"L'Irlande c'est trop cool."
John B. Yeats
Tout a commencé avec une bouteille d'hydromel.
Une amie de la Poulette revenait de Bretagne avec du Melmor (beurk) sous les bras, au début de l'année, et nous a donné envie d'y aller. L'hydromel, la musique celtique, le mystère, l'ambiance, les fest-noz et le kouign amann... Ni une ni deux, nous décidons aussitôt d'économiser et de partir faire la chouille en Bretagne en février ("Quoi y'a pas de fest-noz en février? On s'en fout, on y va quand même!").
Et puis, un beau jour, au début de ce mois plus exactement, j'entends un pote de fac parler de l'Irlande, en disant que c'est pas très cher en ce moment. Le soir même, je propose à ma complice: "ça te dit l'Irlande à la place de la Bretagne?", qui me répond par la positive. Et comment! Niveau mystères celtiques et alcools exotiques, quoi de mieux que l'Irlande?
L'Irlande, ça a toujours été mon rêve. Rêve que je partageais avec T., et je m'étais promis d'y aller pour la première fois avec elle. Mais le temps et l'attrait des ales sont plus puissants que les promesses faites à soi-même, et me voilà en train de préparer mon sac, destination Dublin, pour trois jours, de lundi soir à vendredi matin. La Poulette est du voyage, bien sûr, ainsi que sa dulcinée, le pote de fac qui parlait de l'Irlande, des potes à lui et certainement une pote de fac partie faire un stage en Irlande, que nous retrouverons là-bas. Au programme... euh... pas de programme, on verra là-bas. L'hôtel et l'avion sont réservés, le reste, ce sera à l'aventure.
Dans deux jours, je poserai le pied sur l'île de mes rêves. Dans deux jours, je parle anglais avec un bock d'ale à la main. Dans deux jours, je suis face à la Mer Gaëlique. Dans deux jours, je vais en Irlande!
Ouais bon ok on a compris.
Bref, on se retrouve le week end prochain pour un compte rendu (j'espère) en images, comme pour la Suède!
So long!
A part ça, mon chauffage a ENCORE rendu l'âme. Saloperie de merde.
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
samedi 16 février 2008
jeudi 14 février 2008
Le post que vous attendiez tous...
"Bonne fête Poulette!"
Ma manière de fêter la Saint Valentin (tout en dévoilant honteusement l'identité secrète de la Poulette, rhoo, pas bien, méchant, sale, caca, que fait la police?)
(Non elle s'appelle pas Valentin, tas de débiles)
...n'aura pas lieu.
Eh non, je n'ai aucune envie de me lancer une énième fois dans une diatribe anti-saint-Valentin que les célibataires endurcis reprendront en choeur, pendant que les couples liront ma prose avec un air un peu honteux en se disant que, quand même, c'est vrai qu'il a un peu raison, c'est fichtrement pourri/kheumercial/lamentable/dégradant/Big Brother is watching you/cliché de fêter la Saint-Valentin, mais bon, hein, après tout c'est une occasion comme une autre, et puis si on la fête pas, l'Autre va croire qu'on ne l'aime plus, alors faut pas déconner non plus, et puis après trop la honte si on est les seuls à pas le faire, etc etc.
Ma bannière du moment montre très bien ce que je pense de cette fête. Et soyez heureux, je n'ai pas le talent nécessaire pour dessiner un seau de vomi reconnaissable sur Paint.
Je vais donc parler d'autre chose. A savoir le bonheur indicible du célibat.
Hé ouais, malgré ce que veut nous faire croire notre chère société moderne, on peut être heureux autrement qu'en couple.
Regardez-moi: j'ai un appart de la taille d'un clapier à lapins dans lequel, même si je le voulais, je ne pourrais pas mettre de lit deux places. Déjà je me sens à l'étroit dedans. Vous imaginez avec une nana en plus? C'est que ça prend de la place ces bêtes-là. En particulier dans la salle de bain. Malgré la présence de la douche thalasso, l'absence des huit étagères réglementaires pour la bonne vie quotidienne d'une femme ne peut que jouer en la défaveur de mon environnement. Ce qui ferait que, si j'avais une nana, je devrais aller chez elle.
Or, s'il y a bien un truc qui m'exaspère, c'est de squatter chez une nana, fut-elle la mienne. C'est toujours rempli de photos, de cadres, de bibelots, de vases, de magazines, de conneries qu'on crève de peur de frôler, créant par là même l'incident diplomatique. Et histoire de montrer qu'on est un homme qui n'a pas peur des responsabilités, on se sent obligé de faire la vaisselle. Juste après le repas. Oui, même les filles peuvent laisser traîner la vaisselle des jours entiers et ne la faire que lorsqu'elles n'ont plus d'assiettes propres. Sauf quand elles sont en couple. Là, c'est le mec qui fait la vaisselle, tout le temps, tous les jours, car il le vaut bien.
Sans compter que rentrer chez soi après une soirée entre potes fortement alcoolisée, c'est pas de la tarte non plus. On pue l'alcool, on a le sourire aux lèvres à cause de la blague débile qu'a raconté l'autre con, là, avant de partir se coucher, et là, on doit réussir à se faire discret en se glissant amoureusement dans le lit d'une nana déjà modérément jouasse qu'on soit sorti sans elle (c'est bien une réaction de nana casée ça), qui n'a aucune envie de jouer au docteur avec un gros lourd plein de bière et qui fera la gueule pendant un minimum de 24h pour se venger de cet affront. Alors que le célibat, hein, c'est je rentre, je me désape, je m'écroule sur mon pieu et je ronfle en bavant sur l'oreiller jusqu'à des pas d'heures. Oui je sais, ça donne envie.
Sinon, on peut aussi amener sa nana avec soi dans la soirée en question. Là, si on a du bol, elle s'entend bien avec nos potes (voire dans le meilleur des cas, c'est aussi ses potes). Mais quoi qu'il arrive, alors que les potes veulent continuer la chouille en allant kiffer la vibe et moover leur body sur la wave trop top underground, il y a une probabilité d'environ une chance sur une (à peu près hein) que la nana soit "fatiguée", ce qui signifie que son mec doit fort logiquement la raccompagner. Parfois, les potes, sans doute parce qu'ils ont trop bu (les cons), disent "ok tu la raccompagnes et ensuite tu nous rejoins à la Tchunga-Coconut-Kowabunga-top-mega-groove boîte pour nous éclater jusqu'au bout de la night". Alors qu'il est évident que d'une part, sans sa nana, la soirée devient vachement moins intéressante pour le mec (ben oui il a plus de public pour être admiré), d'autre part la nana est rarement assez fatiguée pour refuser une petite auscultation (et donc le mec, pas con, suit son instinct de secouriste), et enfin parce que, étant en couple et de ce fait fort épuisé par les sacrifices physiques et moraux que ça représente (vaisselle, sexe, résistance aux tests de "tu me trouves grosse?", etc), il est un peu crevé lui aussi, le pauvre chou.
Alors qu'en étant célibataire, on mouve notre body. Seuls, certes, mais au moins on a l'impression d'être jeunes.
Je sais, cet article pue la mauvaise foi à cent mètres. Je le confesse, j'aimerais bien être THE man pour une nana, être amoureux et toutes ces conneries, parce qu'il paraît que c'est de mon âge. Sans toutefois céder au cliché du mec-parfait-cocooning-in-love-with-la-Saint-Valentin.
Figurez-vous que déjà, une fille bien, c'est pas facile à trouver (une fille bien ET célibataire ET qui me plaise ET hétérosexuelle, cessez de siffler chères lectrices). Eh ben une fille bien (et tout ce qui va avec) ET qui est en plus pas trop collante, c'est hyper vachement plus chaud à trouver. Non pas que j'en trouve des collantes, ce serait déjà ça hein... Mais j'ai l'impression que toutes les nanas deviennent forcément cocooning-fatiguées-pas-drôles quand elles se mettent en couple, qu'elles s'enferment dans leur petit quotidien paisaible avec leur chéri adoré, et que overfuck les jeunes années de liberté, de potes, de bringue et de délires, bonjour les restos romantiques et les plateaux télé. A quand les pantoufles et le labrador?
En fait il me faut une nana pas romantique.
Un mec quoi.
Non je déconne.
Il me faut une nana pas TROP romantique, qui continue à kiffer la vibes même en couple. Une nana indépendante mais amoureuse. Est-ce que ça existe? Pour l'instant, autour de moi, j'ai plutôt des preuves du contraire...
Enfin bref, foin de tout cela. Bonne Saint Valentin aux couples (vous avez vu, je suis beau joueur), puissiez-vous choper le tétanos avec les roses et le cancer de l'estomac avec les chocolats (quoique, pas tant que ça...).
A part ça, mort au corbeau.
PS: Faites l'amour, pas les magasins!
Ma manière de fêter la Saint Valentin (tout en dévoilant honteusement l'identité secrète de la Poulette, rhoo, pas bien, méchant, sale, caca, que fait la police?)
(Non elle s'appelle pas Valentin, tas de débiles)
...n'aura pas lieu.
Eh non, je n'ai aucune envie de me lancer une énième fois dans une diatribe anti-saint-Valentin que les célibataires endurcis reprendront en choeur, pendant que les couples liront ma prose avec un air un peu honteux en se disant que, quand même, c'est vrai qu'il a un peu raison, c'est fichtrement pourri/kheumercial/lamentable/dégradant/Big Brother is watching you/cliché de fêter la Saint-Valentin, mais bon, hein, après tout c'est une occasion comme une autre, et puis si on la fête pas, l'Autre va croire qu'on ne l'aime plus, alors faut pas déconner non plus, et puis après trop la honte si on est les seuls à pas le faire, etc etc.
Ma bannière du moment montre très bien ce que je pense de cette fête. Et soyez heureux, je n'ai pas le talent nécessaire pour dessiner un seau de vomi reconnaissable sur Paint.
Je vais donc parler d'autre chose. A savoir le bonheur indicible du célibat.
Hé ouais, malgré ce que veut nous faire croire notre chère société moderne, on peut être heureux autrement qu'en couple.
Regardez-moi: j'ai un appart de la taille d'un clapier à lapins dans lequel, même si je le voulais, je ne pourrais pas mettre de lit deux places. Déjà je me sens à l'étroit dedans. Vous imaginez avec une nana en plus? C'est que ça prend de la place ces bêtes-là. En particulier dans la salle de bain. Malgré la présence de la douche thalasso, l'absence des huit étagères réglementaires pour la bonne vie quotidienne d'une femme ne peut que jouer en la défaveur de mon environnement. Ce qui ferait que, si j'avais une nana, je devrais aller chez elle.
Or, s'il y a bien un truc qui m'exaspère, c'est de squatter chez une nana, fut-elle la mienne. C'est toujours rempli de photos, de cadres, de bibelots, de vases, de magazines, de conneries qu'on crève de peur de frôler, créant par là même l'incident diplomatique. Et histoire de montrer qu'on est un homme qui n'a pas peur des responsabilités, on se sent obligé de faire la vaisselle. Juste après le repas. Oui, même les filles peuvent laisser traîner la vaisselle des jours entiers et ne la faire que lorsqu'elles n'ont plus d'assiettes propres. Sauf quand elles sont en couple. Là, c'est le mec qui fait la vaisselle, tout le temps, tous les jours, car il le vaut bien.
Sans compter que rentrer chez soi après une soirée entre potes fortement alcoolisée, c'est pas de la tarte non plus. On pue l'alcool, on a le sourire aux lèvres à cause de la blague débile qu'a raconté l'autre con, là, avant de partir se coucher, et là, on doit réussir à se faire discret en se glissant amoureusement dans le lit d'une nana déjà modérément jouasse qu'on soit sorti sans elle (c'est bien une réaction de nana casée ça), qui n'a aucune envie de jouer au docteur avec un gros lourd plein de bière et qui fera la gueule pendant un minimum de 24h pour se venger de cet affront. Alors que le célibat, hein, c'est je rentre, je me désape, je m'écroule sur mon pieu et je ronfle en bavant sur l'oreiller jusqu'à des pas d'heures. Oui je sais, ça donne envie.
Sinon, on peut aussi amener sa nana avec soi dans la soirée en question. Là, si on a du bol, elle s'entend bien avec nos potes (voire dans le meilleur des cas, c'est aussi ses potes). Mais quoi qu'il arrive, alors que les potes veulent continuer la chouille en allant kiffer la vibe et moover leur body sur la wave trop top underground, il y a une probabilité d'environ une chance sur une (à peu près hein) que la nana soit "fatiguée", ce qui signifie que son mec doit fort logiquement la raccompagner. Parfois, les potes, sans doute parce qu'ils ont trop bu (les cons), disent "ok tu la raccompagnes et ensuite tu nous rejoins à la Tchunga-Coconut-Kowabunga-top-mega-groove boîte pour nous éclater jusqu'au bout de la night". Alors qu'il est évident que d'une part, sans sa nana, la soirée devient vachement moins intéressante pour le mec (ben oui il a plus de public pour être admiré), d'autre part la nana est rarement assez fatiguée pour refuser une petite auscultation (et donc le mec, pas con, suit son instinct de secouriste), et enfin parce que, étant en couple et de ce fait fort épuisé par les sacrifices physiques et moraux que ça représente (vaisselle, sexe, résistance aux tests de "tu me trouves grosse?", etc), il est un peu crevé lui aussi, le pauvre chou.
Alors qu'en étant célibataire, on mouve notre body. Seuls, certes, mais au moins on a l'impression d'être jeunes.
Je sais, cet article pue la mauvaise foi à cent mètres. Je le confesse, j'aimerais bien être THE man pour une nana, être amoureux et toutes ces conneries, parce qu'il paraît que c'est de mon âge. Sans toutefois céder au cliché du mec-parfait-cocooning-in-love-with-la-Saint-Valentin.
Figurez-vous que déjà, une fille bien, c'est pas facile à trouver (une fille bien ET célibataire ET qui me plaise ET hétérosexuelle, cessez de siffler chères lectrices). Eh ben une fille bien (et tout ce qui va avec) ET qui est en plus pas trop collante, c'est hyper vachement plus chaud à trouver. Non pas que j'en trouve des collantes, ce serait déjà ça hein... Mais j'ai l'impression que toutes les nanas deviennent forcément cocooning-fatiguées-pas-drôles quand elles se mettent en couple, qu'elles s'enferment dans leur petit quotidien paisaible avec leur chéri adoré, et que overfuck les jeunes années de liberté, de potes, de bringue et de délires, bonjour les restos romantiques et les plateaux télé. A quand les pantoufles et le labrador?
En fait il me faut une nana pas romantique.
Un mec quoi.
Non je déconne.
Il me faut une nana pas TROP romantique, qui continue à kiffer la vibes même en couple. Une nana indépendante mais amoureuse. Est-ce que ça existe? Pour l'instant, autour de moi, j'ai plutôt des preuves du contraire...
Enfin bref, foin de tout cela. Bonne Saint Valentin aux couples (vous avez vu, je suis beau joueur), puissiez-vous choper le tétanos avec les roses et le cancer de l'estomac avec les chocolats (quoique, pas tant que ça...).
A part ça, mort au corbeau.
PS: Faites l'amour, pas les magasins!
lundi 11 février 2008
Lâche, évoque heaume!
"Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté..."
Beaudelaire, "l'invitation au voyage"
"Le blog de Moune?"
Moune, "la réponse à l'invitation"
Dans un coup de gueule vigoureux à faire dresser le poil sur les nuques des mécréants, l'amie Magrat a fermement enjoint les vils mateurs de blogs qui étanchent dans l'ombre leur soif de voyeurisme à avouer leurs travers en révélant leur personne sous la forme de commentaires.
Ce qui est une manière non skybloguesque de demander "LaChé Vo KomZ lol KiKoo trO mDr".
Et je me joins à son combat héroïque. Non parce que c'est vrai, on se tue à trouver des saillies drôlatiques d'une incomparable spiritualité pour faire sourire son prochain, on se creuse la cervelle à dénicher un super sujet de réflexion pour affiner l'esprit des lecteurs, on s'use à être des exemples irréprochables pour les jeunes générations, tout ça pour s'apercevoir que des gens qui viennent de Pau, de Strasbourg ou de Lorient (voire même d'Iran, d'Ukraine ou du Rwanda) passent plusieurs dizaines de minutes par semaine ici sans JAMAIS LAISSER LE MOINDRE COMMENTAIRE!!
Les fourbes.
Les sales fennecs de leur mère, même.
Je veux bien que je ne sois pas un phare de la blogosphère et que mon aura pourtant sublime n'embrase pas la passion de milliers de visiteurs quotidiens. J'en conviens fort volontiers. Sauf que, outre les visiteurs réguliers, à savoir la Poulette, Ma Puce, ma frangine, Magrat, Marine, l'Elfe et le Suisse, y'a des gens qui passent du temps sur mon blog, et qui ne commentent pas. Si si, j'le sais, j'ai des yeux partout. Surtout sur mon mouchard de Google Analytics qui me dit d'où vous venez.
Faut pas hésiter hein. Osez me dire ce que vous pensez, ça me dérange pas, au contraire. Sauf si vous êtes fan de Grégory Lemarchal ou militant UMP. Là, par contre, vous êtes aimablement priés de garder vos idées pourries à l'écart du monument de bon goût, d'objectivité et d'extrême tolérance qu'est ce blog. D'avance, merci.
Bref, je lance le même appel que le général Magrat, qui a quand même vachement plus de poitrine que De Gaulle et qui, de ce fait, devrait avoir nettement plus de poids à l'échelle mondiale. A savoir, chers mystérieux et silencieux lecteurs:
- Je vous connais dans la vie?
- Ou sur le net?
- D'où que vous avez trouvé ce blog?
- Pourquoi vous le lisez?
- Et vous, vous en avez un, de blog?
Et, n'ayant même pas peur du droit d'auteur, je finis comme elle par "non mais si vous voulez rien me dire (bande de fennecs, donc) c'est pas grave, au moins vous êtes là et c'est cool".
A part ça, pour mes visiteurs réguliers, c'est pas non plus les vacances des commentaires là hein! Feignasses!
Beaudelaire, "l'invitation au voyage"
"Le blog de Moune?"
Moune, "la réponse à l'invitation"
Dans un coup de gueule vigoureux à faire dresser le poil sur les nuques des mécréants, l'amie Magrat a fermement enjoint les vils mateurs de blogs qui étanchent dans l'ombre leur soif de voyeurisme à avouer leurs travers en révélant leur personne sous la forme de commentaires.
Ce qui est une manière non skybloguesque de demander "LaChé Vo KomZ lol KiKoo trO mDr".
Et je me joins à son combat héroïque. Non parce que c'est vrai, on se tue à trouver des saillies drôlatiques d'une incomparable spiritualité pour faire sourire son prochain, on se creuse la cervelle à dénicher un super sujet de réflexion pour affiner l'esprit des lecteurs, on s'use à être des exemples irréprochables pour les jeunes générations, tout ça pour s'apercevoir que des gens qui viennent de Pau, de Strasbourg ou de Lorient (voire même d'Iran, d'Ukraine ou du Rwanda) passent plusieurs dizaines de minutes par semaine ici sans JAMAIS LAISSER LE MOINDRE COMMENTAIRE!!
Les fourbes.
Les sales fennecs de leur mère, même.
Je veux bien que je ne sois pas un phare de la blogosphère et que mon aura pourtant sublime n'embrase pas la passion de milliers de visiteurs quotidiens. J'en conviens fort volontiers. Sauf que, outre les visiteurs réguliers, à savoir la Poulette, Ma Puce, ma frangine, Magrat, Marine, l'Elfe et le Suisse, y'a des gens qui passent du temps sur mon blog, et qui ne commentent pas. Si si, j'le sais, j'ai des yeux partout. Surtout sur mon mouchard de Google Analytics qui me dit d'où vous venez.
Faut pas hésiter hein. Osez me dire ce que vous pensez, ça me dérange pas, au contraire. Sauf si vous êtes fan de Grégory Lemarchal ou militant UMP. Là, par contre, vous êtes aimablement priés de garder vos idées pourries à l'écart du monument de bon goût, d'objectivité et d'extrême tolérance qu'est ce blog. D'avance, merci.
Bref, je lance le même appel que le général Magrat, qui a quand même vachement plus de poitrine que De Gaulle et qui, de ce fait, devrait avoir nettement plus de poids à l'échelle mondiale. A savoir, chers mystérieux et silencieux lecteurs:
- Je vous connais dans la vie?
- Ou sur le net?
- D'où que vous avez trouvé ce blog?
- Pourquoi vous le lisez?
- Et vous, vous en avez un, de blog?
Et, n'ayant même pas peur du droit d'auteur, je finis comme elle par "non mais si vous voulez rien me dire (bande de fennecs, donc) c'est pas grave, au moins vous êtes là et c'est cool".
A part ça, pour mes visiteurs réguliers, c'est pas non plus les vacances des commentaires là hein! Feignasses!
dimanche 10 février 2008
Créationnisme et évolution
"Si Dieu a tout créé, il a aussi créé les pigeons. Rien que ça, ça prouve que Dieu n'existe pas: personne ne peut être aussi con. Ou alors, Dieu est très con, ce qui se tient aussi."
L'évangile selon Saint Moune
Aujourd'hui, juste avant de changer la bannière du blog parce qu'on se rapproche d'un événement honni entre tous (oui, la Saint Valentin, vous avez trouvé, vous êtes trop fort, maintenant laissez-moi parler), je vais parler science, et plus particulièrement biologie.
Avant de commencer, petit topo de vulgarisation pour expliquer ce que c'est, la théorie de l'évolution. Au commencement, il n'y avait pas grand chose. La Terre était en pleine crise d'adolescence, elle avait des éruptions de partout, lâchait des gaz délétères dans l'atmosphère, tremblait à n'en plus pouvoir, il pleuvait tout le temps, bref, c'était un peu la merde à l'époque. Par un processus mystérieux qu'on n'explique pas encore tout à fait, la vie est apparue, sous la forme d'acides aminés qui se sont rejoints pour former de l'ADN, et ainsi sont nées les premières bactéries (en gros hein). Selon certains, l'apparition de la vie provient d'un pur coup de hasard, avec de l'eau à la bonne température, contenant grâce aux vapeurs atmosphériques suffisemment d'éléments pouvant servir à créer la vie (azote, carbone...) et régulièrement frappée par de l'énergie électrique, sous forme de foudre qui venait agiter tout ce joyeux merdier. Résultat: la vie.
Maintenant, comment sommes-nous passés de la vie aquatique unicellulaire bactérienne aux magnifiques spécimens de mammifères que nous sommes à l'heure actuelle (enfin... surtout moi, vous je vous ai jamais vu nus)? Selon la grande majorité des scientifiques, par l'évolution.
Tout le monde connaît Darwin, le barbu qui a inventé la théorie de l'évolution, et dans les grandes lignes, tout le monde sait que "l'homme descend du singe", ce qui est faux mais au moins le message est à peu près passé. Maintenant, on passe au cran supérieur, je vous raconte ce qu'il en est réellement.
D'abord, tout le monde est différent, ça vous étiez au courant. A part les jumeaux (les vrais). Maintenant, pourquoi sommes-nous tous différents? Et pourquoi les jumeaux ne sont PAS différents? Parce que l'ADN. L'ADN est une substance chimique principalement constituée d'azote, qui code grâce à quatre bases azotées le génome humain, et qui est présente dans l'ensemble des cellules animales et végétales. Pour ceux qui n'ont rien pigé à la phrase précédente, je la refais. L'ADN est présent dans nos cellules, et les multiples combinaisons possibles des quatre bases azotées (le "composant de base") déterminent notre génotype, c'est-à-dire ce que nous sommes biologiquement parlant: un homme ou une femme, noir ou blanc (ou jaune ou rouge ou vert, on s'en fout), un blond ou un brun, AB+ ou O-, obèse ou cardiaque, avec des yeux bleus ou bruns, et puis aussi si on est un humain ou bien un chimpanzé, une mouche ou un manchot empereur. L'ADN, c'est ce qu'on est, en tant qu'individu et en tant qu'espèce. Sans ADN, pas de vie.
Petite précision: à l'heure actuelle, aucune étude scientifique sérieuse n'a prouvé que l'instinct criminel, la pédophilie, l'homosexualité ou la connerie tout court étaient intégrés dans l'ADN (bien que dans certains cas, l'homosexualité par exemple, cela puisse être du fait d'une insuffisance hormonale totalement aléatoire pendant un moment de la gestation).
Bref, reprenons. L'évolution passe par, en gros, deux processus fondamentaux: la mutation et la sélection.
L'ADN peut muter, notamment pendant que l'individu est à l'état de foetus, donc "en construction". C'est un événement pas si rare que ça, mais qui souvent ne se voit pas sur le visage du mutant. Cette mutation peut être délétère (dans ce cas, l'individu est mort en naissant, survit très peu de temps ou ne peut pas se reproduire), c'est un accident génétique. En admettant qu'on parle d'une mutation qui laisse le mutant vivre et se reproduire, cette mutation peut apporter un changement dans la morphologie, la physiologie ou le comportement du mutant, en bien ou en mal. Par exemple, mettons que les ancêtres des baleines avaient encore des pattes arrières développées, et qu'un jour, un baleineau est né sans ces membres. Dans ce cas précis, la mutation est positive.
La sélection est le fait que ce baleineau se soit reproduit (c'est-à-dire que sa mutation n'a pas influencé la sélection sexuelle par l'autre sexe: la nana avec qui il s'est reproduit n'avait pas grand chose à faire qu'il n'ait pas de jambes, pour être plus clair), et que ses descendants aient remplacé les anciennes baleines à jambes. Une baleine sans jambe est plus rapide et mieux adaptée à une vie aquatique qu'une baleine qui traîne des excroissances inutiles sur elle: la baleine sans jambe (et ses descendants si cette mutation se transmet) sont avantagées par rapport aux anciennes.
Les baleines sans jambe sont donc "sélectionnées": c'est la "survie du plus hardi", le mieux adapté à son environnement a de meilleures chances de survie et exclut les moins bien adaptés, qui meurent ou ne peuvent plus se reproduire face à cette compétition. Finalement, les mutations continuant, les nouvelles baleines ne peuvent plus se reproduire avec les baleines à jambes: on a deux espèces différentes. Or, si ces deux espèces cohabitent, elles utilisent le même espace et les mêmes ressources alimentaires: les mieux adaptées au milieu vont mieux se nourrir et occuper l'espace que les moins bien adaptées, qui vont donc disparaître: c'est la sélection naturelle, on sélectionne le meilleur individu et/ou la meilleure espèce au cours du temps.
Bien sur, de nombreux facteurs influent sur cette sélection, notamment le hasard: un mutant ayant reçu une super mutation de la mort qui tue mourra accidentellement avant d'avoir pu se reproduire, ou alors ses descendants mourront ou ne transmettront pas le bon allèle qui assure la mutation. Le gros manque de bol quoi.
Bon, j'espère avoir été assez clair sur la théorie de l'évolution.
Cette théorie a été moultes fois débattue dans les salons de thé londoniens, et on vit s'opposer deux grandes factions: les évolutionnistes, qui acceptaient ce que disait Darwin parce que, scientifiquement, c'était l'explication qui se tenait le mieux, et acceptaient donc l'idée que le hasard (hasard de la mutation, hasard de la sélection) était ce qui avait fabriqué les espèces actuelles; et les créationnistes, chrétiens convaincus qui pensaient que Dieu avait créé la Terre, le Ciel, les animaux, les végétaux et l'Homme avec une majuscule, et qu'il avait fait la sieste le septième jour, et que tout était exactement pareil aux commencements des temps que de nos jours, ce que contredisent maintenant les études moléculaires sur les fossiles, par exemple.
Bien entendu, en tant que scientifique je n'accorde aucun crédit aux thèses créationnistes, parce que ce n'est pas une question de croyance mais une question de science: ce que la science prouve, alors c'est ce qui est (et qu'on ne vienne pas me faire chier avec les quatre éléments ou la Terre qui était plate avant 1500: à l'époque, la science était totalement influencée par la croyance et la conviction, alors que maintenant elle démontre à l'aide de preuves). J'ai assez étudié l'évolution pour être convaincu que c'est bien comme ça que ça se passe. Après tout, l'évolution est la seule théorie qui explique tout sur le vivant et comment on en est arrivés là.
Cependant, toujours en tant que scientifique, je ne peux pas être catégorique sur la non-existence de Dieu ou d'une puissance supérieure, puisqu'il s'agit d'une histoire de croyance. Je n'y crois pas, je suis athée, agnostique, tout ce que vous voulez, mais je pense que si on en est là, c'est uniquement à cause du hasard. Or, c'est une conviction intime, une hypothèse, et pas un raisonnement scientifique. Rien n'a pour l'instant prouvé scientifiquement l'existence d'une puissance supérieure (ou plusieurs, soyons fous), mais rien n'a prouvé non plus sa non-existence. En tant que "croyant", je suis fermement attaché à la théorie de l'évolution basée sur le hasard, et combats de toutes mes forces l'enseignement du créationnisme dans certaines écoles américaines, australiennes et turques, notamment, parce qu'on n'enseigne pas une théorie religieuse en cours de sciences à des mômes malléables, c'est malhonnête. En cours de sciences, on parle sciences, avancées récentes et théories possibles.
La science a prouvé que l'évolution est une bonne théorie qui se rapproche de la réalité, mais je reconnais que la science peut se planter (même si la chance est carrément minime). La religion n'a absolument rien prouvé au niveau du créationnisme, et se met en contradiction avec toutes les dernières découvertes biologiques et géologiques du dernier siècle et demi (par exemple, les créationnistes pensent que la Terre à 6000 ans).
Maintenant, en tant que scientifique, il me faut au moins accorder du crédit à des hypothèses potentiellement recevables. Certaines personnes, en Amérique notamment, parlent de "intelligent design", le dessein intelligent, qui est une sorte de créationnisme masqué, mais surtout de "soft creationism". A savoir que l'évolution existe, mais qu'elle est orchestrée en partie ou exclusivement par des causes surnaturelles, comme Dieu. C'est une sorte de compromis. Or, il a été prouvé que bien d'autres facteurs influencent l'évolution, comme les conditions environnementales. Cependant, si on admet l'existence d'une puissance supérieure, les variations des conditions environnementales, le hasard, les mutations et tous les facteurs qui orientent l'évolution lui sont directement imputables. Pour le moment, à part une conviction profonde, rien ne me permet de rejeter scientifiquement cette hypothèse, bien que rien ne me permette de la valider non plus tant que l'existence d'une ou plusieurs puissance(s) supérieure(s) n'aura pas été prouvée scientifiquement. C'est une hypothèse, comme l'évolution: chacun est libre d'y croire ou non.
L'existence d'une puissance supérieure qui a minutieusement décidé ce qu'allait devenir la Terre est possible, parce que rien ne nous permet d'affirmer le contraire. La volonté d'avoir une conscience supérieure au-dessus de soi est peut-être typiquement humaine et ne prouve que notre faiblesse et la volonté de rejeter sa propre responsabilité ; ou prouve que les humains, seuls parmi les autres espèces, sont capables d'appréhender l'existence de cette conscience supérieure.
My point is: non au créationnisme, et oui au soft creationism et à la théorie de l'évolution enseignés à parts égales dans les classes. Il n'est pas question de science dans la foi en l'une ou l'autre des théories, mais de croyance: laissez les gosses décider ce qu'ils préfèrent, le hasard ou une puissance supérieure. M'enfin, pour cela il faudrait que les enseignants soient d'une objectivité à toute épreuve, et ne favorisent pas l'une ou l'autre des théories... Mission impossible, entre les laïcs convaincus et les religieux fanatiques, aussi cons les uns que les autres de mon point de vue.
A mon sens, toute hypothèse valable devrait recevoir un accueil critique basé sur la science et la logique, et non sur la croyance. Il faut savoir faire la part des choses: personnellement, je pense que Dieu est une grosse arnaque et que si on en est là aujourd'hui, c'est par un monstrueux coup de bol et par l'évolution naturelle. C'est ma croyance, c'est ma foi. Mais scientifiquement, je dois admettre que je me trompe peut-être et qu'il y a peut-être bien une puissance supérieure qui a tout manigancé. Pourquoi? Parce que c'est possible.
Le but de ce billet était de faire comprendre la différence entre la science et la foi, et d'essayer de prouver que les scientifiques peuvent, à tort à mon avis, rejetter des hypothèses uniquement sur la base de leur foi personnelle en l'évolution naturelle, à l'image des religieux qui rejettent des hypothèses scientifiques uniquement sur la base de leur foi en Dieu. Et, pour ceux qui ne se sentent pas particulièrement concernés par l'évolution et le créationnisme, je voulais aussi montrer que parfois, il s'agit de faire la part des choses, et qu'il faut savoir réfléchir plus loin que ses convictions.
J'espère avoir réussi...
A part ça, aujourd'hui, j'écris. Un peu.
L'évangile selon Saint Moune
Aujourd'hui, juste avant de changer la bannière du blog parce qu'on se rapproche d'un événement honni entre tous (oui, la Saint Valentin, vous avez trouvé, vous êtes trop fort, maintenant laissez-moi parler), je vais parler science, et plus particulièrement biologie.Avant de commencer, petit topo de vulgarisation pour expliquer ce que c'est, la théorie de l'évolution. Au commencement, il n'y avait pas grand chose. La Terre était en pleine crise d'adolescence, elle avait des éruptions de partout, lâchait des gaz délétères dans l'atmosphère, tremblait à n'en plus pouvoir, il pleuvait tout le temps, bref, c'était un peu la merde à l'époque. Par un processus mystérieux qu'on n'explique pas encore tout à fait, la vie est apparue, sous la forme d'acides aminés qui se sont rejoints pour former de l'ADN, et ainsi sont nées les premières bactéries (en gros hein). Selon certains, l'apparition de la vie provient d'un pur coup de hasard, avec de l'eau à la bonne température, contenant grâce aux vapeurs atmosphériques suffisemment d'éléments pouvant servir à créer la vie (azote, carbone...) et régulièrement frappée par de l'énergie électrique, sous forme de foudre qui venait agiter tout ce joyeux merdier. Résultat: la vie.
Maintenant, comment sommes-nous passés de la vie aquatique unicellulaire bactérienne aux magnifiques spécimens de mammifères que nous sommes à l'heure actuelle (enfin... surtout moi, vous je vous ai jamais vu nus)? Selon la grande majorité des scientifiques, par l'évolution.
Tout le monde connaît Darwin, le barbu qui a inventé la théorie de l'évolution, et dans les grandes lignes, tout le monde sait que "l'homme descend du singe", ce qui est faux mais au moins le message est à peu près passé. Maintenant, on passe au cran supérieur, je vous raconte ce qu'il en est réellement.
D'abord, tout le monde est différent, ça vous étiez au courant. A part les jumeaux (les vrais). Maintenant, pourquoi sommes-nous tous différents? Et pourquoi les jumeaux ne sont PAS différents? Parce que l'ADN. L'ADN est une substance chimique principalement constituée d'azote, qui code grâce à quatre bases azotées le génome humain, et qui est présente dans l'ensemble des cellules animales et végétales. Pour ceux qui n'ont rien pigé à la phrase précédente, je la refais. L'ADN est présent dans nos cellules, et les multiples combinaisons possibles des quatre bases azotées (le "composant de base") déterminent notre génotype, c'est-à-dire ce que nous sommes biologiquement parlant: un homme ou une femme, noir ou blanc (ou jaune ou rouge ou vert, on s'en fout), un blond ou un brun, AB+ ou O-, obèse ou cardiaque, avec des yeux bleus ou bruns, et puis aussi si on est un humain ou bien un chimpanzé, une mouche ou un manchot empereur. L'ADN, c'est ce qu'on est, en tant qu'individu et en tant qu'espèce. Sans ADN, pas de vie.
Petite précision: à l'heure actuelle, aucune étude scientifique sérieuse n'a prouvé que l'instinct criminel, la pédophilie, l'homosexualité ou la connerie tout court étaient intégrés dans l'ADN (bien que dans certains cas, l'homosexualité par exemple, cela puisse être du fait d'une insuffisance hormonale totalement aléatoire pendant un moment de la gestation).
Bref, reprenons. L'évolution passe par, en gros, deux processus fondamentaux: la mutation et la sélection.
L'ADN peut muter, notamment pendant que l'individu est à l'état de foetus, donc "en construction". C'est un événement pas si rare que ça, mais qui souvent ne se voit pas sur le visage du mutant. Cette mutation peut être délétère (dans ce cas, l'individu est mort en naissant, survit très peu de temps ou ne peut pas se reproduire), c'est un accident génétique. En admettant qu'on parle d'une mutation qui laisse le mutant vivre et se reproduire, cette mutation peut apporter un changement dans la morphologie, la physiologie ou le comportement du mutant, en bien ou en mal. Par exemple, mettons que les ancêtres des baleines avaient encore des pattes arrières développées, et qu'un jour, un baleineau est né sans ces membres. Dans ce cas précis, la mutation est positive.
La sélection est le fait que ce baleineau se soit reproduit (c'est-à-dire que sa mutation n'a pas influencé la sélection sexuelle par l'autre sexe: la nana avec qui il s'est reproduit n'avait pas grand chose à faire qu'il n'ait pas de jambes, pour être plus clair), et que ses descendants aient remplacé les anciennes baleines à jambes. Une baleine sans jambe est plus rapide et mieux adaptée à une vie aquatique qu'une baleine qui traîne des excroissances inutiles sur elle: la baleine sans jambe (et ses descendants si cette mutation se transmet) sont avantagées par rapport aux anciennes.
Les baleines sans jambe sont donc "sélectionnées": c'est la "survie du plus hardi", le mieux adapté à son environnement a de meilleures chances de survie et exclut les moins bien adaptés, qui meurent ou ne peuvent plus se reproduire face à cette compétition. Finalement, les mutations continuant, les nouvelles baleines ne peuvent plus se reproduire avec les baleines à jambes: on a deux espèces différentes. Or, si ces deux espèces cohabitent, elles utilisent le même espace et les mêmes ressources alimentaires: les mieux adaptées au milieu vont mieux se nourrir et occuper l'espace que les moins bien adaptées, qui vont donc disparaître: c'est la sélection naturelle, on sélectionne le meilleur individu et/ou la meilleure espèce au cours du temps.
Bien sur, de nombreux facteurs influent sur cette sélection, notamment le hasard: un mutant ayant reçu une super mutation de la mort qui tue mourra accidentellement avant d'avoir pu se reproduire, ou alors ses descendants mourront ou ne transmettront pas le bon allèle qui assure la mutation. Le gros manque de bol quoi.
Bon, j'espère avoir été assez clair sur la théorie de l'évolution.
Cette théorie a été moultes fois débattue dans les salons de thé londoniens, et on vit s'opposer deux grandes factions: les évolutionnistes, qui acceptaient ce que disait Darwin parce que, scientifiquement, c'était l'explication qui se tenait le mieux, et acceptaient donc l'idée que le hasard (hasard de la mutation, hasard de la sélection) était ce qui avait fabriqué les espèces actuelles; et les créationnistes, chrétiens convaincus qui pensaient que Dieu avait créé la Terre, le Ciel, les animaux, les végétaux et l'Homme avec une majuscule, et qu'il avait fait la sieste le septième jour, et que tout était exactement pareil aux commencements des temps que de nos jours, ce que contredisent maintenant les études moléculaires sur les fossiles, par exemple.
Bien entendu, en tant que scientifique je n'accorde aucun crédit aux thèses créationnistes, parce que ce n'est pas une question de croyance mais une question de science: ce que la science prouve, alors c'est ce qui est (et qu'on ne vienne pas me faire chier avec les quatre éléments ou la Terre qui était plate avant 1500: à l'époque, la science était totalement influencée par la croyance et la conviction, alors que maintenant elle démontre à l'aide de preuves). J'ai assez étudié l'évolution pour être convaincu que c'est bien comme ça que ça se passe. Après tout, l'évolution est la seule théorie qui explique tout sur le vivant et comment on en est arrivés là.
Cependant, toujours en tant que scientifique, je ne peux pas être catégorique sur la non-existence de Dieu ou d'une puissance supérieure, puisqu'il s'agit d'une histoire de croyance. Je n'y crois pas, je suis athée, agnostique, tout ce que vous voulez, mais je pense que si on en est là, c'est uniquement à cause du hasard. Or, c'est une conviction intime, une hypothèse, et pas un raisonnement scientifique. Rien n'a pour l'instant prouvé scientifiquement l'existence d'une puissance supérieure (ou plusieurs, soyons fous), mais rien n'a prouvé non plus sa non-existence. En tant que "croyant", je suis fermement attaché à la théorie de l'évolution basée sur le hasard, et combats de toutes mes forces l'enseignement du créationnisme dans certaines écoles américaines, australiennes et turques, notamment, parce qu'on n'enseigne pas une théorie religieuse en cours de sciences à des mômes malléables, c'est malhonnête. En cours de sciences, on parle sciences, avancées récentes et théories possibles.
La science a prouvé que l'évolution est une bonne théorie qui se rapproche de la réalité, mais je reconnais que la science peut se planter (même si la chance est carrément minime). La religion n'a absolument rien prouvé au niveau du créationnisme, et se met en contradiction avec toutes les dernières découvertes biologiques et géologiques du dernier siècle et demi (par exemple, les créationnistes pensent que la Terre à 6000 ans).
Maintenant, en tant que scientifique, il me faut au moins accorder du crédit à des hypothèses potentiellement recevables. Certaines personnes, en Amérique notamment, parlent de "intelligent design", le dessein intelligent, qui est une sorte de créationnisme masqué, mais surtout de "soft creationism". A savoir que l'évolution existe, mais qu'elle est orchestrée en partie ou exclusivement par des causes surnaturelles, comme Dieu. C'est une sorte de compromis. Or, il a été prouvé que bien d'autres facteurs influencent l'évolution, comme les conditions environnementales. Cependant, si on admet l'existence d'une puissance supérieure, les variations des conditions environnementales, le hasard, les mutations et tous les facteurs qui orientent l'évolution lui sont directement imputables. Pour le moment, à part une conviction profonde, rien ne me permet de rejeter scientifiquement cette hypothèse, bien que rien ne me permette de la valider non plus tant que l'existence d'une ou plusieurs puissance(s) supérieure(s) n'aura pas été prouvée scientifiquement. C'est une hypothèse, comme l'évolution: chacun est libre d'y croire ou non.
L'existence d'une puissance supérieure qui a minutieusement décidé ce qu'allait devenir la Terre est possible, parce que rien ne nous permet d'affirmer le contraire. La volonté d'avoir une conscience supérieure au-dessus de soi est peut-être typiquement humaine et ne prouve que notre faiblesse et la volonté de rejeter sa propre responsabilité ; ou prouve que les humains, seuls parmi les autres espèces, sont capables d'appréhender l'existence de cette conscience supérieure.
My point is: non au créationnisme, et oui au soft creationism et à la théorie de l'évolution enseignés à parts égales dans les classes. Il n'est pas question de science dans la foi en l'une ou l'autre des théories, mais de croyance: laissez les gosses décider ce qu'ils préfèrent, le hasard ou une puissance supérieure. M'enfin, pour cela il faudrait que les enseignants soient d'une objectivité à toute épreuve, et ne favorisent pas l'une ou l'autre des théories... Mission impossible, entre les laïcs convaincus et les religieux fanatiques, aussi cons les uns que les autres de mon point de vue.
A mon sens, toute hypothèse valable devrait recevoir un accueil critique basé sur la science et la logique, et non sur la croyance. Il faut savoir faire la part des choses: personnellement, je pense que Dieu est une grosse arnaque et que si on en est là aujourd'hui, c'est par un monstrueux coup de bol et par l'évolution naturelle. C'est ma croyance, c'est ma foi. Mais scientifiquement, je dois admettre que je me trompe peut-être et qu'il y a peut-être bien une puissance supérieure qui a tout manigancé. Pourquoi? Parce que c'est possible.
Le but de ce billet était de faire comprendre la différence entre la science et la foi, et d'essayer de prouver que les scientifiques peuvent, à tort à mon avis, rejetter des hypothèses uniquement sur la base de leur foi personnelle en l'évolution naturelle, à l'image des religieux qui rejettent des hypothèses scientifiques uniquement sur la base de leur foi en Dieu. Et, pour ceux qui ne se sentent pas particulièrement concernés par l'évolution et le créationnisme, je voulais aussi montrer que parfois, il s'agit de faire la part des choses, et qu'il faut savoir réfléchir plus loin que ses convictions.
J'espère avoir réussi...
A part ça, aujourd'hui, j'écris. Un peu.
lundi 4 février 2008
Mécanisme de défense
"Il est normal d'avoir peur. C'est humain. Mais il est moins normal d'être con. Et pourtant, ça aussi c'est humain."
Platon
Un petit coup de gueule, ça vous dit?
Ce soir, je râle contre les oeillères, contre l'aveuglement, contre l'indifférence et l'optimisme crétin, je râle contre tous ceux qui refusent de voir la vérité juste parce qu'elle est moche. Oui, vous avez deviné, je vais parler d'écologie.
Une expérience amusante à faire entre amis: parlez donc d'écologie, de l'état de la planète, dans une soirée où on s'amuse. Vous passez pour le casseur d'ambiance de premier plan qui veut déprimer tout le monde. C'est évidemment un exemple: en général, on ne parle pas des choses qui fâchent dans une soirée, à moins que le moment s'y prête particulièrement (genre quand une pétasse couine parce que son mec de trois jours vient de la plaquer pour une autre, on peut la remettre à sa place en lui suggérant que sa situation est largement plus enviable que celle des ours blancs dont la phase de déclin commencera, je tiens à le rappeler, d'ici 4 ans maximum).
Ce qui m'agace, c'est que quelle que soit la discussion, on a toujours des comportements que je qualifierais unilatéralement de débiles qui apparaissent.
- Ceux qui ont une vague idée de l'étendue du désastre mais qui ne veulent pas savoir les détails
"Arrêêêêteuh tu vas me déprimer!"
Oh ben oui dis donc, je serais dégoûté d'abîmer ton maquillage avec une raison aussi futile que le Japon qui a repris la chasse à la baleine, c'est d'un trivial.
- Ceux qui ont des oeillères
"Bah moi je vois pas de différence avec y'a dix ans, c'est encore les écolos qui se montent le bourrichon pour rien"
Ah oui, ça doit être ça, 40°C tous les étés en Picardie c'est tout à fait habituel, en fait on se faisait un peu chier à WWF parce que Bové nous a piqué les OGM, alors il a bien fallu qu'on monte une intox mondiale de réchauffement climatique, faut bien qu'on s'amuse un peu hein.
- Ceux qui sont légèrement paranoïaques
"Non mais c'est une connerie financée par les Américains pour qu'on arrête de leur faire de la concurrence, la preuve, "une vérité qui dérange" c'est un américain qui l'a fait"
Ah ben oui mon bon monsieur, c'est évident. D'ailleurs c'est comme pour E.T., ils ont sorti ça pour qu'on croie tous que les aliens sont des gnomes grisâtres et un peu attardés, alors qu'en fait les Etats-Unis ont développé dans le plus grand secret une relation commerciale florissante avec les Vénusiens Mauves et les Atlantes de Nû, ce qui explique leur place au sommet de l'économie mondiale.
- Ceux qui sont optimistes sans trop savoir pourquoi
"Non mais on va s'en sortir, de toutes façons, c'est obligé, y'a pas de raison"
Ouais, ils disaient ça aussi les Juifs en montant dans les trains, dans les années 40...
- Ceux qui n'y croient pas et n'y croiront jamais parce que ça les perturbe trop
"Ah ouais? T'as des preuves?"
"Ouaip, j'ai les assertions d'à peu près l'ensemble de la communauté scientifique, qui montre une augmentation de 25% du taux de CO2 dans l'atmosphère depuis 150 ans, une hausse de la température entre 1 et 3°C pour le prochain siècle et une hausse de 50cm du niveau des mers dans les prochaines années."
"Ouais mais c'est des chiffres de scientifiques ça, on peut en faire ce qu'on veut"
Ah ouais c'est notre kif ça à nous les scientifiques, de balancer des chiffres pour faire peur aux gens. D'ailleurs y'a un grand concours mondial pour celui qui aura réussi le plus beau teint verdâtre ou pâle avec ses chiffres (photos à l'appui).
- Ceux qui écartent les faits d'un revers de main parce qu'ils en ont peur
"Non mais on va pas parler de ça maintenant"
Non t'as raison tiens, parlons plutôt de Nicolas et de Carla, c'est tellement plus important que l'érosion de la biodiversité.
- Ceux qui le savent mais qui s'en foutent royalement
"Mais de toutes façons, on peut rien y faire alors c'est pas la peine d'en parler..."
Nicolas et Carla, on n'y peut rien, pourtant tout le monde en parle. Par contre, l'écologie, on y peut quelque chose, mais hors de question d'en parler, c'est trop chiant comme sujet.
- Ceux qui prennent les écolos pour des névrosés mythomanes alors qu'en fait ils ne pigent que dalle
"Attends y'a dix ans c'était le trou dans la couche d'ozone et maintenant y'a trop de gaz à effet de serre? Faudrait savoir les gars!"
Hé Einstein, t'es au courant que les gaz à effet de serre c'est pas les mêmes que ceux qui font des trous dans la couche d'ozone? Des trous, y'en a toujours, ils se sont pas refermés depuis, c'est juste qu'on risque d'être irradié ET d'avoir chaud.
Bref, ça m'énerve. Je sais que c'est un mécanisme de défense, de nier la vérité pour se protéger, mais comment voulez-vous que l'info passe, que les consciences s'éveillent, si tout le monde continue à refuser d'en parler juste parce que c'est déprimant?
Arthur style: SORTEZ VOUS LES DOIGTS DU CUUUUL!!
A part ça, le droit de l'environnement, on a beau dire, c'est chiant.
Platon
Un petit coup de gueule, ça vous dit?
Ce soir, je râle contre les oeillères, contre l'aveuglement, contre l'indifférence et l'optimisme crétin, je râle contre tous ceux qui refusent de voir la vérité juste parce qu'elle est moche. Oui, vous avez deviné, je vais parler d'écologie.
Une expérience amusante à faire entre amis: parlez donc d'écologie, de l'état de la planète, dans une soirée où on s'amuse. Vous passez pour le casseur d'ambiance de premier plan qui veut déprimer tout le monde. C'est évidemment un exemple: en général, on ne parle pas des choses qui fâchent dans une soirée, à moins que le moment s'y prête particulièrement (genre quand une pétasse couine parce que son mec de trois jours vient de la plaquer pour une autre, on peut la remettre à sa place en lui suggérant que sa situation est largement plus enviable que celle des ours blancs dont la phase de déclin commencera, je tiens à le rappeler, d'ici 4 ans maximum).
Ce qui m'agace, c'est que quelle que soit la discussion, on a toujours des comportements que je qualifierais unilatéralement de débiles qui apparaissent.
- Ceux qui ont une vague idée de l'étendue du désastre mais qui ne veulent pas savoir les détails
"Arrêêêêteuh tu vas me déprimer!"
Oh ben oui dis donc, je serais dégoûté d'abîmer ton maquillage avec une raison aussi futile que le Japon qui a repris la chasse à la baleine, c'est d'un trivial.
- Ceux qui ont des oeillères
"Bah moi je vois pas de différence avec y'a dix ans, c'est encore les écolos qui se montent le bourrichon pour rien"
Ah oui, ça doit être ça, 40°C tous les étés en Picardie c'est tout à fait habituel, en fait on se faisait un peu chier à WWF parce que Bové nous a piqué les OGM, alors il a bien fallu qu'on monte une intox mondiale de réchauffement climatique, faut bien qu'on s'amuse un peu hein.
- Ceux qui sont légèrement paranoïaques
"Non mais c'est une connerie financée par les Américains pour qu'on arrête de leur faire de la concurrence, la preuve, "une vérité qui dérange" c'est un américain qui l'a fait"
Ah ben oui mon bon monsieur, c'est évident. D'ailleurs c'est comme pour E.T., ils ont sorti ça pour qu'on croie tous que les aliens sont des gnomes grisâtres et un peu attardés, alors qu'en fait les Etats-Unis ont développé dans le plus grand secret une relation commerciale florissante avec les Vénusiens Mauves et les Atlantes de Nû, ce qui explique leur place au sommet de l'économie mondiale.
- Ceux qui sont optimistes sans trop savoir pourquoi
"Non mais on va s'en sortir, de toutes façons, c'est obligé, y'a pas de raison"
Ouais, ils disaient ça aussi les Juifs en montant dans les trains, dans les années 40...
- Ceux qui n'y croient pas et n'y croiront jamais parce que ça les perturbe trop
"Ah ouais? T'as des preuves?"
"Ouaip, j'ai les assertions d'à peu près l'ensemble de la communauté scientifique, qui montre une augmentation de 25% du taux de CO2 dans l'atmosphère depuis 150 ans, une hausse de la température entre 1 et 3°C pour le prochain siècle et une hausse de 50cm du niveau des mers dans les prochaines années."
"Ouais mais c'est des chiffres de scientifiques ça, on peut en faire ce qu'on veut"
Ah ouais c'est notre kif ça à nous les scientifiques, de balancer des chiffres pour faire peur aux gens. D'ailleurs y'a un grand concours mondial pour celui qui aura réussi le plus beau teint verdâtre ou pâle avec ses chiffres (photos à l'appui).
- Ceux qui écartent les faits d'un revers de main parce qu'ils en ont peur
"Non mais on va pas parler de ça maintenant"
Non t'as raison tiens, parlons plutôt de Nicolas et de Carla, c'est tellement plus important que l'érosion de la biodiversité.
- Ceux qui le savent mais qui s'en foutent royalement
"Mais de toutes façons, on peut rien y faire alors c'est pas la peine d'en parler..."
Nicolas et Carla, on n'y peut rien, pourtant tout le monde en parle. Par contre, l'écologie, on y peut quelque chose, mais hors de question d'en parler, c'est trop chiant comme sujet.
- Ceux qui prennent les écolos pour des névrosés mythomanes alors qu'en fait ils ne pigent que dalle
"Attends y'a dix ans c'était le trou dans la couche d'ozone et maintenant y'a trop de gaz à effet de serre? Faudrait savoir les gars!"
Hé Einstein, t'es au courant que les gaz à effet de serre c'est pas les mêmes que ceux qui font des trous dans la couche d'ozone? Des trous, y'en a toujours, ils se sont pas refermés depuis, c'est juste qu'on risque d'être irradié ET d'avoir chaud.
Bref, ça m'énerve. Je sais que c'est un mécanisme de défense, de nier la vérité pour se protéger, mais comment voulez-vous que l'info passe, que les consciences s'éveillent, si tout le monde continue à refuser d'en parler juste parce que c'est déprimant?
Arthur style: SORTEZ VOUS LES DOIGTS DU CUUUUL!!
A part ça, le droit de l'environnement, on a beau dire, c'est chiant.
mercredi 30 janvier 2008
Oblivion et Sweeney Todd
"Ben heureusement qu'il était pas fleuriste! Meurtre à la jonquille, ça donne moins..."
Moune, en sortant de Sweeney Todd
J'inaugure une nouvelle rubrique, consacrée aux tests et critiques d'événements, films, musiques, jeux, nourriture, etc. Quand j'aurais un peu plus de motivation, je modifierai les articles "critique" en "j'ai testé".
Ces derniers temps, j'ai testé plusieurs choses.
D'abord, je fais mon geek, j'ai testé le jeu Oblivion. En vrai. Parce qu'avant c'était plutôt de temps en temps, entre l'ordi de mon cousin et chez les Suédois (oui j'ai joué à Oblivion en Suède, j'assume, vos gueules). J'ai fini par craquer, et je l'ai en vrai.Pour la petite histoire, Oblivion est le jeu de l'année 2006 (je crois), qui fait suite à Morrowind, déjà jeu de l'année 2002 et dont je suis un grand fan. Les deux jeux font partie de la lignée The Elder Scrolls. On incarne un héros qui peut appartenir à 10 races différentes (elfes noirs, nordiques, orques, etc.) et qu'on peut personnaliser, puis qu'on lance dans un monde trèèèèèès grand, très développé, où il y a des dizaines de quêtes et pas de scénario linéaire: on peut retourner dans tous les endroits explorés, laisser tomber la quête principale quand on veut ou même ne pas la faire du tout, bref, une excellente série de jeux.
Points positifs:
* C'est vachement beau. J'ai limite honte de taper dans les ennemis tellement ils sont beaux.
* La musique est sublime, vachement mieux que celle de Morrowind qui m'a soulé très vite.
* On est moins submergés de quêtes que dans Morrowind, où on ne pouvait pas faire trois pas sans se faire accoster par un blaireau qui veut qu'on tue les rats de sa cave.
* Le système de magie déchire, il ne faut plus 5 secondes pour lancer un sort à grands coups de gesticulations chelou qu'un ennemi peut interrompre en te tapant dessus. Pour info, en 5 secondes, unbourrin guerrier met entre trois et quatre coups d'épée. En outre, les ennemis ne sont pas immunisés à la magie (ou pire, te renvoient les sorts dans la gueule) dès qu'ils deviennent un peu puissant: on peut être magicien et finir le jeu sans se reconvertir en gros bill guerrier dès le niveau 15.
* La magie se régénère en continu, on ne doit pas dormir au milieu de douze orques en armes pour pouvoir leur tataner la gueule à coups de boule de feu.
* Le tir à l'arc est vachement bien foutu aussi.
* Contrairement à Morrowind, on n'est pas obligé de jongler entre téléportation/bateau/puce des marais pour se déplacer rapidement(oui il y a des puces des marais géantes pour se déplacer)(pas de commentaire) : on clique sur l'icône sur la carte, et pour autant qu'on y soit déjà allé, on y va directement.
* Tous les bonshommes parlent avec des voix, c'est nettement plus envoûtant que les cases de Morrowind.
* On a concilié jeu de rôle et jeu de midinette prépubère: les héros peuvent monter à cheval! Maintenant, on peut prêter Oblivion à sa petite soeur, c'est beau le progrès.
Points négatifs:
* Les daedroth sont super moches, on dirait des alligators obèses (si vous ne savez pas ce qu'est un daedroth, d'une part je vous méprise, et d'autre part, voilà la différence: Oblivion et Morrowind)
* On ne peut pas se téléporter. Quel intérêt, me direz-vous, puisqu'on peut se déplacer comme on veut et super simplement? Certes, mais quand même, ça claque de pouvoir disparaître en un clin d'oeil au milieu d'un combat. D'autant que quand tu es attaqué, le système de voyage rapide ne fonctionne pas dans Oblivion.
* On ne peut pas VOLER. Ma grande frustration. Dans Morrowind je passais mon temps en l'air, à léviter par dessus les gros nazes de monstres (sauf ces enc**** de braillards des falaises). Dans Oblivion, non. Tout le monde sur terre, hop. On ne peut pas voir Oblivion vu du ciel, ça craint.
* Les monstres et les paysages sont moins originaux que dans Morrowind. Morrowind, c'était des bestioles chelou issus des délires éthyliques des programmeurs avec des noms étranges, comme les chiens de nix, les ogrims, les alits, les kwamas, les braillards des falaises ou les dreugh, évoluant dans des terres volcaniques, des marécages putrides, des plaines caillouteuses et des steppes désolées. Oblivion, c'est des ogres, des minotaures, des trolls, des loups, des ours (d'ailleurs les ours et les loups ça me fait mal au coeur de les tuer, c'est des espèces protégées!), des gobelins et des liches, dans des plaines kitchounettes genre prairies elfiques regorgeant de ruines, et des montagnes enneigées où on s'attend à voir débarquer Korghar Poingdacier Marteaudor avec sa barbe, sa chope et sa hache.
* Les portes d'oblivion à fermer, sa mère c'que c'est chiant.
Voilà, donc j'accorde généreusement 16/20 à Oblivion, qui déchire mais pas autant que ce que je pensais.
Deuxième test, hier je suis allé voir Sweeney Todd au cinéma, en V.O. of course. Pour ceux qui se demandent de quoi je cause, d'une part je vous informe qu'il s'agit du dernier Tim Burton, avec Johnny Depp, Helena Bonham Carter et Alan Rickman, et d'autre part je vous suggère de vous jeter par la fenêtre la plus proche, bande d'incultes.
Tim Burton, on s'en doute, j'adore. Je ne crois pas avoir rencontré quelqu'un qui n'aime pas Burton, de toutes façons (planète des singes exceptée). Les acteurs, pareil. Le fait que ce soit une comédie musicale, c'était génial aussi. L'ambiance sombre de Londres, l'humour très noir et la beauté des scènes, que du bonheur. Par contre, soit j'ai mal lu, soit ce n'est pas Dany Elfman qui a fait la musique, ce qui est un peu décevant, mais la musique reste bonne. De manière générale, pourtant, j'ai été un peu déçu par l'histoire, je devinais à l'avance tout ce qui allait se passer. Et puis j'ai un gros problème avec les égorgements. Je me tords de rire devant les bras coupés de Kill Bill, mais je ne supporte pas les scènes d'égorgement. Ca me hérisse. Les gens derrière moi au ciné étaient morts de rire, je me crispais sur le fauteuil tout le temps. Un peu trop d'hémoglobine à mon goût donc.
Cependant, à part ça, j'ai adoré, et je le conseille vivement. 18/20.
A part ça, ce soit c'est duro chez la Poulette!
Moune, en sortant de Sweeney Todd
J'inaugure une nouvelle rubrique, consacrée aux tests et critiques d'événements, films, musiques, jeux, nourriture, etc. Quand j'aurais un peu plus de motivation, je modifierai les articles "critique" en "j'ai testé".
Ces derniers temps, j'ai testé plusieurs choses.
D'abord, je fais mon geek, j'ai testé le jeu Oblivion. En vrai. Parce qu'avant c'était plutôt de temps en temps, entre l'ordi de mon cousin et chez les Suédois (oui j'ai joué à Oblivion en Suède, j'assume, vos gueules). J'ai fini par craquer, et je l'ai en vrai.Pour la petite histoire, Oblivion est le jeu de l'année 2006 (je crois), qui fait suite à Morrowind, déjà jeu de l'année 2002 et dont je suis un grand fan. Les deux jeux font partie de la lignée The Elder Scrolls. On incarne un héros qui peut appartenir à 10 races différentes (elfes noirs, nordiques, orques, etc.) et qu'on peut personnaliser, puis qu'on lance dans un monde trèèèèèès grand, très développé, où il y a des dizaines de quêtes et pas de scénario linéaire: on peut retourner dans tous les endroits explorés, laisser tomber la quête principale quand on veut ou même ne pas la faire du tout, bref, une excellente série de jeux.
Points positifs:
* C'est vachement beau. J'ai limite honte de taper dans les ennemis tellement ils sont beaux.
* La musique est sublime, vachement mieux que celle de Morrowind qui m'a soulé très vite.
* On est moins submergés de quêtes que dans Morrowind, où on ne pouvait pas faire trois pas sans se faire accoster par un blaireau qui veut qu'on tue les rats de sa cave.
* Le système de magie déchire, il ne faut plus 5 secondes pour lancer un sort à grands coups de gesticulations chelou qu'un ennemi peut interrompre en te tapant dessus. Pour info, en 5 secondes, un
* La magie se régénère en continu, on ne doit pas dormir au milieu de douze orques en armes pour pouvoir leur tataner la gueule à coups de boule de feu.
* Le tir à l'arc est vachement bien foutu aussi.
* Contrairement à Morrowind, on n'est pas obligé de jongler entre téléportation/bateau/puce des marais pour se déplacer rapidement(oui il y a des puces des marais géantes pour se déplacer)(pas de commentaire) : on clique sur l'icône sur la carte, et pour autant qu'on y soit déjà allé, on y va directement.
* Tous les bonshommes parlent avec des voix, c'est nettement plus envoûtant que les cases de Morrowind.
* On a concilié jeu de rôle et jeu de midinette prépubère: les héros peuvent monter à cheval! Maintenant, on peut prêter Oblivion à sa petite soeur, c'est beau le progrès.
Points négatifs:
* Les daedroth sont super moches, on dirait des alligators obèses (si vous ne savez pas ce qu'est un daedroth, d'une part je vous méprise, et d'autre part, voilà la différence: Oblivion et Morrowind)
* On ne peut pas se téléporter. Quel intérêt, me direz-vous, puisqu'on peut se déplacer comme on veut et super simplement? Certes, mais quand même, ça claque de pouvoir disparaître en un clin d'oeil au milieu d'un combat. D'autant que quand tu es attaqué, le système de voyage rapide ne fonctionne pas dans Oblivion.
* On ne peut pas VOLER. Ma grande frustration. Dans Morrowind je passais mon temps en l'air, à léviter par dessus les gros nazes de monstres (sauf ces enc**** de braillards des falaises). Dans Oblivion, non. Tout le monde sur terre, hop. On ne peut pas voir Oblivion vu du ciel, ça craint.
* Les monstres et les paysages sont moins originaux que dans Morrowind. Morrowind, c'était des bestioles chelou issus des délires éthyliques des programmeurs avec des noms étranges, comme les chiens de nix, les ogrims, les alits, les kwamas, les braillards des falaises ou les dreugh, évoluant dans des terres volcaniques, des marécages putrides, des plaines caillouteuses et des steppes désolées. Oblivion, c'est des ogres, des minotaures, des trolls, des loups, des ours (d'ailleurs les ours et les loups ça me fait mal au coeur de les tuer, c'est des espèces protégées!), des gobelins et des liches, dans des plaines kitchounettes genre prairies elfiques regorgeant de ruines, et des montagnes enneigées où on s'attend à voir débarquer Korghar Poingdacier Marteaudor avec sa barbe, sa chope et sa hache.
* Les portes d'oblivion à fermer, sa mère c'que c'est chiant.
Voilà, donc j'accorde généreusement 16/20 à Oblivion, qui déchire mais pas autant que ce que je pensais.
Deuxième test, hier je suis allé voir Sweeney Todd au cinéma, en V.O. of course. Pour ceux qui se demandent de quoi je cause, d'une part je vous informe qu'il s'agit du dernier Tim Burton, avec Johnny Depp, Helena Bonham Carter et Alan Rickman, et d'autre part je vous suggère de vous jeter par la fenêtre la plus proche, bande d'incultes.
Tim Burton, on s'en doute, j'adore. Je ne crois pas avoir rencontré quelqu'un qui n'aime pas Burton, de toutes façons (planète des singes exceptée). Les acteurs, pareil. Le fait que ce soit une comédie musicale, c'était génial aussi. L'ambiance sombre de Londres, l'humour très noir et la beauté des scènes, que du bonheur. Par contre, soit j'ai mal lu, soit ce n'est pas Dany Elfman qui a fait la musique, ce qui est un peu décevant, mais la musique reste bonne. De manière générale, pourtant, j'ai été un peu déçu par l'histoire, je devinais à l'avance tout ce qui allait se passer. Et puis j'ai un gros problème avec les égorgements. Je me tords de rire devant les bras coupés de Kill Bill, mais je ne supporte pas les scènes d'égorgement. Ca me hérisse. Les gens derrière moi au ciné étaient morts de rire, je me crispais sur le fauteuil tout le temps. Un peu trop d'hémoglobine à mon goût donc.
Cependant, à part ça, j'ai adoré, et je le conseille vivement. 18/20.
A part ça, ce soit c'est duro chez la Poulette!
samedi 26 janvier 2008
Wimereux 2: le retour
"[insert le bruit des vagues here]"
La mer
Comme toutes les suites, le deuxième Wimereux était vachement moins bien que le premier (à l'exception de la saga Shrek où le numéro 2 arrache tout, mais telle n'est pas la question).
Flashback: dans le premier Wimereux, on trouvait de l'alcool, des sorties, de l'alcool, des potes, de l'alcool, des parties de cartes, de l'alcool, des délires en tous genre dans le style de la baignade à 4h du mar, de l'alcool, des fêtes tous les soirs, de l'alcool, des gens pleins de cernes et puant l'éthanol à vingt mètres et, évidemment, un peu d'alcool. Non, ce n'était pas qu'une semaine pour pochtrons, même si ça y ressemblait diablement. J'y ai rencontré toute ma petite bande lilloise, bref, c'était limite "à la vie, à la mort".
Le Wimereux numéro 2, dont je reviens, était vachement moins bien. Moins d'alcool, déjà. L'alcool le plus fort était de la bière, parce que "non jme sens pas de bware t'vois, on a cours, chuis fatigué", dixit tout le monde sauf moi. Ca partait mal. Certes, on avait une caisse de chimay et un nombre conséquent de packs de bière plutôt bonne (et quelques packs de "bière à pisser" pour le caps). Mais quand même.
Moins de sorties, aussi, car les cours étaient crevants, 8h-17h30 tous les jours, au bout de cinq jours on a du mal à tenir debout. De même pour les soirées: une seule soirée digne de ce nom, avec caps, bobsleigh en poubelle, ruinage de coccyx pour moi parce que j'ai voulu jouer au rodéo sur la Normande qui a choisi de s'écrouler d'un bloc plutôt qu'essayer de ruer (la fourbe, d'ailleurs) et coucher à 4h du mat. Ca, c'était de la soirée. Les autres soirées, c'était jeux de cartes jusqu'à minuit une heure, ah ben oui ma bonne dame c'était épuisant. L'ambiance était moins détendue, notamment, à mon avis, du fait que deux des meneurs de délire la dernière fois, à savoir J. et C., maintenant en couple, sont passés du côté chiant de la barrière, celui où on se couche tôt, on est tout le temps fatigué, on a la flemme pour tout et où on pense qu'une soirée réussie est une soirée sans alcool (ou alors une bière ou deux) autour d'une fondue au chocolat et d'un jeu de cartes, qui se termine à minuit grand maximum. Ils sont en couple, quoi.
Et donc, pour les célibataires endurcis que nous sommes, avec Y., on a eu un peu de mal à motiver les troupes pour des soirées autrement plus marrantes.
Notons toutefois un bon délire avec C. et M., avec des menaces par texto et des coups en traître dans les dortoirs, genre m'attaquer à coups de boulettes de PQ mouillées pendant que je suis sous la douche (imaginez le traumatisme pour un pudique dans mon genre)(mais on s'est bien marrés quand même).
Bref, je suis rentré, je suis un peu déçu, malgré la très bonne soirée de jeudi, et là, ben je vais faire les courses et la lessive. Oui, ce blog devient de plus en plus passionnant. Bientôt, promis, tout plein d'articles polémiques sur l'environnement, notre cher gouvernement, TF1 et tout et tout. Bientôt, promis, des tests grandioses où vous apprendrez qu'un des gestes qui me dégoûte le plus est de lécher la partie collante d'une enveloppe ou d'une copie d'examen. Bientôt, promis, du sexe, de l'aventure, de l'action et des bulles de savon. Ne manquez pas la suite, et dites-vous bien que même dans Heroes, le milieu de la saison était un peu naze, alors je ne vois pas pourquoi j'échapperais à la règle.
A part ça, tiens j'ai oublié de le dire: j'ai passé avec succès mon niveau 1 de plongée. Je suis à présent plongeur agréé et tout et et tout. La classe.
La mer
Comme toutes les suites, le deuxième Wimereux était vachement moins bien que le premier (à l'exception de la saga Shrek où le numéro 2 arrache tout, mais telle n'est pas la question).
Flashback: dans le premier Wimereux, on trouvait de l'alcool, des sorties, de l'alcool, des potes, de l'alcool, des parties de cartes, de l'alcool, des délires en tous genre dans le style de la baignade à 4h du mar, de l'alcool, des fêtes tous les soirs, de l'alcool, des gens pleins de cernes et puant l'éthanol à vingt mètres et, évidemment, un peu d'alcool. Non, ce n'était pas qu'une semaine pour pochtrons, même si ça y ressemblait diablement. J'y ai rencontré toute ma petite bande lilloise, bref, c'était limite "à la vie, à la mort".
Le Wimereux numéro 2, dont je reviens, était vachement moins bien. Moins d'alcool, déjà. L'alcool le plus fort était de la bière, parce que "non jme sens pas de bware t'vois, on a cours, chuis fatigué", dixit tout le monde sauf moi. Ca partait mal. Certes, on avait une caisse de chimay et un nombre conséquent de packs de bière plutôt bonne (et quelques packs de "bière à pisser" pour le caps). Mais quand même.
Moins de sorties, aussi, car les cours étaient crevants, 8h-17h30 tous les jours, au bout de cinq jours on a du mal à tenir debout. De même pour les soirées: une seule soirée digne de ce nom, avec caps, bobsleigh en poubelle, ruinage de coccyx pour moi parce que j'ai voulu jouer au rodéo sur la Normande qui a choisi de s'écrouler d'un bloc plutôt qu'essayer de ruer (la fourbe, d'ailleurs) et coucher à 4h du mat. Ca, c'était de la soirée. Les autres soirées, c'était jeux de cartes jusqu'à minuit une heure, ah ben oui ma bonne dame c'était épuisant. L'ambiance était moins détendue, notamment, à mon avis, du fait que deux des meneurs de délire la dernière fois, à savoir J. et C., maintenant en couple, sont passés du côté chiant de la barrière, celui où on se couche tôt, on est tout le temps fatigué, on a la flemme pour tout et où on pense qu'une soirée réussie est une soirée sans alcool (ou alors une bière ou deux) autour d'une fondue au chocolat et d'un jeu de cartes, qui se termine à minuit grand maximum. Ils sont en couple, quoi.
Et donc, pour les célibataires endurcis que nous sommes, avec Y., on a eu un peu de mal à motiver les troupes pour des soirées autrement plus marrantes.
Notons toutefois un bon délire avec C. et M., avec des menaces par texto et des coups en traître dans les dortoirs, genre m'attaquer à coups de boulettes de PQ mouillées pendant que je suis sous la douche (imaginez le traumatisme pour un pudique dans mon genre)(mais on s'est bien marrés quand même).
Bref, je suis rentré, je suis un peu déçu, malgré la très bonne soirée de jeudi, et là, ben je vais faire les courses et la lessive. Oui, ce blog devient de plus en plus passionnant. Bientôt, promis, tout plein d'articles polémiques sur l'environnement, notre cher gouvernement, TF1 et tout et tout. Bientôt, promis, des tests grandioses où vous apprendrez qu'un des gestes qui me dégoûte le plus est de lécher la partie collante d'une enveloppe ou d'une copie d'examen. Bientôt, promis, du sexe, de l'aventure, de l'action et des bulles de savon. Ne manquez pas la suite, et dites-vous bien que même dans Heroes, le milieu de la saison était un peu naze, alors je ne vois pas pourquoi j'échapperais à la règle.
A part ça, tiens j'ai oublié de le dire: j'ai passé avec succès mon niveau 1 de plongée. Je suis à présent plongeur agréé et tout et et tout. La classe.
Inscription à :
Articles (Atom)