"Mais le prince et la princesse ils ont rien à se dire, après s'être mariés pour être heureux à jamais, ils vont faire quoi ?
- Beaucoup d'enfants.
- Ah. Ouais c'est une bonne solution pour s'occuper."
Poulette et Moune, dialogues
Ce soir, grâce à la générosité du patron de collage-d'affiches-dans-les-chiottes de la Poulette, je suis allé avec elle voir "Il était une fois" au cinéma. Le nouveau Disney, donc.
Critique totalement favorable et enchantée par ce joli film, avec un équilibre parfaitement dosé entre autocritique du monde de Disney à la sauce Shrek (la scène où les animaux de New York répondent au chant de la princesse pour faire le ménage comme dans Blanche-Neige est particulièrement tordante) et un conte de fées romantique à souhait. J'ai adoré la méticuleuse mise en pièces à la fois de la conception du "coup de foudre" de Disney ("Vous vous mariez demain alors que vous l'avez rencontré hier? Vous vous moquez de moi?" "Non." "Vous vous moquez de moi." "Non!" "Vous devez forcément vous moquer de moi") et la conception "romance frileuse" des couples actuels ("Depuis combien de temps êtes-vous ensemble?" "Cinq ans." "Et vous ne l'avez toujours pas épousée?? Ca ne m'étonne pas qu'elle soit triste...")
Les acteurs s'amusent bien, ça se voit, ils sont convainquants et n'en font jamais trop, et on ne tombe jamais vraiment dans la mièvrerie (même si parfois on s'en approche dangereusement). La princesse est une grande perche mièvre totalement déplacée dans le monde du divorce et de la dure réalité new-yorkaise, le prince un crétin mégalomane mais qui conserve une certaine classe, l'écureuil condense le meilleur du "compagnon animal typique disneyen", avec mimiques hilarantes et gueule d'ange incluses, tout comme la méchante reine qui rassemble la classe et le charme de la sorcière de la Belle au Bois Dormant avec le charisme d'une Médusa et l'humour d'un Hadès... Mention spéciale au traître au coeur tendre, joué par Queudver (la flemme de chercher le nom de l'acteur)...
J'ai également bien apprécié la présence des fameuses "chansons d'amour à la Disney", parfois présentes au bons moments, comme pendant le bal, et parfois carrément décalées ("Commeeeeent savoiiir...?" "Ne chantez pas, ça va aller"). Les effets spéciaux sont plutôt pas mal (à part les éclairs verts de la magie de la sorcière, ça craint, on se croirait dans Ghostbusters version non remasterisée), et la partie dessin-animé n'est pas bâclée, contrairement à ce que je craignais, mais au contraire toujours aussi fluide et bien foutue qu'à l'époque des meilleurs Disney (tout le monde aura compris que je parle de l'époque bénie de la Belle et la Bête).
Même le générique est artistiquement très agréable à regarder, vraiment une absence presque totale de points noirs, même si je regrette quand même de ne pas avoir davantage vu de dessin animé (chuis en manque rhaaaaa).
Note finale: 17/20
A part ça, je suis allé au McDo... Deux fois en moins d'un mois! C'est MAL.
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jeudi 29 novembre 2007
mercredi 28 novembre 2007
Péripéties diverses
"Tu seras un homme, mon fils."
Rudyard Kipling
"Plutôt crever."
James M. Barrie
Je sais, je délaisse ce blog.
Ma vie n'est, à mon avis, pas très passionnante pour d'éventuels lecteurs, en ce moment, ce qui fait que la verve littéraire ne m'habite plus des masses. Mais histoire de faire plaisir aux quelques râleuses qui subsistent, bavardons un peu.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonsoir.
Quelques nouvelles du mouvement étudiant contre la LRU. La faculté des sciences de notre héros a de nouveau voté le blocage complet pour la semaine présente, ce qui, selon son point de vue, n'est pas trop tôt. Parce que mine de rien, la fac de droit bloquée les faisait quand même franchement passer pour des cons, les scientifiques. Notre héros a seulement eu ses cours et TD de biostatistiques, traditionnellement placés le lundi, avant d'aller voter le blocage, qui est passé à une large majorité (1070 contre 594). Malgré le fait que rater tant d'heures de cours ne l'enchante que très modérément (voire pas du tout), notre héros soutient le mouvement, et profite de cette désarmante liberté d'action pour a. travailler et b. sortir.
Notre héros a vécu au cours des dernières semaines de nombreuses et tardives soirées, souvent fort arrosées, l'ayant mené à se coucher à l'heure où les honnêtes gens se lèvent. Ces soirées furent comme de bien entendu accompagnées par des individus que nous nommerons, par commodité, amis. Nous citerons la soirée dégustation au bar à vodka, la soirée chez A. où une partie des événements ne se sont pas présentés à l'appel de la mémoire le lendemain matin, le billard d'hier après-midi où notre héros s'est, comme d'habitude, pris une branlée (dite "piquette" en langage chti), ou la soirée entre mecs (où on n'a parlé que de nanas) d'hier soir.
Notre héros a également pu se consacrer davantage à sa nouvelle motivation, à savoir l'océanologie et, par-là même, la plongée, en allant aux cours du mardi en plus de ceux du vendredi, histoire de s'entraîner un peu au palmage et de développer vaguement quelques muscles renâclant à sortir de leur bienheureuse léthargie. D'ailleurs ils lui ont collé une sale crampe au mollet, ces enflures. Mais il a survécu grâce à sa volonté hors du commun (et le fait qu'il pouvait encore bouger une palme et qu'un de ses amis était à côté).
Notre héros doit ce jour avancer ses rapports de dynamique des populations et de bioconservation, faire une lessive s'il a le temps, faire des courses pour le pique-nique du lendemain (car malgré le blocage, les sorties nature sont maintenues, normal), faire sa vaisselle car il n'a vraiment plus d'assiettes, même les petites y sont passées, et plein d'autres choses plus ou moins urgentes, comme se lamenter que la nana qu'il vise ne soit pas un gramme attiré par lui, mais ce sont des choses qui arrive, mais bordel pourquoi toujours à lui?
Merci d'avoir suivi ce bulletin d'informations, je vous retrouverai dans l'édition de... plus tard.
A part ça, quand est-ce qu'il neige?
Rudyard Kipling
"Plutôt crever."
James M. Barrie
Je sais, je délaisse ce blog.
Ma vie n'est, à mon avis, pas très passionnante pour d'éventuels lecteurs, en ce moment, ce qui fait que la verve littéraire ne m'habite plus des masses. Mais histoire de faire plaisir aux quelques râleuses qui subsistent, bavardons un peu.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonsoir.
Quelques nouvelles du mouvement étudiant contre la LRU. La faculté des sciences de notre héros a de nouveau voté le blocage complet pour la semaine présente, ce qui, selon son point de vue, n'est pas trop tôt. Parce que mine de rien, la fac de droit bloquée les faisait quand même franchement passer pour des cons, les scientifiques. Notre héros a seulement eu ses cours et TD de biostatistiques, traditionnellement placés le lundi, avant d'aller voter le blocage, qui est passé à une large majorité (1070 contre 594). Malgré le fait que rater tant d'heures de cours ne l'enchante que très modérément (voire pas du tout), notre héros soutient le mouvement, et profite de cette désarmante liberté d'action pour a. travailler et b. sortir.
Notre héros a vécu au cours des dernières semaines de nombreuses et tardives soirées, souvent fort arrosées, l'ayant mené à se coucher à l'heure où les honnêtes gens se lèvent. Ces soirées furent comme de bien entendu accompagnées par des individus que nous nommerons, par commodité, amis. Nous citerons la soirée dégustation au bar à vodka, la soirée chez A. où une partie des événements ne se sont pas présentés à l'appel de la mémoire le lendemain matin, le billard d'hier après-midi où notre héros s'est, comme d'habitude, pris une branlée (dite "piquette" en langage chti), ou la soirée entre mecs (où on n'a parlé que de nanas) d'hier soir.
Notre héros a également pu se consacrer davantage à sa nouvelle motivation, à savoir l'océanologie et, par-là même, la plongée, en allant aux cours du mardi en plus de ceux du vendredi, histoire de s'entraîner un peu au palmage et de développer vaguement quelques muscles renâclant à sortir de leur bienheureuse léthargie. D'ailleurs ils lui ont collé une sale crampe au mollet, ces enflures. Mais il a survécu grâce à sa volonté hors du commun (et le fait qu'il pouvait encore bouger une palme et qu'un de ses amis était à côté).
Notre héros doit ce jour avancer ses rapports de dynamique des populations et de bioconservation, faire une lessive s'il a le temps, faire des courses pour le pique-nique du lendemain (car malgré le blocage, les sorties nature sont maintenues, normal), faire sa vaisselle car il n'a vraiment plus d'assiettes, même les petites y sont passées, et plein d'autres choses plus ou moins urgentes, comme se lamenter que la nana qu'il vise ne soit pas un gramme attiré par lui, mais ce sont des choses qui arrive, mais bordel pourquoi toujours à lui?
Merci d'avoir suivi ce bulletin d'informations, je vous retrouverai dans l'édition de... plus tard.
A part ça, quand est-ce qu'il neige?
vendredi 23 novembre 2007
Heroes number 1
"Gaaaa..."
L'auteur, subjugué
L'auteur, subjugué

Vous connaissez Hayden Panettiere, la jolie pom-pom girl immortelle de Heroes?
C'est mon héroïne.
A part ça, la dynamique des pops, c'est le mal.
lundi 19 novembre 2007
Blocage à Lille 1
"La démocratie est un mauvais système, mais c'est le moins pire qui existe."
"Madame monsieur bonsoir. Les titres: haaaan le mouvement étudiant dégringole, à Lille, ville de GAUCHE (message subliminal: c'est le mal), la faculté de SCIENCES (genre les gens logiques, les futures têtes pensants et tout) a VOTE (démocratiquement hein, genre les gens finissent par se rallier à la LRU) la fin du blocage. Mais on ne vous dira pas que les profs ont voté la grève ou que plus de 90% des étudiants se déclarent contre la LRU, pas fous non plus. A part ça, les vilains cheminots d'extrême gauche qui violent nos femmes dans des tournantes -euh merde mauvais prompteur, celui-là c'est pour le sujet sur les cités- les vilains cheminots d'extrême gauche qui empêchent les bons français d'aller bosser et les prennent en otage fourbement -quelle bande d'enculés, si vous me passez l'expression- tout ça pour empêcher notre bon président de mener le pays à la gloire et la grandeur, sont-ils pas vils quand même. Il paraîtrait même qu'ils ont des revendications que... que... ah, on me signale que sur TF1, on ne parle JAMAIS des revendications de ceux qui manifestent, on doit seulement dire qu'ils font chier le monde, pfou, j'ai eu chaud, j'ai failli faire en sorte que les téléspectateurs se posent des questions au lieu de râler contre les manifestants, la vache la flippe... Bon, à part ces futilités, notre bon président a aujourd'hui donné dix centimes à un clochard, tout de suite un reportage de Victor-Gaspard de la Grande-Bardanque de 40 minutes sur ce geste qui prouve l'exceptionnelle générosité et l'aveuglant intérêt de notre bien-aimé président pour tout ce qui touche le social, comme quoi, hein, la gauche a pas le monopole du coeur, moi j'dis. Et à la fin du journal, pour les faits divers, on bafouillera dix secondes sur les 3.000 pauvres dont tout le monde se fout qui sont morts à cause d'un cyclone, je vous jure, ça m'étonnerait qu'à moitié que ce soit encore un coup de ces enflures d'écolo pour nous faire croire à un réchauffement climatique tiens... "
A part ça, ce soir, laser game... Où ai-je mis mon treillis et mes boots?
Winston Churchill
Ce matin, je suis allé à l'AG, bien déterminé à me faire entendre pour n'avoir qu'un blocage ponctuel, dans une volonté de compromis, tout ça. Mais en arrivant, j'ai appris que le mouvement avait pris vachement d'ampleur, que même à Lille 2 (économie et droit!) c'était bloqué, que les lycéens nous rejoignaient, bref, que ça commençait à vraiment bouger. Du coup, je me suis rangé du côté des bloqueurs.
Et ben v'la-ti-pas que ces cons d'anti-bloqueurs ont gagné, dis donc. Y z'étaient tous contents, ces blaireaux, à casser le mouvement et à nous faire passer pour des cons, tant qu'ils reprenaient leurs cours. Alors qu'ils avaient voté la grève juste avant, quand même. Ben oui mais ma bonne dame, c'est comme ça qu'on fait grève ici: on va en cours, mais on n'est pas contents quand même, ça non alors! Ouais ben super, le gouvernement ça va vachement lui faire peur dis donc...
Bon, on a quand même eu le blocage partiel à une large majorité (quand même), c'est-à-dire qu'on bloque mardi et jeudi pour les manifs unitaires.
Et là où ça devient marrant, c'est que deux heures après, les profs et le personnel de la fac ont voté la grève jusqu'à jeudi inclus. Là, j'étais plié de rire devant la gueule des anti-bloqueurs, je peux vous dire: tous déconfits qu'y z'étaient! Y croyaient avoir leurs cours: eh ben non! Donc j'étais tout content, une bonne leçon pour ceux qui pensaient qu'étudier était le plus important quand la fac s'effondrait tout autour, et toc. Dans l'cul lulu, même. Et puis ça fait aussi bien plaisir de voir que les profs et le personnel nous soutiennent, comme ça, les étudiants passent moins pour des branleurs lanceurs de pavés tous frétillants à l'idée d'un nouveau mai 68. Même les salariés de la fac sont contre. Avale ça Pécresse.
N'empêche que, ce soir, je suis sur qu'on passe au journal de TF1.
"Madame monsieur bonsoir. Les titres: haaaan le mouvement étudiant dégringole, à Lille, ville de GAUCHE (message subliminal: c'est le mal), la faculté de SCIENCES (genre les gens logiques, les futures têtes pensants et tout) a VOTE (démocratiquement hein, genre les gens finissent par se rallier à la LRU) la fin du blocage. Mais on ne vous dira pas que les profs ont voté la grève ou que plus de 90% des étudiants se déclarent contre la LRU, pas fous non plus. A part ça, les vilains cheminots d'extrême gauche qui violent nos femmes dans des tournantes -euh merde mauvais prompteur, celui-là c'est pour le sujet sur les cités- les vilains cheminots d'extrême gauche qui empêchent les bons français d'aller bosser et les prennent en otage fourbement -quelle bande d'enculés, si vous me passez l'expression- tout ça pour empêcher notre bon président de mener le pays à la gloire et la grandeur, sont-ils pas vils quand même. Il paraîtrait même qu'ils ont des revendications que... que... ah, on me signale que sur TF1, on ne parle JAMAIS des revendications de ceux qui manifestent, on doit seulement dire qu'ils font chier le monde, pfou, j'ai eu chaud, j'ai failli faire en sorte que les téléspectateurs se posent des questions au lieu de râler contre les manifestants, la vache la flippe... Bon, à part ces futilités, notre bon président a aujourd'hui donné dix centimes à un clochard, tout de suite un reportage de Victor-Gaspard de la Grande-Bardanque de 40 minutes sur ce geste qui prouve l'exceptionnelle générosité et l'aveuglant intérêt de notre bien-aimé président pour tout ce qui touche le social, comme quoi, hein, la gauche a pas le monopole du coeur, moi j'dis. Et à la fin du journal, pour les faits divers, on bafouillera dix secondes sur les 3.000 pauvres dont tout le monde se fout qui sont morts à cause d'un cyclone, je vous jure, ça m'étonnerait qu'à moitié que ce soit encore un coup de ces enflures d'écolo pour nous faire croire à un réchauffement climatique tiens... "A part ça, ce soir, laser game... Où ai-je mis mon treillis et mes boots?
dimanche 18 novembre 2007
Rââââlage
"La colère est mauvaise conseillère.
- Les connards qui citent des proverbes aussi!"
L'évangile selon Saint Jules
Une semaine et demi de grève et de blocage. C'est sympa au début. Les manifs c'est cool. Et histoire de dire, on... bon ok, JE révise mes cours pendant le temps libre, pour ne pas trop être à la bourre. Mais là, j'en ai marre, je veux reprendre les cours. Mais plus de la moitié des universités sont (enfin) en grève, c'est pas le moment de flancher... Espérons que l'autre courge de ministre fasse le nécessaire rapidement. Parce que le blocage, mine de rien, c'est de sa faute: elle aurait consulté les étudiants et les universitaires avant de faire passer sa loi idiote, on n'en serait pas là. Pauvre conne. Han j'insulte une membre de notre bon gouvernement. Oui ben j'assume.
Trois soirs dans la semaine où je rentre à 6h du mat chez moi, avec un taux d'alcool dans le sang que même un Polonais m'envierait. D'ailleurs la dernière soirée c'était avec un Polonais. La liqueur de cerise polonaise ça décape. Bref, crevé tout le temps, j'émerge à 14h, je bosse un peu, je mange, et puis la proposition de soirée tombe et c'est reparti pour un tour. Hier, la Poulette voulait se mettre une mine pour chasser le cafard. Même pas eu envie, je suis allé me coucher à 21h. Résultat, nuit de merde, réveil en pleine forme à 4h du mat, et là, ben chuis fatigué. Morphée, je te hais.
Plus de thunes, trop de sorties, vivement le remboursement de l'assurance pour l'accident avant que j'atteigne le fond. Je les attends depuis un peu un an et demi. Ca me lourde. Je veux des sous, j'ai le cou bloqué ad vitam aeternam à cause du camion, bordel. A mort les assureurs. Ils devaient attendre que je décède pour ne pas payer. Manque de bol, je suis vivant.
Humeur de chien, fait froid, y'a jamais de soleil, ras le bol de rien faire de constructif de mes journées, j'écris plus, je cuisine plus, je dessine plus, je m'affale devant l'ordi et je change de site toutes les minutes. J'aurais une télé ce serait pareil... zap zap zap... Envie de rien, même pas d'une nana: je sais que je serais chiant.
Tiens, j'ai fêté dernièrement mes un an et demie de célibat (ou alors ça va pas tarder), je suis même plus certain de savoir encore comment on embrasse, j'espère que pour ça comme pour le reste, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas... Sinon chuis mal. Je ne sais même plus si j'ai envie d'être casé, tellement je suis persuadé de faire un mec naze. J'ai besoin qu'on me sourie, qu'on pense à moi. Mais en même temps faudrait pouvoir me supporter, et c'est pas donné à tout le monde. Voire à personne. Tiens d'ailleurs la seule fille sur qui il a fallu que je craque à Lille a calé super facilement qu'elle me plaisait, comme à peu près l'ensemble de mes potes, c'est super, et dire que je croyais avoir gagné en discrétion, ben non ma bonne dame, on ne change pas une équipe qui perd hein... Résultat si elle a calé et qu'elle n'a rien laissé entendre, je lâche l'affaire, youhou, tout ça. Ou alors au contraire je lui plais mais je le saurais dans deux ans quand elle se fiancera avec un autre et qu'elle le dira sur un ton nostalgique... Si si, ça arrive. A moi, surtout.
Demain soir, laser game. Je vais me défouler. Soit en tirant, soit en me faisant tirer dessus. L'un dans l'autre, ça ne pourra que me faire du bien.
A part ça, aujourd'hui, faut que je recopie mes cours. Les zones humides et les pelouses sèches, je vous laisse imaginer les allusions vaseuses qu'on a balancées pendant ce cours...
- Les connards qui citent des proverbes aussi!"
L'évangile selon Saint Jules
Une semaine et demi de grève et de blocage. C'est sympa au début. Les manifs c'est cool. Et histoire de dire, on... bon ok, JE révise mes cours pendant le temps libre, pour ne pas trop être à la bourre. Mais là, j'en ai marre, je veux reprendre les cours. Mais plus de la moitié des universités sont (enfin) en grève, c'est pas le moment de flancher... Espérons que l'autre courge de ministre fasse le nécessaire rapidement. Parce que le blocage, mine de rien, c'est de sa faute: elle aurait consulté les étudiants et les universitaires avant de faire passer sa loi idiote, on n'en serait pas là. Pauvre conne. Han j'insulte une membre de notre bon gouvernement. Oui ben j'assume.
Trois soirs dans la semaine où je rentre à 6h du mat chez moi, avec un taux d'alcool dans le sang que même un Polonais m'envierait. D'ailleurs la dernière soirée c'était avec un Polonais. La liqueur de cerise polonaise ça décape. Bref, crevé tout le temps, j'émerge à 14h, je bosse un peu, je mange, et puis la proposition de soirée tombe et c'est reparti pour un tour. Hier, la Poulette voulait se mettre une mine pour chasser le cafard. Même pas eu envie, je suis allé me coucher à 21h. Résultat, nuit de merde, réveil en pleine forme à 4h du mat, et là, ben chuis fatigué. Morphée, je te hais.
Plus de thunes, trop de sorties, vivement le remboursement de l'assurance pour l'accident avant que j'atteigne le fond. Je les attends depuis un peu un an et demi. Ca me lourde. Je veux des sous, j'ai le cou bloqué ad vitam aeternam à cause du camion, bordel. A mort les assureurs. Ils devaient attendre que je décède pour ne pas payer. Manque de bol, je suis vivant.
Humeur de chien, fait froid, y'a jamais de soleil, ras le bol de rien faire de constructif de mes journées, j'écris plus, je cuisine plus, je dessine plus, je m'affale devant l'ordi et je change de site toutes les minutes. J'aurais une télé ce serait pareil... zap zap zap... Envie de rien, même pas d'une nana: je sais que je serais chiant.
Tiens, j'ai fêté dernièrement mes un an et demie de célibat (ou alors ça va pas tarder), je suis même plus certain de savoir encore comment on embrasse, j'espère que pour ça comme pour le reste, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas... Sinon chuis mal. Je ne sais même plus si j'ai envie d'être casé, tellement je suis persuadé de faire un mec naze. J'ai besoin qu'on me sourie, qu'on pense à moi. Mais en même temps faudrait pouvoir me supporter, et c'est pas donné à tout le monde. Voire à personne. Tiens d'ailleurs la seule fille sur qui il a fallu que je craque à Lille a calé super facilement qu'elle me plaisait, comme à peu près l'ensemble de mes potes, c'est super, et dire que je croyais avoir gagné en discrétion, ben non ma bonne dame, on ne change pas une équipe qui perd hein... Résultat si elle a calé et qu'elle n'a rien laissé entendre, je lâche l'affaire, youhou, tout ça. Ou alors au contraire je lui plais mais je le saurais dans deux ans quand elle se fiancera avec un autre et qu'elle le dira sur un ton nostalgique... Si si, ça arrive. A moi, surtout.
Demain soir, laser game. Je vais me défouler. Soit en tirant, soit en me faisant tirer dessus. L'un dans l'autre, ça ne pourra que me faire du bien.
A part ça, aujourd'hui, faut que je recopie mes cours. Les zones humides et les pelouses sèches, je vous laisse imaginer les allusions vaseuses qu'on a balancées pendant ce cours...
mercredi 14 novembre 2007
LRU, blocages, manifs et pingouin jaune
"Le blocage est contre-productif."
Valérie Pécresse, contre-productive
Après avoir vu ou constaté pas mal de réactions pseudo-violentes débiloïdes provenant de certaines personnes que je ne citerais pas par pure charité (mais allez quand même voir les infos sur http://www.aliceadsl.fr/, c'est instructif depuis qu'ils sont associés à TF1...), du genre "moi si j'peux pas aller bosser à cause des grèves ça va chauffer" ou "foutus étudiants qui ne savent pas ce qui est bon pour eux" (provenant de détenteurs de CAP) ou "les bloqueurs font chier, ils ont pensé à leur année (et surtout à la mienne)??" (et je caricature à peine), je pense qu'il est de mon devoir de maître penseur et de grand philosophe zen adepte du lotus sacré et du panda rigolo, de remettre un peu d'ordre dans les idées fort malmenées par les réactions néanderthaliennes de certains primates qui pensent qu'on peut régler les affaires sociales à coups de poings/lacrymo/pelle/whatever.
Alors on va parler de la loi LRU. Oui parce qu'à part "LRU, ça va se régler dans la rue!" scandé par les étudiants aux infos, et la vague intuition que le "U" veut dire "Universités", y'a pas grand monde qui maîtrise son sujet.
La LRU, présentée par la ministre de l'éducation Valérie Pécresse et votée par l'assemblée cet été, alors que les étudiants bossaient ou étaient en stage ou en vacances et ne pouvaient de fait pas se réunir pour tenter une opposition en temps et en heure(on reconnaît bien là les méthodes de notre vénéré gouvernement), prévoit notamment l'ouverture des facultés à la concurrence, en laissant les entreprises privées financer les pôles universitaires. Elle prévoit également l'augmentation du pouvoir du président d'université, qui pourra librement engager ou virer le personnel et les profs, comme un chef d'entreprise.
Au début, j'avoue que ça ne m'a pas fait grand chose de l'apprendre. Et puis, comme pas mal d'étudiants, j'ai un peu tiqué en voyant 3 étudiants seulement élus au conseil de la fac, et 6 patrons locaux (Mac Do, Bonduelle, Auchan, SFR, etc.). Et finalement, on m'a expliqué la loi. Alors à tous ceux qui ne voient pas ce qu'elle a de mal, j'explique:
Les universités vont devoir trouver elles-mêmes leur financement. En gros, démerdez-vous. Certaines seront forcément plus douées que d'autres pour trouver des financements, parce qu'elles auront des formations dans lesquelles les entreprises veulent bien investir (agronomie, économie, langues vivantes, chimie, biochimie, publicité, psychologie du consommateur, etc.), et seront plus riches. D'autres se casseront la gueule et ne pourront plus enseigner certaines formations, car jugées non rentables par les entreprises qui refuseront d'investir dedans. Car les entreprises ont évidemment le droit de décider où va leur argent. Bonduelle va débloquer des crédits pour le financement d'une filière agroalimentaire, par exemple, pas pour l'achat d'un microscope électronique à balayage.
Résultat, chers amis lycéens et étudiants de licence qui visez l'écologie, l'environnement, l'art, la littérature, les mathématiques, l'archéologie, l'histoire, la paléontologie, la psycho, la socio, la géologie, la géographie, la musique ou autre formation ayant peu de chance d'être jugée "rentable" par les entreprises, qui visent plutôt le court terme (ce qui s'oppose à l'idée même de recherche fondamentale, au passage), comment dire... DANS L'CUL LULU!
Un autre moyen de financer le maintien des filières mises en danger par cette loi est la hausse des frais d'inscription. Rien qu'à Paris je-sais-plus-combien, le montant a augmenté de 200€ cette année. A terme, rien n'empêche la mise en place de frais d'inscription se comptant en milliers d'euros.
Evidemment, les facs friquées pourront acheter des locaux (oui parce que les universités deviennent légalement propriétaires de leurs locaux: elles peuvent les vendre en cas de problèmes financiers) et employer les meilleurs profs, pour devenir des pôles de compétition. Et les autres... dans la sciure.
Ah oui, petite explication: pourquoi les étudiants rechignent tant à aller dans la rue? Parce que les étudiants en fin de licence ou en master, notamment, qui ne visent pas le doctorat, n'ont pas vraiment à se sentir concernés. Ben oui, moi par exemple, rien à carrer de la LRU: dans un an, j'ai mon diplôme, je suis sur le marché du travail, ensuite après moi le déluge: si d'autres veulent faire mon diplôme et ne peuvent pas parce qu'il disparaît faute de financement (ce qui a de fortes chances d'arriver), tant mieux pour ma gueule: moins de compétition avec les ptits jeunes. Sauf que je suis un peu plus solidaire que ça et qu'on m'a toujours appris à penser aux autres avant de penser à sa courge. Etudiants de master qui ne faites rien parce que vous savez que vous passez à travers des mailles du filet (alors que vous auriez été les premiers à gueuler si vous aviez eu deux ans de moins), je vous méprise, vous et votre égoïsme.
Ceux qui vont en subir les effets réels, ce sont les première année et les lycéens, qui vont voir petit à petit les voies empruntables se réduire. Et les gosses d'après, ceux qui sont encore au collège, à l'école ou à naître. A qui il faudra payer super cher des études financées par des entreprises. Qui, soit dit en passant, leur apporteront encore moins de chance d'obtenir un travail: ils seront formés à la professionnalisation par certaines entreprises, qui leur apprendront les méthodes en usage chez eux. Ceux qui seront ensuite engagés par ces entreprises, c'est cool. Ceux qui ne le seront pas resteront chômeurs, parce qu'ils ne connaîtront que des méthodes de travail restreintes et adaptées à une seule entreprise.
En clair, CRS, on se bat pour l'avenir de vos gosses, pour que vous ne payiez pas des frais hallucinants et pour que vos gosses puissent librement choisir leur voie.
Chômage en France: 9,5%
Chômage après un master: 5,5%
Conclusion: l'université ne conduit PAS au chômage.
Ah, et pour le fait que le président d'université ait tous les pouvoirs, pareil, où est la démocratie? 3 étudiants, contre un président dont la voix compte double et un conseil comprenant 7 personnes nommées par le président, sur 25 au total? Rappelez-moi, l'université, à la base, c'est bien pour les étudiants...? Sur le principe même, je pense qu'on devrait plutôt filer un peu plus de pouvoirs aux étudiants, car ils sont quand même les premiers concernés.
A présent, ce qui oppose les bloqueurs aux anti-bloqueurs. Les bloqueurs pensent que le blocage seul, qui paralysera l'enseignement supérieur du pays, comme au temps du CPE, a des chances de faire plier le gouvernement. Ca a déjà marché une fois. Ils pensent que la grève seule ne suffit pas, parce que pas assez puissante. Et dans le tas, il y a évidemment le tas de petits cons de première année qui trouvent que ça leur fait des vacances, ne le nions pas. Les anti-bloqueurs, eux, sont soit des abrutis de master qui pensent qu'après eux, le déluge, ce qui compense la présence des petits cons dans le camp des bloqueurs, soit des gens qui tiennent à poursuivre leurs études et qui pensent que c'est avec un bagage suffisant qu'ils auront de quoi se battre contre le gouvernement, et que les études sont un droit qu'il ne faut pas entraver.
A mon sens, du bon des deux côtés. Même si je suis davantage partisan du blocage (le terme correct de blocage c'est "piquet de grève". Vous avez déjà vu des grévistes voter pour ou contre?), je peux comprendre les inquiétudes des antis. D'autant que je m'inquiète de la suite du mouvement si tout le débat tourne autour de ça: les majorités seront de plus en plus serrées et le mouvement s'étouffera de lui-même du fait des déchirures entre les deux camps. Ca me fait mal au cul parce que c'est un type de l'UNI (droite universitaire, antichambre de l'UMP) qui l'a dit en premier, je crois, mais je serais prêt à négocier des blocages partiels avec blocage total les jours de manifs et un ou deux jours par semaine, pour mobiliser les troupes et les faire manifester, et ouvrir deux ou trois jours par semaine. Un compromis. On perdrait en efficacité, mais on gagnerait en union des étudiants, parce qu'ils sont pratiquement tous, à Lille 1 en tout cas, en faveur de la grève et déterminés à foutre la loi dans le cul de Pécresse.
Bref, maintenant, vous saurez de quoi ça cause dans les infos.
A part ça, je vous laisse, j'ai manif.
Valérie Pécresse, contre-productive
Après avoir vu ou constaté pas mal de réactions pseudo-violentes débiloïdes provenant de certaines personnes que je ne citerais pas par pure charité (mais allez quand même voir les infos sur http://www.aliceadsl.fr/, c'est instructif depuis qu'ils sont associés à TF1...), du genre "moi si j'peux pas aller bosser à cause des grèves ça va chauffer" ou "foutus étudiants qui ne savent pas ce qui est bon pour eux" (provenant de détenteurs de CAP) ou "les bloqueurs font chier, ils ont pensé à leur année (et surtout à la mienne)??" (et je caricature à peine), je pense qu'il est de mon devoir de maître penseur et de grand philosophe zen adepte du lotus sacré et du panda rigolo, de remettre un peu d'ordre dans les idées fort malmenées par les réactions néanderthaliennes de certains primates qui pensent qu'on peut régler les affaires sociales à coups de poings/lacrymo/pelle/whatever.
Alors on va parler de la loi LRU. Oui parce qu'à part "LRU, ça va se régler dans la rue!" scandé par les étudiants aux infos, et la vague intuition que le "U" veut dire "Universités", y'a pas grand monde qui maîtrise son sujet.
La LRU, présentée par la ministre de l'éducation Valérie Pécresse et votée par l'assemblée cet été, alors que les étudiants bossaient ou étaient en stage ou en vacances et ne pouvaient de fait pas se réunir pour tenter une opposition en temps et en heure(on reconnaît bien là les méthodes de notre vénéré gouvernement), prévoit notamment l'ouverture des facultés à la concurrence, en laissant les entreprises privées financer les pôles universitaires. Elle prévoit également l'augmentation du pouvoir du président d'université, qui pourra librement engager ou virer le personnel et les profs, comme un chef d'entreprise.
Au début, j'avoue que ça ne m'a pas fait grand chose de l'apprendre. Et puis, comme pas mal d'étudiants, j'ai un peu tiqué en voyant 3 étudiants seulement élus au conseil de la fac, et 6 patrons locaux (Mac Do, Bonduelle, Auchan, SFR, etc.). Et finalement, on m'a expliqué la loi. Alors à tous ceux qui ne voient pas ce qu'elle a de mal, j'explique:
Les universités vont devoir trouver elles-mêmes leur financement. En gros, démerdez-vous. Certaines seront forcément plus douées que d'autres pour trouver des financements, parce qu'elles auront des formations dans lesquelles les entreprises veulent bien investir (agronomie, économie, langues vivantes, chimie, biochimie, publicité, psychologie du consommateur, etc.), et seront plus riches. D'autres se casseront la gueule et ne pourront plus enseigner certaines formations, car jugées non rentables par les entreprises qui refuseront d'investir dedans. Car les entreprises ont évidemment le droit de décider où va leur argent. Bonduelle va débloquer des crédits pour le financement d'une filière agroalimentaire, par exemple, pas pour l'achat d'un microscope électronique à balayage.
Résultat, chers amis lycéens et étudiants de licence qui visez l'écologie, l'environnement, l'art, la littérature, les mathématiques, l'archéologie, l'histoire, la paléontologie, la psycho, la socio, la géologie, la géographie, la musique ou autre formation ayant peu de chance d'être jugée "rentable" par les entreprises, qui visent plutôt le court terme (ce qui s'oppose à l'idée même de recherche fondamentale, au passage), comment dire... DANS L'CUL LULU!
Un autre moyen de financer le maintien des filières mises en danger par cette loi est la hausse des frais d'inscription. Rien qu'à Paris je-sais-plus-combien, le montant a augmenté de 200€ cette année. A terme, rien n'empêche la mise en place de frais d'inscription se comptant en milliers d'euros.
Evidemment, les facs friquées pourront acheter des locaux (oui parce que les universités deviennent légalement propriétaires de leurs locaux: elles peuvent les vendre en cas de problèmes financiers) et employer les meilleurs profs, pour devenir des pôles de compétition. Et les autres... dans la sciure.
Ah oui, petite explication: pourquoi les étudiants rechignent tant à aller dans la rue? Parce que les étudiants en fin de licence ou en master, notamment, qui ne visent pas le doctorat, n'ont pas vraiment à se sentir concernés. Ben oui, moi par exemple, rien à carrer de la LRU: dans un an, j'ai mon diplôme, je suis sur le marché du travail, ensuite après moi le déluge: si d'autres veulent faire mon diplôme et ne peuvent pas parce qu'il disparaît faute de financement (ce qui a de fortes chances d'arriver), tant mieux pour ma gueule: moins de compétition avec les ptits jeunes. Sauf que je suis un peu plus solidaire que ça et qu'on m'a toujours appris à penser aux autres avant de penser à sa courge. Etudiants de master qui ne faites rien parce que vous savez que vous passez à travers des mailles du filet (alors que vous auriez été les premiers à gueuler si vous aviez eu deux ans de moins), je vous méprise, vous et votre égoïsme.
Ceux qui vont en subir les effets réels, ce sont les première année et les lycéens, qui vont voir petit à petit les voies empruntables se réduire. Et les gosses d'après, ceux qui sont encore au collège, à l'école ou à naître. A qui il faudra payer super cher des études financées par des entreprises. Qui, soit dit en passant, leur apporteront encore moins de chance d'obtenir un travail: ils seront formés à la professionnalisation par certaines entreprises, qui leur apprendront les méthodes en usage chez eux. Ceux qui seront ensuite engagés par ces entreprises, c'est cool. Ceux qui ne le seront pas resteront chômeurs, parce qu'ils ne connaîtront que des méthodes de travail restreintes et adaptées à une seule entreprise.
En clair, CRS, on se bat pour l'avenir de vos gosses, pour que vous ne payiez pas des frais hallucinants et pour que vos gosses puissent librement choisir leur voie.
Chômage en France: 9,5%
Chômage après un master: 5,5%
Conclusion: l'université ne conduit PAS au chômage.
Ah, et pour le fait que le président d'université ait tous les pouvoirs, pareil, où est la démocratie? 3 étudiants, contre un président dont la voix compte double et un conseil comprenant 7 personnes nommées par le président, sur 25 au total? Rappelez-moi, l'université, à la base, c'est bien pour les étudiants...? Sur le principe même, je pense qu'on devrait plutôt filer un peu plus de pouvoirs aux étudiants, car ils sont quand même les premiers concernés.
A présent, ce qui oppose les bloqueurs aux anti-bloqueurs. Les bloqueurs pensent que le blocage seul, qui paralysera l'enseignement supérieur du pays, comme au temps du CPE, a des chances de faire plier le gouvernement. Ca a déjà marché une fois. Ils pensent que la grève seule ne suffit pas, parce que pas assez puissante. Et dans le tas, il y a évidemment le tas de petits cons de première année qui trouvent que ça leur fait des vacances, ne le nions pas. Les anti-bloqueurs, eux, sont soit des abrutis de master qui pensent qu'après eux, le déluge, ce qui compense la présence des petits cons dans le camp des bloqueurs, soit des gens qui tiennent à poursuivre leurs études et qui pensent que c'est avec un bagage suffisant qu'ils auront de quoi se battre contre le gouvernement, et que les études sont un droit qu'il ne faut pas entraver.
A mon sens, du bon des deux côtés. Même si je suis davantage partisan du blocage (le terme correct de blocage c'est "piquet de grève". Vous avez déjà vu des grévistes voter pour ou contre?), je peux comprendre les inquiétudes des antis. D'autant que je m'inquiète de la suite du mouvement si tout le débat tourne autour de ça: les majorités seront de plus en plus serrées et le mouvement s'étouffera de lui-même du fait des déchirures entre les deux camps. Ca me fait mal au cul parce que c'est un type de l'UNI (droite universitaire, antichambre de l'UMP) qui l'a dit en premier, je crois, mais je serais prêt à négocier des blocages partiels avec blocage total les jours de manifs et un ou deux jours par semaine, pour mobiliser les troupes et les faire manifester, et ouvrir deux ou trois jours par semaine. Un compromis. On perdrait en efficacité, mais on gagnerait en union des étudiants, parce qu'ils sont pratiquement tous, à Lille 1 en tout cas, en faveur de la grève et déterminés à foutre la loi dans le cul de Pécresse.
Bref, maintenant, vous saurez de quoi ça cause dans les infos.
A part ça, je vous laisse, j'ai manif.
dimanche 11 novembre 2007
My Moune, my man...
"Pfouh, quelle journée... On va aux putes ce soir?"
L'abbé Pierre
Florilège de pensées...
Je suis un éternel second rôle, j'en ai eu la confirmation par deux des gens qui me connaissent le mieux à Lille hier, au cours d'une soirée alcoolisée, où c'était presque "on éteint les lumières et on se dit tout".
Je sais siffler aussi bien en aspirant qu'en expirant, et il paraît que c'est très difficile. Enfin un talent.
Si Hitler avait été reconnu en tant que peintre, il n'aurait peut-être pas été aussi aigri et méchant. La Poulette est exposée dans une galerie. On échappe peut-être à une troisième guerre mondiale, mine de rien. (Au passage, félicitations ma poule!)
Ma fac est bloquée jusqu'à lundi. Je me sens bien plus concerné par cette loi que par feu le CPE, j'aime pas avoir un conseil d'administration où siègent les PDG de SFR, Mac Do, Bonduelle et Auchan (j'invente même pas), et je crains pour le futur des facs, même si, techniquement, je n'ai plus qu'un an à tirer et que mon avenir ne craint pas grand chose. Solidarité. Je pense à ma soeur et à mes petits cousins, voire à d'éventuels gosses pour qui je ne veux pas payer 5000 euros d'inscription "comme aux States".
Ma mère m'a refilé une boîte de cachetons pour le mal de tête quand j'ai fait un rapide détour par le Sud après mon périple suédois. La moitié de la première plaquette est déjà partie. Mes migraines sont de plus en plus fréquentes.
Depuis un mois, je reçois des sous aux pires moments: remboursements du CROUS, bourses qui tombent, remboursement de frais d'hôpitaux d'il y a plus d'un an... Je vais finir par croire aux anges financiers.
Finalement, le rhum, c'est pas si mauvais. Au contraire, même. Et le daiquiri, ça arrache.
J'ai une putain de bosse sur le crâne, suite à sa rencontre malheureuse avec la table en métal de M., avant-hier soir (ou plutôt hier matin).
Je sors beacoup en ce moment, et souvent avec les mêmes personnes: Y. et C., surtout, et puis J. et A. de temps en temps. Deux jours que je me couche à 6h et que je me réveille à 15h.
Hier j'avais vraiment l'air d'un gentleman assassin: trench noir, fringues toutes noires (bon ça comme d'hab), cheveux lâchés mais propres, écharpe Beetle Juice noire et blanche, gants en cuir d'étrangleur et parapluie noir. Y. avait envie de me dire "monseigneur" hier. C'est la classe.
Et j'ai cette chanson de Feist qui tourne dans ma tête depuis deux jours...
My Moune, my man...
L'abbé Pierre
Florilège de pensées...
Je suis un éternel second rôle, j'en ai eu la confirmation par deux des gens qui me connaissent le mieux à Lille hier, au cours d'une soirée alcoolisée, où c'était presque "on éteint les lumières et on se dit tout".
Je sais siffler aussi bien en aspirant qu'en expirant, et il paraît que c'est très difficile. Enfin un talent.
Si Hitler avait été reconnu en tant que peintre, il n'aurait peut-être pas été aussi aigri et méchant. La Poulette est exposée dans une galerie. On échappe peut-être à une troisième guerre mondiale, mine de rien. (Au passage, félicitations ma poule!)
Ma fac est bloquée jusqu'à lundi. Je me sens bien plus concerné par cette loi que par feu le CPE, j'aime pas avoir un conseil d'administration où siègent les PDG de SFR, Mac Do, Bonduelle et Auchan (j'invente même pas), et je crains pour le futur des facs, même si, techniquement, je n'ai plus qu'un an à tirer et que mon avenir ne craint pas grand chose. Solidarité. Je pense à ma soeur et à mes petits cousins, voire à d'éventuels gosses pour qui je ne veux pas payer 5000 euros d'inscription "comme aux States".
Ma mère m'a refilé une boîte de cachetons pour le mal de tête quand j'ai fait un rapide détour par le Sud après mon périple suédois. La moitié de la première plaquette est déjà partie. Mes migraines sont de plus en plus fréquentes.
Depuis un mois, je reçois des sous aux pires moments: remboursements du CROUS, bourses qui tombent, remboursement de frais d'hôpitaux d'il y a plus d'un an... Je vais finir par croire aux anges financiers.
Finalement, le rhum, c'est pas si mauvais. Au contraire, même. Et le daiquiri, ça arrache.
J'ai une putain de bosse sur le crâne, suite à sa rencontre malheureuse avec la table en métal de M., avant-hier soir (ou plutôt hier matin).
Je sors beacoup en ce moment, et souvent avec les mêmes personnes: Y. et C., surtout, et puis J. et A. de temps en temps. Deux jours que je me couche à 6h et que je me réveille à 15h.
Hier j'avais vraiment l'air d'un gentleman assassin: trench noir, fringues toutes noires (bon ça comme d'hab), cheveux lâchés mais propres, écharpe Beetle Juice noire et blanche, gants en cuir d'étrangleur et parapluie noir. Y. avait envie de me dire "monseigneur" hier. C'est la classe.
Et j'ai cette chanson de Feist qui tourne dans ma tête depuis deux jours...
My Moune, my man...
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