"Vamos a la playa!"
Franco
Ce soir, voici un module universitaire pour passer d'excellentes vacances dans le Sud de la France, de manière à vous intégrer dans le paysage, sans ressembler à ces horribles touristes parisiens que l'on peut repérer à cent mètres à leur teint crayeux et leur accent pointu. Ce programme a pour but d'éduquer le touriste non-Sudiste moyen afin qu'il ne s'attire pas le mépris des gens du (grand?) cru par son inculture dégradante et son ignorance dangereuse ayant toutes les chances de heurter la sensibilité des autochtones.
Module 1: Géographie
- Spatialisation révisée de la France (Les trois régions françaises: Marseille, Aix-en-Provence, Paris): 30 heures
- Pourquoi au-delà d'Avignon, c'est Paris : analyse sociologique d'un fait logique et établi. Etudes sur le terrain: à Lyon, ça cause pointu. 30 heures.
- La Provence, c'est le plus beau pays du monde. D'ailleurs c'est le seul qui vaut le coup. Réussir à s'en convaincre et à persuader. Travaux pratiques : stages d'endurance à la peinture de Cézanne. 30 heures (voire plus pour les gens qui ont vraiment du goût).
Module 2: Conduite
- Acheter une voiture dans le Sud coûte cher, et pour avoir la climatisation il faut rogner sur une autre option. En général, les clignotants. De toutes façons le Sudiste sait où il va. 30 heures.
- Conduite marseillaise: apprendre à passer quand le bonhomme devient rouge, et pas quand le feu devient vert. Travaux pratiques, 10 heures.
- Conduite marseillaise: les limitations de vitesse, c'est pour les Parisiens. Travaux pratiques, 10 heures.
- Conduite marseillaise: les priorités à droite, ça dépend dans quel sens on arrive, ça change tout le temps. Dans le doute, on passe. Travaux pratiques, 10 heures.
Module 3 : Vie sociale
- L'accent marseillais est un art complexe, l'imiter revient à insulter l'âme de Marseille et tous ses habitants. Autant vous suicider tout de suite si vous comptiez vous y essayer sans entraînement intensif. 45 heures.
- L'accent marseillais est un accent de pèquenaud à Aix, où la langue principale est l'Aixois. Apprendre à passer d'un accent à l'autre et distinguer les zones géographiques où les utiliser. 30 heures.
- L'OM est une divinité. Ne pas dire "allez l'OM" au moins une fois par jour de manière audible par des gens du Sud est un blasphème et une hérésie. 30 heures.
- Pagnol est une autre divinité, plus axée vieux. Chaque bâtiment de Marseille doit vous faire dire "tiens, ça me rappelle un peu Pagnol!". 50 heures.
- Les vieux ont toujours raison. On admet ce principe pour la bonne raison qu'ils ont un accent trop prononcé et une dentition pas assez complète pour pouvoir les comprendre tout à fait. 30 heures.
Module 4 : Ecologie
- Survivre aux cigales sans passer l'été à cogner sur les troncs. 50 heures.
- Le pastis est une boisson rigoureusement naturelle qui vient de chez nous. Respect de l'anis. 20 heures.
- Le cannabis n'est pas une substance naturelle qui vient de chez nous. Mais ça emmerde les flics. Respect du cannabis. 20 heures.
- Les moustiques sont des vampires, mais vous ne risquez pas de devenir un vampire. Savoir se recouvrir de lavande et de citronnelle tous les soirs. 20 heures.
- NON les cagoles et les kékés ne mordent pas. Vous pouvez même les nourrir, à condition que la cacahuète soit assaisonnée d'une dose raisonnable de cyanure. 20 heures, travaux pratiques.
Module 5 : Vie pratique
- Justifer le fait de prendre des photographies souvenirs par des "ça me rappelle mon enfance!" avec l'accent étudié dans le module 3. 20 heures.
- La pétanque est un art et un sport auquel on s'adonne avec enthousiasme. 40 heures.
- La statue de Cézanne à Aix est hideuse et représente un gribouillard incompétent, mais il est né par chez nous alors c'est un dieu sur terre. Vénération du barbu: 30 heures.
Avec ça, vous passerez facilement pour des Sudistes pur souche adaptés à leur environnement. En cas de suspicion, offrez du pastis.
A part ça, ce soir, c'est riz au lait, niam!
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
mardi 22 mai 2007
lundi 21 mai 2007
Les oubliés
"Salut mémé c'est moi! Où es-tu? Oh la vache ça pue le mort chez toi! Mémé! Ouhou! Mémé! Mémé? ...Mémé?"
Anonyme
Je viens de retrouver deux oubliés, un qui s'était planqué dans l'entrée et un autre sur la penderie... Sont-ils fourbes ces dessins tiens. Hop, voilà du rab:
A part ça, non je n'ai pas oublié, non je ne suis pas passé à autre chose, non mon amour pour T. ne s'est pas brusquement évaporé, et non je ne pense pas que "ce n'est pas si grave que ça". Je n'éprouve juste plus le besoin d'en parler. C'est juste pour info, il y en a plusieurs qui se posent la question apparemment.
Anonyme
Je viens de retrouver deux oubliés, un qui s'était planqué dans l'entrée et un autre sur la penderie... Sont-ils fourbes ces dessins tiens. Hop, voilà du rab:
Lui c'est la première chose que les gens voyaient en entrant chez moi, la devise de mon appart. Le choix des couleurs est mauvais, j'aurais du lui faire au moins le chapeau rouge, histoire d'avoir un Red Cap (un lutin maléfique pour les incultes)... J'ai voulu jouer sur deux tons de bleu et ça donne pas super, mais j'aime bien le dessin quand même.
Et ça c'est mon personnage préféré, que j'aurais griffonné dans les marges de mes cours si je ne les prenais pas sur ordinateur. Autour vous avez un échantillon de ma super écriture de pirate/elfe/gothique/drogué, selon comment on voit les choses. Ca peut être les quatre à la fois. La chanson c'est Mad World, j'en parlerai sans doute un jour ou l'autre dans une explication de paroles...
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A part ça, non je n'ai pas oublié, non je ne suis pas passé à autre chose, non mon amour pour T. ne s'est pas brusquement évaporé, et non je ne pense pas que "ce n'est pas si grave que ça". Je n'éprouve juste plus le besoin d'en parler. C'est juste pour info, il y en a plusieurs qui se posent la question apparemment.
Gribouillages
"Je ne dessine pas, je m'exprime.
- Alors je vais te prendre un rendez-vous chez l'ortophoniste d'urgence."
Picasso et sa mère.
Aujourd'hui je dénude mes murs (faute de mieux... hum). Eh oui, le déménagement approche. J'ai décroché toutes mes citations, mes affiches, et aussi mes dessins. Alors comme promis, voilà mes oeuvres...
Pour info, je n'ai pas grand chose à carrer des notions de copyright, donc si un esprit supérieur parvient à voir le talent présent dans ces gribouillages et souhaite les utiliser à des buts privés, qu'il le fasse, rien à carrer. Dans le cas d'utilisation dans un site pédophile néo-nazi islamiste nihiliste, toutefois, j'apprécierais un petit mail pour ne pas avoir l'air con si des flics débarquent chez moi au milieu de la nuit.
- Alors je vais te prendre un rendez-vous chez l'ortophoniste d'urgence."
Picasso et sa mère.
Aujourd'hui je dénude mes murs (faute de mieux... hum). Eh oui, le déménagement approche. J'ai décroché toutes mes citations, mes affiches, et aussi mes dessins. Alors comme promis, voilà mes oeuvres...
Pour info, je n'ai pas grand chose à carrer des notions de copyright, donc si un esprit supérieur parvient à voir le talent présent dans ces gribouillages et souhaite les utiliser à des buts privés, qu'il le fasse, rien à carrer. Dans le cas d'utilisation dans un site pédophile néo-nazi islamiste nihiliste, toutefois, j'apprécierais un petit mail pour ne pas avoir l'air con si des flics débarquent chez moi au milieu de la nuit.
Je commence par un de ceux que j'aime le moins, le gobelin sur le lézard. Je le trouve trop simple, pas assez travaillé tant sur le trait que sur la couleur, mais bon... J'avais envie de dessiner ça, et je l'ai gardé malgré le résultat assez médiocre.
Lui c'est un de ceux que j'adore, un lutin sur un oiseau chanteur. La grosse erreur du dessin est l'aile droite du volatile... Où est-elle rattachée? Bref, j'ai découvert cette malformation alaire à la fin du coloriage, donc trop tard pour corriger. Mais j'aime bien ce dessin quand même.
Là encore, ce n'est pas du grand art, mais j'avais très envie de dessiner des spirales, alors je me suis attelé à ce maître des vents. Le dessin est simple, la couleur simpliste, mais je me suis bien amusé à le faire.
Ma mandragore, qui a pris une teinte étrangement bleutée alors que normalement elle est plus ocre que ça...
Une fée ménestral, je suis particulièrement fier de l'effet de lumière sur le chapeau.
Une assassin avec plein de bras, la tête est un peu grosse mais bon... J'aime quand même bien les bijoux tout partout.
Mon préféré sans contestation, le gobelin et la fée dans un combat épique... C'est le seul où il n'y ait pas de grosse erreur.
Là, j'avais décidé de dessiner ma fée personnelle. Etrangement, elle rassemble beaucoup de caractéristiques d'une personne en particulier... Ce dessin lui était d'ailleurs destiné, mais je n'ai pas eu l'occasion de le décrocher de mon mur pour le lui donner.
Un forgeron Nain.
Un garde fée (me suis gourré dans le remplissage des rayures, c'est pour ça qu'elle semblent déséquilibrées, il a fallu que je raccommode).
Ma série des Quatre éléments: la Sylphide...
...la Salamandre...
...et l'Ondin. Manque le Gnome, je sais. Toujours eu la flemme de le faire.
Un Nain sur son dodo de voyage (je suis super fier des couleurs du piaf).
Et je finis par la superstar de mon mur, qui attirait invariablement des commentaires du genre "ooooh j'adooore ta sorcière!". C'est vrai qu'elle a une bonne gueule.
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Tenez pendant qu'on y est, je précise une chose que tout le monde me demandait régulièrement en rentrant chez moi: NON je n'ai pas copié ces dessins, et OUI j'en suis l'inventeur et l'auteur original. Voilà.
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A part ça, j'ai soif.
Overbooking du chaos de la mort
"Ni Dieu, ni maître, ni lessivage des sols: jamais vous ne verrez à genoux!"
Le Chevalier Noir, juste avant de perdre ses lunettes dans l'herbe.
Je sors d'un rêve fort étrange, comme à peu près l'intégralité des rêves que je fais. Une histoire de cantinière fourbe qui me vole un morceau de mon sandwich au poulet pendant la pause repas d'une expédition secrète au fin fond de la forêt amazonienne, histoire de vaincre des méchantes bestioles pleines de dents qui menacent le monde. Et puis, alors que je la poursuis avec la ferme intention de la tuer pour sa traîtrise infâme (apparemment le poulet a une forte valeur monétaire ou symbolique, allez savoir), la cantinière dévoile son vrai visage, qui est celui de la bestiole précitée, tout comme le cuisinier et la plupart des membres de l'expédition.
Je suis successivement un jeune garçon débrouillard, un aventurier quadragénaire blasé et une petite fille chelou avec des pouvoirs mystiques (seulement trois rôles cette nuit, ma maladie se calme)(c'est le Coefficient de Moune: plus je suis malade, plus mes rêves me font prendre des rôles différents). Et je finis par m'enfuir (enfin, les trois finissent pas s'enfuir) quand le cuisinier se met à rugir bizarrement et à nous projeter dessus une enveloppe kraft façon cat's eyes, qui traverse le canapé (ce qu'un canapé fout dans un campement d'expédition en Amazonie, je ne le sais point). Malheureusement le réveil intervient ici, je ne saurais jamais comment nos héros finissent par vaincre les bestioles baveuses pouletophiles de l'espace lançeuses d'enveloppe kraft. C'est une grande perte.
Bon, sinon j'ai plein de trucs à faire aujourd'hui, maintenant que je suis réveillé et plus trop malade. Overbooké moi, j'aurais même pas le temps d'écrire mes histoires je sens.
J'ai des CV et des lettres de motivation à faire, histoire de voir si je peux me trouver un stage en août ou juillet (en Bretagne par exemple, comme ça je fais d'une pierre deux coups).
Il faut que je fasse ma vaisselle.
Je dois demander par mail à mon prof de phytosociologie (La sociologie est l'étude scientifique des interactions sociales humaines et de ce qu'elles produisent: les idéologies, les croyances, les filiations, les communautés, les sociétés, les cultures, les habitudes, les traditions, etc. La phytosociologie n'a rien à voir) pour avoir des lettres d'appréciation par des profs, pour les inscriptions à Toulouse.
Je dois voir quand ont lieu les inscriptions pour Metz.
Je vais aller faire des courses pour acheter du riz et du curry pour mon estomac encore fort fragile.
Je dois commencer à décrocher mes dessins des murs (si j'ai le temps je les scannerai en même temps) et remballer mes affaires.
Et... en fait c'est tout. Mais c'est long tout ça, en particulier les CV et lettres de motiv, même si j'envoie quasiment toujours les mêmes.
A part ça, le smecta c'est vraiment pas bon, mais c'est efficace: j'en ai pris trois et je suis passé de l'évanouissement chronique à l'absence totale de symptômes.
Le Chevalier Noir, juste avant de perdre ses lunettes dans l'herbe.
Je sors d'un rêve fort étrange, comme à peu près l'intégralité des rêves que je fais. Une histoire de cantinière fourbe qui me vole un morceau de mon sandwich au poulet pendant la pause repas d'une expédition secrète au fin fond de la forêt amazonienne, histoire de vaincre des méchantes bestioles pleines de dents qui menacent le monde. Et puis, alors que je la poursuis avec la ferme intention de la tuer pour sa traîtrise infâme (apparemment le poulet a une forte valeur monétaire ou symbolique, allez savoir), la cantinière dévoile son vrai visage, qui est celui de la bestiole précitée, tout comme le cuisinier et la plupart des membres de l'expédition.
Je suis successivement un jeune garçon débrouillard, un aventurier quadragénaire blasé et une petite fille chelou avec des pouvoirs mystiques (seulement trois rôles cette nuit, ma maladie se calme)(c'est le Coefficient de Moune: plus je suis malade, plus mes rêves me font prendre des rôles différents). Et je finis par m'enfuir (enfin, les trois finissent pas s'enfuir) quand le cuisinier se met à rugir bizarrement et à nous projeter dessus une enveloppe kraft façon cat's eyes, qui traverse le canapé (ce qu'un canapé fout dans un campement d'expédition en Amazonie, je ne le sais point). Malheureusement le réveil intervient ici, je ne saurais jamais comment nos héros finissent par vaincre les bestioles baveuses pouletophiles de l'espace lançeuses d'enveloppe kraft. C'est une grande perte.
Bon, sinon j'ai plein de trucs à faire aujourd'hui, maintenant que je suis réveillé et plus trop malade. Overbooké moi, j'aurais même pas le temps d'écrire mes histoires je sens.
J'ai des CV et des lettres de motivation à faire, histoire de voir si je peux me trouver un stage en août ou juillet (en Bretagne par exemple, comme ça je fais d'une pierre deux coups).
Il faut que je fasse ma vaisselle.
Je dois demander par mail à mon prof de phytosociologie (La sociologie est l'étude scientifique des interactions sociales humaines et de ce qu'elles produisent: les idéologies, les croyances, les filiations, les communautés, les sociétés, les cultures, les habitudes, les traditions, etc. La phytosociologie n'a rien à voir) pour avoir des lettres d'appréciation par des profs, pour les inscriptions à Toulouse.
Je dois voir quand ont lieu les inscriptions pour Metz.
Je vais aller faire des courses pour acheter du riz et du curry pour mon estomac encore fort fragile.
Je dois commencer à décrocher mes dessins des murs (si j'ai le temps je les scannerai en même temps) et remballer mes affaires.
Et... en fait c'est tout. Mais c'est long tout ça, en particulier les CV et lettres de motiv, même si j'envoie quasiment toujours les mêmes.
A part ça, le smecta c'est vraiment pas bon, mais c'est efficace: j'en ai pris trois et je suis passé de l'évanouissement chronique à l'absence totale de symptômes.
dimanche 20 mai 2007
Malade
"Maladie (nf): développement d'une population de bactéries, virus ou champignons au sein de l'organisme d'un animal eucaryote, altérant ses fonctions vitales et lui donnant une gueule de déterré. Chez les individus de sexe mâle, un autre symptôme est le fait qu'ils sont persuadés qu'ils vont en mourir, histoire d'attirer la compassion des femelles."
Encyclopaedia Multiversalis Alien
"Lavettes!"
Note dans la marge
Bon, le verdict est tombé: entérite sévère d'origine virale. Maladie contagieuse, diète absolue, repos et médicaments. Médicaments que je ne peux pas aller chercher parce que trop malade, donc A.-la-Ptite, en plein déménagement, devrait trouver cinq minutes pour y aller... J'espère.
Je suis tombé dans les pommes pour la troisième fois de ma vie tout à l'heure. Je déteste ça. Et évidemment en tombant je me suis défoncé le crâne, l'épaule et le genou contre le lit. Du bol dans mon malheur, je pense, ça aurait pu être pire (heureusement que mes coussins étaient en foutoir et ont amorti la chute).
Bref, voilà, malade, défoncé, à la diète et tout seul, j'adore l'ambiance post-exams de Metz tiens...
A part ça, j'ai chaud... et puis froid aussi.
Encyclopaedia Multiversalis Alien
"Lavettes!"
Note dans la marge
Bon, le verdict est tombé: entérite sévère d'origine virale. Maladie contagieuse, diète absolue, repos et médicaments. Médicaments que je ne peux pas aller chercher parce que trop malade, donc A.-la-Ptite, en plein déménagement, devrait trouver cinq minutes pour y aller... J'espère.
Je suis tombé dans les pommes pour la troisième fois de ma vie tout à l'heure. Je déteste ça. Et évidemment en tombant je me suis défoncé le crâne, l'épaule et le genou contre le lit. Du bol dans mon malheur, je pense, ça aurait pu être pire (heureusement que mes coussins étaient en foutoir et ont amorti la chute).
Bref, voilà, malade, défoncé, à la diète et tout seul, j'adore l'ambiance post-exams de Metz tiens...
A part ça, j'ai chaud... et puis froid aussi.
Insomnie
"L'ordi allumé,
Les traits tirés,
La lune ricane"
Moi, d'humeur haïkuenne
Hier, j'ai été malade. Après mon long billet sur la soirée de désintégration, j'ai eu un violent coup de mou, et je me suis retrouvé à dormir par intermittence pendant tout l'après-midi. Le crâne en feu, les yeux flous et un mal de ventre tenace... Au début je pensais que ce n'était que le contrecoup de l'alcool ingurgité hier et du manque de sommeil. Mais en fait non. J'ai de plus en plus mal à la gorge, ma tête ne guérit pas malgré le repos et les cachets (je n'en ai jamais autant bouffé qu'hier) et mes rêves sont encore plus étranges que d'habitude.
Je connais mon corps, et je sais que quand je rêve que je suis plusieurs personnes à la fois en passant à chaque seconde de l'une à l'autre, quand j'ai besoin de toucher mon visage pour être bien certain que je suis tout seul dans mon lit, je sais que je suis malade. Alors voilà, je suis le seul blaireau capable de tomber malade le soir de la fin des exams.
En plus j'étais invité à deux soirées, A.-la-Ptite et Y.-Jésus-est-parmi-nous m'ont appelé coup sur coup pour sortir. Et je n'ai pu que répondre misérablement que ce soir je guérissais. Alors que la Ptite voulait me présenter pleeeiiin de jolies jeunes filles fichtrement déçues que je ne vienne pas (d'après elle), et chez Jésus la fête semblait déjà à son comble.
J'ai tout essayé pour me remettre d'aplomb, sans résultat: la soupe aux asperges m'a fait bouillir, l'ouverture de la fenêtre frissonner, l'Histoire Sans Fin m'a gavé (la preuve que je suis malade, d'habitude je peux le regarder facile deux fois de suite), la sieste m'a laissé plus mort que vif et l'écriture n'a pas réussi à m'aérer l'esprit.
Et comme évidemment j'ai trop dormi aujourd'hui, je me retrouve les yeux grands ouverts à 2h du matin, après avoir largement fait mes 7 heures de sommeil nécessaires à mon bon fonctionnement. J'ai voulu écrire un peu, mais j'ai encore trop mal à la tête pour avancer mes histoires... J'espère que demain ça ira mieux, j'ai tellement attendu d'avoir le temps d'écrire... Donc résultat, en surfant pour découvrir une image pour illustrer l'insomnie, j'ai découvert le blog de Paprika. C'est étrange parce que ce n'est pas du tout le style de dessin que j'affectionne (trop réaliste à mon goût), pourtant je m'y suis laissé prendre et j'ai lu la quasi-totalité des pages.
J'ai bon espoir d'aller mieux rapidement, demain soir je suis re-invité chez la Ptite et je compte bien y aller, cette fois, filles ou pas, m'en fous: il en va de mon honneur. La maladie ne m'a jamais fait plier plus de deux jours de suite, c'est pas à l'orée du mois de juin que ça va commencer! Mes idées commencent à s'éclaircir un peu, et la fatigue "naturelle" (et pas l'abrutissement lié à la maladie) se fait un peu sentir. Encore une petite heure et j'irais dormir "en vrai".
PS: y'a le concert de Gorillaz sur la 6 en ce moment, et plein de clips! Finalement c'est cool les insomnies...
PPS: et y'a des dauphins sur la 1!! C'est décidé, j'arrête de dormir la nuit.
A part ça, j'ai envie d'avoir une femme dans mes bras.
Les traits tirés,
La lune ricane"
Moi, d'humeur haïkuenne
Hier, j'ai été malade. Après mon long billet sur la soirée de désintégration, j'ai eu un violent coup de mou, et je me suis retrouvé à dormir par intermittence pendant tout l'après-midi. Le crâne en feu, les yeux flous et un mal de ventre tenace... Au début je pensais que ce n'était que le contrecoup de l'alcool ingurgité hier et du manque de sommeil. Mais en fait non. J'ai de plus en plus mal à la gorge, ma tête ne guérit pas malgré le repos et les cachets (je n'en ai jamais autant bouffé qu'hier) et mes rêves sont encore plus étranges que d'habitude.
Je connais mon corps, et je sais que quand je rêve que je suis plusieurs personnes à la fois en passant à chaque seconde de l'une à l'autre, quand j'ai besoin de toucher mon visage pour être bien certain que je suis tout seul dans mon lit, je sais que je suis malade. Alors voilà, je suis le seul blaireau capable de tomber malade le soir de la fin des exams.
En plus j'étais invité à deux soirées, A.-la-Ptite et Y.-Jésus-est-parmi-nous m'ont appelé coup sur coup pour sortir. Et je n'ai pu que répondre misérablement que ce soir je guérissais. Alors que la Ptite voulait me présenter pleeeiiin de jolies jeunes filles fichtrement déçues que je ne vienne pas (d'après elle), et chez Jésus la fête semblait déjà à son comble.
J'ai tout essayé pour me remettre d'aplomb, sans résultat: la soupe aux asperges m'a fait bouillir, l'ouverture de la fenêtre frissonner, l'Histoire Sans Fin m'a gavé (la preuve que je suis malade, d'habitude je peux le regarder facile deux fois de suite), la sieste m'a laissé plus mort que vif et l'écriture n'a pas réussi à m'aérer l'esprit.
Et comme évidemment j'ai trop dormi aujourd'hui, je me retrouve les yeux grands ouverts à 2h du matin, après avoir largement fait mes 7 heures de sommeil nécessaires à mon bon fonctionnement. J'ai voulu écrire un peu, mais j'ai encore trop mal à la tête pour avancer mes histoires... J'espère que demain ça ira mieux, j'ai tellement attendu d'avoir le temps d'écrire... Donc résultat, en surfant pour découvrir une image pour illustrer l'insomnie, j'ai découvert le blog de Paprika. C'est étrange parce que ce n'est pas du tout le style de dessin que j'affectionne (trop réaliste à mon goût), pourtant je m'y suis laissé prendre et j'ai lu la quasi-totalité des pages.
J'ai bon espoir d'aller mieux rapidement, demain soir je suis re-invité chez la Ptite et je compte bien y aller, cette fois, filles ou pas, m'en fous: il en va de mon honneur. La maladie ne m'a jamais fait plier plus de deux jours de suite, c'est pas à l'orée du mois de juin que ça va commencer! Mes idées commencent à s'éclaircir un peu, et la fatigue "naturelle" (et pas l'abrutissement lié à la maladie) se fait un peu sentir. Encore une petite heure et j'irais dormir "en vrai".
PS: y'a le concert de Gorillaz sur la 6 en ce moment, et plein de clips! Finalement c'est cool les insomnies...
PPS: et y'a des dauphins sur la 1!! C'est décidé, j'arrête de dormir la nuit.
A part ça, j'ai envie d'avoir une femme dans mes bras.
samedi 19 mai 2007
Liberté, mélancolie et gueule de bois
"Alcool (nm): mot qui désigne une catégorie de boissons contenant une dose variable de poison lent, ayant pour principaux effets après ingestion la perte d'inhibitions (blagues salaces, câlins à tout le monde, envie de virer ses fringues sans complexe), la connerie (rire aux blagues salaces, cris à la "jvais mouriiiiiiir", pas être foutu de voir quand une nana s'intéresse à soi et finir avec une autre), l'envie de vomir et un mal de crâne puissant et persistant au réveil. Exemple: les étudiants boivent de l'alcool, et ça se voit."
Encyclopaedia Multiversalis Alien.
"Quels cons, mais quels cons!!"
Note dans la marge
Je n'arrive plus à dormir, pour cause de pieuvre incandescente enserrant ma pauvre cervelle dans ses cruels pseudopodes. Je me suis couché à 5h du matin, après une "soirée de désintégration" mémorable.
Le début de soirée commençait fort: comme ceux qui parviennent à traduire le mounique archaïque des steppes ont pu le comprendre, à 17h30 on entamait déjà la vodka pour fêter l'anniversaire de B. Résultat: casquette de plomb à 19h, quand mes invités (ils étaient 8, j'ai jamais eu autant de monde chez moi!) sont partis. Et j'étais attendu à 20h30 pour la soirée officielle chez P.-aux-gros-seins (la plupart des gens avec qui je traîne ont eu des surnoms hier soir, je crois que je suis le seul à les avoir tous retenus)(ou alors je les invente). Donc, plein comme une huître, je décide de m'étendre histoire de récupérer un brin (parce que les vodkas orange étaient fichtrement serrées, même B. a moins bien résisté que moi et est allé s'effondrer dans les toilettes, blanc-jaune comme une merde de crémier. Bon il avait fumé aussi, alors que pour moi fumer c'est le mal).
Réveil brusque à 20h45, meeeeerde quel con il aurait été intelligent de mettre un réveil avant de s'allonger. Malheureusement, intelligence et éthanol ne font pas bon ménage, donc résultat me voilà à la bourre. Bon... prenons ça avec philosophie:
- Pour une fois que c'est moi
- Je vais enfin savoir ce que c'est de se faire attendre comme une nana
- Et puis d'abord, hein, bon, merde, non mais sans blague!
Fort de ces trois arguments indestructibles, me voilà parti vers ma voiture. Ca tangue plutôt pas mal, mais je connais ma résistance à l'alcool (j'ai eu l'occasion de faire pleeeeiiiin d'expériences cette année) et quand je suis dans cet état, je suis capable de conduire tout à fait prudemment. La preuve: j'étais tellement attentif que j'ai freiné avec des réflexes que je ne me connaissais pas quand un connard de sa mère de merde de la putain de bordel de sa race maudite a déboîté brusquement de derrière un bus. Trop fort moi.
Ensuite, après avoir garé ma voiture, je m'interroge... J'y suis pourtant allé deux fois déjà, mais... Bordel c'est par où, la maison de P.-aux-gros-seins?? Alors j'appelle C.-la-Franc-comtoise, qui m'explique obligeamment comment me rendre à la soirée. Et aussi étrange que ça puisse paraître, j'y arrive du premier coup.
A l'étage, l'ambiance est à son paroxysme: la télé n'est pas allumée. Si, c'est un critère: ma dernière soirée là-bas s'était achevée sur des sketches de Gad Elmaleh et avait, de l'avis de tous, tourné à la soirée chiaaaaante. Ben là non. Je crois même que c'était la première fois que je voyais des bières chez elle. Bon c'est Y.-Jésus-est-parmi-nous qui les avait ramenés, mais même. D'ailleurs c'est marrant de le voir bourré lui, on dirait vraiment un Jésus homosexuel et alcoolique en pleine crise de foi ("Allez viens mon champion!", "NON bordel vous partez pas vous êtes des gens trop bien!!"), alors qu'il n'est ni l'un ni l'autre. C'est tordant mais je ne respecte plus la trâme chronologique de ma brillante histoire, donc reprenons.
Je passe donc le début de soirée jusqu'à minuit chez P.-aux-gros-seins, à essayer le foulard de A.-la-blonde et m'en faire une cravate, jouer avec le clébard qui porte une culotte taille trois ans ("non mais elle a ses règles tu comprends..." "...ah ouais, je comprends... grave même... hum..."), à piquer des fous-rires avec C.-la-paysanne sur l'incapacité d'A.-la-blonde à s'asseoir sur un canapé sans faire tout bouger et renverser les boissons que C.-la-paysanne tenait en main, consoler A.-la-blonde qui, légèrement imbibée, l'a presque mal pris, jouer à Roméo et Juliette en bas de l'appart (quand on en a eu marre on est allés promener le clébard dans la rue) avec C.-la-Naine, à bavarder sérieusement avec C.-la-ptite-punk (surnom que je suis le seul à utiliser, y'a un copyright dessus!) de comment-ça-va-toi, à essayer de dresser le chien de P.-aux-gros-seins à "choper les couilles" en balade avec S.-l'acteur-porno, J.-à-vélo, M.-fils-de-flic et P.-aux-gros-seins, en rencontrant au passage des gens super cool qui nous ont souhaité de bonnes vacances, bref, c'était bien marrant.
Ensuite décollage pour la "vraie" soirée, au bord de la Seille, dehors, avec tout l'amphi et plus encore. On tourne, on va voir tout le monde, je passe 20 minutes à discuter avec une jolie blonde que je n'ai jamais osé aborder sérieusement (je sais: "le naaaaaze"), je bavarde avec plein de gens de sujets aussi divers que la capacité à faire la fête des gens du Sud ou le fait que le cocktail de C.-la-Naine est immonde (même si on en a tous bu au moins deux fois), j'observe les effets de la nouvelle technique de guitare-au-couteau de A.-Cactus, je retrouve A.-la-Ptite, la troisième de notre dream team, je bavarde avec plein de gens à qui je n'ai pas adressé un mot de l'année (et je le regrette maintenant, ils sont tous cool en fait dans cet amphi), bref, soirée de désintégration fort réussie.
Et puis vient le moment des adieux. Mélancolie, tout le monde au bord des larmes (et oui, la sélection en M2 ne nous permettra pas de tous nous retrouver). A.-la-Ptite fond en larmes parce que sa coloc, C.-la-ptite-punk, s'en va au Bénin dans deux jours et malgré le fait qu'elle nous ait dit toute l'année qu'elle ne la supportait plus, comme tout le monde s'en doutait, elle a en fait un coeur gros comme ça et l'aimait beaucoup. Tout le monde se tombe dans les bras... Je passe de longues minutes enlacé avec ma ptite punk qui me fait des compliments qu'on ne m'a jamais dits, ému aux larmes j'arrive à peine à articuler que moi aussi, je suis heureux de l'avoir rencontrée. On fait des blagues sur le fait qu'on va aller buter les profs s'ils ne nous prennent pas tous en M2, mais le coeur n'y est pas. Je prends A.-la-blonde dans mes bras, et C.-la-paysanne (alors qu'elle DETESTE les câlins), et même C.-la-Naine, qui m'a toujours trouvé trop "tactile" (oui les gens du nord ont plus de mal à se montrer leur affection en se tombant dans les bras), me saute dans les bras. Comme d'hab, les copains respectifs de ces demoiselles (pour ceux qui sont présents) me foudroient gentiment du regard, en connaissant cependant parfaitement mon rôle, toujours le même: le "mec génial qui rendra la fille avec qui il sortira hyper heureuse", celui dont on s'étonne qu'il soit célibataire "avec toutes ces qualités, enfin!" mais avec qui on ne serait jamais sorti soi-même. Ca peut pas vraiment s'expliquer, mais j'ai fini par me faire à ce rôle: l'épaule pour les filles et même les mecs, tout le monde m'adore et trouve scandaleux que je sois trop courge pour me trouver une nana géniale, mais aucune fille ne sortirait avec moi malgré ma prétendue génialitude. Je suis habitué, donc tout va bien. C'est même agréable d'être une personne qui compte, sans autre idée derrière. Mais bon... je suis trop doué en amitié pour m'en sortir en amour, en fait, j'ai mal réparti mes talents...
Y.-Jésus-est-parmi-nous, rond comme une queue de pelle, nous retient ("Ah NON je suis PAS D'ACCORD vous restez ICI!!"), mais on finit par décoller au fur et à mesure. Pendant le chemin de retour je sens poindre puis couler des larmes de tristesse, bordel heureusement que je suis tout seul...
Et voilà, vu que je n'ai pas trop bu je peux reprendre le volant, je rentre chez moi, me deshabille et m'écroule sur mon lit. Le réveil est rude: j'ai perdu mon amour, et je ne verrai plus nombre de mes potes, si ce n'est tous si je ne suis pas pris en M2 ici. Et en plus cette connasse de pieuvre s'éclate à me broyer les neurones à coup de tentacules.
La vie est ainsi faite, soyons philosophes... Et puis il reste le net.
A part ça, c'est la libération, je vais pouvoir écriiiiiire, ahaha!!!
Encyclopaedia Multiversalis Alien.
"Quels cons, mais quels cons!!"
Note dans la marge
Je n'arrive plus à dormir, pour cause de pieuvre incandescente enserrant ma pauvre cervelle dans ses cruels pseudopodes. Je me suis couché à 5h du matin, après une "soirée de désintégration" mémorable.
Le début de soirée commençait fort: comme ceux qui parviennent à traduire le mounique archaïque des steppes ont pu le comprendre, à 17h30 on entamait déjà la vodka pour fêter l'anniversaire de B. Résultat: casquette de plomb à 19h, quand mes invités (ils étaient 8, j'ai jamais eu autant de monde chez moi!) sont partis. Et j'étais attendu à 20h30 pour la soirée officielle chez P.-aux-gros-seins (la plupart des gens avec qui je traîne ont eu des surnoms hier soir, je crois que je suis le seul à les avoir tous retenus)(ou alors je les invente). Donc, plein comme une huître, je décide de m'étendre histoire de récupérer un brin (parce que les vodkas orange étaient fichtrement serrées, même B. a moins bien résisté que moi et est allé s'effondrer dans les toilettes, blanc-jaune comme une merde de crémier. Bon il avait fumé aussi, alors que pour moi fumer c'est le mal).
Réveil brusque à 20h45, meeeeerde quel con il aurait été intelligent de mettre un réveil avant de s'allonger. Malheureusement, intelligence et éthanol ne font pas bon ménage, donc résultat me voilà à la bourre. Bon... prenons ça avec philosophie:
- Pour une fois que c'est moi
- Je vais enfin savoir ce que c'est de se faire attendre comme une nana
- Et puis d'abord, hein, bon, merde, non mais sans blague!
Fort de ces trois arguments indestructibles, me voilà parti vers ma voiture. Ca tangue plutôt pas mal, mais je connais ma résistance à l'alcool (j'ai eu l'occasion de faire pleeeeiiiin d'expériences cette année) et quand je suis dans cet état, je suis capable de conduire tout à fait prudemment. La preuve: j'étais tellement attentif que j'ai freiné avec des réflexes que je ne me connaissais pas quand un connard de sa mère de merde de la putain de bordel de sa race maudite a déboîté brusquement de derrière un bus. Trop fort moi.
Ensuite, après avoir garé ma voiture, je m'interroge... J'y suis pourtant allé deux fois déjà, mais... Bordel c'est par où, la maison de P.-aux-gros-seins?? Alors j'appelle C.-la-Franc-comtoise, qui m'explique obligeamment comment me rendre à la soirée. Et aussi étrange que ça puisse paraître, j'y arrive du premier coup.
A l'étage, l'ambiance est à son paroxysme: la télé n'est pas allumée. Si, c'est un critère: ma dernière soirée là-bas s'était achevée sur des sketches de Gad Elmaleh et avait, de l'avis de tous, tourné à la soirée chiaaaaante. Ben là non. Je crois même que c'était la première fois que je voyais des bières chez elle. Bon c'est Y.-Jésus-est-parmi-nous qui les avait ramenés, mais même. D'ailleurs c'est marrant de le voir bourré lui, on dirait vraiment un Jésus homosexuel et alcoolique en pleine crise de foi ("Allez viens mon champion!", "NON bordel vous partez pas vous êtes des gens trop bien!!"), alors qu'il n'est ni l'un ni l'autre. C'est tordant mais je ne respecte plus la trâme chronologique de ma brillante histoire, donc reprenons.
Je passe donc le début de soirée jusqu'à minuit chez P.-aux-gros-seins, à essayer le foulard de A.-la-blonde et m'en faire une cravate, jouer avec le clébard qui porte une culotte taille trois ans ("non mais elle a ses règles tu comprends..." "...ah ouais, je comprends... grave même... hum..."), à piquer des fous-rires avec C.-la-paysanne sur l'incapacité d'A.-la-blonde à s'asseoir sur un canapé sans faire tout bouger et renverser les boissons que C.-la-paysanne tenait en main, consoler A.-la-blonde qui, légèrement imbibée, l'a presque mal pris, jouer à Roméo et Juliette en bas de l'appart (quand on en a eu marre on est allés promener le clébard dans la rue) avec C.-la-Naine, à bavarder sérieusement avec C.-la-ptite-punk (surnom que je suis le seul à utiliser, y'a un copyright dessus!) de comment-ça-va-toi, à essayer de dresser le chien de P.-aux-gros-seins à "choper les couilles" en balade avec S.-l'acteur-porno, J.-à-vélo, M.-fils-de-flic et P.-aux-gros-seins, en rencontrant au passage des gens super cool qui nous ont souhaité de bonnes vacances, bref, c'était bien marrant.
Ensuite décollage pour la "vraie" soirée, au bord de la Seille, dehors, avec tout l'amphi et plus encore. On tourne, on va voir tout le monde, je passe 20 minutes à discuter avec une jolie blonde que je n'ai jamais osé aborder sérieusement (je sais: "le naaaaaze"), je bavarde avec plein de gens de sujets aussi divers que la capacité à faire la fête des gens du Sud ou le fait que le cocktail de C.-la-Naine est immonde (même si on en a tous bu au moins deux fois), j'observe les effets de la nouvelle technique de guitare-au-couteau de A.-Cactus, je retrouve A.-la-Ptite, la troisième de notre dream team, je bavarde avec plein de gens à qui je n'ai pas adressé un mot de l'année (et je le regrette maintenant, ils sont tous cool en fait dans cet amphi), bref, soirée de désintégration fort réussie.
Et puis vient le moment des adieux. Mélancolie, tout le monde au bord des larmes (et oui, la sélection en M2 ne nous permettra pas de tous nous retrouver). A.-la-Ptite fond en larmes parce que sa coloc, C.-la-ptite-punk, s'en va au Bénin dans deux jours et malgré le fait qu'elle nous ait dit toute l'année qu'elle ne la supportait plus, comme tout le monde s'en doutait, elle a en fait un coeur gros comme ça et l'aimait beaucoup. Tout le monde se tombe dans les bras... Je passe de longues minutes enlacé avec ma ptite punk qui me fait des compliments qu'on ne m'a jamais dits, ému aux larmes j'arrive à peine à articuler que moi aussi, je suis heureux de l'avoir rencontrée. On fait des blagues sur le fait qu'on va aller buter les profs s'ils ne nous prennent pas tous en M2, mais le coeur n'y est pas. Je prends A.-la-blonde dans mes bras, et C.-la-paysanne (alors qu'elle DETESTE les câlins), et même C.-la-Naine, qui m'a toujours trouvé trop "tactile" (oui les gens du nord ont plus de mal à se montrer leur affection en se tombant dans les bras), me saute dans les bras. Comme d'hab, les copains respectifs de ces demoiselles (pour ceux qui sont présents) me foudroient gentiment du regard, en connaissant cependant parfaitement mon rôle, toujours le même: le "mec génial qui rendra la fille avec qui il sortira hyper heureuse", celui dont on s'étonne qu'il soit célibataire "avec toutes ces qualités, enfin!" mais avec qui on ne serait jamais sorti soi-même. Ca peut pas vraiment s'expliquer, mais j'ai fini par me faire à ce rôle: l'épaule pour les filles et même les mecs, tout le monde m'adore et trouve scandaleux que je sois trop courge pour me trouver une nana géniale, mais aucune fille ne sortirait avec moi malgré ma prétendue génialitude. Je suis habitué, donc tout va bien. C'est même agréable d'être une personne qui compte, sans autre idée derrière. Mais bon... je suis trop doué en amitié pour m'en sortir en amour, en fait, j'ai mal réparti mes talents...
Y.-Jésus-est-parmi-nous, rond comme une queue de pelle, nous retient ("Ah NON je suis PAS D'ACCORD vous restez ICI!!"), mais on finit par décoller au fur et à mesure. Pendant le chemin de retour je sens poindre puis couler des larmes de tristesse, bordel heureusement que je suis tout seul...
Et voilà, vu que je n'ai pas trop bu je peux reprendre le volant, je rentre chez moi, me deshabille et m'écroule sur mon lit. Le réveil est rude: j'ai perdu mon amour, et je ne verrai plus nombre de mes potes, si ce n'est tous si je ne suis pas pris en M2 ici. Et en plus cette connasse de pieuvre s'éclate à me broyer les neurones à coup de tentacules.
La vie est ainsi faite, soyons philosophes... Et puis il reste le net.
A part ça, c'est la libération, je vais pouvoir écriiiiiire, ahaha!!!
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