie. Des trucs très marrants vus de l'extérieur, mais comme je suis à l'intérieur ça ne me fait que moyennement rigoler.

Le principe de base c'est que quoi qu'il arrive, je passe toujours à côté de tout.

Ce soir, j'ai revécu une situation que je n'avais pas vécu depuis quelques années déjà. A savoir qu'une nana fort intéressante me trouvait très à son goût il y a quelques temps, mais bien sûr je ne l'apprends que deux ans plus tard alors qu'elle a un mec depuis un an. Et à l'époque dont on parle elle était aussi casée.

Super non?

Ca me conforte dans mon idée de base: je ne dois pas être fait pour le bonheur conjugal. Entre les femmes que j'aime mais qui ne m'aiment pas, celles qui me veulent comme ami, celles qui me veulent mais dont je ne veux pas, celles avec qui je n'ai pas envie que ça marche parce que je pense à une autre, celles qui me prennent pour leur grand frère, celles qui sont homosexuelles (oui Poulette je parle de toi, tu devrais avoir honte ^^ non je déconne) et celles qui m'avouent leur inclination pour moi deux ans après comme une vieille blague... Je dois avouer que je commence sérieusement à me demander si le sexe féminin n'a pas exclusivement été mis sur Terre pour me faire chier.

Non parce que je rassure le Créateur de Toutes Choses... Mission accomplie.

Vais me tourner vers les hommes moi tiens...

*réfléchit deux secondes à ce qu'il vient de dire*

Pouaaaahh!! Berk berk berk yeurk quelle horreur! Noooon jamais plutôt creveeeerr aaaah comment peut-on s'intéresser à un mec?? Faut vraiment manquer de goût comme une nana pour en arriver là... Aaaakhhh...

(Ami homosexuel, garde ton calme, je ne juge pas tes préférences sexuelles dont je n'ai par ailleurs rien à carrer.)

A part ça... putain c'est quand le bonheur-euuuh?

Gaargh

"Je fooooonds!!"
Le méchant de Roger Rabbit.

Il fait chaud. Mais grave.

S'il y en a encore qui pensent que se taper 30°C à Metz fin avril n'a rien à voir avec le réchauffement climatique, qu'ils sachent que je les méprise.

En été, il y a des tas de choses que je n'aime pas. D'abord la chaleur. Ensuite la sueur qui en résulte. Le travail d'été pour gagner de l'argent. La plage. Le sel de la mer. Le fait de bronzer. La crème solaire poisseuse. Les insolations. L'impossiblité de s'endormir avant 2h du mat tellemnt il fait chaud, couplée à l'impossibilité de dormir après 8h30, tellement il fait chaud toujours. Le fait que je n'aie jamais passé un été autrement que célibataire, et c'est pas encore cette année que ça va changer. Les moustiques. Les mouches. La sécheresse qui transforme ma belle herbe moelleuse et verte en vieux fil de fer jaunâtre. Et puis ces putains de cigales, aussi.

Mais en été, il y a aussi des choses cool. Comme la piscine au mois de juin, quand elle est encore bien fraîche. Et puis les gens qu'on peut voir plus souvent que le reste de l'année. Et puis la glace à l'italienne à la framboise et le panaché. Rien que pour ça, ça vaut le coup. Et puis il y a aussi les nuits tièdes à marcher dans les rues ou à partir camper au sommet d'une colline, les barbecues, les grillades, la liberté (quand on n'a pas de travail), la farniente, les paréos des filles (je suis un grand fan) et les batailles d'eau.

Et puis il y a la canicule, les vieux qui vont mourir, les journaux qui se "rappelleront 2003", les politiques qui passeront pour des cons parce que rien n'a changé depuis pour empêcher les hécatombes, les écolos qui monteront au créneau pour fourrer dans leur crâne étroit que les problèmes climatiques sont une réalité, le "traditionnel chassé-croisé des juilletistes et des aoûtiens" qu'abhorre le maître, les appels à l'aide du don du sang qui ont besoin de nos veines pour remplir leur blessés de la route, la pénurie d'eau qui va ruiner quelques centaines de familles d'agriculteurs, les incendies allumés par des tarés qui vont ravager la côte d'Azur et l'Atlantique, et peut-être, si on a de la chance, une ou deux marées noires en Bretagne, histoire de fignoler le tableau.

Mais comme d'habitude, la seule chose à laquelle on pensera en septembre, c'est comment garder son bronzage assez longtemps pour que les potes du bureau aient le temps de le remarquer.

A part ça, j'en ai marre de bosser, je passe en mode larve-DVD-panaché, et j'assume.

Nuit chaude

"Je suis là! Je suis là! La vie est belle! J'ai vu un insecte! Youhou!"
Traduction des cui-cui hystériques de mon réveil-matin moineauforme

Dialogue extrait de mes folles nuits à Metz... Une bagnole de nénettes pas très nettes passe devant moi:

"Hé, t'es un garçon?"
"...euh... ouais."
"Cool, tu prends combien?"

Au départ j'avais prévu d'orienter le débat sur l'étrange fait sociologique qu'un homme qui se fait prendre pour un prostitué le prend toujours bien mieux qu'une femme, même pour rire. Dire que ça fait canaille, mauvaise graine et rebelle de la life de jouer au gigolo, tandis qu'aucune fille ou presque ne joue à la fleur de pavé...

Et puis en fait non. Rien à foutre d'un débat là-dessus. Marre des questions, des impasses, des réflexions. Je veux un moyen de retrouver celle que j'aime sans souffrir par la suite. Ma vie tourne autour de ça. Et comme je ne trouve pas, je compte noyer mon impuissance dans mes dossiers, ce week end. Youhou.

A part ça faut que je commence les demandes pour l'année prochaine, ça me stresse aussi ces conneries...

vendredi 27 avril 2007

Chaleur

¡ Viva la revolución! ...pero solamente después de la siesta.
Che Guevarra

Allez, je sais que vous en avez marre de mes histoires de coeur, alors on va un peu parler d'autre chose. Tenez, je vais vous raconter ma sortie de botanique, je suis sûr que ça va vous plaire. L'insolation, les coups de soleil, la chaleur étouffante, l'eau qui tiédit et le mal de crâne persistant, sans un souffle de vent pour rafraîchir tout ça... Le tout à devoir écrire les peuplements botaniques des plantes qu'on trouve dans les prairies de Lorraines, dictées à un train d'enfer par notre prof qui était le seul à avoir pensé à prendre une casquette.

Résultat, toute la promo est désormais d'un joli rouge carmin, le mot "écrevisse" a été sorti plus souvent qu'à son tour dans une conversation normale, et on ne peut plus toucher la plupart des épaules sous peines de graves représailles de la part de leurs propriétaires.

Sauf moi. Moi j'ai trop la classe. Pas de casquette, pas de bob, au soleil comme tout le monde, la tête comme une pastèque et l'envie de m'endormir sur place... MAIS pas de coup de soleil. Aha.
Même pas de super bronzage hyper sexy avec la forme des manches sur les bras. Nada. Epargné par Hélios, mouahahaha...

...ah non tiens, ça brûle sur la nuque. Ouch. Ah oui, coup de soleil. Aïeeeeuuuuuh!! Pfff... C'est pô juste.

A part ça, douche froide... trois, deux, un, top départ!