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lundi 15 octobre 2007

You can hear it in the music...

"Mais arrête de déprimer!
- Mais arrête de respirer!
- Je peux pas!
- Moi non plus!"
Inconnu

Il y a des jours où la bonne humeur est à fond de cale, aux fers, au pain sec et à l'eau. Des jours où on a envie de se noyer sous sa douche, de pomper toute la flotte disponible du monde pour que l'humanité crève le plus vite possible. Et puis non, quand même, on est écolo, alors on ferme les vannes.

Des jours où la mention de choses qu'on n'aime pas rend presque violent, une envie atroce de coller son poing dans la figure d'un archétype, une envie de détruire plus ou moins symboliquement l'une des multiples choses qu'on juge lamentables dans le monde. La religion, le capitalisme, la science au service des loisirs ou de l'économie, les secrétaires de fac, l'intellectualisme, les animateurs de radio, le déterrage des blaireaux, la chasse aux baleines, l'armée, les frontières entre les pays, les supporters, la télé, Karine Ferri...

Tout à l'heure, on m'a parlé de psys. En plaisantant. J'ai tremblé de rage en pensant à ce que je ferais au moindre psychanalyste tentant de me cerner ou de trouver des indices dans mon comportement, des éléments "typiquement masculins" ou autres, j'ai pensé à la volée que je lui mettrais, moi qui suis taillé comme un cure-pipe et qui suis si adepte de la non-violence qu'à côté de moi Gandhi passerait pour Conan le Barbare à qui on aurait pincé les fesses.

Il y a des jours où le ciel gris, l'ennui et la déprime poussent au bilan. Un bilan de vingt-et-un ans, dans un cocon de soie, dans un pays civilisé et techniquement avancé où il n'y a pas de guerre, pas de dictature, pas de famine, ou alors on les cache, un bilan de mec "normal" qui a vécu le divorce de ses parents comme l'un des pires événements de sa vie quand d'autres galèrent avec des histoires de viols, d'adultères ou de violences familiales. Un bilan devant lequel il est facile de se dire "pauvre con gâté par la vie, tu ne connais pas ton bonheur", un bilan touchant de naïveté et de bêtise arrogante quand des gosses sautent sur des mines et que des hommes d'affaires décident du sort des baleines. A côté de ça, le pire que j'ai pu vivre n'est qu'une amusante facétie.

Mais à mon échelle, ça me plombe. Ca me plombe d'avoir eu pour "modèle paternel" un père qui a trompé sa femme aux pires moments, qui l'a laissée tomber comme un voleur et qui veut constituer une image de père cool et attentif alors qu'il ne s'intéresse à moi que depuis qu'il ne vit plus avec nous. Et encore, en ce moment je n'ai pas de nouvelle depuis plus d'un mois. Ca me plombe d'avoir peur de devenir comme mon père.

Ca me plombe d'être un amoureux romantique et décidé, qui considère avoir trouvé la femme de sa vie et qui veut tout faire pour la rendre heureuse, sans pour autant y arriver. La bonne volonté peut donner les meilleurs résultats comme les pires des catastrophes, et manque de bol tout ce que je fais ne donne jamais rien de bon.

Je pourrais continuer, dire que le monde me dégoûte, que la vie étudiante m'emmerde, je pourrais cracher sur ma vie et me dire qu'elle est pourrie, mais ce ne serait pas vrai. Je garde espoir de changer le monde, ou à défaut d'essayer. J'ai une famille aimante, des amis géniaux, et puis la vie est pleine d'opportunités. Je vais faire de la plongée. Je me suis (un peu) remis à écrire. Je sais dessiner, raconter des histoires, jouer deux ou trois morceaux sur un violon. Je suis amoureux de la nature et j'ai assez d'humour pour que les gens aient envie de passer des soirées avec moi. Tout ne va pas mal dans ma vie, globalement ça va même plutôt bien. Mais j'ai deux problèmes, et au lieu d'en parler à un putain de connard de psy, à un sinistre charlatan trop stupide pour comprendre qu'on ne peut pas aider quelqu'un qu'on ne connaît pas, j'en parle ici, sur un blog, où de parfaits inconnus peuvent me lire, mais aussi des gens que je connais. Et alors? J'ai des tendances exhibitonnistes couplées à une timidité d'huître. Le blog, ça permet d'être lu sans le demander.

J'ai peur de devenir père et de ressembler au mien. J'ai peur d'être seul, et j'ai peur d'être dans une relation que je serais incapable de maîtriser. J'ai peur de ne pas savoir rendre quelqu'un heureux, ce que toutes mes relations n'ont fait que démontrer. J'ai peur de ne jamais apprendre.

Et ça, ça me plombe. Ca et tous les "ça viendra", "je suis sur que tu ferais un bon père" et toutes ces petites phrases soi-disant rassurantes lâchées par les proches mais sans développer plus avant. Une certitude. Pas d'argument. "Je te connais, je le sais, tu peux faire un bon père/un bon amoureux." Mais moi j'ai reçu une formation scientifique, et je me dis que recevoir ce genre de certitudes sans argument de la part de gens qui m'aiment bien, ce n'est qu'une preuve d'affection. Pas une véritable preuve. Et c'est de ça que j'ai besoin: que quelqu'un me démontre de manière logique, mathématique, construite, raisonnée, que je vaux quelque chose de ces points de vue.

Impossible, me direz-vous. Et vous aurez raison.

Il ne me reste donc plus qu'à espérer que ce blues se dissipe rapidement et passe en arrière-plan derrière d'autres préoccupations plus importantes, comme par exemple comment draguer la jolie blonde dont je me suis entiché.

A part ça, j'ai fini la première saison de Californication. J'ai l'impression que les personnages sont tous une partie de moi qui ont réussi à s'échapper de mon corps. En particulier le héros. C'est flippant.

dimanche 14 octobre 2007

Week end ardent

"Les Anglais mangent les bébés!
- Ouais, les Français aussi, mais ils ont au moins la décence de les cuisiner convenablement, et pas bouillis avec une sauce à la menthe..."
Moune joue au supporter

Je passe un week-end génial.

Vendredi soir, après la plongée (on n'a pas pu se faire ré-initier, alors avec J. on s'est entraînés à nager avec masque et tuba, c'était naze), on a rejoint A. et C. au Mac Ewans. La réalité nous a frappés avec la violence d'un sac de brique manié par un psychopathe: le hasard des désistements avait réuni les quatre fondus de Wimereux adeptes de la nage marine à 4h du mat en plein mois de septembre. Après un début de soirée très agréable à goûter une bonne partie des bières pression proposées (la Cuvée des Trolls déchire), nous avons fini par quitter l'établissement qui fermait afin d'aller nous poser ailleurs. Or, ailleurs, c'était dans un autre bar, ou chez quelqu'un. Après avoir erré dans les rues de Lille et tenté un bref passage (3 minutes chrono) à la Boucherie, une boîte charmante mais gardée par un videur (que les flammes de l'enfer rôtissent cette caste immonde de décérébrés), on a étudié les choix qui s'offraient à nous: chez moi, chez C., chez A., chez J. Chez moi, ça fait quatre mètres sur deux et les cloisons sont en papier crépon. Chez C., il n'y avait rien à boire et il paraît que ça sentait le moisi et le joint de carrelage. Chez J., c'était loin et il habite chez ses parents qui n'auraient pas apprécié de se faire réveiller par quatre jeunes éméchés rendus stupides par l'alcool.

Donc, direction chez A., intérieur joliment décoré à coup de Luis Royo, calage autour d'une table basse, alcools divers et variés, whisky, crème de je-sais-plus-quoi au caramel, bière brune (que je commence à apprécier)(tant que ce n'est pas cette saloperie de Guiness) et gin, jeux de cartes stupides (trou du c** et kems), puis jeu de dés non moins stupide... On s'est retrouvés à manger des chips au fromage et à boire du whisky à 7 heures du matin après une nuit aussi blanche que la capuche d'un adepte du Ku Klux Klan.

Le fait de croiser dans la rue des lycéens et des gens qui partent travailler alors qu'on rentre se coucher est quelque chose de très agréable.

Samedi, dodo jusqu'à 17h, gueule de bois, mal de crâne, tout ça, mais la motivation ne faiblit pas: ce soit, on prend presque les mêmes et on recommence. Après avoir regardé un ou deux épisodes de Californication (décidémment, j'adore), je rejoins J. et Y. à Rihour. Le thème de la soirée: la demie-finale France-Angleterre. Oui je sais, je suis un sale traître vendu aux trusts capitalistes nazis des Vénusiens Mauves venus asservir les peuples libres en les lobotomisant à coups de sports d'équipe. Mais comme je souhaitais ardemment la défaite de la France, afin d'éviter les habituels débordements des supporters décérébrés (c'est mon mot du moment ça) tous fiers d'être "champions du monde" alors qu'à part agiter des drapeaux et s'exciter devant la télé, ils n'ont pas franchement contribué à la victoire; l'honneur était sauf.

A. ne venait pas, ayant passé la journée à étudier l'intérieur de ses toilettes, et les deux autres nanas qui devaient nous rejoindre étaient, de par le fait de leurs chromosomes XX, en retard. J. fut chargé de les attendre, et moi et Y. allâmes constituer une belle provision d'alcool "soft" (C., J. et moi ne désirant pas trop nous démonter la tête après la soirée (ou plutôt matinée) éprouvante de la veille).

Après avoir regardé le match en terrasse dans un café où le coca coûtait 3€70 (!!!) (Y. et moi fûmes dispensés d'en prendre, étant arrivés après les autres parce qu'on avait faim et qu'on voulait un kebab) et, pour les uns déploré, pour moi savouré le cuisant échec des boeufs français, direction chez la Poulette pour fêter l'événement.

Retour des jeux de dés à la con, photomatons, tortures diverse de la pauvre Lunicole par Y., création du Club des Blaireaux en se racontant nos cicatrices les plus ridicules, Munchkin rapidement avorté pour cause de règles trop complexes passé un certain degré d'éthylisme, bref, soirée géniale. Et le dodo fut moins tardif: seulement 5h du matin.

Comme quoi, la fin des rapports d'océano, ça se fête dignement.

A part ça, Harry Potter 7 sort dans 12 jours... Vais-je oser mettre un compte à rebours?

jeudi 11 octobre 2007

Un jeudi à Lille

"T'as du bol que je sois pas ta copine!
- Ca, tu l'as dit!"
Poulette et Moune, dialogue au supermarché
Aujourd'hui, j'ai passé une journée... comment dire?

Allons-y dans l'ordre. D'abord, ma Puce m'a perverti en me forçant à regarder des séries (que je n'ai bien évidemment absolument pas téléchargées illégalement sur le net, ce n'est pas mon genre, allons donc), ce qui fait que, tout à mes fous rires devant David Duchovny dans Californication, je n'ai pas vu le temps passer, et je suis allé me coucher fort tard.

Jusque là, rien de très étonnant, me direz-vous. Certes. Mais attendez voir.
Le lendemain, c'est-à-dire aujourd'hui, je n'avais pas cours de la journée. Là, vous vous dites: bah, tant pis s'il se couche tard, il a sans doute fait la grasse matinée. Si, il y a des gens qui s'intéressent assez à ma vie pour penser ça devant mon blog. Je crois.
Bref, en fait, non, car en jeune homme studieux ayant pour but dans la vie de devenir cadre supérieur (oui parce que bac+5 ça équivaut à cadre sup, c'est la honte, j'aurais du m'arrêter en licence), je me suis levé à 7h pour aller à la fac bosser mes rapports d'océano, avec les deux nanas qui ont le privilège et l'honneur de me servir de coéquipières.

Bon, je déteste dire du mal, mais... hein? Comment? Bon ok, j'ADORE dire du mal, donc je ne vais pas me priver. Mon équipe est l'équipe des rebuts. A Wimereux, au moment de faire la bamboche, on était tous potes, mais quand il s'est agi de former les équipes de travail... Les quatre nanas-super-copines-pyjama-partie-power (je suis cynique parce que blasé) se sont mises ensemble, les quatre anciens (enfin les trois mais la quatrième est rapidement devenue leur pote) ensemble, et qui qui restait, devinez? Moi, et les deux nanas en question. L'une a quand même pas mal bossé l'algologie, donc c'est bien. Mais l'autre... sans vouloir être méchant... non cette fois-ci c'est vrai... elle est sympa et tout, mais voilà... il a fallu lui dicter son rapport du début à la fin. Alors qu'elle était sensée le bosser et présenter une version quand même bien ficelée aujourd'hui. Alors ok elle est comoréenne, mais elle parle très bien français, elle écoute du RnB et tout et tout, alors pas d'excuse, ce n'est pas parce qu'on écoute de la musique de merde qu'on est forcément une cruche ("ah bon?" "non, la Poulette écoute Edith Piaf, c'est bien la preuve")(première pique du billet pour toi ma poule, mais ce n'est pas fini!). Alors rester cloîtré à la BU entre 8h et 15h30 avec une demie heure pour manger, bizarrement ça m'a usé.

Je suis donc allé, une fois ces p***** de rapports à peu près terminés, me relaxer en faisant du shopping. Non, je ne déconne pas en plus. Mais attention, pas du shopping "oh-la-la-elle-est-trop-sexyyy-cette-jupe-tiens-moi-ça-je-l'essaie-oh-elle-me-boudine-pas-un-peu-quand-même-allez-viens-on-va-essayer-les-chaussures-en-face". Non, un vrai shopping de mec, de vrai mec, viril, suintant la testostérone, velu et tatoué, tout ça. Genre:

t = 0 : entrée d'un pas ferme et vigoureux dans le magasin d'articles de sport.
t = 20s: après traditionnel matage viril des caissières, direction sans hésitation vers le rayon des maillots de bain.
t = 35s : arrivée au bout du rayon en question sans faire de détour par chacun des autres rayons.
t = 45s: unique passage dans le rayon pour évaluer les articles.
t = 1mn: choix et décrochage de l'article, un maillot-boxer noir sexy et sobre, à mon image (vos gueules ceux du fond)
t = 1mn25: essayage de l'article dans une cabine adaptée. Je connais ma taille, je n'ai pas pris six fois le même article de XS (au cas miraculeux où j'aurais maigri) à XXL (dans le cas non moins miraculeux où je serais parvenu à avaler une vache sans mâcher) mais un seul, qui m'allait à merveille.
t = 3mn: passage en caisse (un peu de queue), paiement de l'article.
t = 3mn15: remise du baladeur dans les oreilles, fin de la séquence shopping.

Et après il y a encore des mauvaises langues qui doutent de la supériorité masculine...

Bref, quand je suis sorti, le portable sonne, je manque l'appel, c'est la Poulette, je la rappelle. "Tu veux venir acheter du lino avec moi?"

Moi, naïf comme pas deux, pensant bêtement que ça me fera prendre l'air: "oui d'accord, je pose mes affaires chez moi (je sortais de la fac) et je viens".

Retour chez moi, je pose mes sacs, allume l'ordi (réflexe de geek, j'assume) et bavarde avec la Poulette, qui ne sait pas du tout où aller l'acheter, son lino. Finalement on décide d'aller à Leroy Merlin. Il y en a un sur le trajet de métro entre Grand Palais et Montebello, je suis chargé de voir où est l'édifice et de retenir à quelle station il faut descendre.

Sur le trajet, je tourne la tête partout, comme une poule hystérique. Pas de Leroy Merlin. Un Lapayre, par contre, ce qui revient à peu près au même. Mais quand j'arrive à Montebello, la Poulette est catégorique : non, elle veut un Leroy Merlin, j'ai du mal regarder. Bon. J'admets, peut-être, après tout j'ai certainement mal regardé juste après être sorti du tunnel, c'était peut-être là. Nous refaisons donc le trajet en sens inverse. Pas de Leroy-Merlin. Je jubile. Elle dit que ça doit être plus loin, vers sa fac, à Tourcoing. Bon. Allons-y.

Nous passons vingt bonne minutes dans le métro, à bavarder de choses et d'autres (elle dit que je dois me faire couper les cheveux et que le poil ras ça m'irait bien...). Et puis j'ai un coup de génie. Et si le Leroy-Merlin était dos à nous, du côté où nous ne regardons pas? La Poulette me trouve diablement intelligent, et nous sortons du métro (à Jean Jaurès: pour ceux qui ne connaissent pas, ça fait... euh... plein de stations!)(j'ai pas dit que je connaissais non plus) pour le reprendre en sens inverse.

Rien, rien, rien, rien, ah! ...non rien, rien, rien... Tu es sure de ne pas vouloir aller à Lapeyre? lui demandé-je, un poil lassé. Non parce qu'il y a écrit "tout pour la maison" dessus, il doit bien y avoir du lino...

Là, elle met la main devant sa bouche, écarquille les yeux, et me dit "y'a écrit ça dessus?"
"Oui."
"Ah... Je crois que j'ai confondu, c'est à ça que je pensais... J'ai du imaginer que c'était un Leroy-Merlin..."

Elle n'était pas sure, donc je suis resté zen, et on a fait le trajet jusqu'à atteindre la Porte d'Arras. C'était évidemment le bon magasin. Rhaa, donc. Mais comme je suis un mec adorable je n'ai presque pas râlé. J'ai juste décrété que c'était un peu facile de dire que j'étais une tanche en orientation, alors quelle, hein, bon. Remarquez j'avais oublié le mémorable épisode où elle et moi devions trouver un camping dans une ville inconnue... Quelle belle balade ce fut.

A Lapayre, pas de lino. Bon. A chacun des magasins qu'elle voulait me faire voir, pas de lino, ou fermé. BON. Finalement on s'est retrouvés à Champion à acheter deux nappes en plastique. Et finalement on a fait ses courses. Entre deux discussions philosophiques ("pourquoi une nappe ronde de 1m40 de diamètre c'est aussi cher qu'une nappe de 1m40 sur 2m??"), un parapluie rose et une caissière morte de rire de notre attitude de vieux couple querelleur ("Ah, y'a pas de prix sur les pommes!" "Attendez je vais voir..." *va voir* "Y'a rien écrit, juste "raisin d'Italie, 1€90 le kilo..." "Je vais voir!" *elle va voir* "Y'a rien d'écrit..." "Je te l'avais dit!! Genre je sais pas lire!" etc etc), on finit par se retrouver devant un kebab de Planète Bleue (selon elle le meilleur kebab de Lille)(j'aurais bien donné mon avis mais la sauce samouraï dans mon kebab a eu raison de mon sens du goût avant que je puisse ressentir quoi que ce soit) chez elle à jouer avec son chat. Kebab qu'elle m'a payé, vu que ma carte bleue semble décidée à me faire chier et refuse de cracher le moindre biffeton. Mais on ne m'achète pas, et je l'ai percée à jour: elle voulait juste que je ne sois pas trop dur avec son sens de l'orientation de plante en pot.

J'ai d'ailleurs appris aujourd'hui que le copain d'une des filles que j'ai embrassé à la soirée arrosée chez la Poulette, devant lui, consentant, par ailleurs, me pensait gay, et que c'était pour ça qu'il m'avait autorisé à tester les lèvres de sa douce. Il paraît qu'il était pas jouasse quand il a appris que j'étais hétéro comme pas deux.

C'est pénible d'ailleurs, tout le monde me prend pour un homo. Je dois avoir le physique de l'emploi. Je vais peut-être étudier plus sérieusement la proposition de la Poulette de me couper les cheveux...

A part ça, j'ai vu un bô papillon aujourd'hui à la fac, et j'ai fait une jolie photo.


mardi 9 octobre 2007

Une fée

"Rhaaaa bordel-euh!"
Moi au troisième essai

Je suis un jeune homme adorable et plein d'attentions pour ses petits camarades.

...ok, je suis une bonne poire.

Aujourd'hui, j'ai eu le malheur de dessiner pendant le cours de Morticia, qui nous cassait un peu les noix avec ses histoires de pâturages ovins, caprins, bovins, équins, lapins et compagnie. En plus c'était juste après le cours du Hollandais Volant (un de ces quatre va falloir que je vous parle de mes profs moi...), donc la motivation était en berne et il flottait dans l'air comme un je-ne-sais-quoi qui incite fichtrement à glander.

J'ai donc dessiné. Un dragon. Avec une nouvelle technique: j'ai dessiné les écailles une par une au crayon de couleur vert foncé, puis j'ai colorié l'intérieur en vert clair. Technique longue et fastidieuse, évidemment.

C'est à ce moment que M., derrière moi, m'a chuchoté "tu pourras m'en faire un de dragon?" Et comme je ne résiste jamais à une jolie femme (pas plus qu'à une moche d'ailleurs)(mais elle, elle est jolie), j'ai immédiatement dit "je le fais pour toi celui-là si tu veux". Erreur fatale: elle a acquiescé, ravie. J'ai donc passé près de deux heures à parachever ce dragon, dont j'étais très fier, mais je lui ai donné. Eh oui, c'est pour ça que le dessin en dessous ne ressemble pas à un dragon, malins.

Parce que ce n'est pas fini. Dans la série "Moune est une bonne poire médaille d'or du salon de l'Agriculture", d'autres m'ont passé des commandes. J'ai donc à faire un autre dragon, un gobelin et une fée. Je comptais faire les trois ce soir, mais la fée m'a pas mal gonflé (en fait c'est la troisième version que je présente là, la première avait un crayonné trop compliqué, je m'y remettrai plus tard; et la deuxième avait des jambes trop courtes), donc je n'ai fait que celle-là. Mais j'en suis assez fier.

Voilà voilà... Enjoy.


A part ça, non y'a pas de H. M'énervez pas. Et OUI, JE SAIS, encore une anorexique 90B. Désolé quand je les dessine potelées elles virent obèses aussi sec. Je ne sais pas doser, c'est comme ça.

lundi 8 octobre 2007

Lidl, mon amour

"Vous perdez votre temps avec votre croûte! Vous croyez vraiment que des gens vont payer juste pour voir ma gueule?"
Mona Lisa à Léonard de Vinci

Au début, je voulais faire un nouveau billet incendiaire sur le rugby et sa pléthore de décérébrés plus ou moins chroniques qui sautillent et mettent des perruques ridicules au lieu de faire quelque chose de constructif de leur vie, et qui en profitent pour saboter le sommeil réparateur de ceux qui essaient de récupérer de leur semaine.

Ok j'avoue, c'était un samedi soir, je fais un peu rabat-joie. Ils avaient le droit de gueuler, c'était le week-end, faut bien faire prendre l'air à la testostérone. Parce que la France a vaincu l'Ennemi, encore plus fort que Frodon au Mordor: on a démis leur gueule aux All Black. Si. Un score époustouflant. 20-18 qu'on leur a mis, à ces tapettes de danseurs des îles. Ahaha. C'te grande victoire dis donc. Même pas peur d'abord. Un tel événement mériterait un billet, quand même, non?

Non.

Alors aujourd'hui, je vais parler du meilleur ami de l'étudiant, à savoir... Non, pas "sa main droite". Non, pas les allocs non plus, non non. Encore moins le dealer du coin de la rue qui vend du teuch pas dégueu pour un prix concurrentiel. Bon c'est pas un peu fini? Laissez-moi parler bordel!

Hum. Je parlais donc de Lidl. Le magasin jaune et bleu, avec des marques que même les experts publicitaires ne connaissent pas, des carrelages de salle de bain au sol et des néons moyenâgeux au plafond. Etudiant, Lidl est ton ami. Car d'une part, ce n'est pas cher. D'autre part, c'est comestible, et même, parfois, c'est bon. Et enfin, si tu rates tes études, tu pourras toujours te suicider en achetant du surimi là-bas: deux rouleaux et tu es bon pour le Paradis (ou la damnation éternelle si tu t'es trop servi de ta main droite)(je parle aussi aux étudiantes, là)(eh oh c'est vous qui avez voulu la parité bordel!).

Il y a en particulier certains produits à ne pas manquer chez Lidl. Et d'autres à éviter absolument. Petite liste pour ne pas se faire avoir (article breveté par un étudiant d'expérience).

A prendre:
- Les muffins au beurre et/ou au chocolat. Pas cher, bon, bourratif et sans trop de colle à bois dedans.
- Le fromage de chèvre, qui est en fait une drogue dure: quand on commence, on ne peut pas s'arrêter.
- Les yaourts kiwi-pomme, mon grand amour.
- Les oursons en guimauve enrobés de chocolat, un classique.
- Les pizzas hyper pas cher, hyper pas mauvaises et hyper transgéniques.
- Les cordons bleus, bien meilleurs que les bidules surtaxés des autres grandes surfaces.
- La sangria, pas chère et très bonne, elle peut même servir de base à la préparation d'une vraie sangria avec des fruits dedans.
- Le panaché, qui déchire sa race aux pingouins.

A ne pas prendre:
- Le surimi, à moins d'en avoir marre de la vie et de vouloir mourir d'une façon particulièrement horrible.
- La bière en boîte, sauf si vous désirez que vos invités ne reviennent plus jamais chez vous.
- Les raviolis en boîte, sauf si vous habitez à côté du centre anti-poison.

Ami étudiant, tes allocs sont sauvées: tu vas pouvoir utiliser une partie de tes APL pour aller t'enivrer, tandis que tes parents paieront la totalité de ton loyer! Merci qui?

A part ça, overdose d'oursons à la guimauve. Beuh.

dimanche 7 octobre 2007

samedi 6 octobre 2007

Le gr... ok, le petit bleu.

"On peut allumer le toboggan?"
L., plus attirée par le petit bain que par la plongée

Hier soir, j'ai fait mon baptême de plongée.

Après une journée assez éreintante (entre les cours de dynamique des pops avec le prof qui cause avec un accent hollandais à couper à la scie sauteuse et les TD avec Ovomaltine (un prof qui a deux de tension et qui paaarle cooomme çaaa...), ça a vite vidé les neurones), on s'est retrouvés, L., (soyons galants), J., Y. et moi, à V2, qui est un centre commercial de Villeneuve d'Ascq, afin de nous mettre en condition avant le baptême.

Pour la première fois depuis six ans, j'ai pénétré dans l'antre fuligineuse d'une créature antique et ténébreuse, à savoir un Quick. Ca sentait le gras, la viande froide et la friture, comme dans tout fast-food qui se respecte, et mon estomac protestait déjà avec virulence contre le mauvais traitement que j'allais lui infliger. Mais j'ai tenu bon, parce que, comme dit J., "ce que femme veut, Dieu le veut", et L. voulait aller à Quick. Ah, les femmes...

J'ai donc appris par coeur ce que je voulais (je déteste commander dans un fast food, je comprends jamais rien et j'ai l'impression de faire chier les caissières), j'ai évidemment oublié la moitié en récitant le menu special cheese of the chaos of the death tout ça tout ça, et j'ai fini par engloutir deux hamburger tiédasses mais, évidemment, fort comestibles et plutôt pas mauvais. Mais mon estomac a quand même râlé et s'est alourdi exprès pour se venger, ce qui fait qu'en maillot, plus tard, je n'étais pas vraiment svelte et musclé.

Bref, A. nous a rejoints, et direction la piscine du Triolo. On attend un bon moment quand même avant que l'initiation commence, puis on va (enfin) se mettre en maillot. J. me prête un boxer de bain (j'ai échappé au slip, youhouuu) parce que je n'ai évidemment qu'un maillot civilisé dans mon sac, à savoir un short. Un peu trop serré, j'ai eu l'impression d'être énorme dans ce truc, mais bon, le fait que ça serre un peu trop ma virilité prohéminente et titanesque m'a en fait montré que j'étais tout aussi bien foutu que d'habitude et que c'était tout de la faute du maillot.

(Je ne force personne à y croire)

A. ne devait finalement pas y aller, parce qu'elle s'était faite une couleur rouge qui aurait déteint sa race dans la piscine et que personne n'avait de bonnet de bain. Jusqu'à ce que J., qui n'avait pigé que la moitié de la conversation (à savoir "faut pas que j'y aille sinon la piscine va devenir toute rouge"), réalise qu'elle n'était pas "indisposée" et qu'elle parlait de ses cheveux. Parce que lui, un bonnet de bain, il en avait un.

Et on a aussi fait un échange de maillot (pas de commentaire) avec Y., c'est-à-dire qu'on a fait le baptême tous les cinq. Le mien s'est très bien passé, la monitrice était impressionnée, elle a dit que j'étais super à l'aise et m'a fait faire des cabrioles... Apparemment il n'y a que Y. qui en ait fait aussi. Enfin je suppose qu'elle dit ça à tout le monde pour qu'on s'inscrive au club après. Et ça marche: je vais m'inscrire!

Bon la piscine en elle-même, entre les poils qui flottent sous l'eau et les palmes dans la gueule (c'est moi qui ai mis les miennes à L. apparemment), c'est pas super passionnant, mais porter des bouteilles et tout, c'est trop bien.

D'ailleurs, minute culture: cracher dans son masque en plongée, c'est pas un mythe: la salive a des propriétés désinfectantes et anti-buées. D'ailleurs quand une femme allaite, elle ne doit pas essuyer son téton après que le bébé ait fini de boire: sa salive désinfecte la zone irritée.

Après ça, on est partis squatter chez la Poulette jusqu'à 2h du mat, je lui ai présenté 3 des Onze de Wimereux, c'était bien sympa, Leffe à volonté et cassage de sucre sur le dos de ces putains de fonctionnaires de la Poste et de ces connasses de secrétaires de fac: tout le monde est d'accord avec moi, faut tous les brûler.

Voilà, super bonne soirée, on s'est bien marrés, on va y retourner la semaine prochaine avec d'autres gens de la fac, et dans deux semaines on commence les entraînements, trop la classe quoi...

A part ça, faut que je bosse, que je fasse des lessives, et que je bosse, aussi. Rhaaaa!