Statistiques

Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.

mardi 10 juillet 2007

La femme idéale est arménienne et a 14 ans

"La psychologie est à l'inconscient ce qu'une excavation à la dynamite est à un parc naturel."
Lewis Carroll

Aujourd'hui je ne vais pas trop me fatiguer, je vais me contenter de citer un passage d'un bouquin que j'adore: "L'ombre de l'Hégémon", d'Orson Scott Card. Je situe un peu l'histoire: l'action se déroule dans le futur, avec une dizaine d'enfants-soldats supra-intelligents qui ont mené dans l'espace une gigantesque bataille contre des extraterrestres. Des généraux hors pair, dont aucun ne dépasse les 15 ans.

De retour sur terre, plusieurs puissances se les arrachent, dont la Russie, qui commandite l'enlèvement des dix surdoués pour le compte d'un autre surdoué psychopathe, Achille. Mon personnage préféré, Petra Arkanian, est la seule fille de l'équipe. Elle a 14 ans et est arménienne, et elle en veut aux psys sévèrement. Lors d'une opération visant à les secourir et à les faire sortir de Russie, Petra se retrouve enfermée en compagnie d'un psy dans un camion. Et c'est là que c'est marrant.

Quelques extraits.

"Vous comptez me faire marcher à la baguette? demanda Petra.
- Vous cherchez à vous sentir maîtresse de la situation par le biais de l'humour et nous le comprenons, dit l'un des hommes.
- Allons bon, un psychiatre! C'est pire que de la torture! La convention de Genève n'existe donc plus?"

*Explication des détails techniques de l'opération de sauvetage par le psy à Petra*

"Petra secoua la tête. "Je savais que vous étiez un imbécile: vous avez choisi le métier de psy. C'est comme devenir prêtre d'une religion où on accède à la fonction de Dieu."
L'homme rougit violemment pour le plus grand plaisir de Petra. C'était un imbécile et il n'aimait pas qu'on le lui dise, mais il fallait qu'il l'entende: il avait manifestement fondé toute son existence sur sa supposée intelligence et, à présent qu'il jouait avec de vraies armes, il allait se faire tuer s'il restait convaincu de sa supériorité intellectuelle."

*Petra lui explique que son projet est mal ficelé et dangereux, le psy rétorque que ceux qui l'ont enlevée représentent une minorité et qu'ils ne peuvent pas être partout à la fois.*

"Petra secoua de nouveau la tête. "Vous êtes russe, on vous a enseigné l'histoire de votre pays et vous restez quand même convaincu que les services d'espionnage ne peuvent pas être partout et tout entendre? Vous avez passé votre enfance à regarder des vidéos américaines ou quoi?"
C'en fut trop. De son plus bel air de grand ponte offensé, le psychiatre abattit son suprême atout.
"Vous êtes une enfant qui n'a jamais appris le respect ni les convenances. Vous êtes peut-être surdouée dans le domaine de vos compétences innées, mais pour autant vous n'êtes pas capable d'appréhender une situation politique dont vous ignorez tout.
- Ah, nous y voilà! fit Petra. Je ne suis qu'une gosse, je n'ai pas l'expérience dont bénéficient les grandes personnes. L'argument classique.
- Il n'en reste pas moins vrai.
- Vous saisissez toutes les nuances des discours et des intrigues politiques, j'en suis sûre ; mais nous sommes en présence d'une opération militaire."
Le psychiatre la reprit: "D'uune opération politique ; nous n'avons pas d'armes."
Petra demeura de nouveau pantoise devant tant d'ignorance.
"Le recours aux armes, c'est ce qui se produit quand une opération militaire ne parvient pas à son objectif par de simples manoeuvres. Toute entreprise visant à priver physiquement l'ennemi d'un avantage décisif est militaire.
- Celle-ci vise à libérer une petite ingrate et à la renvoyer chez elle retrouver son papa et sa maman, dit le psychiatre d'un ton cassant.
- Vous voulez que je vous remercie? Alors ouvrez la portière et laissez-moi descendre.
- La discussion est close. Vous pouvez vous taire.
- Vous terminez toujours ainsi vos séances avec vos patients?
- Je n'ai jamais prétendu être psychiatre.
- Vous avez suivi des études dans ce domaine, répliqua Petra, et je sais que vous avez pratiqué un moment votre métier parce qu'un homme normal ne s'exprime pas comme un psy quand il s'efforce de rassurer un enfant terrifié. Ce n'est pas parce que vous vous êtes engagés en politique et que vous avez changé de carrière que vous n'êtes plus le crétin qui suivait des cours de charlatanisme en se prenant pour un scientifique."

L'homme avait les plus grandes peines à contenir sa fureur, et Petra savoura le bref frisson de peur qui la traversa. Allait-il la gifler? Peu probable. En bon psychiatre, il allait sans doute se rabattre sur son unique mais inépuisable ressource: sa morgue professionnelle.

"Les profanes se moquent souvent des sciences qu'ils ne comprennent pas.
- C'est précisément là où je veux en venir, répondit Petra. En matière d'opérations militaires, vous êtes un novice -un profane, un crétin. C'est moi la spécialiste, mais vous êtes trop bête pour m'écouter.
- Tout se passe comme prévu, dit le psychiatre, et vous me remercierez en vous excusant platement du ridicule de vos paroles quand vous serez à bord de l'avion qui vous ramènera en Arménie."
Petra eut un mince sourire.
"Vous n'avez même pas jeté un coup d'oeil dans la cabine avant de partir pour vous assurer que c'était le bon chauffeur qui conduisait.
- Si on avait changé de conducteur, quelqu'un l'aurait remarqué, répondit l'homme, mais, à son expression, Petra constata qu'elle avait enfin réussi à le troubler.
- Ah oui, c'est juste, j'oubliais que nous nous fions aux autres conspirateurs de votre groupe pour tout voir et ne rien négliger ; ils ne sont pas psychiatres, eux.
- Je suis psychologue.
- Aïe! fit Petra. Ca doit faire mal d'avouer qu'on n'a pas pu aller plus loin que la moitié de ses études!"

Donc voilà, Petra est la femme parfaite. Une nana capable de rabattre comme ça son caquet à un psy est forcément géniale. Pour la petite histoire, le psy va ensuite vérifier les dires de Petra dans la cabine du conducteur et se fait aussitôt abattre par Achille qui s' y était planqué. Donc en plus elle avait raison.

Ce billet inaugure un nouveau tag dans ce blog, intitulé "Mort aux psys"

A part ça, dans "Snow" des Red Hot, on dirait qu'il y a un chien qui aboie à un moment.

Statistiques

"Chouette, l'an prochain j'ai plus de maths, j'ai que des statistiques!"
Les naïfs étudiants de première année en sciences

Petites nouveautés vite fait, un compteur de paumés et une annonce statistique (qui est en fait une fenêtre mouchard qui me sert à comptabiliser ceux qui passent ici, mais j'ai pas encore bien compris comment ça marche...).

Merci ptite Marine pour le coup de main, c'est vrai que ça en jette!

A part ça, le jury pour le M2 à Metz, c'est aujourd'hui... Brrr...

lundi 9 juillet 2007

I can't stop this feeling

"Ooga Shaka!"
Nadine de Rotshild

Je suis (encore) tombé amoureux d'une chanson. Non, ce n'est ni Snow, ni Mad World, mais je n'oublie pas que je dois encore les commenter. Ca s'appelle Hooked on a feeling, et je ne connais ni l'auteur ni l'interprète de départ. Je sais juste que c'est une chanson dans Ally Mc Beal, reprise par Vonda Shepard, ce qui est forcément gage de qualité.

Procédure habituelle: paroles, traduction, commentaire. Let's go guys (en plus ça me fait réviser mon anglais).

I can't stop this feeling
Deep inside of me
Girl you just don't realize
What you do to me

Je ne peux pas arrêter ce sentiment
Profondément à l'intérieur de moi
Ma belle tu ne réalises même pas
Ce que tu me fais

Bon on donne le ton tout de suite, c'est encore une de ces foutues gonzesses qui se met à torturer un pauvre garçon, qui va évidemment se mettre à tomber amoureux et enchaîner les conneries et les catastrophes. Ah je te jure, les femmes...

Your lips are sweet as candy
The taste stays on my mind
You just keep me thirsty
For another cup of wine

Tes lèvres sont douces comme une friandise
Leur goût demeure dans mon esprit
Tu me gardes assoiffé
Pour une autre coupe de vin

Voilà, qu'est-ce que je disais, le pauvre garçon délire déjà et compare les lèvres de la vile intriguante à une quelconque sucrerie (alors que tout le monde sait que les lèvres des filles sont légèrement salées)(sauf quand elle mettent leur saloperie de brillant à lèvres à la framboise)(là le goût est... non, pas sucré: carrément immonde, nuance!). En plus il vire déjà alcoolique, la sorcière l'a tellement envoûté qu'il noie son délire dans la bibine. Si c'est pas malheureux...

When you hold me
In your arms so tight
You let me know
Everything's all right
.
Quand tu me tiens
Serré dans tes bras
Tu me laisses croire
Que tout va bien

Là on voit bien que cette femme est une sournoise, comme toutes les femmes ("toutes des p**** sauf ma mère!"), elle fait croire au malheureux garçon que tout va pour le mieux avec un vil contact physique destiné à endormir sa vigilance. C'est vraiment de la saloperie cette engeance femelle...

I, I'm hooked on a feeling
I'm high on believing
That you're in love with me
.
Je suis pris à l'hameçon par un sentiment
Je suis assez grand pour croire
Que tu es amoureuse de moi

Quel naïf, ce garçon. Comme si ces foutues femelles étaient capable du moindre sentiment! Amoureuse, et puis quoi encore? Respectueuse, fidèle et gentille aussi? Faut arrêter de rêver, on parle de gonzesses là!

I've got it bad for you, darling
But I don't need a cure
I'll just stay addicted
And hope I can endure
.
Tu m'as intoxiqué, ma chérie
Mais je n'ai pas besoin de soins
Je vais juste rester accro
Et espérer que je pourrais le supporter

Voilà, comme d'habitude un pauvre garçon se laisse prendre au piège sournois d'une de ces mantes religieuses à visage humain. Et même si on peut espérer un début de lucidité (il reconnait que ça fait mal), il est encore trop envoûté par la créature pour s'apercevoir que ce qu'il est en train de faire n'est pas du courage, mais de l'inconscience suicidaire. Faire confiance à une nana et souffrir pour elle, non mais vraiment, a-t-on idée d'être aussi stupide?

All the good love
When we're all alone
Keep it up girl
Yeah, you turn me on
.
Tout ce bon amour
Quand nous sommes tous seuls
Entretiens le chérie
Yeah, tu m'allumes

Voilà, là la nana est en train d'achever les maigres résistances du pauvre garçon. Cette créature du démon lui fait croire qu'elle est physiquement et psychologiquement capable de ressentir quoi que ce soit, et ce naïf tombe en plein dedans. Faut vraiment être con pour croire qu'une nana peut être amoureuse...

I, I'm hooked on a feeling
I'm high on believing
That you're in love with me

All the good love
When we're all alone
Keep it up girl
Yeah, you turn me on
.
I, I'm hooked on a feeling
I'm high on believing
That you're in love with me

Là c'est foutu, le garçon a trépassé, une partie de ses capacités mentales ont été anihilées par l'immonde créature bourrée d'oestrogènes. La preuve, il se répète: cette ignoble vampire doit lui avoir aspiré le cerveau, c'est sur! Mais que fait Buffy??

*rideau*

...voilà, c'est la fin de ma représentation théâtrale destinée à bien faire comprendre aux gens que les commentaires que je fais lorsque je commente des chansons sont à prendre au 2nd degré minimum. Je ne suis PAS sérieux quand je cartonne sur les nanas dans ces chansons, pigé?

A part ça, mon bureau ressemble à un mélange bizarre d'écosystème et de chantier de fouilles archéologiques. Il va falloir que je range, un de ces quatre.

Asocial, et j'assume

"J'aime pas les gens. Ils sont moches, ils sont bêtes et ils sont pénibles."
Superman

Il y a des fois où je suis de très mauvaise humeur. C'est des jours comme ça, une ou deux fois par mois maximum, où il vaut mieux me foutre la paix. Pendant ces brusques accès de misanthropie aggravée, dès qu'on me parle, ça m'énerve, et dès qu'on me touche, j'ai envie de hurler. Aujourd'hui, c'est un jour comme ça.

C'est peut-être le contrecoup de la super journée d'hier, j'en sais rien. Mais aujourd'hui, c'est mode asocial. J'ai envie qu'on me foute une paix royale. Je ne me sens motivé pour rien, même pas pour dormir. Je m'énerve à la moindre réflexion, je soupire tout le temps, et j'en viendrais même à espérer que quelqu'un que je n'aime pas trop débarque, juste histoire que je puisse décharger mon trop-plein d'aggressivité sur lui.

Aujourd'hui, c'est ferié pour la bonne humeur. Attention, chien méchant, tout ça.

A part ça, j'ai enfin fini ma énième correction de mon histoire. Poulette faut que je te renvoie la bonne.

dimanche 8 juillet 2007

Recettes secrètes, danses hawaïennes et orgasmes multiples

"Le coca-sauce épicée, c'est immonde."
Moi qui fais une grande découverte culinaire

C'est pour des journées comme ça qu'on se dit que c'est quand même complètement crétin de songer à se suicider.

Je me sens d'humeur poétique ce soir... Mais comme je ne peux pas encadrer la poésie, je vais raconter tout ça normalement.

Aujourd'hui, c'était ZE journée potes-piscine-cuisine-déconne. L'histoire commence cette nuit à 1h du matin, quand je m'aperçois au moment d'aller me coucher que j'ai oublié de faire ma sangria et qu'il faut que les fruits infusent toute la nuit. Avec un courage impressionnant qui caractérise le puissant guerrier vainqueurs des terribles pyracanthas, j'ai remis à plus tard mon sommeil en retard et suis allé préparer ma fameuse sangria "à la picarde". La sangria normale, comme me l'ont fait remarquer les gens, c'est normalement rempli de fruits en boîte et de quartiers d'orange que tout le monde laisse de côté pour boire le pinard. Alors que la sangria à la picarde, ça n'a rien à voir. En exclusivité, la recette secrète de la sangria à la picarde.

Sangria à la picarde:

- Verser dans un saladier deux bouteilles de 2L de sangria toute prête, qualité pas forcément la meilleure (Lidl ça marche très bien) (c'est le secret, ne pas prendre du vin rouge mais directement de la sangria)
- Y ajouter 4 nectarines, quelques prunes, une barquette de framboises, une barquette de fraises, le tout équeuté et dénoyauté, bien sur.
- Laisser infuser toute une nuit au réfrigérateur
- Servir frais, avec des glaçons pour les PETE-C... les gens qui préfèrent quand c'est bien frais.

ATTENTION: les framboises sont au fond, bien racler avec la louche, c'est le meilleur.

Après ça, je suis allé me coucher, pour me réveiller à 9h du matin (deux minutes avant le réveil, je reprends déjà les habitudes pourries de la fac), parce que j'avais plein de cuisine à faire.

Donc je me suis mis dès le réveil à la confection de mon fameux gâteau au chocolat spécial de moi que tout le monde veut savoir comment je fais pour en faire qui déchire autant sa race aux pingouins. La recette (mais c'est vraiment parce que je suis sympa):

Gâteau au chocolat mounesque:

- Mélanger 200g de sucre et 4 jaunes d'oeufs, jusqu'à ce que ça devienne blanc (ou jaune pâle)(ou jaune tout court, mais c'est moins bon)
- Faire fondre 200g de chocolat à cuire avec une cuillère à soupe d'eau (ouvrez le robinet une seconde au-dessus de la casserole quoi), puis quand c'est fondu, y incorporer 80g de margarine.
- Verser le chocolat dans la préparation.
- Ajouter 120g de farine petit à petit (si vous mettez tout d'un coup vous avez l'impression de touiller du béton)
- Ajouter les blancs d'oeuf battus en neige
- Beurrer et fariner le plat
- Cuire 30 minutes à 180°
- Cassez-vous le ventre

Puis, avec le super bouquin offert par S., "comment oublier votre ex en deux coups de fourchette", j'ai préparé l'entrée: salade de pastèque et feta à la menthe et à l'huile d'olive. La recette est simple, je viens d'énumérer les ingrédients, à vous de voir les proportions que vous voulez.

Ensuite, j'étais en train d'allumer le four quand J&S&M sont arrivés. Moment intense: les yeux de J. quand il a vu que j'avais acheté de la Leffe. Vous voyez le loup de Tex Avery devant la danseuse? Eh ben le même.

Puis arrivée de Ma Puce, du Topos et du Piou. Préparation des pizzas, de quoi en faire neuf, rien que ça. Et l'après-midi est passé comme un coup de vent, entre les vannes, les parties de baballe dans la piscine, les cassages de gueule sur les bouées, les essais de ne pas se prendre les boulasses (ça s'écrit pas comme ça hein?) dans les réservoirs à descendance, le diabolo, les pizzas, la salade, le gâteau, le glandage, le matage de clip de metal ("si on appelle ça le metal, c'est que c'est un forgeron qui l'a inventé: il alterne le coup sur l'enclume et le coup sur le doigt, c'est pour ça qu'ils gueulent tous comme des tarés" - moi et le metal), enfin tout ça.

Les moments forts:

- La petite M. qui découvre que ce n'est pas parce que le chat bouffe de l'herbe pour se purger qu'il faut forcément l'imiter. Bilan: du vomi blanchâtre partout pendant cinq petites minutes, de quoi ravir ses parents. Mouahaha, je me marre.

- Moi qui prend M. dans mes bras, et M. ne pleure pas. Enfin la première fois si, mais ensuite non. Ma Puce était scotchée: moi avec un bébé dans les bras. D'ailleurs, je crois même avoir dit (dans un moment d'égarement) que j'étais prêt à devenir père. Pourtant j'avais pas trop bu.

- Les éloges pour ma sangria à la picarde (oui là je m'envoie des fleurs mais ça m'a fait plaisir de ne pas m'être levé pour rien).

- Ma victoire sur le Topos qui m'a laissé deux grosses griffures sur le flanc et que j'ai forcé à aller se couper les gri... les ongles. Enfin!!

- Les orgasmes multiples que j'ai procuré à tous mes invités. Alors là tout le monde ouvre grand les yeux, m'imagine en bête de sexe, se marre franchement et se demande ce que j'ai bien pu prendre comme substance illégale. Et bien non, bande de mécréants, j'ai obtenu une moyenne générale de 15 et quelques sur 20 pour mes fameux orgasmes au chocolat et au sirop d'épices. La prochaine fois, je mettrais moins de poivre noir, mais il n'empêche qu'ils déchirent carrément je trouve. Même ma chienne a apprécié (parce qu'il y a des nazes qui ne les ont pas bouffés en entier)(tapettes)(c'était des mecs évidemment, je réussis mieux les orgasmes sur les filles). En exclusivité, la recette:

L'orgasme chocolat-épices

- Crevez toujours pour avoir la recette, tas de parasites!! C'est ma mienne!!

- Lié à cet événement, l'épreuve des braves: goûter le sirop aux épices restant dans la casserole. Le Piou et J. ont voulu faire les hommes, mais ils ont fini par plonger la bouche ouverte dans la piscine pour éteindre leur langue.

- S. et ses problèmes psychomoteurs pour envoyer un ballon au bon endroit. De ce côté je ne la ramène pas trop, je sais...

- Moi qui goûte sans m'en rendre compte un verre de coca avec au fond de la sauce piquante pour pizza. Ma première réflexion: "ça a un goût chelou en fait le coca zero..."

- Le Topos et moi en train de faire les vahinés avec nos serviettes en paréos. Ce qui a d'ailleurs inspiré à S. une merveilleuse oeuvre d'art intitulée "youkoulélé", que j'immortalise ici, attention les yeux...

- Les pseudos MSN qui ont du ravir mes contacts d'aujourd'hui, made in S., par exemple "Vahiné Adrien, pro des orgasmes multiples", "fan des rythmes des îles, et j'assume!" "VIVE LES ORGASMES!", etc.


- La pizza Vesuvio, au basalte, au gabbro et à la cendre (avec un peu d'ananas aussi)

- La pizza Fouzytou, dont voici la recette exclusive:

Pizza Fouzytou:
- Etaler la pâte à pizza qui déchire tout (made in J&S)
- Balancer dessus tout ce qui reste sur la table après avoir fait huit pizzas
- Ne pas avoir peur de l'épaisseur de l'édifice
- Faire cuire
- Manger en se disant "ça claque"

Voilà, en gros super journée, passée trop vite, avec potes, bonne bouffe, déconne et tout, trop de bonheur dans ma vie, si c'était comme ça tous les jours ce serait trop bien. Et en exclusivité...

Recette d'une journée réussie:
- Des potes géniaux
- C'est tout

A part ça, entre le bronzage de la main, les cicatrices du pyracantha et les deux griffures du Topos, je commence à vraiment ressembler à un truc chelou.

samedi 7 juillet 2007

Fantasy

"Par le marteau de Moradin..."
Le Nain qui nous fait buter des rats pour 5 pièces d'or, au début de Baldur's Gate

Il observait son ennemi, les yeux plissés. Il sentit une goutte de sueur tiède et poisseuse ruisseler le long de sa tempe. Ses mains se crispèrent sur le manche de son arme, et une ampoule éclata sous ses gants épais. Ils approchaient du dénouement du combat, ils le savaient tous deux.

Le combattant défia du regard son adversaire, qui lui répondit par un silence méprisant. Ses longs tentacules gisaient, brisés, sur le sol dévasté ; seuls un ou deux le maintenaient encore en vie désormais. La hache du guerrier faisait des ravages, malgré les tentatives de plus en plus désespérées du monstre pour les bloquer de ses membres épais recouverts d'un solide épiderme, contre lequel l'arme rebondissait en entamant à peine la chair.

Le soleil cuisait le dos nu du combattant, qui sentait sa résolution faiblir face au regard inexpressif du monstre épineux. Deux longues balafres sur son épaule témoignaient des avanies que pouvaient faire subir pareilles créatures à ceux qui étaient assez fous ou braves pour s'y attaquer. Le combattant en avait déjà abattu deux, mais ce troisième monstre les dépassait de loin en opiniâtreté et en fourberie. De nombreux coups de haches avaient rebondi contre son corps et failli éborgner le guerrier pourtant aguerri.

Dans un puissant cri de guerre, le guerrier attaqua et porta violemment deux coups de hache, dont l'un entama l'un des tentacules restants. Le monstre tressaillit, mais retint son cri de souffrance. Un sourire ourla les lèvres sèches du guerrier. Le monstre se recroquevilla, préparé à l'assaut final. Il savait la bataille perdue: malgré les blessures qu'il avait infligées au guerrier et la fatigue que son adversaire devait ressentir, il sentait bien qu'il allait mourir. Le combattant leva sa hache et trancha d'un coup puissant l'avant-dernier tentacule. Le monstre tenait bon, il ne s'était pas encore effondré malgré ses tremblements incontrôlés.

Le guerrier chercha du regard le dernier pseudopode, et le trouva enfin. Le monstre avait gardé un ultime tour dans son sac: le tentacule restant se trouvait derrière son corps, contre le mur contre lequel il était acculé, et rien ne le forcerait à changer de position. Le dernier tentacule était pratiquement inaccessible avec l'arme du guerrier, dont l'élan serait presque à chaque coup arrêtée par ses membres épais et durs, même en tournant autour de son adversaire.

La rage et la folie envahirent l'esprit du guerrier, qui se transforma brusquement en berserker, barbare sous le coup d'une furie sanguinaire. Son regard flamboya et le monstre, malgré sa fierté, ne put s'empêcher de se recroqueviller davantage. Avide de souffrance et de destruction, la hache fendit l'air, heurtant avec violence l'épiderme solide de la créature, arrachant de larges morceaux des membres chitineux du monstre. Mais malgré quelques coups qui éraflèrent par chance le dernier tentacule, ce dernier resta hors de portée du guerrier.

La tempête se calma dans l'esprit fatigué du héros, et sa hache s'abaissa. Il jeta un regard las à son ennemi ancestral, considéra les deux membres de son espèce qu'il avait déjà abattus, puis ses yeux s'arrêtèrent sur les quatre monstres restants, qui avaient observé, narquois, le combat de l'homme sans intervenir. Le barbare soupira et jeta son arme au sol.

"Je vous finirai plus tard, saloperies de pyracanthas", grogna-t-il.

Les ignobles monstres végétaux soupirèrent de concert et raillèrent en frémissant de contentement le solide guerrier qui s'était avoué vaincu.

"La ramenez pas trop quand même, sourit le combattant en s'éloignant. Tout à l'heure, ajouta-t-il en se tournant vers le monstre pratiquement mort, je t'achève en te tirant avec le treuil. Tu ne me résisteras pas bien longtemps."

Le guerrier partit dans un grand rire se rafraîchir et conter ses aventures à quelque barde de passage, laissant les monstres à leur désarroi et leur frayeur.

A part ça, un pyracantha c'est ça:


PS: finalement le monstre est mort, j'avais bien plus entamé la dernière racine que ce que je pensais, mon beau-père l'a à peine touché qu'il est parti. Par contre celui d'après m'a enfoncé une épine de deux centimètres dans le pied, traversant la chaussure et tout. Il a fallu la découper (la chaussure). Bon c'est vrai que je lui avais flanqué un coup de pied pour voir s'il tenait encore, mais même. Une telle agression sera punie par une transformation en copeaux. Saloperies de pyracanthas.

vendredi 6 juillet 2007

Bon, c'est pas tout ça...

"En selle, cowboy, on a du pain sur la planche!"
Lénine

Ca y est, j'ai fini ce foutu jeu. Enfin libre!

J'ai démonté la face des vilains démons de la fin qui veulent conquérir le monde, assisté au traditionnel effondrement du donjon qui servait de décor au combat final (je n'ai encore jamais vu UN SEUL château maléfique ne pas se casser la gueule une fois le Gros Boss de Fin de Niveau occis)(si si, pensez à Sauron), vu la cinématique de fin et tout et tout, bref, fin du round, victoire totale de mon équipe de six Nains, youhou, tout ça.

Bon.

Maintenant que ce détail est réglé, je vais pouvoir reprendre une activité normale. J'ai recommencé à écrire hier soir, j'ai du jardinage à faire, et je dois aller explorer les forêts avoisinantes à la recherche de plantes médicinales. Ah, et je dois finir de lire un livre, aussi, et remplir mes dossiers de bourse arrivés aujourd'hui même. Enfin tout ça quoi. Je vais faire autre chose que rester planté devant un écran (enfin sauf que je vais écrire), ce qui va être une très bonne chose.

Et histoire de satisfaire Marine et la Poulette (mes seules vraies fans qui se lamentent quand je n'écris rien), je vais aussi redevenir plus présent. Voilà, vous avez un quart d'heure pour vous réjouir de mon retour en pleurant à chaudes larmes.

A part ça, MSN est HS, ça m'éneeeerve. S., si tu passes par là, c'est bon pour les pizzas dimanche.