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mercredi 5 mars 2008

La menace fantôme

"Il y a 24 canettes dans un pack de bière. Il y a aussi 24 heures dans une journée. Coïncidence? Je ne pense pas."
Ma carte préférée dans "les Colocs".

Hier, c'était mon anniversaire. Je le dis exprès un jour après pour que ceux qui n'ont pas pensé à me le souhaiter crèvent de honte dans leurs larmes et tentent de se faire pardonner, par un gros chèque pour les mecs et par un strip-tease intégral pour les filles. Je sais, je suis assez mesquin comme garçon.

Bon en fait non, je m'en fous, parce que je suis totalement nul pour retenir les anniversaires des gens et que je peux tout à fait comprendre qu'on puisse oublier le mien: après tout, j'oublierai sûrement le vôtre.

J'ai passé une bonne journée, malgré les quatre heures de droit qui sont venues souiller la perfection de ce jour sacré entre tous pour les hommes et les femmes de cette planète. Ben oui quoi, c'est quand même pas tous les jours qu'on célèbre la naissance d'un héros de l'humanité. Certes je ne suis pas encore le héros en question, mais ça va venir, alors m'emmerdez pas avec les détails.

Bref. Après quatre heures de cours où mes potes qui savaient ont passé le mot à ceux qui ne savaient pas, j'ai été quasiment forcé (limite le flingue sur la tempe hein) de venir manger au RU. Le RU, pour ceux qui ne savent pas, c'est le Restaurant Universitaire. Restaurant c'est parce qu'il y a à manger dedans, Universitaire c'est parce que c'est pas cher et rempli d'étudiants affamés. Bon à partir de là, moi, je commençais vaguement à me douter de quelque chose, vu que l'après-midi on n'avait pas cours et que je comptais rentrer chez moi.

Au début du repas, ils ont sorti les bières. A la fin, ils ont sorti les gateaux, l'un cuisiné avec amour par ma binôme et l'autre acheté (mais aussi avec amour) par A. Et D. ayant oublié les bougies, C. a fait preuve d'une imagination débordante et a sorti deux bougies artisanales bricolées par ses soins. Le mode d'emploi? Deux feuilles d'agenda roulées et scotchées plantées dans le gâteaux, qu'on allume et qu'on souffle aussi sec pour éviter l'odeur d'incendie et les cendres volcaniques partout.

Mais c'était bien cool, j'étais tout ému dis-donc. Et puis ils m'ont sorti le cadeau: mon premier verre à bière (avec la bouteille de bière qui va avec, évidemment), un Duvel! Et là j'ai eu l'illumination: je vais faire collec de verres à bière. Ben oui, je suis prêt de la Belgique après tout. Bon ce n'est qu'à l'état de projet évidemment, d'autant que les caisses sont vides (j'ai failli dire les bourses, mais elles elles sont pas vides... hem).

J'étais donc tout content en sortant de la fac pour rentrer chez moi. Ma cousine adorée m'attendait pour bavarder une petite heure et me chourrer mes DVD, mais aussi une surprise un peu moins agréable dans ma boîte aux lettres: un papier orange de la poste.

Personne n'a tremblé, frissonné, hurlé de terreur ou s'est suicidé avec le premier objet pointu/tranchant qu'il avait sous la main? Etrange... Je la refais.

Un PAPIER ORAAAAAANGE DE LA POOOOOSTE, pauvres mortels! Suintant d'humeur ichoreuse dans les ténèbres fuligineuses de sa propre monstruosité, cette horreur purulente dégageait des vapeurs malsaines de malvéolence pure, que la Lumière protége nos âmes en détresse de pareil maléfice!

Ca va mieux là?

Non parce que le papier orange de la poste, c'est le Mal dans son plus simple appareil. La Poulette avait déjà écrit dessus, mais je m'y recolle: il est temps que cette malédiction chtonienne soit connue de tous et que tous oeuvrent main dans la main pour dissiper ses ténèbres putrides.

Le papier orange de la poste, c'est le papier que le facteur laisse dans ta boîte aux lettres pour te dire qu'il est venu t'apporter un colis, mais que tu n'étais pas là. De fait, j'étais en cours. Sauf que, avant, tu pouvais aller chercher ton colis à la poste dès la fin de la tournée du facteur, dans mon cas l'après-midi même. Ben plus avec le papier orange. Cette invention sordide fait que tu dois attendre le facteur qui repassera le lendemain, MEME HEURE, avec le colis en question. Alors qu'en semaine, si tu n'es pas là le jeudi quand il passe, tu n'es pas là non plus le vendredi quand il passe, parce que tu bosses/tu es en cours. Donc il repasse pour mes genoux, et il laisse cette fois un papier pour dire que tu peux passer prendre ton colis, ENFIN. Mais seulement le lendemain, ben oui, faut le temps qu'il pense à le virer de sa camionnette aussi. Donc au lieu de l'avoir l'après-midi même, j'aurais du attendre demain pour pouvoir mettre la main sur mon colis.

J'ai lâchement biaisé le système: j'ai séché les cours (de droit, j'ai une excuse)(pardon Milie si tu passes ici, mais non, j'aime pas le droit) pour attendre le facteur de pied ferme. Et il est enfin passé pour me donner mon colis. Pas dommage tiens!

Donc voilà, à mort le papier orange de la poste.

Ce qu'il y avait dans le colis? Ahaaaaaa.... Vous ne le saurez jamais. Hé ouais, c'est ça la vie.

Bon sinon, après avoir râlé contre le papier orange et quitté ma cousine, je suis venu sur l'ordre expresse de la Poulette chez elle, pour m'apercevoir qu'elle et ma mère avaient fourbement comploté pour que la Poulette, sur place, m'achète des gâteaux et des bambous de la part de ma génitrice. Même à 1000 bornes elle ne peut pas s'empêcher de vouloir me faire des surprises. Remarque je ne râle pas, j'adore ça. Enfin, rectification, le jour de mon anniversaire est le seul jour de l'année où je tolère qu'on me fasse des surprises. Et encore, des bonnes. Genre "coucou mon chéri, surprise, je couche avec ton meilleur ami depuis 6 mois!", même un 4 mars je doute que ça passe.

Et comme je ne savais pas du tout quoi faire de mes gâteaux, et que j'étais aussi chargé du déo et du dentifrice que j'avais oublié dans le sac de la dulcinée de la Poulette en Irlande, du cadeau de la Poulette, un jeu trop bien avec des cartes super marrantes, "les Colocs" et de mes bambous, j'ai décidé de faire le siège de la cuisine de la Poulette et j'ai appelé C., Y. et ma binôme pour venir manger les gâteaux sur place, avec la Poulette et sa dulcinée qui venaient d'arriver. Et Y. est allé acheté du mousseux, même. C'était donc un très bon goûter d'anniversaire, et on a joué aux Colocs après, même que. Je n'ai pas eu de goûter d'anniversaire depuis mes 10 ans (à 11 ans j'ai fait ma première boum, alors hein, steuplé quoi), c'était vachement bien.

Et le soir (non parce qu'il a fini à 20h quand même le goûter, et la Poulette nous a foutus à la porte parce que c'était aussi l'anniversaire de sa dulcinée et qu'elle voulait faire du sexe lui servir le super repas qu'elle lui avait préparé), ben... rien. Aujourd'hui on avait cours tôt (même si j'y suis pas allé pour cause de malédiction du papier orange de la poste à neutraliser), et y'en a même qui ont un oral d'anglais aujourd'hui. Donc voilà, soirée en solo devant mon ordi. Je me rattraperai ce week end.

Et sinon mon portable a vibré plein de fois avec des messages de bon anniversaire de plein de gens, dont un qui venait du Suède de la part de ma Puce alors que je dépérissais en me disant qu'elle avait pas pu l'envoyer parce qu'elle était loin. Ben que dalle, c'est pas quelques centaines de bornes qui vont l'empêcher de me souhaiter mon anniv. Et puis des messages de gens dont j'ai totalement oublié LEUR anniversaire, ce qui fait que je me sens un peu coupable, mais bon, ça fait quand même plaisir.

Définitivement, il faut que je fasse un agenda avec tous les anniversaires des gens.

A part ça, j'ai (pour une fois) fait un rêve trop bien cette nuit.

vendredi 29 février 2008

Ch'timis, thé à la menthe et oraux d'anglais

"I only drink to make you interesting"
Proverbe irlandais

Avant-hier soir, j'ai testé pour vous "Bienvenue chez les Ch'tis", de et avec Dany Boon. J'étais évidemment un peu dubitatif: les comédies franchouillardes je suis rarement fan, en particulier au cinéma. L'histoire: un fonctionnaire de poste du Sud, joué par Kad Mérad, est muté dans le Nord-Pas-de-Calais. Contrairement à ce qu'il pensait, il va finir par s'y plaire, choper l'accent, aimer les barraques à frites et boire pendant la tournée du facteur. Problème: sa femme restée dans le Sud (Zoé Felix) est dépressive et soigne sa propre déprime en l'écoutant raconter combien il souffre. Un jour, elle décide courageusement de le rejoindre parce qu'elle s'est rendue compte qu'elle l'aimait... Pendant ce temps, le facteur ch'timi (Dany Boon) a des problèmes d'alcool et peine à conquérir le coeur de sa dulcinée (Zoé Felix Anne Marivin) et quitter l'étreinte envahissante de sa mère, jouée par Line Renaud.

En toute honnêteté, ça doit être la meilleure comédie française que j'ai vue depuis des années. Je suis peut-être influencé par le fait que les péripéties du sudiste qui déboule chez les ch'tis, je les ai vécues: moi aussi j'ai eu à essayer de piger le "saque e'd'din" ou "la drache", moi aussi je me suis demandé ce qu'on foutait dans la fricadelle, moi aussi j'ai eu du mal à appréhender qu'un repas normal chez les Ch'tis se fait forcément à base de frites, moi aussi je me suis pris des draches monumentales sur le coin de la tronche, moi aussi j'ai subi les regards noirs des ch'tis en confondant beffroi et clocher... bref, j'ai eu l'impression de me moquer de moi dans tout le film et c'est étrangement rafraîchissant. Evidemment, ceux qui ne sont pas habitués à l'accent ch'timi poussé à l'extrême risquent de ne pas comprendre quelques trucs, mais le film reste quand même extrêmement drôle, rythmé, avec un scénario qui certes ne casse pas des briques mais qui suffit largement à la comédie qui en résulte. Les clichés s'accumulent (dans le bon sens), les gags s'enchaînent, c'est la première fois depuis Astérix: Mission Cléopâtre que je vois autant de gens se marrer dans un ciné. Les acteurs sont convainquants, les dialogues sont fignolés, bref, un grand moment.

Note: 18/20

Sinon après ça, petit kebab et thé à la menthe avec les potes (on avait déjà squatté dans un bar tout l'après-midi, oui oui on fait des études, ta gueule hein), servis par une serveuse enceinte et aussi aimable qu'un dessous de bras en été. Oui je sais on s'en fout, mais j'avais envie de le dire.

Par contre, l'après-midi même, j'ai passé mon oral d'anglais, le premier des deux que j'ai à subir ce semestre. J'ai choisi l'évolution et le créationnisme, et après des supers animations qui m'ont bouffé tout un week-end pour les dessiner sur paint et des blagues pourries tout au long du truc, j'ai fini par bavarder sans filet sur la nécessité de garder un esprit scientifique ouvert, comme dans mon article d'il y a quelque temps. Résultat: enthousiasme collectif, tout le monde s'est marré, mon anglais était quasiment irréprochable (comme quoi ça sert de partir en Irlande regarder How I met your mother et Scrubs en VOST)(j'ai même utilisé des phrases à Barney, genre "What? There are more than four elements? Ahah... please", la classe intégrale).

Donc voilà, je suis assez fier de moi donc j'en profite pour le dire. Comme quoi l'anglais je maîtrise en fait, à condition de préparer avant ce que j'ai à dire.

Sinon, je vous ai pas dit? Vous vous en foutez, certes, mais quand même. J'ai eu mon semestre avec 12,74 de moyenne! Quel homme ce Moune, je sais. Mais l'exploit n'est pas là: mes six notes sont TOUTES au-dessus de la moyenne, pour le premier semestre de ma vie. Allez je fais le lycéen et je vous dis tout (non non je sais que ça vous fait plaisir). Ce qui me rappelle que ma Puce m'a dit avoir peur de ne plus s'y retrouver avec les abréviations françaises des matières scientifiques, alors comme je suis bon et généreux :

11,83 en océanologie (à cause des rapports rendus par les courges, si vous vous souvenez d'un article d'octobre... J'ai eu 15 au mien, elles ont eu 11 et 9,5 aux leurs).
Abréviation : océano
14 en biologie de la conservation (ma matière préférée, j'avais plutôt intérêt à cartonner)
Abréviation: biocons'
11,8 en génétique évolutive (ma grande fierté, je suis une bille en génétique d'habitude)
Abréviation: génet'
13,74 en dynamique des populations (là aussi, une matière que j'adore mais d'habitude j'étais maudit et j'arrivais difficilement à accrocher la moyenne)
Abréviation: dynamique des pops
15 en biostatistiques (là c'est la classe intégrale, les années précédentes j'avais eu 6, 10,74 et 9)
Abréviation: biostats
10 en écologie des communautés (dégoûté, je m'attendais à mieux)
Abréviation: écologie des comm'

Et voilà! Non, ne me remerciez pas, je sais bien que ça vous a changé la vie, c'est juste ma bonté irrépressible qui s'exprime.

A part ça, demain matin j'ai cours, youhouuuu...

vendredi 22 février 2008

Le retour du Test Alakon (TM)

"Drink until she's cute."
Proverbe irlandais

Oui désolé, je vais recycler mes proverbes irlandais pour les prochains billets je pense...

Marine m'a fait passer un test où je suis censé dire 7 trucs que personne ne connaît sur moi OU 6 trucs anecdotiques. Ce qui m'a vaguement rappelé quelque chose. Et j'avais raison: le coup des 7 trucs que personne ne connaît, je l'ai déjà fait. La preuve.

Alors j'ai failli être hyper trop méga cool et balancer encore 7 choses qui pourraient me coller la honte si ça venait à trop se savoir. Mais en fait non. Hors de question que je raconte que j'ai une peur bleue de tout individu féminin brandissant un couteau, par exemple, alors qu'un mec je m'en fous royalement. Par exemple, hein. Ou que j'étais assez souple quand j'étais petit pour me ronger les ongles des pieds, parce que j'étais un stressé de la vie. Ou pire, que je connais par coeur plusieurs chansons de Kyo. Parce que je ne tiens pas à me taper la honte, non plus. Non mais sans déconner.

Mais comme j'ai le devoir de ne point décevoir ma pléthore de lecteurs en furie avides de tout savoir sur mon inestimable personne (là je suis en pleine phase de jubilation euphorique parce que je viens de découvrir le commentaire de Marie sur mon précédent billet, genre j'ai une lectrice en plus, alors je me la pète grave, t'vois, donc vous m'excuserez ce petit accès de mégalomanie enflammée), je vais essayer l'autre: raconter six anecdotes sur ma personne.

1. Il paraît que quand je stresse ou que je suis fatigué, je me touche le nez, dans un geste genre hyper cool, du dos de l'index, je le pose sur le bout du nez et je remonte, ça dure un dixième de seconde, tous mes potes l'ont calé et moi je ne m'en suis jamais rendu compte.

2. Je ne comprends pas comment on peut avaler du café sans avoir envie de vomir tripes et boyaux.

3. Je pense que ceux qui ne mettent pas le clignotant dans les ronds points méritent la peine de mort.

4. Depuis que je connais C. (vous savez, la blonde du début de l'année que je kiffais grave) j'ai piqué une de ses expressions, son air pincé avec la bouche en cul-de-poule, genre air dubitatif. De manière générale, je suis un voleur: toutes les expressions faciales, les mots ou les expressions qui me plaisent, je les vole sans scrupule. J'ai chourré le "certes" à T., le grondement sourd en cas de contrariété à Ling dans Ally McBeal, le "ouais d'accord ouais" à ma Puce et le papillonnement des paupières pour faire genre "arrête de dire des conneries" à ma mère, par exemple.

5. Par contre je suis l'inventeur incontesté et incontestable du "Et j'assume." comme réponse à un reproche ou une vacherie. Ca fait plus de dix ans que j'utilise cette expression (ma frangine et mon cousin peuvent témoigner), que maintenant tout le monde balance à tort et à travers. Même notre estimé président, c'est dire.

6. Quand j'ai une chanson dans la tête, je fais tout mon possible pour la trouver et je l'écoute en boucle pendant des heures pour m'en débarrasser. C'est comme ça que des navets du genre "Always Love" se sont égarés dans ma bibliothèque de sons. En ce moment, c'est "The Wild Rover", la chanson du billet précédent.

J'espère que votre curiosité est satisfaite. Je refile la patate chaude à la Poulette, ma frangine et de manière générale, à tous ceux qui se sentiront de perdre du temps à chercher un truc à raconter.

Moune: live in Dublin 2008

"Póg mo thóin!"
Formule de politesse irlandaise

free music




Le voyage s'achève... Je viens de rentrer de Dublin après un trop court séjour de trois jours. Je sors d'une douche fort bienvenue après des heures de trajets en bus-avion-re-bus, et je maudis le Moune du passé qui m'a laissé toute sa vaisselle à faire en revenant, ce con.

Mais foin de ces affaires domestiques qui n'intéressent personne: parlons de l'Irlande.

En un seul mot: génial.

Le voyage a commencé lundi après-midi, après une course-poursuite avec le bus devant nous emmener, la Poulette, sa dulcinée et moi-même, à l'aéroport de Charleroi, Belgique. Le bus ne paie pas de mine: une espèce de wagon à moteur blanc sale. Mais nous en changeons après 40 minutes de route, et nous arrivons à Charleroi avec un bus clinquant neuf. Là, évidemment, vu que les horaires de la navette étaient moyennement calé(e)s avec ceux (celles?)(on dit une ou un horaire, Marine, toi qui sais tout?) du navion pour Dublin, nous poireautons dans la joie et la bonne humeur en lisant, mangeant (quelle idée de foutre une sandwicherie dans un aéroport...) et jouant au petit bac. Ensuite, enfin, direction l'embarquement.

Là, drame atroce: les liquides dans des récipients de plus de 100mL sont prohibés dans l'avion. Moi qui ai l'obsession de la propreté corporelle (je ne dis pas 'obsession de l'hygiène' exprès pour qu'un contradicteur pénible ne mette en avant l'état de mon lavabo/ma vaisselle/mon appart/etc., dont l'état fait penser que je ne possède qu'une notion de l'hygiène assez imprécise), autant dire que ça part mal: je me retrouve privé de shampooing et de savon liquide, mais je sauve de justesse mon dentifrice et mon déo. La Poulette se fait chourrer son fond de teint et son déo, et sa dulcinée son dentifrice. Bon. Nous voilà bons pour en racheter en Irlande. La suite prouvera que ce n'était pas nécessaire.

Je fais l'acquisition de deux jeux de cartes dans la zone détaxée de l'aéroport, puis nous attendons notre vol en jouant au président. Si vous ne connaissez pas, vous êtes inculte, désolé de vous l'apprendre. Comme quoi on peut lire des blogs géniaux et ne pas avoir un sou de culture générale, si c'est pas malheureux tiens.

Je montre ma carte d'identité à la douane avant d'accéder au navion. Comme d'habitude, le rituel est le suivant:
* observation de la carte
* fronçage de sourcils
* observation de ma pomme
* retour du regard sur la photo de ma carte
* re-fronçage de sourcils
* tournage de la carte pour vérifier la date de péremption du truc
* haussage de sourcils en voyant que ma carte est encore valide pour les deux prochaines années

* éclair de compréhension, je suis reconnu
* demi-sourire ironique et fort déplaisant
* hochage de tête, et permission de passer

Bref, nous finissons par nous envoler (qui a dit 'enfin'?) pour l'Irlande. La Poulette et sa dulcinée gagatisent, grimacent et gloussent devant une petite fille curieuse qui les observe et leur cause depuis le siège situé devant nous, tandis que je sombre comme une masse dans le sommeil du juste. Sommeil par ailleurs fort peu esthétique, puisqu'il paraît que j'ai une tête encore plus chelou que d'habitude quand je pionce sur un siège droit. M'enfin, nul n'est parfait, je peux pas cumuler la classe internationale réveillé ET endormi non plus.

L'atterrissage se fait à 22h30 heure locale (une heure de moins qu'en France). Après vingt bonnes minutes à tourner et virer dans l'aéroport qui fait furieusement penser à un labyrinthe, nous trouvons la sortie et prenons le (tadaaa!!) bus à impériale!

Pour nous rendre au centre ville, donc, là où est situé notre hôtel. Confortable, coloré, avec un personnel sympa et des prix très abordables, je recommande:
Etranges moeurs, cependant: les chambres doivent être intégralement vidées à 10h30 pour le passage des femmes de ménage (qui se contentent de refaire les lits), et rien ne doit rester dans la chambre! Malheur au déo, au paquet de cartes ou au bout de savon qui s'y sont risqués: nul n'est revenu (enfin si, le déo, mais j'en parlerai plus tard).

Après une petite virée nocture pour répérer Temple Bar (les photos suivent), le quartier des pubs qui bouge la nuit, nous retournons dormir pour être en forme pour notre première vraie journée dans la capitale irlandaise. Nous partageons la chambre avec ceux que nous appelons les "gros geeks": pas un mot, toujours affalés devant la télé, une surcharge pondérale qui ferait passer un morse pour un modèle de corps de rêve, rigolant niaisement devant des films débiles, ronflant comme des usines pendant la nuit et répandant des odeurs vaguement nauséabondes.

Les torches accrochées dehors, y'a pas à dire, ça claque.

Une jolie croix celtique

Le Custom House, au bord de la Liffey

Le lendemain, réveil aux aurores pour aller quérir une bouteille de shampooing-savon au supermarché le plus proche. Les Spar pullulent dans la ville comme des lemmings, mais le Super Valu est moins cher. Puis la journée à marcher, visiter, voir des trucs et des bidules, monuments, curiosités, rues, on s'impregne du charme indéniable de la cité, mais on s'aperçoit qu'on a vite fait le tour, quand même. Dublin n'est pas une très grande ville. Ci-dessous, Christ Church, une rue au pif, une des nombreuses pubs de l'église, et la facade d'un parlement, un truc comme ça.




Dans le parc de la cathédrale Saint-Patrick (en travaux, donc pas de jolie photo) on retrouve quelques plaques d'auteurs irlandais connus, comme Oscar Wilde, Jonathan Swift (les Voyages de Gulliver, c'est de lui) ou John B. Yeats...

Nous testons le fameux Irish stew, ragoût de mouton irlandais dont on m'avait dit du mal mais qui est en fait plutôt goûtu. Ce n'est que le premier des inconvénients diététiques qui m'amènent à présent à dépasser de loin le poids que j'avais à l'arrivée sur l'île verte. Mais qu'importe: à ces contretemps caloriques, tout comme à ma fatigue et au trou béant dans mon compte en banque, j'ai répondu la même chose: "c'est quand même pas tous les jours!"

Au programme aussi, une après-midi d'errance dans les magasins de souvenirs et de musique (au passage, petite photo de harpe celtique, c'est-y pas beau?)


On goûte également les pâtisseries locales au fameux 'Queen of tarts', puis on rentre à l'hôtel attendre le deuxième contingent. C'est là que nous découvrons les tragiques disparitions du déo, du savon et du paquet de cartes (et des gros geeks, mais ça on s'en est plutôt bien remis). Mais bon, tant pis, on est crevés alors on glande en attendant P., M. et Trax.

Le soir, après l'arrivée des trois rigolos, direction le classique mais génial Oliver Saint John Gogarty's, irish pub avec des vrais musiciens dedans, une serveuse magnifique et adorable et des gens super chaleureux. Spéciale kassedédi au pochtron irlandais qui essayait de communiquer avec nous et qui beuglait en choeur "No neveeeeer no moooore" (voir la chanson en haut) ou les reprises de U2, et qui nous a payé des bières (on lui en a offert une aussi, on est quand même gentils). Fait étrange, dans les toilettes, il y avait un mec black, différent les deux soirs où on y est allés, qui tendait les serviettes après qu'on se soit lavés les mains. Ca devait être leur boulot.

Le lendemain, je pars à l'aventure en solo, je visite les quartiers ouest de la ville et je découvre le parc de commémoration, avec le long bassin en forme de croix et la statue des Enfants de Lir.

Je pars ensuite visiter le zoo de Dublin, au milieu du deuxième plus grand parc urbain d'Europe, le Phoenix Park.

A partir de là, plus de photos: mon appareil m'a lâchement abandonné.

Le zoo était magnifique, avec plein de bestioles et tout et tout. L'après-midi, j'avais prévu d'aller voir la Mer Gaëlique dans le port, mais j'avais trop mal aux pieds. J'en ai profité pour discuter avec le réceptionniste, qui m'a orienté vers la rousse Ginger, en charge de notre chambre, qui m'a rendu mon déo, avec en prime tous les savons, shampooings et déos habituellement laissés dans les chambres. Ca, c'est fait: les filles ont de quoi sentir bon pour pas un rond (même si c'est le plus souvent des trucs de mecs: y'a que eux pour être assez tête en l'air pour laisser leurs affaires dans la douche). Le soir, essai de nouveaux bars, puis fin de soirée au Gogarty's, où nous découvrons que la jolie serveuse parle français.

Le lendemain, petit dej tardif typiquement irlandais: oeufs brouillés, saucisse, bacon, tomates, champignons et toasts. Miam. Mais ça plus l'irish stew plus les deux repas au fast food plus les deux passages au Queen of Tarts plus trois soirs à s'enfiler un ou deux litres d'ale, ça fait mal à la ligne. Tant pis, je mangerai des épinards toute la semaine. De toutes façons j'ai plus de sous pour autre chose.

L'aprem, quartier libre, on retourne donc au Queen of Tarts, on achète de splendides chapeaux de leprechauns, on visite, tout ça. Le soir, soirée tranquille dans un bar, puis dodo rapide, car ce matin c'était le départ, lever à 5h du matin.

D'autres souvenirs me reviendront peut-être plus tard, mais en attendant je dois y aller: j'ai mes courses, ma vaisselle et ma lessive à faire. Connard de Moune du passé.

A part ça, Marine m'a refilé un nouveau questionnaire Alakon (TM), je fais ça dès que j'ai un peu de temps.

samedi 16 février 2008

Direction: Ireland

"L'Irlande c'est trop cool."
John B. Yeats

Tout a commencé avec une bouteille d'hydromel.

Une amie de la Poulette revenait de Bretagne avec du Melmor (beurk) sous les bras, au début de l'année, et nous a donné envie d'y aller. L'hydromel, la musique celtique, le mystère, l'ambiance, les fest-noz et le kouign amann... Ni une ni deux, nous décidons aussitôt d'économiser et de partir faire la chouille en Bretagne en février ("Quoi y'a pas de fest-noz en février? On s'en fout, on y va quand même!").

Et puis, un beau jour, au début de ce mois plus exactement, j'entends un pote de fac parler de l'Irlande, en disant que c'est pas très cher en ce moment. Le soir même, je propose à ma complice: "ça te dit l'Irlande à la place de la Bretagne?", qui me répond par la positive. Et comment! Niveau mystères celtiques et alcools exotiques, quoi de mieux que l'Irlande?

L'Irlande, ça a toujours été mon rêve. Rêve que je partageais avec T., et je m'étais promis d'y aller pour la première fois avec elle. Mais le temps et l'attrait des ales sont plus puissants que les promesses faites à soi-même, et me voilà en train de préparer mon sac, destination Dublin, pour trois jours, de lundi soir à vendredi matin. La Poulette est du voyage, bien sûr, ainsi que sa dulcinée, le pote de fac qui parlait de l'Irlande, des potes à lui et certainement une pote de fac partie faire un stage en Irlande, que nous retrouverons là-bas. Au programme... euh... pas de programme, on verra là-bas. L'hôtel et l'avion sont réservés, le reste, ce sera à l'aventure.

Dans deux jours, je poserai le pied sur l'île de mes rêves. Dans deux jours, je parle anglais avec un bock d'ale à la main. Dans deux jours, je suis face à la Mer Gaëlique. Dans deux jours, je vais en Irlande!

Ouais bon ok on a compris.

Bref, on se retrouve le week end prochain pour un compte rendu (j'espère) en images, comme pour la Suède!

So long!

A part ça, mon chauffage a ENCORE rendu l'âme. Saloperie de merde.

jeudi 14 février 2008

Le post que vous attendiez tous...

"Bonne fête Poulette!"
Ma manière de fêter la Saint Valentin (tout en dévoilant honteusement l'identité secrète de la Poulette, rhoo, pas bien, méchant, sale, caca, que fait la police?)

(Non elle s'appelle pas Valentin, tas de débiles)

...n'aura pas lieu.

Eh non, je n'ai aucune envie de me lancer une énième fois dans une diatribe anti-saint-Valentin que les célibataires endurcis reprendront en choeur, pendant que les couples liront ma prose avec un air un peu honteux en se disant que, quand même, c'est vrai qu'il a un peu raison, c'est fichtrement pourri/kheumercial/lamentable/dégradant/Big Brother is watching you/cliché de fêter la Saint-Valentin, mais bon, hein, après tout c'est une occasion comme une autre, et puis si on la fête pas, l'Autre va croire qu'on ne l'aime plus, alors faut pas déconner non plus, et puis après trop la honte si on est les seuls à pas le faire, etc etc.

Ma bannière du moment montre très bien ce que je pense de cette fête. Et soyez heureux, je n'ai pas le talent nécessaire pour dessiner un seau de vomi reconnaissable sur Paint.

Je vais donc parler d'autre chose. A savoir le bonheur indicible du célibat.

Hé ouais, malgré ce que veut nous faire croire notre chère société moderne, on peut être heureux autrement qu'en couple.

Regardez-moi: j'ai un appart de la taille d'un clapier à lapins dans lequel, même si je le voulais, je ne pourrais pas mettre de lit deux places. Déjà je me sens à l'étroit dedans. Vous imaginez avec une nana en plus? C'est que ça prend de la place ces bêtes-là. En particulier dans la salle de bain. Malgré la présence de la douche thalasso, l'absence des huit étagères réglementaires pour la bonne vie quotidienne d'une femme ne peut que jouer en la défaveur de mon environnement. Ce qui ferait que, si j'avais une nana, je devrais aller chez elle.

Or, s'il y a bien un truc qui m'exaspère, c'est de squatter chez une nana, fut-elle la mienne. C'est toujours rempli de photos, de cadres, de bibelots, de vases, de magazines, de conneries qu'on crève de peur de frôler, créant par là même l'incident diplomatique. Et histoire de montrer qu'on est un homme qui n'a pas peur des responsabilités, on se sent obligé de faire la vaisselle. Juste après le repas. Oui, même les filles peuvent laisser traîner la vaisselle des jours entiers et ne la faire que lorsqu'elles n'ont plus d'assiettes propres. Sauf quand elles sont en couple. Là, c'est le mec qui fait la vaisselle, tout le temps, tous les jours, car il le vaut bien.

Sans compter que rentrer chez soi après une soirée entre potes fortement alcoolisée, c'est pas de la tarte non plus. On pue l'alcool, on a le sourire aux lèvres à cause de la blague débile qu'a raconté l'autre con, là, avant de partir se coucher, et là, on doit réussir à se faire discret en se glissant amoureusement dans le lit d'une nana déjà modérément jouasse qu'on soit sorti sans elle (c'est bien une réaction de nana casée ça), qui n'a aucune envie de jouer au docteur avec un gros lourd plein de bière et qui fera la gueule pendant un minimum de 24h pour se venger de cet affront. Alors que le célibat, hein, c'est je rentre, je me désape, je m'écroule sur mon pieu et je ronfle en bavant sur l'oreiller jusqu'à des pas d'heures. Oui je sais, ça donne envie.

Sinon, on peut aussi amener sa nana avec soi dans la soirée en question. Là, si on a du bol, elle s'entend bien avec nos potes (voire dans le meilleur des cas, c'est aussi ses potes). Mais quoi qu'il arrive, alors que les potes veulent continuer la chouille en allant kiffer la vibe et moover leur body sur la wave trop top underground, il y a une probabilité d'environ une chance sur une (à peu près hein) que la nana soit "fatiguée", ce qui signifie que son mec doit fort logiquement la raccompagner. Parfois, les potes, sans doute parce qu'ils ont trop bu (les cons), disent "ok tu la raccompagnes et ensuite tu nous rejoins à la Tchunga-Coconut-Kowabunga-top-mega-groove boîte pour nous éclater jusqu'au bout de la night". Alors qu'il est évident que d'une part, sans sa nana, la soirée devient vachement moins intéressante pour le mec (ben oui il a plus de public pour être admiré), d'autre part la nana est rarement assez fatiguée pour refuser une petite auscultation (et donc le mec, pas con, suit son instinct de secouriste), et enfin parce que, étant en couple et de ce fait fort épuisé par les sacrifices physiques et moraux que ça représente (vaisselle, sexe, résistance aux tests de "tu me trouves grosse?", etc), il est un peu crevé lui aussi, le pauvre chou.

Alors qu'en étant célibataire, on mouve notre body. Seuls, certes, mais au moins on a l'impression d'être jeunes.

Je sais, cet article pue la mauvaise foi à cent mètres. Je le confesse, j'aimerais bien être THE man pour une nana, être amoureux et toutes ces conneries, parce qu'il paraît que c'est de mon âge. Sans toutefois céder au cliché du mec-parfait-cocooning-in-love-with-la-Saint-Valentin.

Figurez-vous que déjà, une fille bien, c'est pas facile à trouver (une fille bien ET célibataire ET qui me plaise ET hétérosexuelle, cessez de siffler chères lectrices). Eh ben une fille bien (et tout ce qui va avec) ET qui est en plus pas trop collante, c'est hyper vachement plus chaud à trouver. Non pas que j'en trouve des collantes, ce serait déjà ça hein... Mais j'ai l'impression que toutes les nanas deviennent forcément cocooning-fatiguées-pas-drôles quand elles se mettent en couple, qu'elles s'enferment dans leur petit quotidien paisaible avec leur chéri adoré, et que overfuck les jeunes années de liberté, de potes, de bringue et de délires, bonjour les restos romantiques et les plateaux télé. A quand les pantoufles et le labrador?

En fait il me faut une nana pas romantique.

Un mec quoi.

Non je déconne.

Il me faut une nana pas TROP romantique, qui continue à kiffer la vibes même en couple. Une nana indépendante mais amoureuse. Est-ce que ça existe? Pour l'instant, autour de moi, j'ai plutôt des preuves du contraire...

Enfin bref, foin de tout cela. Bonne Saint Valentin aux couples (vous avez vu, je suis beau joueur), puissiez-vous choper le tétanos avec les roses et le cancer de l'estomac avec les chocolats (quoique, pas tant que ça...).

A part ça, mort au corbeau.

PS: Faites l'amour, pas les magasins!

lundi 11 février 2008

Lâche, évoque heaume!

"Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté..."
Beaudelaire, "l'invitation au voyage"

"Le blog de Moune?"
Moune, "la réponse à l'invitation"

Dans un coup de gueule vigoureux à faire dresser le poil sur les nuques des mécréants, l'amie Magrat a fermement enjoint les vils mateurs de blogs qui étanchent dans l'ombre leur soif de voyeurisme à avouer leurs travers en révélant leur personne sous la forme de commentaires.

Ce qui est une manière non skybloguesque de demander "LaChé Vo KomZ lol KiKoo trO mDr".

Et je me joins à son combat héroïque. Non parce que c'est vrai, on se tue à trouver des saillies drôlatiques d'une incomparable spiritualité pour faire sourire son prochain, on se creuse la cervelle à dénicher un super sujet de réflexion pour affiner l'esprit des lecteurs, on s'use à être des exemples irréprochables pour les jeunes générations, tout ça pour s'apercevoir que des gens qui viennent de Pau, de Strasbourg ou de Lorient (voire même d'Iran, d'Ukraine ou du Rwanda) passent plusieurs dizaines de minutes par semaine ici sans JAMAIS LAISSER LE MOINDRE COMMENTAIRE!!

Les fourbes.

Les sales fennecs de leur mère, même.

Je veux bien que je ne sois pas un phare de la blogosphère et que mon aura pourtant sublime n'embrase pas la passion de milliers de visiteurs quotidiens. J'en conviens fort volontiers. Sauf que, outre les visiteurs réguliers, à savoir la Poulette, Ma Puce, ma frangine, Magrat, Marine, l'Elfe et le Suisse, y'a des gens qui passent du temps sur mon blog, et qui ne commentent pas. Si si, j'le sais, j'ai des yeux partout. Surtout sur mon mouchard de Google Analytics qui me dit d'où vous venez.

Faut pas hésiter hein. Osez me dire ce que vous pensez, ça me dérange pas, au contraire. Sauf si vous êtes fan de Grégory Lemarchal ou militant UMP. Là, par contre, vous êtes aimablement priés de garder vos idées pourries à l'écart du monument de bon goût, d'objectivité et d'extrême tolérance qu'est ce blog. D'avance, merci.

Bref, je lance le même appel que le général Magrat, qui a quand même vachement plus de poitrine que De Gaulle et qui, de ce fait, devrait avoir nettement plus de poids à l'échelle mondiale. A savoir, chers mystérieux et silencieux lecteurs:

- Je vous connais dans la vie?
- Ou sur le net?
- D'où que vous avez trouvé ce blog?
- Pourquoi vous le lisez?
- Et vous, vous en avez un, de blog?

Et, n'ayant même pas peur du droit d'auteur, je finis comme elle par "non mais si vous voulez rien me dire (bande de fennecs, donc) c'est pas grave, au moins vous êtes là et c'est cool".

A part ça, pour mes visiteurs réguliers, c'est pas non plus les vacances des commentaires là hein! Feignasses!