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dimanche 20 mai 2007

Malade

"Maladie (nf): développement d'une population de bactéries, virus ou champignons au sein de l'organisme d'un animal eucaryote, altérant ses fonctions vitales et lui donnant une gueule de déterré. Chez les individus de sexe mâle, un autre symptôme est le fait qu'ils sont persuadés qu'ils vont en mourir, histoire d'attirer la compassion des femelles."
Encyclopaedia Multiversalis Alien

"Lavettes!"
Note dans la marge

Bon, le verdict est tombé: entérite sévère d'origine virale. Maladie contagieuse, diète absolue, repos et médicaments. Médicaments que je ne peux pas aller chercher parce que trop malade, donc A.-la-Ptite, en plein déménagement, devrait trouver cinq minutes pour y aller... J'espère.

Je suis tombé dans les pommes pour la troisième fois de ma vie tout à l'heure. Je déteste ça. Et évidemment en tombant je me suis défoncé le crâne, l'épaule et le genou contre le lit. Du bol dans mon malheur, je pense, ça aurait pu être pire (heureusement que mes coussins étaient en foutoir et ont amorti la chute).

Bref, voilà, malade, défoncé, à la diète et tout seul, j'adore l'ambiance post-exams de Metz tiens...

A part ça, j'ai chaud... et puis froid aussi.

Insomnie

"L'ordi allumé,
Les traits tirés,
La lune ricane"
Moi, d'humeur haïkuenne



Hier, j'ai été malade. Après mon long billet sur la soirée de désintégration, j'ai eu un violent coup de mou, et je me suis retrouvé à dormir par intermittence pendant tout l'après-midi. Le crâne en feu, les yeux flous et un mal de ventre tenace... Au début je pensais que ce n'était que le contrecoup de l'alcool ingurgité hier et du manque de sommeil. Mais en fait non. J'ai de plus en plus mal à la gorge, ma tête ne guérit pas malgré le repos et les cachets (je n'en ai jamais autant bouffé qu'hier) et mes rêves sont encore plus étranges que d'habitude.

Je connais mon corps, et je sais que quand je rêve que je suis plusieurs personnes à la fois en passant à chaque seconde de l'une à l'autre, quand j'ai besoin de toucher mon visage pour être bien certain que je suis tout seul dans mon lit, je sais que je suis malade. Alors voilà, je suis le seul blaireau capable de tomber malade le soir de la fin des exams.

En plus j'étais invité à deux soirées, A.-la-Ptite et Y.-Jésus-est-parmi-nous m'ont appelé coup sur coup pour sortir. Et je n'ai pu que répondre misérablement que ce soir je guérissais. Alors que la Ptite voulait me présenter pleeeiiin de jolies jeunes filles fichtrement déçues que je ne vienne pas (d'après elle), et chez Jésus la fête semblait déjà à son comble.

J'ai tout essayé pour me remettre d'aplomb, sans résultat: la soupe aux asperges m'a fait bouillir, l'ouverture de la fenêtre frissonner, l'Histoire Sans Fin m'a gavé (la preuve que je suis malade, d'habitude je peux le regarder facile deux fois de suite), la sieste m'a laissé plus mort que vif et l'écriture n'a pas réussi à m'aérer l'esprit.

Et comme évidemment j'ai trop dormi aujourd'hui, je me retrouve les yeux grands ouverts à 2h du matin, après avoir largement fait mes 7 heures de sommeil nécessaires à mon bon fonctionnement. J'ai voulu écrire un peu, mais j'ai encore trop mal à la tête pour avancer mes histoires... J'espère que demain ça ira mieux, j'ai tellement attendu d'avoir le temps d'écrire... Donc résultat, en surfant pour découvrir une image pour illustrer l'insomnie, j'ai découvert le blog de Paprika. C'est étrange parce que ce n'est pas du tout le style de dessin que j'affectionne (trop réaliste à mon goût), pourtant je m'y suis laissé prendre et j'ai lu la quasi-totalité des pages.

J'ai bon espoir d'aller mieux rapidement, demain soir je suis re-invité chez la Ptite et je compte bien y aller, cette fois, filles ou pas, m'en fous: il en va de mon honneur. La maladie ne m'a jamais fait plier plus de deux jours de suite, c'est pas à l'orée du mois de juin que ça va commencer! Mes idées commencent à s'éclaircir un peu, et la fatigue "naturelle" (et pas l'abrutissement lié à la maladie) se fait un peu sentir. Encore une petite heure et j'irais dormir "en vrai".

PS: y'a le concert de Gorillaz sur la 6 en ce moment, et plein de clips! Finalement c'est cool les insomnies...
PPS: et y'a des dauphins sur la 1!! C'est décidé, j'arrête de dormir la nuit.

A part ça, j'ai envie d'avoir une femme dans mes bras.

samedi 19 mai 2007

Liberté, mélancolie et gueule de bois

"Alcool (nm): mot qui désigne une catégorie de boissons contenant une dose variable de poison lent, ayant pour principaux effets après ingestion la perte d'inhibitions (blagues salaces, câlins à tout le monde, envie de virer ses fringues sans complexe), la connerie (rire aux blagues salaces, cris à la "jvais mouriiiiiiir", pas être foutu de voir quand une nana s'intéresse à soi et finir avec une autre), l'envie de vomir et un mal de crâne puissant et persistant au réveil. Exemple: les étudiants boivent de l'alcool, et ça se voit."
Encyclopaedia Multiversalis Alien.

"Quels cons, mais quels cons!!"
Note dans la marge


Je n'arrive plus à dormir, pour cause de pieuvre incandescente enserrant ma pauvre cervelle dans ses cruels pseudopodes. Je me suis couché à 5h du matin, après une "soirée de désintégration" mémorable.

Le début de soirée commençait fort: comme ceux qui parviennent à traduire le mounique archaïque des steppes ont pu le comprendre, à 17h30 on entamait déjà la vodka pour fêter l'anniversaire de B. Résultat: casquette de plomb à 19h, quand mes invités (ils étaient 8, j'ai jamais eu autant de monde chez moi!) sont partis. Et j'étais attendu à 20h30 pour la soirée officielle chez P.-aux-gros-seins (la plupart des gens avec qui je traîne ont eu des surnoms hier soir, je crois que je suis le seul à les avoir tous retenus)(ou alors je les invente). Donc, plein comme une huître, je décide de m'étendre histoire de récupérer un brin (parce que les vodkas orange étaient fichtrement serrées, même B. a moins bien résisté que moi et est allé s'effondrer dans les toilettes, blanc-jaune comme une merde de crémier. Bon il avait fumé aussi, alors que pour moi fumer c'est le mal).

Réveil brusque à 20h45, meeeeerde quel con il aurait été intelligent de mettre un réveil avant de s'allonger. Malheureusement, intelligence et éthanol ne font pas bon ménage, donc résultat me voilà à la bourre. Bon... prenons ça avec philosophie:
- Pour une fois que c'est moi
- Je vais enfin savoir ce que c'est de se faire attendre comme une nana
- Et puis d'abord, hein, bon, merde, non mais sans blague!

Fort de ces trois arguments indestructibles, me voilà parti vers ma voiture. Ca tangue plutôt pas mal, mais je connais ma résistance à l'alcool (j'ai eu l'occasion de faire pleeeeiiiin d'expériences cette année) et quand je suis dans cet état, je suis capable de conduire tout à fait prudemment. La preuve: j'étais tellement attentif que j'ai freiné avec des réflexes que je ne me connaissais pas quand un connard de sa mère de merde de la putain de bordel de sa race maudite a déboîté brusquement de derrière un bus. Trop fort moi.

Ensuite, après avoir garé ma voiture, je m'interroge... J'y suis pourtant allé deux fois déjà, mais... Bordel c'est par où, la maison de P.-aux-gros-seins?? Alors j'appelle C.-la-Franc-comtoise, qui m'explique obligeamment comment me rendre à la soirée. Et aussi étrange que ça puisse paraître, j'y arrive du premier coup.

A l'étage, l'ambiance est à son paroxysme: la télé n'est pas allumée. Si, c'est un critère: ma dernière soirée là-bas s'était achevée sur des sketches de Gad Elmaleh et avait, de l'avis de tous, tourné à la soirée chiaaaaante. Ben là non. Je crois même que c'était la première fois que je voyais des bières chez elle. Bon c'est Y.-Jésus-est-parmi-nous qui les avait ramenés, mais même. D'ailleurs c'est marrant de le voir bourré lui, on dirait vraiment un Jésus homosexuel et alcoolique en pleine crise de foi ("Allez viens mon champion!", "NON bordel vous partez pas vous êtes des gens trop bien!!"), alors qu'il n'est ni l'un ni l'autre. C'est tordant mais je ne respecte plus la trâme chronologique de ma brillante histoire, donc reprenons.

Je passe donc le début de soirée jusqu'à minuit chez P.-aux-gros-seins, à essayer le foulard de A.-la-blonde et m'en faire une cravate, jouer avec le clébard qui porte une culotte taille trois ans ("non mais elle a ses règles tu comprends..." "...ah ouais, je comprends... grave même... hum..."), à piquer des fous-rires avec C.-la-paysanne sur l'incapacité d'A.-la-blonde à s'asseoir sur un canapé sans faire tout bouger et renverser les boissons que C.-la-paysanne tenait en main, consoler A.-la-blonde qui, légèrement imbibée, l'a presque mal pris, jouer à Roméo et Juliette en bas de l'appart (quand on en a eu marre on est allés promener le clébard dans la rue) avec C.-la-Naine, à bavarder sérieusement avec C.-la-ptite-punk (surnom que je suis le seul à utiliser, y'a un copyright dessus!) de comment-ça-va-toi, à essayer de dresser le chien de P.-aux-gros-seins à "choper les couilles" en balade avec S.-l'acteur-porno, J.-à-vélo, M.-fils-de-flic et P.-aux-gros-seins, en rencontrant au passage des gens super cool qui nous ont souhaité de bonnes vacances, bref, c'était bien marrant.

Ensuite décollage pour la "vraie" soirée, au bord de la Seille, dehors, avec tout l'amphi et plus encore. On tourne, on va voir tout le monde, je passe 20 minutes à discuter avec une jolie blonde que je n'ai jamais osé aborder sérieusement (je sais: "le naaaaaze"), je bavarde avec plein de gens de sujets aussi divers que la capacité à faire la fête des gens du Sud ou le fait que le cocktail de C.-la-Naine est immonde (même si on en a tous bu au moins deux fois), j'observe les effets de la nouvelle technique de guitare-au-couteau de A.-Cactus, je retrouve A.-la-Ptite, la troisième de notre dream team, je bavarde avec plein de gens à qui je n'ai pas adressé un mot de l'année (et je le regrette maintenant, ils sont tous cool en fait dans cet amphi), bref, soirée de désintégration fort réussie.

Et puis vient le moment des adieux. Mélancolie, tout le monde au bord des larmes (et oui, la sélection en M2 ne nous permettra pas de tous nous retrouver). A.-la-Ptite fond en larmes parce que sa coloc, C.-la-ptite-punk, s'en va au Bénin dans deux jours et malgré le fait qu'elle nous ait dit toute l'année qu'elle ne la supportait plus, comme tout le monde s'en doutait, elle a en fait un coeur gros comme ça et l'aimait beaucoup. Tout le monde se tombe dans les bras... Je passe de longues minutes enlacé avec ma ptite punk qui me fait des compliments qu'on ne m'a jamais dits, ému aux larmes j'arrive à peine à articuler que moi aussi, je suis heureux de l'avoir rencontrée. On fait des blagues sur le fait qu'on va aller buter les profs s'ils ne nous prennent pas tous en M2, mais le coeur n'y est pas. Je prends A.-la-blonde dans mes bras, et C.-la-paysanne (alors qu'elle DETESTE les câlins), et même C.-la-Naine, qui m'a toujours trouvé trop "tactile" (oui les gens du nord ont plus de mal à se montrer leur affection en se tombant dans les bras), me saute dans les bras. Comme d'hab, les copains respectifs de ces demoiselles (pour ceux qui sont présents) me foudroient gentiment du regard, en connaissant cependant parfaitement mon rôle, toujours le même: le "mec génial qui rendra la fille avec qui il sortira hyper heureuse", celui dont on s'étonne qu'il soit célibataire "avec toutes ces qualités, enfin!" mais avec qui on ne serait jamais sorti soi-même. Ca peut pas vraiment s'expliquer, mais j'ai fini par me faire à ce rôle: l'épaule pour les filles et même les mecs, tout le monde m'adore et trouve scandaleux que je sois trop courge pour me trouver une nana géniale, mais aucune fille ne sortirait avec moi malgré ma prétendue génialitude. Je suis habitué, donc tout va bien. C'est même agréable d'être une personne qui compte, sans autre idée derrière. Mais bon... je suis trop doué en amitié pour m'en sortir en amour, en fait, j'ai mal réparti mes talents...

Y.-Jésus-est-parmi-nous, rond comme une queue de pelle, nous retient ("Ah NON je suis PAS D'ACCORD vous restez ICI!!"), mais on finit par décoller au fur et à mesure. Pendant le chemin de retour je sens poindre puis couler des larmes de tristesse, bordel heureusement que je suis tout seul...

Et voilà, vu que je n'ai pas trop bu je peux reprendre le volant, je rentre chez moi, me deshabille et m'écroule sur mon lit. Le réveil est rude: j'ai perdu mon amour, et je ne verrai plus nombre de mes potes, si ce n'est tous si je ne suis pas pris en M2 ici. Et en plus cette connasse de pieuvre s'éclate à me broyer les neurones à coup de tentacules.

La vie est ainsi faite, soyons philosophes... Et puis il reste le net.

A part ça, c'est la libération, je vais pouvoir écriiiiiire, ahaha!!!

vendredi 18 mai 2007

Finito

"Sale pochtron!"
Moi, à moi.

Il est 19h37. Et j'ai déjà deux verres de vodka dans le museau. A dire vrai, deux tasses de vodka. J'ai invité des gens chez moi, et avec A. et B., on a commencé fort: vodka orange. Ce qui, dans notre langage si particulier, signifie 1/2 vodka, 1/2 orange. Donc je suis légèrement HS, là. Ne vous étonnez pas des lettres en trop ou des fautes de frappe, c'est normaaaaal.

J'ai fini mes partiels, je m'en suis à peu près sorti ce matin, et j'ai réussi à mon avis tranquille cet aprem. Et voilà. Fin du jeu, je ne suis plus qu'un pauvre gars qui va se bourrer la gueule soir avec ses potes.

Et le pire c'est que j'ai dans la tête "Dragostea din tei". L'amour sous les tilleuls, ouais... Remarque moi l'arbre je m'en fous, tant qu'il y a de quoi faire. Oui quand je bois j'ai des tendances paillardes, et j'assume. Je suis célibataire depuis plus d'un an, il paraît, il est quand même temps que je me conduise en tant que tel: comme un gros lourd obsédé par le cul et aussi subtil qu'un enclume au musée du cristal.

Bref, je vais m'allonger parce que ça devient grave là...

A part ça, c'est la QUILLE!!!

Dernière ligne droite

"La dernière fois que j'ai passé des examens, j'ai échoué. Et pourtant c'était des tests médicaux."
François Mitterrand

Voilà, aujourd'hui c'est mon dernier jour à Metz en tant qu'étudiant en écologie. Après ce soir, je redeviens un simple mortel qui s'extirpe avec bonheur du système éducatif de l'enseignement supérieur. Après ce soir, je redeviens un être humain tout bête, un parmi tant d'autres.

Avant ça, j'ai deux examens. Le premier je l'ai révisé hier, j'ai encore un peu de mal à comprendre de quoi ça parle ces conneries. Des milieux aquatiques, certes, mais à part comprendre que le brochet était un chasseur à l'affût et qu'il préférait les milieux avec plein de plantes pour pouvoir se cacher... Non j'exagère. J'ai aussi appris qu'une source d'eau dans un marécage était une source hélocrène. Ca me fait une belle jambe, mais je le sais. Enfin bon, ce partiel là, je le sens mal. Et puis cet aprem, je vais pouvoir parler de réchauffement climatique, de changements globaux et de plantes invasives, donc je crois que je devrais m'en sortir en me souvenant de quelques articles traînant sur ce blog. Mais on ne sait jamais, vu que c'est une matière d'apparence facile je sens bien le coup en traître des profs...

Ensuite c'est la quille. Ensuite j'offre son canard en plastique à B., qui ne peut même pas rester pour la fête-murge du soir parce que sa soeur convole en justes noces le lendemain, et pourtant c'est son anniversaire... Ah, la famille... Ensuite je lui bourre la gueule pour qu'il passe un super voyage, mouahaha. Et ensuite... on partira avec A., amputés d'un morceau de notre trio de la mort qui tue, se pochtronner la courge dans l'appart d'une pote de fac, devenu vide et accessible parce qu'elle a plaqué son mec. D'ailleurs entre parenthèses il y a eu beaucoup de ruptures ces derniers temps, est-ce un effet de mode, une envie de se libérer avant les aventures d'un soir en été?

Et puis la semaine prochaine je remballe la marchandise, j'empaquète mes affaires (me faut des cartoooons!), et je pars amener les plus grosses (télé, micro-ondes, meubles, aspirateur...) chez ma tante à Paris... De là, je m'offre un week end de la Pentecôte à Lille pour aller voir S., la Poulette et peut-être ma cousine si elle est dans le coin. Puis retour à Paris le dimanche pour passer boire un verre avec une amie québécoise de passage à Paris. Ensuite retour à Metz, et si rien de nouveau à ce moment là (oui j'ai toujours de l'espoir, mais j'assume), je mets le reste de mes caisses dans ma voiture, et direction le grand sud, la piscine, les potes, les chats et l'absence totale de prise de tête.

Quel programme mes amis...

A part ça, faut que je relise ces histoires de production individuelle des poissons... Argh.

jeudi 17 mai 2007

Réchauffement climatique: ce qu'il faut savoir

"Le réchauffement climatique est au port du bikini ce que l'alcool est aux moches : ça aide."
Pedro Almodovar
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J'en parle depuis le tout début de ce blog comme d'une catastrophe de folie du chaos de la mort, mais sans jamais expliquer pourquoi. Alors ce coup-ci, c'est décidé: je me fends d'un article sur le réchauffement climatique pas piqué des vertes et des pas mûres, histoire de rabattre leur caquet une bonne fois pour toutes aux sceptiques et aux ahuris qui croient que c'est un processus naturel.
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Le réchauffement climatique fait d'abord courir un grand risque à la biodiversité de notre planète. La hausse des température va détruire certains habitats d'espèces qui ne peuvent supporter qu'une certaine gamme de températures (espèces sténothermes), et va considérablement modifier le milieu : la fonte de la calotte glaciaire arctique, par exemple, met gravement en danger des espèces comme l'ours blanc, dont on considère que la phase critique d'extinction démarrera en 2012.
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D'abord, précisons les choses: oui, un réchauffement climatique est, tout comme une phase de glaciation, quelque chose de naturel qui est déjà arrivé bien des fois et arrivera encore pas mal de fois à notre planète. Tout cela dépend d'un tas de données astrophysiques de distance au soleil, de cycles réguliers, tout ça, enfin des trucs que je ne maîtrise pas du tout. Mais les grandes perturbations de températures qui ont foutu le bordel sur la planète, ça a existé, c'est naturel.
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De même, notre planète a déjà connu cinq crises au niveau de la biodiversité, qui ont considérablement réduit le nombre d'espèces animales et végétales à la surface de la planète. La cause n'a pas toujours été une modification du climat, selon certains scientifiques: la théorie dont on nous parlait quand on était petits à propos de la météorite géante qui a percuté la Terre et a entraîné la disparition des dinosaures semble prête à être validée.
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Bref, le réchauffement climatique et l'érosion de la biodiversité sont des processus naturels. Le truc c'est que ces événements laissaient largement le temps aux espèces qui ne supportaient qu'une marge de température réduite de s'adapter aux modifications de leur habitat. Et les plus fortes s'adaptaient toujours et survivaient, c'est la sélection naturelle.
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Alors on se demandera, que fait-on d'autre que faire nous-même la sélection naturelle? C'est l'homme qui modifie son environnement, les autres espèces n'ont qu'à s'adapter ou disparaître: nous ne sommes qu'un vecteur de la sélection naturelle. Outre le débat sur le droit de l'humanité à décider du destin des autres espèces, il y a un autre problème. La sélection naturelle se fait, au mieux, en quelques milliers d'années. Or le réchauffement climatique actuel se fait à une vitesse totalement inconnue des écosystèmes terrestres. Voyons le graphique suivant:

La zone orange foncé est la mesure des températures faites par carottes de sols. La zone orange clair, ce sont les températures mesurées actuellement. La zone verte, les différents modèles mathématiques, plus ou moins pessimistes, qui évaluent la hausse future des températures si on continue comme ça.
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Comme je l'ai dit, la hausse des températures modifie considérablement les habitats, et la rapidité du phénomène ne laisse pas le temps aux espèces de s'y adapter. D'où disparitions en chaînes ces dernières années d'espèces dont le maintien reposait sur une courbe de température à peu près stable ou sur un habitat non modifié. Un petit exemple qui vous dira peut-être quelque chose: la grande barrière de corail, un écosystème marin immense et d'une richesse floro-faunistique incomparable. Le petit point blanc vers le milieu à droite, c'est un hélicoptère, histoire que vous visualisiez l'échelle.

La plupart des coraux n'apprécient pas du tout les variations de température. Ils ont alors tendance à blanchir, puis à mourir. On considère que 95% de la Grande Barrière de Corail sera détruite dans les 50 ans à venir.




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Parlons à présent de la hausse du niveau des mers. Souvent prise pour une vaste blague, cet événement sera pourtant responsable de grandes pertes humaines et matérielles. L'idée reçue est que la fonte des glaciers flottants, des icebergs, va faire monter la mer. Or, si l'ensemble des icebergs fondaient (ce qui serait un rude coup parce qu'on risque d'avoir besoin d'énormément d'eau douce d'ici peu de temps, vu notre rythme de croissance), ça ne ferait, au mieux, qu'élever le niveau de la mer d'un ou deux millimètres. Le problème c'est que les glaciers qui sont menacés, ce sont ceux qui sont sur la terre ferme, au Groenland par exemple. Eux peuvent hausser le niveau des océans de plusieurs dizaines de centimètres, ce qui réduira entre autres les territoires du Bangladesh (11% des terres émergées!), de la Floride et des Pays-Bas, situés sous le niveau de la mer.
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Le réchauffement climatique a également une autre influence, plus difficile à cerner: il met gravement en danger l'effet de serre de la planète. Les GES (Gaz à Effet de Serre) sont des gaz qui absorbent les rayonnements solaires et augmentent le pouvoir réchauffant de ces rayons. Sans ces gaz, la température moyenne de la Terre tournerait autour de -18°C (15°C de moyenne en réalité). Ils sont composés, entre autres, de vapeur d'eau, de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et d'ozone (O3). Ces gaz peuvent être relâchés de manière naturelle mais ponctuelles, comme lors des éruptions volcaniques, ou artificielle, par l'industrie et les transports humains. Une part respectable des dégagements de méthane provient également de la digestion des ruminants (gaz intestinaux).
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C'est de méthane que nous allons parler. Enormément de méthane est contenu dans le permafrost, le sol qui reste toujours gelé aux pôles. La hausse des températures fera fondre les glaces qui retiennent ces gaz, ce qui libèrera une quantité phénoménale de CH4, qui s'éparpillera alors dans l'atmosphère et augmentera encore l'effet de serre.
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Tout ça ressemble à un scénario catastrophe, pas vrai? Et pourtant, ce n'est pas un film: c'est la réalité.

Voilà ce qu'il en est.
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Alors, il y en a encore qui prennent les écolos pour de dangereux fanatiques rêveurs qui fument des géraniums et ne pensent qu'aux oiseaux et aux petites fleurs? Qui sont les rêveurs, maintenant? Qui ne veut pas voir la réalité en face? Qui se voile le museau? Qui est égoïste et dangereux, maintenant? Qui se persuade que ce qu'il a en face de lui n'existe pas? Vous, ou nous?
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A part ça, l'humanité me déprime tiens...

mercredi 16 mai 2007

6 matières sur 8, dernière ligne droite!

"Si Jésus marchait sur l'eau, alors il était hydrophobe, un peu comme l'huile. Donc il ne devait pas se laver souvent. Dans ces conditions, je comprends qu'on l'ait crucifié plutôt que donné à bouffer aux lions du cirque..."
Albert Einstein

Je suis encore vivant. Mais alors de justesse. Deux examens en moins, et pas les moins pire.

D'abord, génétique des populations et évolution... l'examen que je craignais le plus s'est en fait révélé plutôt accessible, ou alors je suis devenu supérieurement intelligent pendant la nuit.

Et ensuite, cartographie, ce qui m'a convaincu que la nuit n'avait en rien fait grossir mon cortex. La bûche. Quatre profs pour une seule matière, quatre sujets avec des questions aussi simple que "quelle est la différence entre RTF et NG93 qui sont tous deux utilisés par l'IGN?" Moi ça ne me parle pas ça, à part "IGN" je savais même pas de quoi il parlait le monsieur. Alors j'ai répondu aux questions d'analyse de carte, pondu des trucs que je ne pensais même pas savoir sur un des quatre sujets avec une chance sur deux que ça tombe faux, jeté trois mots sur les deux derniers, et hop, j'ai battu mon record de temps passé en partiel: 48 minutes! Le record précédent était l'examen d'économie de première année, où j'étais resté 1h, comme la majorité de ma promo de l'époque (faut dire, un QCM de 20 questions en 2h...). Premier sorti, et de loin. M'en fous d'abord, je me vengerai en critiquant allègrement leur enseignement de la cartographie sur le papier de commentaires du Master. Yerk yerk yerk.

Donc après ce lamentable échec qui ne rattrapera certainement pas la maigre performance pratique d'hier (mais je compte quand même dépasser les 7/20 au final), je suis allé acheter le cadeau d'anniversaire de B. Et je lui ai trouvé un super canard de bain qui fait "coin coin"!!

Et après courses, bavardage avec des gens qui sont venus taper l'incruste chez moi, et là je bosse. Je sais, là maintenant on ne dirait pas. Mais même si j'ai un jour de libre demain, vu que je suis sérieux, je travaille quand même cet aprem. Mais pas ce soir. Ce soir, y'a Friends, Kaamelott et les Experts. Soirée glandage devant la télé, et j'assume. Fallait pas m'en offrir une.

A part ça, j'ai mal à la tête. Cachet, et retour au turbin.