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dimanche 18 novembre 2007
Rââââlage
- Les connards qui citent des proverbes aussi!"
L'évangile selon Saint Jules
Une semaine et demi de grève et de blocage. C'est sympa au début. Les manifs c'est cool. Et histoire de dire, on... bon ok, JE révise mes cours pendant le temps libre, pour ne pas trop être à la bourre. Mais là, j'en ai marre, je veux reprendre les cours. Mais plus de la moitié des universités sont (enfin) en grève, c'est pas le moment de flancher... Espérons que l'autre courge de ministre fasse le nécessaire rapidement. Parce que le blocage, mine de rien, c'est de sa faute: elle aurait consulté les étudiants et les universitaires avant de faire passer sa loi idiote, on n'en serait pas là. Pauvre conne. Han j'insulte une membre de notre bon gouvernement. Oui ben j'assume.
Trois soirs dans la semaine où je rentre à 6h du mat chez moi, avec un taux d'alcool dans le sang que même un Polonais m'envierait. D'ailleurs la dernière soirée c'était avec un Polonais. La liqueur de cerise polonaise ça décape. Bref, crevé tout le temps, j'émerge à 14h, je bosse un peu, je mange, et puis la proposition de soirée tombe et c'est reparti pour un tour. Hier, la Poulette voulait se mettre une mine pour chasser le cafard. Même pas eu envie, je suis allé me coucher à 21h. Résultat, nuit de merde, réveil en pleine forme à 4h du mat, et là, ben chuis fatigué. Morphée, je te hais.
Plus de thunes, trop de sorties, vivement le remboursement de l'assurance pour l'accident avant que j'atteigne le fond. Je les attends depuis un peu un an et demi. Ca me lourde. Je veux des sous, j'ai le cou bloqué ad vitam aeternam à cause du camion, bordel. A mort les assureurs. Ils devaient attendre que je décède pour ne pas payer. Manque de bol, je suis vivant.
Humeur de chien, fait froid, y'a jamais de soleil, ras le bol de rien faire de constructif de mes journées, j'écris plus, je cuisine plus, je dessine plus, je m'affale devant l'ordi et je change de site toutes les minutes. J'aurais une télé ce serait pareil... zap zap zap... Envie de rien, même pas d'une nana: je sais que je serais chiant.
Tiens, j'ai fêté dernièrement mes un an et demie de célibat (ou alors ça va pas tarder), je suis même plus certain de savoir encore comment on embrasse, j'espère que pour ça comme pour le reste, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas... Sinon chuis mal. Je ne sais même plus si j'ai envie d'être casé, tellement je suis persuadé de faire un mec naze. J'ai besoin qu'on me sourie, qu'on pense à moi. Mais en même temps faudrait pouvoir me supporter, et c'est pas donné à tout le monde. Voire à personne. Tiens d'ailleurs la seule fille sur qui il a fallu que je craque à Lille a calé super facilement qu'elle me plaisait, comme à peu près l'ensemble de mes potes, c'est super, et dire que je croyais avoir gagné en discrétion, ben non ma bonne dame, on ne change pas une équipe qui perd hein... Résultat si elle a calé et qu'elle n'a rien laissé entendre, je lâche l'affaire, youhou, tout ça. Ou alors au contraire je lui plais mais je le saurais dans deux ans quand elle se fiancera avec un autre et qu'elle le dira sur un ton nostalgique... Si si, ça arrive. A moi, surtout.
Demain soir, laser game. Je vais me défouler. Soit en tirant, soit en me faisant tirer dessus. L'un dans l'autre, ça ne pourra que me faire du bien.
A part ça, aujourd'hui, faut que je recopie mes cours. Les zones humides et les pelouses sèches, je vous laisse imaginer les allusions vaseuses qu'on a balancées pendant ce cours...
mercredi 14 novembre 2007
LRU, blocages, manifs et pingouin jaune
Valérie Pécresse, contre-productive
Après avoir vu ou constaté pas mal de réactions pseudo-violentes débiloïdes provenant de certaines personnes que je ne citerais pas par pure charité (mais allez quand même voir les infos sur http://www.aliceadsl.fr/, c'est instructif depuis qu'ils sont associés à TF1...), du genre "moi si j'peux pas aller bosser à cause des grèves ça va chauffer" ou "foutus étudiants qui ne savent pas ce qui est bon pour eux" (provenant de détenteurs de CAP) ou "les bloqueurs font chier, ils ont pensé à leur année (et surtout à la mienne)??" (et je caricature à peine), je pense qu'il est de mon devoir de maître penseur et de grand philosophe zen adepte du lotus sacré et du panda rigolo, de remettre un peu d'ordre dans les idées fort malmenées par les réactions néanderthaliennes de certains primates qui pensent qu'on peut régler les affaires sociales à coups de poings/lacrymo/pelle/whatever.
Alors on va parler de la loi LRU. Oui parce qu'à part "LRU, ça va se régler dans la rue!" scandé par les étudiants aux infos, et la vague intuition que le "U" veut dire "Universités", y'a pas grand monde qui maîtrise son sujet.
La LRU, présentée par la ministre de l'éducation Valérie Pécresse et votée par l'assemblée cet été, alors que les étudiants bossaient ou étaient en stage ou en vacances et ne pouvaient de fait pas se réunir pour tenter une opposition en temps et en heure(on reconnaît bien là les méthodes de notre vénéré gouvernement), prévoit notamment l'ouverture des facultés à la concurrence, en laissant les entreprises privées financer les pôles universitaires. Elle prévoit également l'augmentation du pouvoir du président d'université, qui pourra librement engager ou virer le personnel et les profs, comme un chef d'entreprise.
Au début, j'avoue que ça ne m'a pas fait grand chose de l'apprendre. Et puis, comme pas mal d'étudiants, j'ai un peu tiqué en voyant 3 étudiants seulement élus au conseil de la fac, et 6 patrons locaux (Mac Do, Bonduelle, Auchan, SFR, etc.). Et finalement, on m'a expliqué la loi. Alors à tous ceux qui ne voient pas ce qu'elle a de mal, j'explique:
Les universités vont devoir trouver elles-mêmes leur financement. En gros, démerdez-vous. Certaines seront forcément plus douées que d'autres pour trouver des financements, parce qu'elles auront des formations dans lesquelles les entreprises veulent bien investir (agronomie, économie, langues vivantes, chimie, biochimie, publicité, psychologie du consommateur, etc.), et seront plus riches. D'autres se casseront la gueule et ne pourront plus enseigner certaines formations, car jugées non rentables par les entreprises qui refuseront d'investir dedans. Car les entreprises ont évidemment le droit de décider où va leur argent. Bonduelle va débloquer des crédits pour le financement d'une filière agroalimentaire, par exemple, pas pour l'achat d'un microscope électronique à balayage.
Résultat, chers amis lycéens et étudiants de licence qui visez l'écologie, l'environnement, l'art, la littérature, les mathématiques, l'archéologie, l'histoire, la paléontologie, la psycho, la socio, la géologie, la géographie, la musique ou autre formation ayant peu de chance d'être jugée "rentable" par les entreprises, qui visent plutôt le court terme (ce qui s'oppose à l'idée même de recherche fondamentale, au passage), comment dire... DANS L'CUL LULU!
Un autre moyen de financer le maintien des filières mises en danger par cette loi est la hausse des frais d'inscription. Rien qu'à Paris je-sais-plus-combien, le montant a augmenté de 200€ cette année. A terme, rien n'empêche la mise en place de frais d'inscription se comptant en milliers d'euros.
Evidemment, les facs friquées pourront acheter des locaux (oui parce que les universités deviennent légalement propriétaires de leurs locaux: elles peuvent les vendre en cas de problèmes financiers) et employer les meilleurs profs, pour devenir des pôles de compétition. Et les autres... dans la sciure.
Ah oui, petite explication: pourquoi les étudiants rechignent tant à aller dans la rue? Parce que les étudiants en fin de licence ou en master, notamment, qui ne visent pas le doctorat, n'ont pas vraiment à se sentir concernés. Ben oui, moi par exemple, rien à carrer de la LRU: dans un an, j'ai mon diplôme, je suis sur le marché du travail, ensuite après moi le déluge: si d'autres veulent faire mon diplôme et ne peuvent pas parce qu'il disparaît faute de financement (ce qui a de fortes chances d'arriver), tant mieux pour ma gueule: moins de compétition avec les ptits jeunes. Sauf que je suis un peu plus solidaire que ça et qu'on m'a toujours appris à penser aux autres avant de penser à sa courge. Etudiants de master qui ne faites rien parce que vous savez que vous passez à travers des mailles du filet (alors que vous auriez été les premiers à gueuler si vous aviez eu deux ans de moins), je vous méprise, vous et votre égoïsme.
Ceux qui vont en subir les effets réels, ce sont les première année et les lycéens, qui vont voir petit à petit les voies empruntables se réduire. Et les gosses d'après, ceux qui sont encore au collège, à l'école ou à naître. A qui il faudra payer super cher des études financées par des entreprises. Qui, soit dit en passant, leur apporteront encore moins de chance d'obtenir un travail: ils seront formés à la professionnalisation par certaines entreprises, qui leur apprendront les méthodes en usage chez eux. Ceux qui seront ensuite engagés par ces entreprises, c'est cool. Ceux qui ne le seront pas resteront chômeurs, parce qu'ils ne connaîtront que des méthodes de travail restreintes et adaptées à une seule entreprise.
En clair, CRS, on se bat pour l'avenir de vos gosses, pour que vous ne payiez pas des frais hallucinants et pour que vos gosses puissent librement choisir leur voie.
Chômage en France: 9,5%
Chômage après un master: 5,5%
Conclusion: l'université ne conduit PAS au chômage.
Ah, et pour le fait que le président d'université ait tous les pouvoirs, pareil, où est la démocratie? 3 étudiants, contre un président dont la voix compte double et un conseil comprenant 7 personnes nommées par le président, sur 25 au total? Rappelez-moi, l'université, à la base, c'est bien pour les étudiants...? Sur le principe même, je pense qu'on devrait plutôt filer un peu plus de pouvoirs aux étudiants, car ils sont quand même les premiers concernés.
A présent, ce qui oppose les bloqueurs aux anti-bloqueurs. Les bloqueurs pensent que le blocage seul, qui paralysera l'enseignement supérieur du pays, comme au temps du CPE, a des chances de faire plier le gouvernement. Ca a déjà marché une fois. Ils pensent que la grève seule ne suffit pas, parce que pas assez puissante. Et dans le tas, il y a évidemment le tas de petits cons de première année qui trouvent que ça leur fait des vacances, ne le nions pas. Les anti-bloqueurs, eux, sont soit des abrutis de master qui pensent qu'après eux, le déluge, ce qui compense la présence des petits cons dans le camp des bloqueurs, soit des gens qui tiennent à poursuivre leurs études et qui pensent que c'est avec un bagage suffisant qu'ils auront de quoi se battre contre le gouvernement, et que les études sont un droit qu'il ne faut pas entraver.
A mon sens, du bon des deux côtés. Même si je suis davantage partisan du blocage (le terme correct de blocage c'est "piquet de grève". Vous avez déjà vu des grévistes voter pour ou contre?), je peux comprendre les inquiétudes des antis. D'autant que je m'inquiète de la suite du mouvement si tout le débat tourne autour de ça: les majorités seront de plus en plus serrées et le mouvement s'étouffera de lui-même du fait des déchirures entre les deux camps. Ca me fait mal au cul parce que c'est un type de l'UNI (droite universitaire, antichambre de l'UMP) qui l'a dit en premier, je crois, mais je serais prêt à négocier des blocages partiels avec blocage total les jours de manifs et un ou deux jours par semaine, pour mobiliser les troupes et les faire manifester, et ouvrir deux ou trois jours par semaine. Un compromis. On perdrait en efficacité, mais on gagnerait en union des étudiants, parce qu'ils sont pratiquement tous, à Lille 1 en tout cas, en faveur de la grève et déterminés à foutre la loi dans le cul de Pécresse.
Bref, maintenant, vous saurez de quoi ça cause dans les infos.
A part ça, je vous laisse, j'ai manif.
dimanche 11 novembre 2007
My Moune, my man...
L'abbé Pierre
Florilège de pensées...
Je suis un éternel second rôle, j'en ai eu la confirmation par deux des gens qui me connaissent le mieux à Lille hier, au cours d'une soirée alcoolisée, où c'était presque "on éteint les lumières et on se dit tout".
Je sais siffler aussi bien en aspirant qu'en expirant, et il paraît que c'est très difficile. Enfin un talent.
Si Hitler avait été reconnu en tant que peintre, il n'aurait peut-être pas été aussi aigri et méchant. La Poulette est exposée dans une galerie. On échappe peut-être à une troisième guerre mondiale, mine de rien. (Au passage, félicitations ma poule!)
Ma fac est bloquée jusqu'à lundi. Je me sens bien plus concerné par cette loi que par feu le CPE, j'aime pas avoir un conseil d'administration où siègent les PDG de SFR, Mac Do, Bonduelle et Auchan (j'invente même pas), et je crains pour le futur des facs, même si, techniquement, je n'ai plus qu'un an à tirer et que mon avenir ne craint pas grand chose. Solidarité. Je pense à ma soeur et à mes petits cousins, voire à d'éventuels gosses pour qui je ne veux pas payer 5000 euros d'inscription "comme aux States".
Ma mère m'a refilé une boîte de cachetons pour le mal de tête quand j'ai fait un rapide détour par le Sud après mon périple suédois. La moitié de la première plaquette est déjà partie. Mes migraines sont de plus en plus fréquentes.
Depuis un mois, je reçois des sous aux pires moments: remboursements du CROUS, bourses qui tombent, remboursement de frais d'hôpitaux d'il y a plus d'un an... Je vais finir par croire aux anges financiers.
Finalement, le rhum, c'est pas si mauvais. Au contraire, même. Et le daiquiri, ça arrache.
J'ai une putain de bosse sur le crâne, suite à sa rencontre malheureuse avec la table en métal de M., avant-hier soir (ou plutôt hier matin).
Je sors beacoup en ce moment, et souvent avec les mêmes personnes: Y. et C., surtout, et puis J. et A. de temps en temps. Deux jours que je me couche à 6h et que je me réveille à 15h.
Hier j'avais vraiment l'air d'un gentleman assassin: trench noir, fringues toutes noires (bon ça comme d'hab), cheveux lâchés mais propres, écharpe Beetle Juice noire et blanche, gants en cuir d'étrangleur et parapluie noir. Y. avait envie de me dire "monseigneur" hier. C'est la classe.
Et j'ai cette chanson de Feist qui tourne dans ma tête depuis deux jours...
My Moune, my man...
vendredi 9 novembre 2007
7 trucs sur moi
L'évangile selon Saint Jules
Oui, je sais, ça fait fort longtemps que je n'ai pas mis à jour ce blog, que je délaisse honteusement, lapidez-moi tiens, je le mérite.
Mais bon, je bosse moi.
Bon ok, pas beaucoup. C'est pas comme si j'étais étudiant. Et de surcroît dans une ville de gauche où les facs sont bloquées pour cause de LRU. J'en parlerai certainement ici, un jour ou l'autre, mais tel n'est pas mon but ici.
Enfin bref, histoire de me faire pardonner, je vais révéler en exclusivité 7 trucs sur moi que vous ne savez pas. Même les plus assidus. Attention, révélations choc!
...putain comment je vais trouver 7 trucs à dire moi... comme si je suintais le mystère par tous les pores de ma peau...
Alors...
1. J'ai la phobie des pissotières. Je ne supporte pas ces bidules, ça me bloque de devoir exhiber ma puissante virilité aux impressionnantes proportions à côté de celles d'autres gens. Ca me gène. Pour eux. Après ils font des complexes, et comme je suis bon et généreux et que j'ai la souffrance d'autrui en horreur, je préfère ne pas ruiner leur vie et je m'enferme dans les toilettes avec des portes.
2. Je me suis déjà perdu dans un magasin.
3. Quand j'étais petit, je faisais des crises de nerfs quand ma mère me laissait dans la voiture, même pour pas longtemps, parce que je croyais qu'elle m'avait abandonné.
4. Je ne sais absolument pas pourquoi j'ai une dent contre les psys ; n'empêche que le premier qui essaie de m'analyser va expérimenter les lois de la gravité du haut d'une Calanque.
5. J'ai dépassé la barre des 70 kilos que je ne devais plus atteindre, et je compte me mettre au régime (un peu).
6. J'ai un problème aux hanches depuis ma naissance, qui fait que quand je fais une roulade, je finis avec les jambes croisées en tailleur. Ce qui a participé à mes mauvaises notes en gym (avec ma flemme et mon dégoût du sport).
7. J'ai volé aujourd'hui pour la première fois de ma vie, ce qui est mal, mais bon, hein, 25 euros le masque de plongée, c'est quand même pas ma faute s'ils regardent pas dans leurs boîtes à masques à 3€50...
A part ça, je vais faire ma vaisselle
dimanche 4 novembre 2007
Skål - partie 2
"Ouaip, regarde!"
"...c'est une bouteille de bière ça."
"Ben oui et alors?"
Moune exhibe ses souvenirs de Suède
Deuxième partie de mes péripéties au pays des Krisprolls.
A l'aéroport, donc, je rejoignis avec bonheur et félicité Puce et Piou, qui m'avaient fichtrement manqué. Après avoir changé 60 euros en 530 couronnes suédoises (ça taxe pas mal), nous partîmes en voiture jusqu'à Lund, ville étudiante où résident mes hôtes. Après avoir déposé leurs amis français, direction la maison de Ulf, le vieux garçon qui leur loue (voir le blog de Puce et Piou pour plus de détails sur la conception très particulière de ce monsieur quant à l'hygiène et la propreté). La tornade de monsieur et madame Propre étant passée par là, la demeure est très confortable, très classe, avec une grande cuisine, un grand séjour et une grande chambre (et une petite salle de bains, quand même, pour ne pas faire trop)(ouais enfin avec mon placard option douche, je la ramène pas).
La première journée fut consacrée au repos, au glandage devant les ordis, aux bavardages en tous genres, histoire de se remettre de ma nuit blanche train-avion (et pour eux d'une soirée qui les avait laissés passablement amochés, à ce que j'ai compris).
Ensuite j'avoue que la chronologie n'est pas mon fort et que si je me souviens de presque tout ce qui s'est passé cette semaine, je ne suis plus certain de savoir quel jour a vu quel événement... Alors dans l'ordre spatiotemporel relatif mounesque cycloïde à géode pentaradiée (communément appelé "en vrac"), j'ai:
- glandé (faisage de geeks, dodo, regardure de films, de séries et de vidéos débiles sur le net, etc).
- visité Lund (j'y reviendrai en images)
- fait une soirée alcool-twister-boulettes de viande-bonbons [ajout post-com: ET TORTILLA, comment ai-je pu l'oublier vu le temps de préparation, les vapeurs d'oignons, la poële renversée par terre (mais c'est pas grave c'est propre par terre) et surtout le fait qu'elles soient super bonnes], où j'ai rencontré leurs amis, dont une fort jolie Suédoise (brune)(que je dépassais)(et toc pour les clichés) et surtout une encore plus fort jolie Néo-zélandaise (qui parlait sans jamais fermer la bouche pour former les consonnes, ce qui mettait à mal mes déjà faibles capacités de compréhension orale en anglais)
- fait des crèpes avec trois des amies sus-citées, où j'ai montré mes talents de serveur (et où j'ai appris "ça déchire sa race aux pingouins" à une Suissesse)(oui Moune est un grand vecteur de connaissances internationales)
- participé à un "repas de corridor" avec des étudiants erasmus de tous horizons, avec pain à la banane, melon, ragoût indien, gâteaux divers, crèpes et bonbons (vous comprendrez bientôt pourquoi je parle tout le temps de bonbons)
- visité la fac d'écologie de Lund (qui est une ville étudiante avec pratiquement QUE des facs ou bâtiments assimilés dans la ville)
- joué à dessinez c'est gagné sur un tableau de cette même fac
- monté un personnage jusqu'au niveau 15 à Oblivion
- fait une soirée avec de la musique de m**** mais une super ambiance à une Nation (une sorte de "maison" d'étudiants, comme aux Etats-Unis, qui organisent des soirées)
- appris à fabriquer des animaux en ballons gonflables (le caniche rose qui m'a été offert par Puce n'a malheureusement pas survécu au voyage)
- lu et critiqué un article scientifique d'un groupe d'étudiants de la promo des deux zigotos, histoire qu'ils puissent les attaquer dessus lors de leur présentation (la raison étant que ces étudiants étaient en réalité des Vénusiens mauves, alliés à des Atlantes de Nû qui, comme chacun sait, ont pour seul but de réduire en esclavage les peuples libres et, accessoirement, de leur dévorer le cerveau)(ou alors c'est parce que ces étudiants avaient pour coutume de casser les autres groupes, je sais plus bien).
- vu des corbeaux freux, des choucas, un lapin taille XXL, des canards, un élan (je crois), des aigles, des daims, pas de chat (dommage), pas de pigeon (le pied).
- apprécié le fait que la Suède en automne ressemble à des illustrations de contes pour enfants, avec du orange et du vert partout, des arbres à perte de vue, même en ville (surtout en ville), des aubépines, des érables et des charmes (je crois), bref, très joli.
-profité de ma Puce, qui m'avait vraiment manqué
Sinon, en images, quelques particularités de la Suède :
Le ciel est parfois bleu, mais c'est super rare.
Les cimetières sont super beaux, on dirait des jardins botaniques.
Encore le cimetière
La pizza drakkar, la classe intégrale
En Suède, non seulement les bonbons coûtent 4€ le KILO, mais en plus il y a du choix. Devinez ce que j'ai ramené comme souvenirs??
Hé oui, y'en avait aussi de l'autre côté.
Les bonbons gaypride, j'en ai ramené à la Poulette.
La phonétique suédoise.
Les Suédois aiment le vélo, la preuve: une station de gonflage de pneus au milieu de la ville.
Quand je vous disais qu'ils aimaient le vélo...
En Suède, la nuit tombe très vite. Je ne sais pas si on voit bien, mais l'horloge indique 16h35...
En Suède, ils ne retirent pas les affiches des supports destinés au placardage. On se demande même s'il n'y a pas de cadavre planqué à l'intérieur...
Une ferme suédoise, rouge, prise depuis la route.
A part ça, j'ai sommeil, mais j'ai du ménage à faire. Le clapier (chez moi, donc) a besoin d'un bon coup de balai (mais heureusement, j'ai un aspirateur, pas folle la guèpe).
lundi 29 octobre 2007
Skål - partie 1
L'Elfe, la classe incarnée
Billet en direct du pays des Krisprolls, c'est pas trop la classe? Oh ben oui alors, ma bonne dame, de nos jours ce que permettent les nouvelles technologies, c'est fou, c'est à peine croyable.
Non mais en fait, internet en Suède, ce n'est pas alimenté par des dynamos actionnées par les troupeaux de rennes, contrairement à ce que je pensais. Ca marche comme chez nous. Donc je ne suis pas en train d'accomplir un acte d'un héroïsme ou d'une originalité folle en tapotant un billet depuis Lund.
Petit récapitulatif de ce début de vacances: j'ai quitté vendredi soir Lille, emportant avec moi les recommandations de mes potes qui m'enjoignaient de bien profiter des Suédoises, voire d'en ramener une (alors que je ne vois pas ce que j'en foutrais, je fais déjà ma vaisselle, ma lessive, mon ménage et ma cuisine tout seul), et j'ai débarqué avec la traditionnelle demi-heure de retard estampillée SNCF à Aix. De là, retour dans le Var pour un séjour d'au moins deux heures, le temps de transvaser mes affaires des cinq sacs que je me trimballais à seulement deux, et de faire un sort au fromage de chèvre et au pain maison de ma génitrice. Et d'embrasser rapidement ma famille, bien sûr.
Ensuite je suis parti à Marignane, poireautage en règle dans le hall d'aéroport vide, puis paperasse, billet, bagages, fouille (j'ai échappé de justesse à la fouille anale, mes piercings ont sonné), puis, enfin, deux heures et demie après être arrivé, j'ai accédé à l'avion. J'ai suivi avec curiosité les gesticulations étrangement coordonnées des stewarts et hôtesses qui nous montraient dans un alignement parfait les uns avec les autres les gestes de sécurité qui nous permettront une mort plus confortable en cas d'incident technique en plein vol. Puis ce fut le décollage.
J'use et j'abuse de ce mot depuis fort longtemps pour qualifier le départ vers une destination lointaine. Ben je vous assure que ça n'a rien à voir.
Je n'avais jamais pris l'avion, et c'est quand même plutôt flippant comme sensation. Mais je n'ai pas vomi, pas eu mal au coeur, au contraire c'était génial. Bon, ça pollue l'avion, c'est mal, tout ça, mais y'a pas de tégévé pour Lund, alors pas ma faute hein.
Après une demie-heure de contemplation des nuages, je me suis lassé, et j'ai dormi par intermittence, réveillé de temps en temps par les hôtesses qui couinent "coffee, coffee!" dans les allées et le regard étrange de ma voisine quinquagénaire qui me regardait avec un attendrissement flippant. D'autant qu'elle était suédoise et que j'ai pas pigé un broc de ce qu'elle m'a raconté.
Bref, ensuite ce fut l'atterrissage à Malmö (qui se prononce Malmeu, hop, cours de suédois intégré), où je fus accueilli par la Puce et le Piou (sur un tabouret)(je l'avais jamais faite celle-là encore...)(et j'en suis fier), et une de leurs amies française qui attendait son roméo.
La suite se révèle passionnante, pleine de mystères et d'imprévus, de rebondissements, de suédoises accortes à forte poitrine et de sexe débridé (si si), mais là j'ai sommeil, alors je bouge, je finirai plus tard.
A part ça, Skål (qui se prononce Skaul) ça veut dire "santé" ou "cheers". Et après on dira qu'on ne s'instruit pas sur mon blog...
jeudi 25 octobre 2007
Décollage
Ma puce
Aujourd'hui, j'ai été abordé par un mec saoul. C'est dans ce genre de situations que je suis heureux de ne pas avoir d'odorat. Dialogue:
Lui: "On est pareils, t'vois!"
Moi: "Euh..."
Lui: "Mais si! R'gade, toi t'écoutes de la musique, t'vois, et moi aussi!"
(de fait, il avait tout comme moi ses écouteurs sur ses oreilles)
Moi: "Hum... Je pense pas non."
Lui: "Non mais ok, on n'a pas le même style, mais on est des skins tous les deux!"
Moi (cheveux longs, trench coat noir et pull à col roulé): "Euh... J'crois pas..."
Lui: "Mais si, chuis sur qu'on écoute le même genre de musique."
Moi: "Là encore, j'en doute." (je tens un de mes écouteurs. Il écoute. Il grimace.)
Lui: "Ah non, c'est pas le même délire en fait."
Moi, triomphant: "Voilà."
Et je le plante là.
Quelle est cette musique qui fait fuir les gros lourds, me demanderez-vous, avides vous aussi d'avoir cette arme à portée de main, bien plus pratique qu'une banale bombe lacrymogène?
Voilà:
Ca claque, et ça repousse les nazes. Que demande le peuple?
Bon, sinon, je m'envolle dès demain (enfin, après-demain matin super tôt, mais je prends le train demain soir) pour le pays d'Ikéa, de Krisprolls, des saunas et grandes chaudasses blondes, à savoir la Suède. Je vais aller voir Ma Puce et son Piou, qui ont eu l'idée saugrenue d'aller faire leurs études là-bas en étant casés, je vous demande un peu.
Moi, bien malin, j'y vais en tant que célibataire. Non pas que j'espère quoi que ce soit. En ce moment, j'ai plus envie de voir mes potes qu'avoir une nana. Comme quoi tout arrive. Mais on ne sait jamais, pas vrai? Comme dit Ma Puce, une suédoise comme ex, ça en impose toujours, ce serait dommage de ne pas profiter de l'occase.
Donc voilà, pendant les vacances je lâche ce blog une petite semaine, soyez sages! Si vous avez du bol, vous aurez peut-être un billet made in Sweden, ce serait trop la classe non?
A part ça, ce soir, c'était chèvre-chaud et kiwi, un mélange géant pour les amateurs des bonnes choses.