"Quille (nf): 1. objet de bois ou de matériaux composites qu'il est d'usage de tenter de renverser, ainsi que neuf autres, à l'aide d'une boule 'achement lourde, le tout sous le regard moqueur de gens qui savent en général vachement mieux jouer. 2. fin d'une période de travail, annonçant la retraite ou une période d'accalmie professionnelle. Ex: c'est la quiiiiiille yahaaaaa ahahaha!!!"
Encyclopaedia Multiversalis Alien
"Expressions débiles!"
Note dans la marge
Ca y est, c'est la quille! J'ai dit au revoir aux tortues, aux stagiaires, à Madame B. et à Symbelmynë, Cenedra et le Gros Pépère, et je suis parti. C'est l'heure de s'occuper des cartons.
Avant ça, changement de bannière, je mets celle du stage en archive ici.
A part ça, la Poulette râle, alors tout à l'heure je ferai des mots-clés.
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
jeudi 23 août 2007
mercredi 22 août 2007
Réaction en chaîne
"La trahison? Un cochon qui enlève son masque humain une fois qu'il a boulotté toute la confiture."
Henry VIII
J'ai peut-être la mentalité et les facultés mentales d'un mollusque, mais ça va trop vite pour moi tout ça.
Ce soir j'ai passé ma dernière soirée à la maison avant de partir faire mon année à Lille. C'est étrange, c'est la dernière fois que je vois ma soeur aussi apparemment... Là j'écris de la Maison des Tortues (la demeure de Madame B., ma maîtresse de stage), que je quitte demain ou après-demain pour aller terminer mes cartons.
Et ensuite, vendredi, c'est direction on ze road again: traçage à Paris, pour récupérer mes affaires laissées là lors de ma petite virée Metz-Paris-Lille-Paris-Metz, et atterrissage à Lille avec ma mère et mon beau-père. Mission: me trouver un appart en une journée, un samedi, et faire en sorte d'avoir les clés le plus tôt possible. Et ce après avoir déchargé mes affaires chez la Poulette, qui croit naïvement qu'un garçon n'a besoin que de deux T-shirts et d'une assiette pour vivre et que tout va rentrer dans sa cuisine.
Les détails techniques ne sont connus que de la production, mais ce road-trip va à mon avis comporter pas mal de galères. La plus marrante (vu de l'extérieur en tous cas) sera la nouvelle preuve de mon incurable incapacité à me repérer dans un espace d'une taille supérieure à celle d'une feuille A4: réussir à trouver le chemin pour arriver à Fontenay-sous-Bois, chez ma tante, en banlieue parisienne. Le coup d'avoir les clés de l'appart dans la journée me semble aussi légèrement utopique, mais qui sait?
Enfin bon, un problème à la fois... Là, j'essaie de m'empêcher d'oublier d'ajouter à mes affaires à emmener avec moi le sac contenant les vis et les attaches qui me permettront de remonter mon meuble de salle de bain une fois sur place. Mais avec le nombre de cartons à faire ou à refaire, je le sens mal tout ça...
Et du côté sentiments and co., on observe l'habituel stress carabiné à l'idée de recommencer une nouvelle vie, la traditionnelle culpabilité à l'idée d'embêter autant de monde pour ma petite personne, tant ma mère et mon beau-père que la Poulette, l'inéluctable gêne à l'idée que je n'ai pas travaillé cet été et que cette année je n'ai pas un rond devant moi et que je vais dépendre totalement de ma mère (sauf si je trouve un travail, d'ailleurs je vais commencer à chercher)(nota bene: penser à le cacher à ma mère, qui ferait une crise si elle apprenait que j'essaie de gagner ma vie au lieu de profiter de ses largesses et de ne rien faire d'autre qu'étudier), et évidemment la peine de quitter le Sud, la famille et les potes...
Ah et puis il me faut le net, aussi... Je vais quand même pas aller squatter la Poulette tous le temps...
Rhaaaa! Un appart, un job, une connexion au net, la motivation pour continuer à écrire/dessiner/jouer du violon/sortir dans la nature, et m'inscrire à la fac. Top chrono! ...argh.
A part ça, spider cochooooon!! (oui ça y est j'ai vu le film)
Henry VIII
J'ai peut-être la mentalité et les facultés mentales d'un mollusque, mais ça va trop vite pour moi tout ça.
Ce soir j'ai passé ma dernière soirée à la maison avant de partir faire mon année à Lille. C'est étrange, c'est la dernière fois que je vois ma soeur aussi apparemment... Là j'écris de la Maison des Tortues (la demeure de Madame B., ma maîtresse de stage), que je quitte demain ou après-demain pour aller terminer mes cartons.
Et ensuite, vendredi, c'est direction on ze road again: traçage à Paris, pour récupérer mes affaires laissées là lors de ma petite virée Metz-Paris-Lille-Paris-Metz, et atterrissage à Lille avec ma mère et mon beau-père. Mission: me trouver un appart en une journée, un samedi, et faire en sorte d'avoir les clés le plus tôt possible. Et ce après avoir déchargé mes affaires chez la Poulette, qui croit naïvement qu'un garçon n'a besoin que de deux T-shirts et d'une assiette pour vivre et que tout va rentrer dans sa cuisine.
Les détails techniques ne sont connus que de la production, mais ce road-trip va à mon avis comporter pas mal de galères. La plus marrante (vu de l'extérieur en tous cas) sera la nouvelle preuve de mon incurable incapacité à me repérer dans un espace d'une taille supérieure à celle d'une feuille A4: réussir à trouver le chemin pour arriver à Fontenay-sous-Bois, chez ma tante, en banlieue parisienne. Le coup d'avoir les clés de l'appart dans la journée me semble aussi légèrement utopique, mais qui sait?
Enfin bon, un problème à la fois... Là, j'essaie de m'empêcher d'oublier d'ajouter à mes affaires à emmener avec moi le sac contenant les vis et les attaches qui me permettront de remonter mon meuble de salle de bain une fois sur place. Mais avec le nombre de cartons à faire ou à refaire, je le sens mal tout ça...
Et du côté sentiments and co., on observe l'habituel stress carabiné à l'idée de recommencer une nouvelle vie, la traditionnelle culpabilité à l'idée d'embêter autant de monde pour ma petite personne, tant ma mère et mon beau-père que la Poulette, l'inéluctable gêne à l'idée que je n'ai pas travaillé cet été et que cette année je n'ai pas un rond devant moi et que je vais dépendre totalement de ma mère (sauf si je trouve un travail, d'ailleurs je vais commencer à chercher)(nota bene: penser à le cacher à ma mère, qui ferait une crise si elle apprenait que j'essaie de gagner ma vie au lieu de profiter de ses largesses et de ne rien faire d'autre qu'étudier), et évidemment la peine de quitter le Sud, la famille et les potes...
Ah et puis il me faut le net, aussi... Je vais quand même pas aller squatter la Poulette tous le temps...
Rhaaaa! Un appart, un job, une connexion au net, la motivation pour continuer à écrire/dessiner/jouer du violon/sortir dans la nature, et m'inscrire à la fac. Top chrono! ...argh.
A part ça, spider cochooooon!! (oui ça y est j'ai vu le film)
lundi 20 août 2007
Atelier d'écriture 2
"La suite la suite!"
La foule de mes fans hystériques (non mais y'en a au moins deux!)
La suite de l'histoire (le début est là)...
Je saisis un de ces immondes yaourt violets et lui tends, puis saisis une banane dans la corbeille. Raph me remercie en se hissant sur la pointe des pieds et en m'embrassant le haut de la tête. Je déteste quand elle fait ça.
"Je déteste quand tu fais ça.
- Pourquoi? Tu n'aimes plus que je t'embrasse?
- Comme ça non. J'ai l'impression d'avoir une chauve-souris dans les cheveux.
- Sympathique.
- Te vexe pas. Vivement que ton expérience se termine, que je ne chope plus de torticolis à chaque fois que je veux te regarder dans les yeux.
- Remarque pour moi ça ne change rien, je dois toujours me décoller le cou... T'es trop grand, je l'ai toujours dit.
- Tu rigoles, c'est toi qui es encore en pleine croissance..."
S'il y a un truc que Raphaëlle déteste, c'est qu'on la charrie sur son âge.
"J'espère que quand je vais grandir encore, bien plus que la saucisse que tu es! On verra si tu rigoles encore.
- Grande? Même boostée aux hormones de croissance tu resteras ma petite Raph d'amour, alors ne rêve pas trop...
- Ca c'est ce qu'on verra! Les indiens attaquent, protégez vos scalps!"
Et ni une ni deux, elle tend le bras et m'arrache une dizaine de cheveux. C'est son nouveau jeu.
"Aieuh!
- Hahaha, alors grand manitou, on me défie toujours?
- C'est pas parce que tu t'es intégré des gènes de mouche que tu m'échapperas!" lancé-je en me ruant à sa poursuite.
La course folle s'engage à travers toute la maison. Les courses dans la maison, c'est un peu notre marque de fabrique, à Raph et moi. On court, on s'enfuit, on crie, on se marre. C'est toujours assez flippant, même quand elle ne vivait pas au plafond: quand on court dans la maison, on a tendance à oublier que ce n'est pas la cour du lycée, et en général tout ce qui est sur notre chemin voltige: on traverse les portes en fonçant dedans, on prend appui sur les meubles ou sur les murs, tous les coups sont permis pour que celui qui pourchasse chope celui qui fuit. Depuis que Raph est au plafond, j'ai toujours l'impression d'être dans la pub, vous savez, celle où un mec et une fille courent sans se soucier de la gravité, aussi bien au plafond qu'aux murs...
"Aieuh! couine Raph en s'écroulant en se tenant le pied.
- Ah bravo! Combien de fois il va falloir que je te répète de faire gaffe aux lampes!"
La suite plus tard, peut-être...
La foule de mes fans hystériques (non mais y'en a au moins deux!)
La suite de l'histoire (le début est là)...
Je saisis un de ces immondes yaourt violets et lui tends, puis saisis une banane dans la corbeille. Raph me remercie en se hissant sur la pointe des pieds et en m'embrassant le haut de la tête. Je déteste quand elle fait ça.
"Je déteste quand tu fais ça.
- Pourquoi? Tu n'aimes plus que je t'embrasse?
- Comme ça non. J'ai l'impression d'avoir une chauve-souris dans les cheveux.
- Sympathique.
- Te vexe pas. Vivement que ton expérience se termine, que je ne chope plus de torticolis à chaque fois que je veux te regarder dans les yeux.
- Remarque pour moi ça ne change rien, je dois toujours me décoller le cou... T'es trop grand, je l'ai toujours dit.
- Tu rigoles, c'est toi qui es encore en pleine croissance..."
S'il y a un truc que Raphaëlle déteste, c'est qu'on la charrie sur son âge.
"J'espère que quand je vais grandir encore, bien plus que la saucisse que tu es! On verra si tu rigoles encore.
- Grande? Même boostée aux hormones de croissance tu resteras ma petite Raph d'amour, alors ne rêve pas trop...
- Ca c'est ce qu'on verra! Les indiens attaquent, protégez vos scalps!"
Et ni une ni deux, elle tend le bras et m'arrache une dizaine de cheveux. C'est son nouveau jeu.
"Aieuh!
- Hahaha, alors grand manitou, on me défie toujours?
- C'est pas parce que tu t'es intégré des gènes de mouche que tu m'échapperas!" lancé-je en me ruant à sa poursuite.
La course folle s'engage à travers toute la maison. Les courses dans la maison, c'est un peu notre marque de fabrique, à Raph et moi. On court, on s'enfuit, on crie, on se marre. C'est toujours assez flippant, même quand elle ne vivait pas au plafond: quand on court dans la maison, on a tendance à oublier que ce n'est pas la cour du lycée, et en général tout ce qui est sur notre chemin voltige: on traverse les portes en fonçant dedans, on prend appui sur les meubles ou sur les murs, tous les coups sont permis pour que celui qui pourchasse chope celui qui fuit. Depuis que Raph est au plafond, j'ai toujours l'impression d'être dans la pub, vous savez, celle où un mec et une fille courent sans se soucier de la gravité, aussi bien au plafond qu'aux murs...
"Aieuh! couine Raph en s'écroulant en se tenant le pied.
- Ah bravo! Combien de fois il va falloir que je te répète de faire gaffe aux lampes!"
La suite plus tard, peut-être...
dimanche 19 août 2007
Quelques dessins
"..."
Ma petite cousine, qui ne parle pas encore.
La flemme de trouver une citation.
Deux dessins faits récemment.
Ma petite cousine, qui ne parle pas encore.
La flemme de trouver une citation.
Deux dessins faits récemment.
Un Gobelin chevaucheur de loup (j'adore le rendu de la texture du loup).
Et une Gnomide sur un oiseau (les couleurs sont pas terribles à cause du scan, c'est tout pâle)
A part ça, retour aux Médiévales cet aprem.
Le temps est assassin, tout ça...
"Temps (nm): conception humaine de l'écoulement linéaire de l'existence, allant du passé au futur. Le temps est selon eux un mouvement régulier et unidirectionnel, et c'est sur ce schéma qu'ils basent leur existence."
Encyclopaedia Universalis Alien
"Hahaha les nazes, s'ils savaient..."
Note dans la marge
Je sais que je fais le coup régulièrement, mais... ça passe trop vite bordel! Y'a toujours un moment où j'ai l'impression que la trame de l'espace-temps se réduit ou se déforme juste dans le but mesquin de me filer un coup de vieux ou me stresser à cause du manque de temps.
Un an et demie déjà que je n'ai plus touché T. autrement que pour lui faire la bise. Deux jours que ma Puce s'est barrée en Suède (en emportant fourbement les Dr Peppers et les épisodes de Heroes, d'ailleurs, ma vengeance sera terrible). Une semaine avant la fin de mon stage. Une semaine aussi avant mon déménagement à Lille. Une semaine depuis la nuit des étoiles filantes ratée. Un an depuis ma licence. Deux ans (max, j'espère) avant mon master et mon entrée dans le monde du travail. Vingt-et-un ans depuis mon expulsion de l'utérus de ma mère. Deux ans depuis le départ de mon père. Quelques heures avant le retour à la Maison des Tortues, et moins encore avant le retour aux Médiévales de Brignoles (que je conseille ardamment à tous ceux qui sont dans la région). Cinq ans depuis mon premier baiser. Deux ans depuis mon premier amour. Quatre ans depuis le bac, sept depuis le brevet. Trois mois depuis la fête de désintégration de Metz. Trois semaines avant mon entrée à la fac de Lille.
Et encore combien de temps sans savoir où je suis, ce que je sais, à quoi je sers? Combien de temps avant l'amour, avant la descendance, avant la mort ou l'abandon? Combien de temps est-ce qu'il me reste, dans toute cette histoire? Combien de temps avant d'être à nouveau entièrement heureux, combien de temps avant d'être à nouveau plus bas que terre? Combien de temps avant les prochains galères, combien de temps avant les prochaines joies intenses?
Carpe diem? Ouais, d'accord, où est le mode d'emploi?
A part ça... ça va vous?
Encyclopaedia Universalis Alien
"Hahaha les nazes, s'ils savaient..."
Note dans la marge
Je sais que je fais le coup régulièrement, mais... ça passe trop vite bordel! Y'a toujours un moment où j'ai l'impression que la trame de l'espace-temps se réduit ou se déforme juste dans le but mesquin de me filer un coup de vieux ou me stresser à cause du manque de temps.
Un an et demie déjà que je n'ai plus touché T. autrement que pour lui faire la bise. Deux jours que ma Puce s'est barrée en Suède (en emportant fourbement les Dr Peppers et les épisodes de Heroes, d'ailleurs, ma vengeance sera terrible). Une semaine avant la fin de mon stage. Une semaine aussi avant mon déménagement à Lille. Une semaine depuis la nuit des étoiles filantes ratée. Un an depuis ma licence. Deux ans (max, j'espère) avant mon master et mon entrée dans le monde du travail. Vingt-et-un ans depuis mon expulsion de l'utérus de ma mère. Deux ans depuis le départ de mon père. Quelques heures avant le retour à la Maison des Tortues, et moins encore avant le retour aux Médiévales de Brignoles (que je conseille ardamment à tous ceux qui sont dans la région). Cinq ans depuis mon premier baiser. Deux ans depuis mon premier amour. Quatre ans depuis le bac, sept depuis le brevet. Trois mois depuis la fête de désintégration de Metz. Trois semaines avant mon entrée à la fac de Lille.
Et encore combien de temps sans savoir où je suis, ce que je sais, à quoi je sers? Combien de temps avant l'amour, avant la descendance, avant la mort ou l'abandon? Combien de temps est-ce qu'il me reste, dans toute cette histoire? Combien de temps avant d'être à nouveau entièrement heureux, combien de temps avant d'être à nouveau plus bas que terre? Combien de temps avant les prochains galères, combien de temps avant les prochaines joies intenses?
Carpe diem? Ouais, d'accord, où est le mode d'emploi?
A part ça... ça va vous?
jeudi 16 août 2007
Moune et les livres
"Les livres sont les pavés du savoir. Mais quand même, ça fait pas assez mal aux CRS quand on leur balance."
François Mitterrand
Aujourd'hui, en revenant de mes huit heures quotidiennes passées à fondre sur le terrain (et c'est pas des blagues, j'ai déjà perdu 4 kilos en deux semaines!), j'ai eu une pensée pour les pauvres bouquins que j'emmène avec moi pour patienter entre deux relevés. J'ai posé un regard désolé sur mon exemplaire d'Enchantement, qui à seulement quatre mois entre mes mains, est gonflé par la chaleur, l'humidité, sali par la terre, rempli de feuilles de bruyère, corné, tordu, bref, pas en excellent état. Et pourtant, je l'aime d'autant plus.
J'ai repensé au vigoureux pamphlet de la Poulette sur les bouquins, qu'elle avait écrit au début de son blog, de son besoin de les posséder et de ne pas les laisser entre les sales pattes d'autres lecteurs qu'elle. Alors tiens, ce soir, j'expose mon point de vue sur le sujet.
Un livre qu'on aime est un livre usé, c'est obligatoire. Parce qu'un livre qu'on aime, on ne le lâche pas quand on sort, quand on mange ou quand on fait n'importe quoi d'autre. On le tâche de nutella, de sueur, on fait baver les lettres en appuyant dessus avec les doigts, on le pose sur le gras de la table, on l'abandonne au soleil ou sur l'herbe le temps d'une petite sieste, on le tripote, bref... Les livres que j'aime sont des livres vivants, qui absorbent une partie de ma vie quand je les lis. De même, je ne vois aucun sacrilège à les corner ou à les poser à plat, c'est ma manière de faire avec mes livres et les conséquences sont qu'ils sont marqués par moi.
Les livres sont les amis de tout le monde, et je ne vois aucun problème à les prêter. Par contre, là je suis radical: je suis le SEUL à avoir le droit de marquer mes livres, de leur faire partager ma vie et de la leur faire absorber. Je déteste qu'on corne mes livres, qu'on les pose à plat, qu'on les laisser au soleil ou dans l'herbe, qu'on les tâche de sueur ou de nutella ou qu'on fasse baver les lettres. Je veux qu'on me rende mes livres dans l'état exact où je les ai laissés. De même, je suis vachement plus respectueux des livres qu'on me prête, parce que c'est une partie de quelqu'un d'autre et je n'ai pas plus envie de l'abîmer que mettre mon poing dans le nez de la personne qui me l'a prêté.
Et les livres d'occasion ne me gênent pas, ils ont déjà vécu avant mais maintenant c'est moi qui en suis responsable, et ils vont AUSSI devoir m'absorber moi. En plus je peux imaginer ce que les gens ont fait, pensé ou ressenti en lisant les mêmes pages qu'eux. Mais quand un livre tombe sous ma coupe, quand il me plaît, interdiction formelle de me le rendre abîmé. Et pire encore, interdiction de le perdre. En racheter un autre, c'est bien joli, mais c'est plus vraiment pareil...
En clair, j'égorge quiconque perd ou salit mon exemplaire d'Enchantement, de Peter Pan ou de E=mc² mon amour.
MES livres. MES préccciiiieux...
Hum.
A part ça, j'ai sorti une nouvelle expression un peu crade aujourd'hui. "J'ai des auréoles que les archanges m'envieraient". En parlant de mon T shirt. Voilà voilà...
François Mitterrand
Aujourd'hui, en revenant de mes huit heures quotidiennes passées à fondre sur le terrain (et c'est pas des blagues, j'ai déjà perdu 4 kilos en deux semaines!), j'ai eu une pensée pour les pauvres bouquins que j'emmène avec moi pour patienter entre deux relevés. J'ai posé un regard désolé sur mon exemplaire d'Enchantement, qui à seulement quatre mois entre mes mains, est gonflé par la chaleur, l'humidité, sali par la terre, rempli de feuilles de bruyère, corné, tordu, bref, pas en excellent état. Et pourtant, je l'aime d'autant plus.
J'ai repensé au vigoureux pamphlet de la Poulette sur les bouquins, qu'elle avait écrit au début de son blog, de son besoin de les posséder et de ne pas les laisser entre les sales pattes d'autres lecteurs qu'elle. Alors tiens, ce soir, j'expose mon point de vue sur le sujet.
Un livre qu'on aime est un livre usé, c'est obligatoire. Parce qu'un livre qu'on aime, on ne le lâche pas quand on sort, quand on mange ou quand on fait n'importe quoi d'autre. On le tâche de nutella, de sueur, on fait baver les lettres en appuyant dessus avec les doigts, on le pose sur le gras de la table, on l'abandonne au soleil ou sur l'herbe le temps d'une petite sieste, on le tripote, bref... Les livres que j'aime sont des livres vivants, qui absorbent une partie de ma vie quand je les lis. De même, je ne vois aucun sacrilège à les corner ou à les poser à plat, c'est ma manière de faire avec mes livres et les conséquences sont qu'ils sont marqués par moi.
Les livres sont les amis de tout le monde, et je ne vois aucun problème à les prêter. Par contre, là je suis radical: je suis le SEUL à avoir le droit de marquer mes livres, de leur faire partager ma vie et de la leur faire absorber. Je déteste qu'on corne mes livres, qu'on les pose à plat, qu'on les laisser au soleil ou dans l'herbe, qu'on les tâche de sueur ou de nutella ou qu'on fasse baver les lettres. Je veux qu'on me rende mes livres dans l'état exact où je les ai laissés. De même, je suis vachement plus respectueux des livres qu'on me prête, parce que c'est une partie de quelqu'un d'autre et je n'ai pas plus envie de l'abîmer que mettre mon poing dans le nez de la personne qui me l'a prêté.
Et les livres d'occasion ne me gênent pas, ils ont déjà vécu avant mais maintenant c'est moi qui en suis responsable, et ils vont AUSSI devoir m'absorber moi. En plus je peux imaginer ce que les gens ont fait, pensé ou ressenti en lisant les mêmes pages qu'eux. Mais quand un livre tombe sous ma coupe, quand il me plaît, interdiction formelle de me le rendre abîmé. Et pire encore, interdiction de le perdre. En racheter un autre, c'est bien joli, mais c'est plus vraiment pareil...
En clair, j'égorge quiconque perd ou salit mon exemplaire d'Enchantement, de Peter Pan ou de E=mc² mon amour.
MES livres. MES préccciiiieux...
Hum.
A part ça, j'ai sorti une nouvelle expression un peu crade aujourd'hui. "J'ai des auréoles que les archanges m'envieraient". En parlant de mon T shirt. Voilà voilà...
mardi 14 août 2007
L'histoire du peuplier
"Quand on te frappe, tend l'autre joue. Et quand l'autre a la main en l'air, vise les couilles."
L'évangile selon Saint Jules
Aujourd'hui, je suis tombé sur un vallon avec des peupliers dedans. J'aime beaucoup les peupliers. Ils me rappellent toujours une petite histoire que j'ai entendue quand j'étais petit. Et là, elle m'est revenue d'un coup, alors il faut que je la raconte.
La chèvre et la pie se disputaient à propos d'un peuplier. La pie, perchée au sommet de l'arbre, soutenait avec force que les feuilles du peuplier étaient vertes, d'un beau vert émeraude, tandis que la chèvre, dans le pré sous l'arbre, rétorquait avec fracas que les feuilles du peuplier, tout le monde le savait, étaient blanches, argentées et brillantes comme la neige. La discussion s'envenima, et les deux commères finirent par se battre. La pie creva l'oeil de la chèvre, qui se vengea en encornant l'aile du volatile.
Au milieu de la bataille, l'écureuil arriva et demanda ce qu'il se passait. Les deux commères le lui dirent, et l'écureuil leur dit gravement qu'elles avaient toutes les deux raison, et que le sujet qui les occupait dépendait totalement du point de vue duquel on l'observait. D'en haut, du point de vue de la pie, le peuplier était vert, tandis que d'en bas, du point de vue de la chèvre, le peuplier était blanc. Puis l'écureuil s'en alla, laissant les deux commères dans leur triste état.
La morale, pour ceux qui ne l'auraient pas comprise, est qu'il existe souvent plusieurs points de vue sur un même sujet, et ce n'est pas parce que celui d'en face n'a pas le même que nous que celui d'en face a forcément tort.
A part ça, je vais me coucher, bonne nuit les gens!
L'évangile selon Saint Jules
Aujourd'hui, je suis tombé sur un vallon avec des peupliers dedans. J'aime beaucoup les peupliers. Ils me rappellent toujours une petite histoire que j'ai entendue quand j'étais petit. Et là, elle m'est revenue d'un coup, alors il faut que je la raconte.
L'histoire de la chèvre, de la pie et du peuplier
La chèvre et la pie se disputaient à propos d'un peuplier. La pie, perchée au sommet de l'arbre, soutenait avec force que les feuilles du peuplier étaient vertes, d'un beau vert émeraude, tandis que la chèvre, dans le pré sous l'arbre, rétorquait avec fracas que les feuilles du peuplier, tout le monde le savait, étaient blanches, argentées et brillantes comme la neige. La discussion s'envenima, et les deux commères finirent par se battre. La pie creva l'oeil de la chèvre, qui se vengea en encornant l'aile du volatile.
Au milieu de la bataille, l'écureuil arriva et demanda ce qu'il se passait. Les deux commères le lui dirent, et l'écureuil leur dit gravement qu'elles avaient toutes les deux raison, et que le sujet qui les occupait dépendait totalement du point de vue duquel on l'observait. D'en haut, du point de vue de la pie, le peuplier était vert, tandis que d'en bas, du point de vue de la chèvre, le peuplier était blanc. Puis l'écureuil s'en alla, laissant les deux commères dans leur triste état.
La morale, pour ceux qui ne l'auraient pas comprise, est qu'il existe souvent plusieurs points de vue sur un même sujet, et ce n'est pas parce que celui d'en face n'a pas le même que nous que celui d'en face a forcément tort.
A part ça, je vais me coucher, bonne nuit les gens!
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