"Temps (nm): conception humaine de l'écoulement linéaire de l'existence, allant du passé au futur. Le temps est selon eux un mouvement régulier et unidirectionnel, et c'est sur ce schéma qu'ils basent leur existence."
Encyclopaedia Universalis Alien
"Hahaha les nazes, s'ils savaient..."
Note dans la marge
Je sais que je fais le coup régulièrement, mais... ça passe trop vite bordel! Y'a toujours un moment où j'ai l'impression que la trame de l'espace-temps se réduit ou se déforme juste dans le but mesquin de me filer un coup de vieux ou me stresser à cause du manque de temps.
Un an et demie déjà que je n'ai plus touché T. autrement que pour lui faire la bise. Deux jours que ma Puce s'est barrée en Suède (en emportant fourbement les Dr Peppers et les épisodes de Heroes, d'ailleurs, ma vengeance sera terrible). Une semaine avant la fin de mon stage. Une semaine aussi avant mon déménagement à Lille. Une semaine depuis la nuit des étoiles filantes ratée. Un an depuis ma licence. Deux ans (max, j'espère) avant mon master et mon entrée dans le monde du travail. Vingt-et-un ans depuis mon expulsion de l'utérus de ma mère. Deux ans depuis le départ de mon père. Quelques heures avant le retour à la Maison des Tortues, et moins encore avant le retour aux Médiévales de Brignoles (que je conseille ardamment à tous ceux qui sont dans la région). Cinq ans depuis mon premier baiser. Deux ans depuis mon premier amour. Quatre ans depuis le bac, sept depuis le brevet. Trois mois depuis la fête de désintégration de Metz. Trois semaines avant mon entrée à la fac de Lille.
Et encore combien de temps sans savoir où je suis, ce que je sais, à quoi je sers? Combien de temps avant l'amour, avant la descendance, avant la mort ou l'abandon? Combien de temps est-ce qu'il me reste, dans toute cette histoire? Combien de temps avant d'être à nouveau entièrement heureux, combien de temps avant d'être à nouveau plus bas que terre? Combien de temps avant les prochains galères, combien de temps avant les prochaines joies intenses?
Carpe diem? Ouais, d'accord, où est le mode d'emploi?
A part ça... ça va vous?
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
dimanche 19 août 2007
jeudi 16 août 2007
Moune et les livres
"Les livres sont les pavés du savoir. Mais quand même, ça fait pas assez mal aux CRS quand on leur balance."
François Mitterrand
Aujourd'hui, en revenant de mes huit heures quotidiennes passées à fondre sur le terrain (et c'est pas des blagues, j'ai déjà perdu 4 kilos en deux semaines!), j'ai eu une pensée pour les pauvres bouquins que j'emmène avec moi pour patienter entre deux relevés. J'ai posé un regard désolé sur mon exemplaire d'Enchantement, qui à seulement quatre mois entre mes mains, est gonflé par la chaleur, l'humidité, sali par la terre, rempli de feuilles de bruyère, corné, tordu, bref, pas en excellent état. Et pourtant, je l'aime d'autant plus.
J'ai repensé au vigoureux pamphlet de la Poulette sur les bouquins, qu'elle avait écrit au début de son blog, de son besoin de les posséder et de ne pas les laisser entre les sales pattes d'autres lecteurs qu'elle. Alors tiens, ce soir, j'expose mon point de vue sur le sujet.
Un livre qu'on aime est un livre usé, c'est obligatoire. Parce qu'un livre qu'on aime, on ne le lâche pas quand on sort, quand on mange ou quand on fait n'importe quoi d'autre. On le tâche de nutella, de sueur, on fait baver les lettres en appuyant dessus avec les doigts, on le pose sur le gras de la table, on l'abandonne au soleil ou sur l'herbe le temps d'une petite sieste, on le tripote, bref... Les livres que j'aime sont des livres vivants, qui absorbent une partie de ma vie quand je les lis. De même, je ne vois aucun sacrilège à les corner ou à les poser à plat, c'est ma manière de faire avec mes livres et les conséquences sont qu'ils sont marqués par moi.
Les livres sont les amis de tout le monde, et je ne vois aucun problème à les prêter. Par contre, là je suis radical: je suis le SEUL à avoir le droit de marquer mes livres, de leur faire partager ma vie et de la leur faire absorber. Je déteste qu'on corne mes livres, qu'on les pose à plat, qu'on les laisser au soleil ou dans l'herbe, qu'on les tâche de sueur ou de nutella ou qu'on fasse baver les lettres. Je veux qu'on me rende mes livres dans l'état exact où je les ai laissés. De même, je suis vachement plus respectueux des livres qu'on me prête, parce que c'est une partie de quelqu'un d'autre et je n'ai pas plus envie de l'abîmer que mettre mon poing dans le nez de la personne qui me l'a prêté.
Et les livres d'occasion ne me gênent pas, ils ont déjà vécu avant mais maintenant c'est moi qui en suis responsable, et ils vont AUSSI devoir m'absorber moi. En plus je peux imaginer ce que les gens ont fait, pensé ou ressenti en lisant les mêmes pages qu'eux. Mais quand un livre tombe sous ma coupe, quand il me plaît, interdiction formelle de me le rendre abîmé. Et pire encore, interdiction de le perdre. En racheter un autre, c'est bien joli, mais c'est plus vraiment pareil...
En clair, j'égorge quiconque perd ou salit mon exemplaire d'Enchantement, de Peter Pan ou de E=mc² mon amour.
MES livres. MES préccciiiieux...
Hum.
A part ça, j'ai sorti une nouvelle expression un peu crade aujourd'hui. "J'ai des auréoles que les archanges m'envieraient". En parlant de mon T shirt. Voilà voilà...
François Mitterrand
Aujourd'hui, en revenant de mes huit heures quotidiennes passées à fondre sur le terrain (et c'est pas des blagues, j'ai déjà perdu 4 kilos en deux semaines!), j'ai eu une pensée pour les pauvres bouquins que j'emmène avec moi pour patienter entre deux relevés. J'ai posé un regard désolé sur mon exemplaire d'Enchantement, qui à seulement quatre mois entre mes mains, est gonflé par la chaleur, l'humidité, sali par la terre, rempli de feuilles de bruyère, corné, tordu, bref, pas en excellent état. Et pourtant, je l'aime d'autant plus.
J'ai repensé au vigoureux pamphlet de la Poulette sur les bouquins, qu'elle avait écrit au début de son blog, de son besoin de les posséder et de ne pas les laisser entre les sales pattes d'autres lecteurs qu'elle. Alors tiens, ce soir, j'expose mon point de vue sur le sujet.
Un livre qu'on aime est un livre usé, c'est obligatoire. Parce qu'un livre qu'on aime, on ne le lâche pas quand on sort, quand on mange ou quand on fait n'importe quoi d'autre. On le tâche de nutella, de sueur, on fait baver les lettres en appuyant dessus avec les doigts, on le pose sur le gras de la table, on l'abandonne au soleil ou sur l'herbe le temps d'une petite sieste, on le tripote, bref... Les livres que j'aime sont des livres vivants, qui absorbent une partie de ma vie quand je les lis. De même, je ne vois aucun sacrilège à les corner ou à les poser à plat, c'est ma manière de faire avec mes livres et les conséquences sont qu'ils sont marqués par moi.
Les livres sont les amis de tout le monde, et je ne vois aucun problème à les prêter. Par contre, là je suis radical: je suis le SEUL à avoir le droit de marquer mes livres, de leur faire partager ma vie et de la leur faire absorber. Je déteste qu'on corne mes livres, qu'on les pose à plat, qu'on les laisser au soleil ou dans l'herbe, qu'on les tâche de sueur ou de nutella ou qu'on fasse baver les lettres. Je veux qu'on me rende mes livres dans l'état exact où je les ai laissés. De même, je suis vachement plus respectueux des livres qu'on me prête, parce que c'est une partie de quelqu'un d'autre et je n'ai pas plus envie de l'abîmer que mettre mon poing dans le nez de la personne qui me l'a prêté.
Et les livres d'occasion ne me gênent pas, ils ont déjà vécu avant mais maintenant c'est moi qui en suis responsable, et ils vont AUSSI devoir m'absorber moi. En plus je peux imaginer ce que les gens ont fait, pensé ou ressenti en lisant les mêmes pages qu'eux. Mais quand un livre tombe sous ma coupe, quand il me plaît, interdiction formelle de me le rendre abîmé. Et pire encore, interdiction de le perdre. En racheter un autre, c'est bien joli, mais c'est plus vraiment pareil...
En clair, j'égorge quiconque perd ou salit mon exemplaire d'Enchantement, de Peter Pan ou de E=mc² mon amour.
MES livres. MES préccciiiieux...
Hum.
A part ça, j'ai sorti une nouvelle expression un peu crade aujourd'hui. "J'ai des auréoles que les archanges m'envieraient". En parlant de mon T shirt. Voilà voilà...
mardi 14 août 2007
L'histoire du peuplier
"Quand on te frappe, tend l'autre joue. Et quand l'autre a la main en l'air, vise les couilles."
L'évangile selon Saint Jules
Aujourd'hui, je suis tombé sur un vallon avec des peupliers dedans. J'aime beaucoup les peupliers. Ils me rappellent toujours une petite histoire que j'ai entendue quand j'étais petit. Et là, elle m'est revenue d'un coup, alors il faut que je la raconte.
La chèvre et la pie se disputaient à propos d'un peuplier. La pie, perchée au sommet de l'arbre, soutenait avec force que les feuilles du peuplier étaient vertes, d'un beau vert émeraude, tandis que la chèvre, dans le pré sous l'arbre, rétorquait avec fracas que les feuilles du peuplier, tout le monde le savait, étaient blanches, argentées et brillantes comme la neige. La discussion s'envenima, et les deux commères finirent par se battre. La pie creva l'oeil de la chèvre, qui se vengea en encornant l'aile du volatile.
Au milieu de la bataille, l'écureuil arriva et demanda ce qu'il se passait. Les deux commères le lui dirent, et l'écureuil leur dit gravement qu'elles avaient toutes les deux raison, et que le sujet qui les occupait dépendait totalement du point de vue duquel on l'observait. D'en haut, du point de vue de la pie, le peuplier était vert, tandis que d'en bas, du point de vue de la chèvre, le peuplier était blanc. Puis l'écureuil s'en alla, laissant les deux commères dans leur triste état.
La morale, pour ceux qui ne l'auraient pas comprise, est qu'il existe souvent plusieurs points de vue sur un même sujet, et ce n'est pas parce que celui d'en face n'a pas le même que nous que celui d'en face a forcément tort.
A part ça, je vais me coucher, bonne nuit les gens!
L'évangile selon Saint Jules
Aujourd'hui, je suis tombé sur un vallon avec des peupliers dedans. J'aime beaucoup les peupliers. Ils me rappellent toujours une petite histoire que j'ai entendue quand j'étais petit. Et là, elle m'est revenue d'un coup, alors il faut que je la raconte.
L'histoire de la chèvre, de la pie et du peuplier
La chèvre et la pie se disputaient à propos d'un peuplier. La pie, perchée au sommet de l'arbre, soutenait avec force que les feuilles du peuplier étaient vertes, d'un beau vert émeraude, tandis que la chèvre, dans le pré sous l'arbre, rétorquait avec fracas que les feuilles du peuplier, tout le monde le savait, étaient blanches, argentées et brillantes comme la neige. La discussion s'envenima, et les deux commères finirent par se battre. La pie creva l'oeil de la chèvre, qui se vengea en encornant l'aile du volatile.
Au milieu de la bataille, l'écureuil arriva et demanda ce qu'il se passait. Les deux commères le lui dirent, et l'écureuil leur dit gravement qu'elles avaient toutes les deux raison, et que le sujet qui les occupait dépendait totalement du point de vue duquel on l'observait. D'en haut, du point de vue de la pie, le peuplier était vert, tandis que d'en bas, du point de vue de la chèvre, le peuplier était blanc. Puis l'écureuil s'en alla, laissant les deux commères dans leur triste état.
La morale, pour ceux qui ne l'auraient pas comprise, est qu'il existe souvent plusieurs points de vue sur un même sujet, et ce n'est pas parce que celui d'en face n'a pas le même que nous que celui d'en face a forcément tort.
A part ça, je vais me coucher, bonne nuit les gens!
dimanche 12 août 2007
Anthropomorphisme
"Qui sème le vent attrape un rhume."
L'Evangile de Saint Jules
Oui, je sais, ça fait fort longtemps que vous n'avez pas eu l'indicible chance de pouvoir vous repaître de ma prose. Au moins... pfoulala, cinq jours dites donc! Je me demande combien ont survécu à ce traitement...
Sauf que en cinq jours, j'ai eu plein de choses à faire. Mis à part la semaine à trois relevés par jours qui m'a laissé passablement crevé, j'ai passé un après-midi en famille chez moi, avec pour bilan un orteil déchiqueté (le mien), une tante à la cheville foulée et l'impression d'appartenir à une grande famille très unie en voyant les pléthores de cousins, oncles, tantes, grands parents, grands cousins and co (à savoir les mecs et nanas de ces gens là). Et puis j'ai revu la familia ce week end, j'ai déménagé (ouais enfin... bref) ma tante à Avignon, et j'ai fait une soirée à la plage avec la smala habituelle et mon cousin, avec bières dégueu mais ouvrables sans ouvre bouteille, bataille de tomate (S. je te hais), préparation de M. à sa future carrière d'actrice porno (elle manie le concombre comme personne) et beach-volley avec des figures de folie et plein de baballes qui tombaient par mégarde sur les teens chauffées aux hormones qui campaient près d'un des piliers du filet et qui prenaient chaque balle vers elles comme une "étrange approche".
Enfin bref, tout ça pour dire que je n'ai pas trop eu le temps de blogger, mea culpa vachement beaucoup, tout ça.
Mais il y a un petit coup de gueule que je voudrais pousser depuis un petit moment, alors allons-y.
Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur la page d'accueil d'Alice, sur un article recensant les dix espèces animales les plus intelligentes de la terre. On comptait, si je me souviens bien, le gorille, le chien, l'écureuil, le dauphin, le perroquet, le corbeau, le cochon de Guinée et quelques autres... Le corbeau et le perroquet avaient une excellente vision des couleurs, le dauphin un système de communication extrêmement élaboré, le chien une bonne capacité à reconnaître les schémas et les signes, etc. Jusque là, c'était plutôt intéressant, bien que pas assez détaillé à mon goût de scientifique. Mais enfin, c'était sympa comme articule de vulgarisation (je déteste ce mot).
Là où j'ai eu plus de mal, c'est pendant la conclusion qui considérait qu'il était normal de considérer ces résultats d'un point de vue anthropomorphique et anthropocentrique. Je me souviens avoir défini l'anthropomorphisme dans un billet précédent, mais pour ceux qui dormaient, je recommence.
L'anthropomorphisme est la tendance à considérer que les animaux "ressemblent" aux humains, qu'ils ont des tendances à agir pour les mêmes raisons que les humains ou qu'ils ne sont que des humains primitifs enfermés dans des corps d'animaux. A l'image de l'homme, en gros. Genre une mémère qui croit que son caniche est son enfant et qu'il comprend à la perfection tout ce qu'il dit, ou un perroquet qui parle "aussi bien qu'un homme", c'est de l'anthropomorphisme. En tant qu'étudiant en écologie, je m'oppose farouchement à ce genre de généralisation débile et anthropocentrique, comme si toute la création vivante avait pour seul but d'aboutir à l'homme, et que tout le reste n'était que des essais malheureux pour atteindre la perfaction humaine.
Ah oui, pour info, comme son nom l'indique, l'anthropocentrisme c'est la tendance qui consiste à croire l'homme au sommet de l'histoire évolutive, de considérer que l'humanité est tout, et que le reste du monde n'est qu'un détail. Quand on a fait de l'écologie, de la géologie ou de l'astrophysique, ce genre de concept débile fait mourir de rire, mais il y en a encore beaucoup qui y croient.
Alors je m'insurge: qui a décidé qu'un animal ne pouvait pas être aussi intelligent qu'un homme? Qui a placé les hommes au sommet de la pyramide de l'intelligence? Bingo... les hommes. N'importe qui d'un peu sensé saurait que ce genre de jugement nécessite un minimum d'objectivité, que les humains ne peuvent pas vraiment posséder. Pourquoi les dauphins ne seraient-ils pas largement plus avancés que nous au niveau du langage? Ces cétacés sont un modèle d'entraide, de sens de la famille et de paix des peuples, largement supérieurs aux humains de mon point de vue, au moins à ces niveaux, qui supposent selon moi une intelligence ou un instinct que les humains n'ont pas. Pourquoi certains animaux ne seraient-ils pas nettement plus intelligents que les humains dans certains domaines, pourquoi ne pourrait-on pas être surpassés par d'autres espèces animales? Qui a la preuve que nous sommes bel et bien supérieurs en tous points aux autres espèces?
Peut-être que nous sommes le summum de l'évolution, et peut-être pas. Peut-être que nous pouvons être surpassés par d'autres espèces terrestres. Continuer d'être persuadés que l'homme est le degré ultime d'évolution juste parce que nous l'avons décidé à l'époque où nous nous sommes rendus compte que nous pouvions potentiellement tuer des individus appartenant à toutes les autres espèces est un comportement arrogant, et s'il y a bien un truc que j'ai du mal à blairer, c'est l'arrogance humaine.
A part ça, première grasse mat ce matin depuis deux semaines... rhaaa ça fait du bien!
L'Evangile de Saint Jules
Oui, je sais, ça fait fort longtemps que vous n'avez pas eu l'indicible chance de pouvoir vous repaître de ma prose. Au moins... pfoulala, cinq jours dites donc! Je me demande combien ont survécu à ce traitement...
Sauf que en cinq jours, j'ai eu plein de choses à faire. Mis à part la semaine à trois relevés par jours qui m'a laissé passablement crevé, j'ai passé un après-midi en famille chez moi, avec pour bilan un orteil déchiqueté (le mien), une tante à la cheville foulée et l'impression d'appartenir à une grande famille très unie en voyant les pléthores de cousins, oncles, tantes, grands parents, grands cousins and co (à savoir les mecs et nanas de ces gens là). Et puis j'ai revu la familia ce week end, j'ai déménagé (ouais enfin... bref) ma tante à Avignon, et j'ai fait une soirée à la plage avec la smala habituelle et mon cousin, avec bières dégueu mais ouvrables sans ouvre bouteille, bataille de tomate (S. je te hais), préparation de M. à sa future carrière d'actrice porno (elle manie le concombre comme personne) et beach-volley avec des figures de folie et plein de baballes qui tombaient par mégarde sur les teens chauffées aux hormones qui campaient près d'un des piliers du filet et qui prenaient chaque balle vers elles comme une "étrange approche".
Enfin bref, tout ça pour dire que je n'ai pas trop eu le temps de blogger, mea culpa vachement beaucoup, tout ça.
Mais il y a un petit coup de gueule que je voudrais pousser depuis un petit moment, alors allons-y.
Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur la page d'accueil d'Alice, sur un article recensant les dix espèces animales les plus intelligentes de la terre. On comptait, si je me souviens bien, le gorille, le chien, l'écureuil, le dauphin, le perroquet, le corbeau, le cochon de Guinée et quelques autres... Le corbeau et le perroquet avaient une excellente vision des couleurs, le dauphin un système de communication extrêmement élaboré, le chien une bonne capacité à reconnaître les schémas et les signes, etc. Jusque là, c'était plutôt intéressant, bien que pas assez détaillé à mon goût de scientifique. Mais enfin, c'était sympa comme articule de vulgarisation (je déteste ce mot).
Là où j'ai eu plus de mal, c'est pendant la conclusion qui considérait qu'il était normal de considérer ces résultats d'un point de vue anthropomorphique et anthropocentrique. Je me souviens avoir défini l'anthropomorphisme dans un billet précédent, mais pour ceux qui dormaient, je recommence.
L'anthropomorphisme est la tendance à considérer que les animaux "ressemblent" aux humains, qu'ils ont des tendances à agir pour les mêmes raisons que les humains ou qu'ils ne sont que des humains primitifs enfermés dans des corps d'animaux. A l'image de l'homme, en gros. Genre une mémère qui croit que son caniche est son enfant et qu'il comprend à la perfection tout ce qu'il dit, ou un perroquet qui parle "aussi bien qu'un homme", c'est de l'anthropomorphisme. En tant qu'étudiant en écologie, je m'oppose farouchement à ce genre de généralisation débile et anthropocentrique, comme si toute la création vivante avait pour seul but d'aboutir à l'homme, et que tout le reste n'était que des essais malheureux pour atteindre la perfaction humaine.
Ah oui, pour info, comme son nom l'indique, l'anthropocentrisme c'est la tendance qui consiste à croire l'homme au sommet de l'histoire évolutive, de considérer que l'humanité est tout, et que le reste du monde n'est qu'un détail. Quand on a fait de l'écologie, de la géologie ou de l'astrophysique, ce genre de concept débile fait mourir de rire, mais il y en a encore beaucoup qui y croient.
Alors je m'insurge: qui a décidé qu'un animal ne pouvait pas être aussi intelligent qu'un homme? Qui a placé les hommes au sommet de la pyramide de l'intelligence? Bingo... les hommes. N'importe qui d'un peu sensé saurait que ce genre de jugement nécessite un minimum d'objectivité, que les humains ne peuvent pas vraiment posséder. Pourquoi les dauphins ne seraient-ils pas largement plus avancés que nous au niveau du langage? Ces cétacés sont un modèle d'entraide, de sens de la famille et de paix des peuples, largement supérieurs aux humains de mon point de vue, au moins à ces niveaux, qui supposent selon moi une intelligence ou un instinct que les humains n'ont pas. Pourquoi certains animaux ne seraient-ils pas nettement plus intelligents que les humains dans certains domaines, pourquoi ne pourrait-on pas être surpassés par d'autres espèces animales? Qui a la preuve que nous sommes bel et bien supérieurs en tous points aux autres espèces?
Peut-être que nous sommes le summum de l'évolution, et peut-être pas. Peut-être que nous pouvons être surpassés par d'autres espèces terrestres. Continuer d'être persuadés que l'homme est le degré ultime d'évolution juste parce que nous l'avons décidé à l'époque où nous nous sommes rendus compte que nous pouvions potentiellement tuer des individus appartenant à toutes les autres espèces est un comportement arrogant, et s'il y a bien un truc que j'ai du mal à blairer, c'est l'arrogance humaine.
A part ça, première grasse mat ce matin depuis deux semaines... rhaaa ça fait du bien!
Libellés :
Coup de gueule,
Ecologie,
Ma vie mon oeuvre
mardi 7 août 2007
Ptite vidéo du soir
Merci à l'Elfe... Je te la chourre sans aucun scrupule.
Au passage... OUI, le DJ est extrêmement beau.
Journée de meeeeeerde
"Il aimait les femmes comme il aimait l'alcool: il ne pouvait plus s'en passer, mais ça finissait toujours par lui coller la migraine."
Sacha Guitry
Je viens de vivre une journée plus qu'éprouvante pour mes nerfs et mon moral. Et comme je suis crevé, je vais résumer avec une conversation némessène avec la Poulette. L'essentiel y est.
Poulette :
alors vas-y raconte
Moune :
ben hier ça allait, j'ai commencé les journées avec trois points par jour, je vais chercher les tortues à 8h, 11h et 15h, tranquille, je gère
Moune :
aujourd'hui...
Moune :
le matin ça allait
Moune :
l'aprem je devais faire en plus les quatre tortues dont s'occupe ma maîtresse de stage, qui avait une réunion
Moune :
et c'est évidemment à ce moment que l'orage a éclaté
Poulette :
oh
Moune :
j'ai fini trempé comme une soupe au milieu des branches, dégoulinant de boue, de sueur et de flotte, à chercher des tortues qui se carapataient à cause de la pluie et des éclairs, donc dont le signal bougeait tout le temps
Moune :
ma maîtresse de stage a dit par texto qu'on devait quand même essayer de les suivre
Poulette :
mdr
Moune :
suite à ça mon portable a été inondé, et il ne marche plus (la haaaaiiiine!!)
Moune :
j'ai fini par abandonner quand un éclair est tombé à dix mètres de moi
Moune :
j'ai entrevu le visage de mon ex et j'ai cru que j'allais mourir
Moune :
mais en fait non
Moune :
ensuite retour à la voiture sous la pluie battante, j'ai réussi à faire démarrer la bagnole pourrie (on l'appelle le taxi brousse) pour aller récupérer l'autre stagiaire plus bas dans la colline
Moune :
je me gourre de route (normal)
Poulette :
un éclair a dix metre de toi ?
Poulette :
ouah (là j'ai vaguement l'impression qu'elle ne me croit pas... pourtant j'exagère à peine!)
Moune :
je fais toute une descente en marche arrière sur un chemin de terre qui glisse
Moune :
je me retrouve à l'endroit où je devais retrouver l'autre stagiaire
Moune :
manque de bol, je devais la biper
Moune :
sans portable = échec critique
Moune :
j'ai hurlé son nom sous la pluie pendant une demi heure, ça faisait très film romantique (Adrieeeeeenne!! ...sauf que c'était pas ça comme nom)
Moune :
ensuite elle est arrivée (elle ne m'avait pas entendue...), et retour à la maison
Poulette :
mdrrrr
Moune :
c'était... comment dire... horrible ^^
Moune :
et demain vu qu'elles (les tortues) auront toutes bougé, on va galérer pour les retrouver
Moune :
sans compter que je vais peut-être bosser ce week end
Moune :
parce qu'il faut cinq jours de relevés de suite sans orage
Moune :
donc là ce qu'on a fait hier et aujourd'hui, apparemment ça ne sert à rien
Moune :
super journée quoi...
Poulette :
oh putain
Poulette :
eh beh
Poulette :
pas debol
Poulette :
jvois aps quoi dire dautre
Moi non plus.
Ma vie est géniale.
A part ça, je me demande comment je vais me réveiller demain sans réveil...
Sacha Guitry
Je viens de vivre une journée plus qu'éprouvante pour mes nerfs et mon moral. Et comme je suis crevé, je vais résumer avec une conversation némessène avec la Poulette. L'essentiel y est.
Poulette :
alors vas-y raconte
Moune :
ben hier ça allait, j'ai commencé les journées avec trois points par jour, je vais chercher les tortues à 8h, 11h et 15h, tranquille, je gère
Moune :
aujourd'hui...
Moune :
le matin ça allait
Moune :
l'aprem je devais faire en plus les quatre tortues dont s'occupe ma maîtresse de stage, qui avait une réunion
Moune :
et c'est évidemment à ce moment que l'orage a éclaté
Poulette :
oh
Moune :
j'ai fini trempé comme une soupe au milieu des branches, dégoulinant de boue, de sueur et de flotte, à chercher des tortues qui se carapataient à cause de la pluie et des éclairs, donc dont le signal bougeait tout le temps
Moune :
ma maîtresse de stage a dit par texto qu'on devait quand même essayer de les suivre
Poulette :
mdr
Moune :
suite à ça mon portable a été inondé, et il ne marche plus (la haaaaiiiine!!)
Moune :
j'ai fini par abandonner quand un éclair est tombé à dix mètres de moi
Moune :
j'ai entrevu le visage de mon ex et j'ai cru que j'allais mourir
Moune :
mais en fait non
Moune :
ensuite retour à la voiture sous la pluie battante, j'ai réussi à faire démarrer la bagnole pourrie (on l'appelle le taxi brousse) pour aller récupérer l'autre stagiaire plus bas dans la colline
Moune :
je me gourre de route (normal)
Poulette :
un éclair a dix metre de toi ?
Poulette :
ouah (là j'ai vaguement l'impression qu'elle ne me croit pas... pourtant j'exagère à peine!)
Moune :
je fais toute une descente en marche arrière sur un chemin de terre qui glisse
Moune :
je me retrouve à l'endroit où je devais retrouver l'autre stagiaire
Moune :
manque de bol, je devais la biper
Moune :
sans portable = échec critique
Moune :
j'ai hurlé son nom sous la pluie pendant une demi heure, ça faisait très film romantique (Adrieeeeeenne!! ...sauf que c'était pas ça comme nom)
Moune :
ensuite elle est arrivée (elle ne m'avait pas entendue...), et retour à la maison
Poulette :
mdrrrr
Moune :
c'était... comment dire... horrible ^^
Moune :
et demain vu qu'elles (les tortues) auront toutes bougé, on va galérer pour les retrouver
Moune :
sans compter que je vais peut-être bosser ce week end
Moune :
parce qu'il faut cinq jours de relevés de suite sans orage
Moune :
donc là ce qu'on a fait hier et aujourd'hui, apparemment ça ne sert à rien
Moune :
super journée quoi...
Poulette :
oh putain
Poulette :
eh beh
Poulette :
pas debol
Poulette :
jvois aps quoi dire dautre
Moi non plus.
Ma vie est géniale.
A part ça, je me demande comment je vais me réveiller demain sans réveil...
dimanche 5 août 2007
La nuit du conte
"Nasruddin et Mustafa trouvent 10 dinhars. Mustafa dit: "Partageons en frères!" Nasruddin répond: "je préfèrerais faire moitié moitié..."
Jihad Darwiche, le conteur d'hier soir
Hier, j'étais à la nuit du conte de Gardanne. Et histoire faire râler J&S&M, qui m'ont lâchement abandonné tout seul au milieu de plein de gens que mon agoraphobie a difficilement supportés, c'était troooop bien.
Le plein air, la scène joliment éclairée, la nuit belle et dégagée remplie d'étoiles filantes, l'air pas trop froid même à 2h du matin, les accords du oud et surtout, les histoire de Jihad, Leïla, Jean et Nourdine. Les petites histoires de Nasruddin, le sage fou, à raconter par cinq sinon ça porte malheur ; les babouches d'Abou Kassem, lourdes comme un invité qui s'incruste ; Ali Shar le mauvais amant et la belle et brillante Zumurrud ; les apocryphes chrétiennes du Rouge Gorge ou du Quatrième Roi Mage chantées avec le oud ; Hassan et sa soeur monstrueuse ; Hassan (un autre), les trois Paroles et la question de la princesse ; Mi Moitié et les Ogres ; le roi amoureux d'une étoile ou Jaffar le Vizir et la Malle du Fleuve... Que des jolies histoires, dont j'ai déjà oublié pas mal de détails mais que j'essaierai de retranscrire dans la semaine, si j'ai le temps. L'ambiance des contes d'orient, avec des conteurs et musiciens talentueux, une belle mise en scène et un joli ciel étoilé...
Que du bonheur. Je passe sur la rosée qui a imbibé mon plaid et sur les commentaires qui ne faisaient rire qu'eux du couple bruyant de devant, ainsi que sur l'autre blaireau et son portable qui sonne au milieu d'un conte, alors qu'il avait été précisé plusieurs fois d'éteindre les téléphones...
A part ça, le fromage de mon oncle, il déchire sa race aux pingouins.
Jihad Darwiche, le conteur d'hier soir
Hier, j'étais à la nuit du conte de Gardanne. Et histoire faire râler J&S&M, qui m'ont lâchement abandonné tout seul au milieu de plein de gens que mon agoraphobie a difficilement supportés, c'était troooop bien.
Le plein air, la scène joliment éclairée, la nuit belle et dégagée remplie d'étoiles filantes, l'air pas trop froid même à 2h du matin, les accords du oud et surtout, les histoire de Jihad, Leïla, Jean et Nourdine. Les petites histoires de Nasruddin, le sage fou, à raconter par cinq sinon ça porte malheur ; les babouches d'Abou Kassem, lourdes comme un invité qui s'incruste ; Ali Shar le mauvais amant et la belle et brillante Zumurrud ; les apocryphes chrétiennes du Rouge Gorge ou du Quatrième Roi Mage chantées avec le oud ; Hassan et sa soeur monstrueuse ; Hassan (un autre), les trois Paroles et la question de la princesse ; Mi Moitié et les Ogres ; le roi amoureux d'une étoile ou Jaffar le Vizir et la Malle du Fleuve... Que des jolies histoires, dont j'ai déjà oublié pas mal de détails mais que j'essaierai de retranscrire dans la semaine, si j'ai le temps. L'ambiance des contes d'orient, avec des conteurs et musiciens talentueux, une belle mise en scène et un joli ciel étoilé...
Que du bonheur. Je passe sur la rosée qui a imbibé mon plaid et sur les commentaires qui ne faisaient rire qu'eux du couple bruyant de devant, ainsi que sur l'autre blaireau et son portable qui sonne au milieu d'un conte, alors qu'il avait été précisé plusieurs fois d'éteindre les téléphones...
A part ça, le fromage de mon oncle, il déchire sa race aux pingouins.
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