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samedi 12 janvier 2008

Sortir avec ses profs, mode d'emploi

"Professeur (nm): personne cultivée en charge de transmettre son savoir aux jeunes générations afin de permettre la dispersion de la culture dans la population et, à terme, le bien-être et la paix au sein des peuples libres. Les étudiants se doivent de les respecter et de les honnorer comme des maîtres à penser. Comme le disent eux-mêmes les professeurs, "l'important c'est d'y croire".
Encyclopaedia Multiversalis Alien

Hier soir, je n'étais pas trop en forme. Certes, Jean-Marie Lepen est tellement dans la merde financièrement qu'il doit vendre son quartier général, mais ça n'a pas suffit à me mettre de bonne humeur. J'ai raté la plongée (en même temps c'était la fête de la galette des rois, personne n'a plongé, donc bon...), mais j'ai rejoint Y. et J. pour une soirée testostérone (où, comme chacun sait, on ne parle que de nanas). C'était cool, la première pinte de bière est fort bien passée (cuvée des trolls).

Puis la deuxième pinte est arrivée (kermelit), en même temps que "deux paires d'ovaires", comme sont nommées les nanas qui s'incrustent dans les soirées de mecs. A savoir C. et J. (oui je sais les initiales ne vous avancent pas, mais pour ceux qui connaissent c'est plus facile à visualiser). C'était quand même vachement drôle, même si par nature la présence de gonzesse gâche toute l'essence d'une soirée testostérone: quel mec irait parler honnêtement d'une nana en présence d'autres nanas?

Vers 2h du mat, lors de la troisième pinte (Petrus), on a été poussés vers le rez-de-chaussée (on était à la cave), et on a retrouvé avec stupeur notre cher prof de TP de génétique évolutive, coupable d'avoir écrit le sujet de TD du partiel du matin même. Moi je n'ai rien dit, vu que j'ai l'impression d'avoir réussi, mais les autres lui ont fait comprendre que son sujet était tout pourri. Mais il l'a bien pris, il a trinqué avec nous, et il a refusé de nous dévoiler le sujet de dynamique des pops de lundi, bien que Y. lui ait payé une bière. C'est super fourbe un prof quand même.

Y'avait aussi la jolie I., la doctorante qui donne un coup de main à ces TD de génétique, mais apparemment elle nous voit comme "ses petits M1", "la première classe qu'elle a", bref elle gagatise en mode instit de maternelle décérébrée, dommage, elle est carrément canon.

Par la suite, avec la quatrième pinte (une "MacEwans", typique du bar) on a commencé à tutoyer les profs, à délirer avec eux, I. et ses potes étaient même chauds pour qu'on aille boire tous un dernier verre chez eux, mais on a du décliner. Enfin peut-être pas Y., si ça se trouve il se l'est faite cette nuit. J'espère que non, c'est la mienne.

Bref. J'ai aussi de très vagues souvenirs comme quoi une pote, casée, serait intéressée par moi. J'espère que avoir rêvé. Je déteste mettre des rateaux, et le fait d'être casée constitue le répulsif à Moune numéro 1: je ne serai jamais amant, et si je peux éviter d'être la ruine d'un couple, c'est pas non plus pour me déplaire.

Je crois que c'est définitif: on est catégorisés comme des pochtrons notoires par nos profs. Qui sont eux-mêmes des pochtrons notoires. Donc c'est cool.

A part ça, aujourd'hui, je révise la dynamique des pops.
*rire préenregistré*
Ouais ok, j'avoue, trop mal à la tête.

jeudi 10 janvier 2008

Spécial révisions

"..........................."
Ma copie, demain matin

En janvier, c'est l'époque tant redoutée de tous les étudiants qui n'ont pas l'inestimable chance d'avoir leurs exams avant les vacances de Noël: les partiels. Parce qu'à force d'avoir remis à demain les révisions parce que "c'est les fêtes, bordel", on se retrouve comme un con à devoir engloutir un total de 110 pages (A4) en une nuit pour les recracher le lendemain.

C'est mon cas.

Mais comme je suis empli d'abnégation (synonyme = flemme) et que j'aime encourager et amuser mes amis, je me suis fendu d'une petite connerie pour leur donner le sourire pendant cette dure période de révisions de dernière minute. Certes, je ferais mieux de bosser au lieu d'écrire mes conneries, mais j'assume.

C'est bien: tu révises.
C'est mal: tu révises les cours de socio de ta copine.
C'est pire: tu te dis que, définitivement, tu ne comprendras jamais rien à la génétique.

C'est bien: tu révises.
C'est mal: tu commences à voir trouble.
C'est pire: tu as bu une bouteille de Jack Daniels pour te donner du courage.

C'est bien: tu révises.
C'est mal: ce sont les cours de ta petite soeur en CE2.
C'est pire: tu ne piges rien.

C'est bien: tu révises.
C'est mal: tu es au milieu de l'épreuve.
C'est pire: le prof t'a vu.

C'est bien: tu révises.
C'est mal: tu en as marre.
C'est pire: tu balances tes cours au vide-ordure.

C'est bien: tu révises.
C'est mal: ta copine vient te distraire...
C'est pire: ...en hurlant que l'appart est en feu.

C'est bien: tu révises...
C'est mal: ...allongé devant la télé...
C'est pire: ...tu n'as aucun cours devant toi.

C'est bien: ta copine t'a fait réviser tout l'aprem.
C'est mal: elle n'y comprend rien.
C'est pire: vous en êtes à la page 2.

C'est bien: tu as fini de réviser.
C'est mal: le partiel est déjà passé.
C'est pire: tu as oublié d'aller au partiel.

Voilà voilà.

A part ça, cette nuit, c'est coca pour me tenir éveillé.

Edit: les contributions! (Pas de droits de copyright, fallait y penser avant)

Y. said:
C'est bien, tu révises
C'est mal, tu fais comme Y.
C'est pire, tu bosses toute la nuit, et tu arrives avec 30g de caféine dans chaque oeil le lendemain, et tu piges plus rien !


J. said:

C'est bien: tu révises.
C'est mal : tu écris des conneries.
C'est pire : tu envoie tes conneries à des amis qui révisent.


C'est bien : tu révises.
C'est mal : tu écris des conneries.
C'est mal : tu participes aux conneries des autres.


C'est bien : tu révises.
C'est mal : tu te laisses distraire par des conneries.
C'est pire : tu trouves les conneries marrantes.


C'est bien : Tu révises.
C'est mal : tu révises.
C'est pire : tu révises.........


G. said:

C'est bien: t'es en pleine forme
C'est mal: tu viens de boire 10 l de redbull
C'est pire: tu as braqué un magasin pour te le procurer...

mardi 8 janvier 2008

Ah, j'oubliais

"...et si ça avait été un bigorneau, hein? Ou une bactérie! Un virus! Un acide aminé!! Aha, ils auraient bien eu l'air con les Romains là!!"
L'évangile selon Saint Moune, suite
(ou: "pourquoi elle n'a jamais été publiée")

J'oubliais, quelques trucs que je voulais dire.

1. J'ai un stage!! Océanologie, étude des réactions aux perturbations de la faune sessile de la Manche (si vous comprenez pas, tant pis pour vos courges)

2. Mon appart est plutôt pas mal isolé niveau mur, mais la porte laisse passer tous les bruits. Résultat, j'entends pas ma voisine d'à côté, mais j'entends toujours mon voisin d'en face, en particulier la nuit quand il besogne sa copine. M'en fous, quand j'en aurai une, je suis sur que je pourrai faire plus bruyant.

3. D'après Y., il y a deux grandes raisons qui font que je n'ai pas toutes les nanas à mes pieds (parce que sinon, il paraît que physiquement, je plais)(malgré mes efforts il n'a pas balancé ses sources, le fourbe)
* Coincer une mèche de cheveux derrière l'oreille, il paraît que je fais ça d'une manière pas virile du tout.
* Arrêter d'être trop empathe et de chercher des solutions dès qu'on se confie à moi, juste écouter, des fois ça suffit.
Ouais, admettons...

A part ça, oui oui je vais bosser.

Edit de 16h44: et le chauffage fut!

Retour dans le Nord

"Si Jésus avait été une huître, les Romains auraient galéré leur mère pour le punaiser sur la croix. D'un autre côté, y'aurait pas eu grand monde prêt à accepter que le fils de Dieu soit une huître..."
L'évangile selon Saint Moune.

Ca y est, je suis de retour sur Lille. Ca fait un jour et des bananes. Après un voyage en train somme toute très calme (y'avait plus personne à partir de Lyon, quel bonheur d'étendre ses jambes et de somnoler sans qu'il y ait de nana canon qui nous observe en train de ronfler la bouche ouverte, filet de bave en bonus), je suis retourné dans mon joli clapier, troisième étage à côté de l'extincteur, pour découvrir sans grande surprise (la malchance est un art de vivre) que mon chauffage avait décidé de me faire la gueule pour l'avoir laissé tout seul en compagnie du frigo. Résultat, ambiance Cercle Polaire Arctique inside, youhou.

Je devais réviser, hier. Ben étrangement, devoir resté emmitouflé en essayant de ne pas mourir d'hypothermie ne m'a pas franchement motivé. Résultat, j'ai joué à un jeu vidéo toute la journée et une partie de la nuit. Oui, mon premier partiel c'est demain, non je connais rien, et alors, chuis un fou moi, j'crains dégun.

Pour les nordistes et étrangers qui nous lisent, dans le Nord y'a la drache (la pluie), dans le Sud y'a dégun (personne). Oui oui, on se cultive vachement mine de rien sur ce blog.

Histoire de fignoler le pathétique du tableau du pauvre gars tremblant de froid, la main gelée rivée sur la souris en train de s'énerver tout seul parce qu'un simple connard de gobelin m'a buté tout un groupe d'aventuriers de niveau 16, parlons du régime alimentaire: j'ai pas fait les courses, la flemme, trop froid, résultat, hier, j'ai bouffé:
- 3 petits paquets de paille d'or framboise, vestiges de ce que ma maman m'a donné pour le train (elle croit que j'y passe une semaine dans le train, j'ai de quoi tenir un siège)
- 1 boîte de maïs
- 8 carrés de chocolat noir
- 2 soupes en sachet, l'une tomate et l'autre poisson
- 1 j*vamine et 2 cachetons parce que 14h d'ordi non stop ça fait bobo la tête

Et aujourd'hui, j'ai vraiment plus rien à becqueter. Résultat, toujours la flemme de faire les courses (en plus je suis (enfin) assez stressé pour vouloir réviser toute la journée, donc pas le temps), donc dans une heure max, après avoir englouti mon cours d'hydroécologie, je vais m'acheter un kébab. Et voilà.

J'ajoute que j'ai appelé ma concierge (enfin la responsable de chépakoi, officiellement) pour le chauffage, le fils du proprio doit venir aujourd'hui, je l'attends toujours, j'ai froid, j'ai mal à la tête, je stresse, j'ai faim, et le premier qui passe la porte et qui ne vient pas réparer le chauffage d'un coup de baguette magique, j'le bouffe, et je suis même pas sur de recracher les os après.

Sur ce, je vais m'habiller, parce que je tape ce billet en peignoir après une douche brûlante ayant (encore) déclenché l'alarme incendie de mon appart pour cause de surcharge de vapeur d'eau, et ce serait quand même trop con que le réparateur débarque maintenant. Remarque m'en fous il a les clés et l'autorisation de rentrer. Mais quand même.

Oui je sais c'est hyper chiant et intéressant comme la reproduction des cyanophycées dans la Manche (ta gueule ça fait partie des trucs que je dois apprendre) ce que je raconte. M'en fous, j'assume.

A part ça, putain je crois qu'il monte les escaliers le type...

vendredi 4 janvier 2008

Première bonne nouvelle de l'année

"Le Paris-Dakar est au sport ce qu'un rouleau compresseur est à la broderie."
Le chevalier Bayard

Premier billet de cette nouvelle année, émotion.

Emotion rendue encore plus intense par la grandiose nouvelle qui vient de tomber: l'édition 2008 du Paris-Dakar est annulée.

Soulagement chez les écologistes, les humanistes et de manière générale, les gens intelligents. Pas de courses de gros 4x4 polluants et vociférant dans les écosystèmes désertiques africains, pas de "dommages collatéraux" en termes de gosses écrasés, pas de bac à sable pour les gros lourds amateurs de grosses cylindrées cette année, bref, un peu de calme dans le terrain de jeu de l'Occident. On va enfin foutre la paix aux fennecs et aux cactus, on va laisser les pays africains servir à autre chose que de cadre charmant pour nos courses honteuses, on va arrêter de polluer les déserts et tuer les mômes, bref, que du bonheur.

Certes, la cause de cet arrêt des hostilités est la sécurité de la course, notamment suite au meurtre de 4 touristes français en Mauritanie et aux menaces d'Al Qaeda sur le rallye. C'est donc aussi une victoire des extrêmistes religieux, ce qui est assez triste. Mais dans ce cas précis, je m'avoue plutôt tenté par la maxime "la fin justifie les moyens". Al Qaeda est parvenu à faire cesser ce grotesque rassemblement de pollueurs assassins, ce que personne n'avait réussi jusqu'à présent. Alors au risque de choquer, merci à eux. Je réprouve l'assassinat et le règne de la terreur, et j'estime leurs méthodes minables et répréhensibles, notamment aux yeux de leur Dieu qui, comme toutes les religions monothéistes, a tendance à préférer la paix à la guerre. Mais le résultat est là: pas de Paris-Dakar. Alors je ne me cache pas: j'en suis très heureux.

En outre, si les revendications d'Al Qaeda sont que l'Occident cesse de prendre les pays africains comme terrain de jeu, sur ce point, je m'estime d'accord avec eux. Et j'assume.

Bon, si vous n'avez plus de nouvelles de moi dans les prochains jours, c'est que la bande à Sarko a lu ce blog et que je suis actuellement détenu dans une prison secrète où on me torturera pour que j'avoue mon affiliation aux réseaux terroristes.

A part ça, nouvelles du front: je suis en pleines révisions (conneries de bigorneaux), et je remonte à Lille dimanche dans la nuit (désolé Poulette, finalement je ne serai pas là vendredi).


C'est pas la bonne chanson, je voulais "500 connards sur la ligne de départ", mais celle-la illustre bien la mentalité des adorateurs du Dakkar selon moi... Vos gueules, j'assume.

lundi 31 décembre 2007

Et bonne année grand-mère...

"Et hop, une année de moins... avant la fin du monde."
Moune, éternel optimiste
(oui je me cite moi-même, non c'est pas la modestie qui m'étouffe, ta gueule d'abord)

Il y a des choses que je ne supporte carrément pas, dans la pléthore de traditions occidentales qui nous tombent toute l'année sur le coin du museau. Des comportements qui m'exaspèrent et qui me donnent parfois envie de rétablir la peine de mort, avec même un peu de torture avant, juste pour le fun.

Ceux qui me connaissent ont déjà pensé à la Saint Valentin, immonde agglomérat de mièvrerie rose et sucrée faisant ronronner les amoureux et les entreprises de fleurs et de cartes, dont on exclut sans vergogne les pauvres célibataires qui de ce fait voient ce jour comme la pire des malédictions. Les coeurs et les angelots dans les vitrines, les centaines de couples qui se gobent le palais sur les bancs publics ou se tiennent la main en souriant et en déambulant comme si la rue leur appartenait, et surtout le simple fait qu'il faille un jour précis dans l'année pour se montrer particulièrement romantique et amoureux de son/sa compagnon/compagne et lui offrir des cadeaux hors de prix, le fait de suivre la masse et de sortir sa pétasse une fois par an en lui offrant un cadeau convenu juste pour faire comme tout le monde, tout ça, ça me débecte au plus haut degré. Taillez-vous les veines, dessinez des coeurs avec votre sang et crevez en silence, bande de pouilleux du romantisme!

Ceci dit, d'autres comportements ont tendance à fortement m'irriter en période de fête. A Noël, je suis particulièrement exaspéré par ceux qui se sentent gênés que je leur offre un cadeau alors qu'ils ne m'ont rien acheté, et qui font mine de refuser mon présent ("j'peux pas accepter, c'est trop, et puis j'ai rien pris pour toi, oh la la"). Dans ces moments, j'ai fichtrement envie de les étrangler avec leurs chaussettes et de les forcer à accepter mon cadeau en leur carrant bien profond dans un endroit de leur anatomie que la décence ne me permet pas de décrire en détails. Si je fais des cadeaux, c'est pas pour faire du troc, c'est pour offrir et faire plaisir, rien à foutre de rien recevoir en échange. Offrir et recevoir sont deux choses totalement distinctes. Sinon, ça s'appelle du commerce.

De même, je déteste ceux qui me demandent "tu veux quoi comme cadeau?" parce qu'ils sont à court d'idées. Je me démerde pour trouver tout seul, alors démerdez-vous pour me faire une surprise. Et les hypocrites qui disent "ne m'offre rien" pour leur anniversaire tout en espérant secrètement qu'on offrira quand même quelque chose, c'est pareil, pendez-les place de Grève.

Et le meilleur pour la fin, les traditionnelles bonnes résolutions du Jour de l'An, la motivation quand on croit connement qu'on pourra tenir toute l'année sans trop boire, trop manger ou trop fumer, quand on a des élans incontrôlables d'optimisme en jurant que cette année, on fait un régime/arrête de fumer/devient moins chiant/trouve un job/cesse de sodomiser les oies/whatever. On sait tous que ça ne sert à rien et que la motivation retombe dès le 2 janvier, en même temps que le vomi dans la cuvette. Alors par pitié, épargnez-moi les questions foireuses à la "c'est quoi tes bonnes résolutions?"

Mes résolutions, c'est dompter un cheval volant, devenir un dieu au plumard et taper sur Bush jusqu'à ce qu'il signe le protocole de Kyoto. Non c'est pas possible, et alors? Comme si "peser 10 kilos de moins avant l'été" ou "devenir généreux et à l'écoute de mon prochain" c'était possible, ducon.

Bref. C'était le coup de gueule du réveillon. Passez de bonnes fêtes quand même, et bonne année à tous.

A part ça, aujourd'hui, je bosse.

dimanche 23 décembre 2007

Variété française

"On ne peut discuter des goûts et des couleurs, car chaque être possède sa propre vision de ce qui l'entoure. Bien que, quand on aime Romain Duris, on ait vraiment un goût de chiottes."
Platon

Je reviens de la soirée de clôture du festival des Aventuriers, troisième édition, le deuxième auquel je vais. J'avais là aussi écrit un billet. Si si, souvenez-vous, ce billet polémique où tout le monde avait cru que je m'étais tiré une balle ou que j'avais été interné dans un hôpital psychiatrique. L'an passé, c'était Cali, Raphaël, Jean-Louis Aubert, Alain Bashung et Daniel Darc. C'était cool, en particulier parce qu'il y avait Cali, et ce même si je ne suis pas très branché chanson française.

Cette année, il y avait Sanseverino, Thomas Fersen, Miossec, Brigitte Fontaine, Jeanne Cherhal et Hubert-Félix Thiéfaine.

Alors avant de commencer les hostilités, je précise pour les grandes gueules pénibles qui me taxent d'intolérance dès que je suis un peu virulent dans mes critiques que ce qui va suivre n'est que mon opinion personnelle et que vous avez tout à fait le droit d'avoir des idées différentes, et de ce fait des goûts musicaux merdiques.

Première sur scène: Jeanne Cherhal. Souriante, certes, enjouée et tout. J'ai bien aimé son premier album, il était plutôt rigolo. Mais cette nana n'a pas de voix. Elle chante comme chanterait mademoiselle-tout-le-monde, donc je l'avais classée dans la catégorie "chanson à texte française", catégorie que je ne visite que fort rarement. Là, c'était particulièrement navrant. Elle a chanté une chanson sur l'eau, c'était totalement nul comme paroles, j'avais l'impression d'être devant Henri Dès, et j'ai passé l'âge.

Deuxième à se montrer, Miossec. Tout le monde m'a dit que c'était "trop bien", je m'attendais au chanteur engagé, cynique, un peu ironique et tout... Et je suis tombé sur une espèce de Gainsbourg de supérette à la voix éraillée et aux intonations nasales, qui chantait fort mal.

Thomas Fersen, number three. Bonne bouille, marrant, un peu la tchatche. Voix pourrie. Je suis désolé, une belle voix chante juste et bien. Thomas Fersen chante correctement ses propres chansons, mais comme un pied le reste. Là je me suis dit, c'est pas possible, la France a subi une malédiction, ils vont tous finir par avoir une voix aussi naze que celle de Saez.

Sanseverino, marrant, le seul qui m'ait vraiment plu, mais c'était quand même pas transcendant niveau voix.

Brigitte Fontaine, jolie voix mais défoncée à la coke selon ma cousine, un peu chelou quand même la mamie du rock.

Et Thiéfaine, seule voix vraiment "jolie", mais il chantait des trucs pourris.

Un seul rappel. Pratiquement pas de duos (sauf une chanson marrante mais un peu démago sur les bords sur Carla Bruni). Pas d'ambiance, personne ne dansait ou presque, bref, rien à voir avec l'an passé. Ca a fini super tôt, en plus.

Je suis donc déçu, et renforcé dans mes convictions que la bonne musique implique forcément un bon chanteur ('bon' dans le sens 'ne chante pas au feeling' et 'sa voix est un instrument') et des mélodies entraînantes. Ce qui n'a pas franchement été le cas ce soir, et dans la chanson française en général.

Avec la fin de Noir Désir, la chanson française est morte.

Une fois encore, ce n'est que mon avis, et si vous n'êtes pas d'accord, d'une part je m'en cogne, et d'autre part soyez honnêtes et comparez en termes strictement musicaux une chanson de Fersen et une chanson des Red Hot, de Eels ou des Cranberries, et revenez me dire en face que Fersen chante mieux que les chanteurs de ces groupes. Qu'on rigole.

A part ça, j'ai sommeil.