Je me demandais si j'allais écrire ce soir. Pas d'idée, pas envie, bon tant pis allons nous coucher.
Et là... là c'est le choc. La radio allumée (pour la première fois depuis deux semaines)(je peux pas encadrer Nagui et Manu le matin et en général je n'écoute la radio que le matin)(sauf là en effet)(bon ça suffit ces parenthèses), et j'entends son nom. J'ai tourné la tête si vite, dans un bête réflexe, que j'ai senti un truc se tendre salement. Pas grave. J'ai regardé la radio droit dans les hauts-parleurs, comme un homme doit savoir le faire. Et j'ai attendu. Avais-je bien entendu?
Et là, c'est le miracle. Elle s'est mise à chanter. Pas de doute, son timbre est inimitable, cette voix parfaite ne peut venir que d'une seule gorge... C'est bien elle. Et... qu'ouïs-je? Une mélodie inconnue, moi qui connais tous leurs albums par coeur... Une nouvelle chanson. Pour la première fois depuis bien longtemps j'ai eu les larmes aux yeux en entendant une chanson. Le bonheur, la sérénité, le monde ne peut qu'aller bien désormais, la paix dans le monde est pour demain, l'harmonie avec la nature pour le jour d'après, la vie est belle, puisqu'elle s'est remise à chanter.
Bon j'exagère un peu, mais à peine alors. Des années que j'attendais ça. Des années à me maudire de les avoir ratés quand ils chantaient encore, de les avoir découverts bien trop tard... Et voilà l'Ange d'Irlande qui revient. Elle sort un album au mois de mai. En solo certes, mais quand même. Elle recommence à chanter.
De qui je parle? Si avec tout ça vous n'avez pas encore compris...
Je parle d'elle, bien sûr!
...si vous ne savez pas qui c'est après avoir vu ça je ne peux plus rien pour vous.
Mais afin de vous éviter de vous sentir trop ridicule, je tente quand même l'impossible. Cette ravissante jeune femme de trente-cinq ans n'est autre que Dolores O'Riordan, la fameuse chanteuse et compositrice du groupe irlandais les Cranberries. Et il se trouve qu'elle revient après une pause de plusieurs années avec un album solo qui sort en mai. Le 7 mai. Et vous savez quoi? J'adore les Cranberries, et j'adore Dolores.
A part ça, attendre jusqu'au 7 mai, c'est nul. Vais peut-être me remettre à e-mule moi...
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jeudi 15 mars 2007
Vivre tue et peut nuire à votre entourage. Surtout si vous êtes un gros con.
Il y a quelques années, une émission satirique hautement intellectuelle et farouchement engagée dans le respect de la vérité et la liberté d'expression, à savoir les Guignols sur Canal, avaient fait un gag à propos de l'impression sur les paquets de cigarettes et de tabac d'avertissements. Vous les avez tous vus, il s'agit de ces fameux petits encadrés noirs, qui ressemblent étrangement à des encarts annonçant des décès dans les journaux, et dans lesquels on peut lire des avertissements comme "fumer tue", "fumer provoque le cancer du poumon", "fumer nuit à votre santé et à celle de votre entourage" ou "fumer vous fait une haleine de renard".
A l'époque, tout le monde trouvait ça ridicule. Après tout, ceux qui fument déjà ne vont pas arrêter parce qu'on leur dit que c'est dangereux, et ceux qui n'ont pas commencé et qui comptent s'y mettre ne changeront pas d'avis en voyant ces malheureux encarts. Peut-être, et peut-être pas... Peut-être que des enfants en âge d'apprendre à lire s'entraîneront sur ces paquets laissés par leurs parents, et l'une des première chose qu'il liront sera une promesse de mort douloureuse. Peut-être que ceux qui culpabilisaient de fumer ont pris ces mesures comme un signe du destin les exhortant à prendre soin de leur santé. Il y a sans doute des milliers de cas individuels où ces avertissements ont sûrement été utiles... ou pas.
Depuis quelques années, ces avertissements cadavériques et prophétisant les pires avanies aux malheureux fumeurs se sont en outre vus renforcés par des mesures contraignantes, ayant le louable objectif de réduire au maximum les taux de fumeurs en France : interdiction de vente à des moins de 16 ans (ou 18 ans, je sais plus), mise en place d'aides plus ou moins médicales et/ou psychologiques pour arrêter de fumer, et récemment la controversée décision d'interdire totalement le tabac dans les lieux publics et même privés mais recevant du public, comme les restaurants et les bars qui devront respecter ces mesures l'an prochain. Bref, tout est bon pour empêcher les fumeurs de nous polluer l'atmosphère.
Evidemment, il y a des controverses: le gouvernement, bon prince, est là pour nous sauver de nos pêchés et nous force à avoir une bonne santé en contraignant de plus en plus les fumeurs à arrêter. Mais en revanche, en exigeant, en manipulant le quotidien des citoyens de manière à défavoriser les fumeurs, il s'engage dans une direction. Ce qui est une chose rare. Et dangereuse, surtout en France: il n'y a pas plus contestataire que les Français. Si le gouvernement décide que de limiter le tabac est une bonne chose pour la France, à cause de deux raisons principales: la santé des électeurs et le trou de la sécu, il y aura toujours des mouvements de contestation. Parce que les fumeurs n'aiment pas qu'on leur force la main, et d'une, et de deux c'est bien joli de dire que le tabac c'est le mal et qu'il faut arrêter, mais qui c'est qui s'en met plein les fouilles avec les taxes? Le même état qui insiste sur les méfaits du tabac. Hypocrisie gouvernementale? Certainement.
Quoi qu'il en soit, et pour reprendre mon histoire là où je l'avais laissée, à savoir à peine au début, à l'époque on se marrait beaucoup des avertissements noirs sur les paquets de clopes. Et les Guignols avaient invité Fabien Barthez, grand fumeur paraît-il, pour en débattre. Et il avait sorti une phrase qui m'avait à la fois fait marrer et marqué : "et après quoi, ils vont mettre sur les bombes de chantilly "attention, manger de la chantilly fait un gros cul?"
Comble de la dérision à l'époque. Comme si on allait avertir les Français d'un truc qu'ils savent tous: après tout, ils savent tous que le tabac est dangereux, comme ils savent tous que boire trop d'alcool n'est pas recommandé ("l'abus d'alcool est dangereux pour la santé") et que manger gras est mauvais. Il faut croire qu'en définitive que le Français moyen est vraiment un gros con.
Depuis quelques jours, sur les pubs de snacks, nourriture, boissons, etc., de nouveaux avertissements sont apparus. A la base de "Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop salé ou trop sucré", "ne grignotez pas entre les repas", "faites de l'exercice", "bouffez pas ça vous avez déjà les bourrelets qui dégoulinent", etc.
Ca y est, l'obésité est devenu le fléau à abattre. Mort au sucre, aux aliments que les nutriciens (je suis certain qu'il doit y avoir un enfer rien que pour eux quelque part) pointent du doigt, allez les Français, courrez, bougez, mangez des carottes râpées et buvez de l'eau, vous vous empâtez! Notre bon gouvernement, dans une manoeuvre n'ayant absolument pas un but électoraliste (qu'allez vous chercher là) part sus au gras!
Et comme au temps de la cigarette, ils se contentent de prévenir. Hypocritement. Ils laissent passer la publicité d'un snack à la télé, avec des gens qui regardent le biscuit dans un distributeur, qui parlent de "petite faim", de "pause"... Et finissent la pub par un splendide "pour votre santé, ne grignotez pas entre les repas".
La publicité qui incite à consommer s'oppose une fois encore au gouvernement qui incite à ne pas le faire... On demande au consommateur de faire un choix: suivre la pub et acheter le produit, ou suivre les recommandations de santé qui interviennent au même instant? Il faut réfléchir, peser le pour et le contre, savoir si on va succomber à l'envie d'aller grignoter un truc dans le frigo ou si on va écouter sagement le conseil du ministère de la santé...
Voilà qu'on prend les Français pour des gens intelligents maintenant. Gare à la surchauffe.
Ce que j'en pense, c'est qu'on nous matraque déjà que boire et fumer c'est pas bien, et que maintenant on va nous culpabiliser parce qu'on mange trop. C'est gentil de s'inquiéter de notre santé, mais j'ai vraiment l'impression d'être un enfant dans une maison remplie de dangers pendant que les parents sont dehors, avec des post-its partout. Un sur la prise ("ne met pas tes doigts dedans!"), un sur le tiroir de la cuisine ("attention les couteaux ça coupe"), etc...
Il serait peut-être temps de nous laisser vivre nos vies de dépravés comme on veut non?
A part ça, sauvez un bambou, tuez un panda.
A l'époque, tout le monde trouvait ça ridicule. Après tout, ceux qui fument déjà ne vont pas arrêter parce qu'on leur dit que c'est dangereux, et ceux qui n'ont pas commencé et qui comptent s'y mettre ne changeront pas d'avis en voyant ces malheureux encarts. Peut-être, et peut-être pas... Peut-être que des enfants en âge d'apprendre à lire s'entraîneront sur ces paquets laissés par leurs parents, et l'une des première chose qu'il liront sera une promesse de mort douloureuse. Peut-être que ceux qui culpabilisaient de fumer ont pris ces mesures comme un signe du destin les exhortant à prendre soin de leur santé. Il y a sans doute des milliers de cas individuels où ces avertissements ont sûrement été utiles... ou pas.
Depuis quelques années, ces avertissements cadavériques et prophétisant les pires avanies aux malheureux fumeurs se sont en outre vus renforcés par des mesures contraignantes, ayant le louable objectif de réduire au maximum les taux de fumeurs en France : interdiction de vente à des moins de 16 ans (ou 18 ans, je sais plus), mise en place d'aides plus ou moins médicales et/ou psychologiques pour arrêter de fumer, et récemment la controversée décision d'interdire totalement le tabac dans les lieux publics et même privés mais recevant du public, comme les restaurants et les bars qui devront respecter ces mesures l'an prochain. Bref, tout est bon pour empêcher les fumeurs de nous polluer l'atmosphère.
Evidemment, il y a des controverses: le gouvernement, bon prince, est là pour nous sauver de nos pêchés et nous force à avoir une bonne santé en contraignant de plus en plus les fumeurs à arrêter. Mais en revanche, en exigeant, en manipulant le quotidien des citoyens de manière à défavoriser les fumeurs, il s'engage dans une direction. Ce qui est une chose rare. Et dangereuse, surtout en France: il n'y a pas plus contestataire que les Français. Si le gouvernement décide que de limiter le tabac est une bonne chose pour la France, à cause de deux raisons principales: la santé des électeurs et le trou de la sécu, il y aura toujours des mouvements de contestation. Parce que les fumeurs n'aiment pas qu'on leur force la main, et d'une, et de deux c'est bien joli de dire que le tabac c'est le mal et qu'il faut arrêter, mais qui c'est qui s'en met plein les fouilles avec les taxes? Le même état qui insiste sur les méfaits du tabac. Hypocrisie gouvernementale? Certainement.
Quoi qu'il en soit, et pour reprendre mon histoire là où je l'avais laissée, à savoir à peine au début, à l'époque on se marrait beaucoup des avertissements noirs sur les paquets de clopes. Et les Guignols avaient invité Fabien Barthez, grand fumeur paraît-il, pour en débattre. Et il avait sorti une phrase qui m'avait à la fois fait marrer et marqué : "et après quoi, ils vont mettre sur les bombes de chantilly "attention, manger de la chantilly fait un gros cul?"
Comble de la dérision à l'époque. Comme si on allait avertir les Français d'un truc qu'ils savent tous: après tout, ils savent tous que le tabac est dangereux, comme ils savent tous que boire trop d'alcool n'est pas recommandé ("l'abus d'alcool est dangereux pour la santé") et que manger gras est mauvais. Il faut croire qu'en définitive que le Français moyen est vraiment un gros con.
Depuis quelques jours, sur les pubs de snacks, nourriture, boissons, etc., de nouveaux avertissements sont apparus. A la base de "Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop salé ou trop sucré", "ne grignotez pas entre les repas", "faites de l'exercice", "bouffez pas ça vous avez déjà les bourrelets qui dégoulinent", etc.
Ca y est, l'obésité est devenu le fléau à abattre. Mort au sucre, aux aliments que les nutriciens (je suis certain qu'il doit y avoir un enfer rien que pour eux quelque part) pointent du doigt, allez les Français, courrez, bougez, mangez des carottes râpées et buvez de l'eau, vous vous empâtez! Notre bon gouvernement, dans une manoeuvre n'ayant absolument pas un but électoraliste (qu'allez vous chercher là) part sus au gras!
Et comme au temps de la cigarette, ils se contentent de prévenir. Hypocritement. Ils laissent passer la publicité d'un snack à la télé, avec des gens qui regardent le biscuit dans un distributeur, qui parlent de "petite faim", de "pause"... Et finissent la pub par un splendide "pour votre santé, ne grignotez pas entre les repas".
La publicité qui incite à consommer s'oppose une fois encore au gouvernement qui incite à ne pas le faire... On demande au consommateur de faire un choix: suivre la pub et acheter le produit, ou suivre les recommandations de santé qui interviennent au même instant? Il faut réfléchir, peser le pour et le contre, savoir si on va succomber à l'envie d'aller grignoter un truc dans le frigo ou si on va écouter sagement le conseil du ministère de la santé...
Voilà qu'on prend les Français pour des gens intelligents maintenant. Gare à la surchauffe.
Ce que j'en pense, c'est qu'on nous matraque déjà que boire et fumer c'est pas bien, et que maintenant on va nous culpabiliser parce qu'on mange trop. C'est gentil de s'inquiéter de notre santé, mais j'ai vraiment l'impression d'être un enfant dans une maison remplie de dangers pendant que les parents sont dehors, avec des post-its partout. Un sur la prise ("ne met pas tes doigts dedans!"), un sur le tiroir de la cuisine ("attention les couteaux ça coupe"), etc...
Il serait peut-être temps de nous laisser vivre nos vies de dépravés comme on veut non?
A part ça, sauvez un bambou, tuez un panda.
mercredi 14 mars 2007
Bilan
Fin de la journée. Comme je m'y attendais, j'ai pas pu faire la moitié de ce que je voulais.
La vaisselle et la lessive: check
L'anglais: check
Le CV: presque check
Les envois aux parcs et autres pour le stage: pas check
Pas de roller non plus d'ailleurs... Le temps de rien...
Non, plus honnêtement, pas la motivation. J'ai passé mon temps à tourner, virer, sortir et rentrer, glander sur le net... Envie de rien. Tout me gonfle. Même pas assez d'inspiration pour écrire un truc valable, et c'est comme ça depuis deux semaines.
A part ça, les chewing-gums (ou bonbons?) halls à la télé ils ont la même forme que les pastilles pour le lave-vaisselle.
La vaisselle et la lessive: check
L'anglais: check
Le CV: presque check
Les envois aux parcs et autres pour le stage: pas check
Pas de roller non plus d'ailleurs... Le temps de rien...
Non, plus honnêtement, pas la motivation. J'ai passé mon temps à tourner, virer, sortir et rentrer, glander sur le net... Envie de rien. Tout me gonfle. Même pas assez d'inspiration pour écrire un truc valable, et c'est comme ça depuis deux semaines.
A part ça, les chewing-gums (ou bonbons?) halls à la télé ils ont la même forme que les pastilles pour le lave-vaisselle.
Motivé, motivé... pas motivé
Aujourd'hui j'ai plein de choses à faire.
Par exemple, comme je suis un mec moderne-bon-à-marier (oui on parle bien de moi)(arrêtez de rire), aujourd'hui je dois faire mes lessives (oui, mes, comme plusieurs, parce que contrairement à ce qu'on pourrait croire il m'arrive aussi de laver mes draps)(mon dieu que ce billet promet d'être passionnant), et ma vaisselle qui comment à abriter une douteuse faune aquatique qui monopolise mes couverts. Et peut-être un coup d'aspirateur si j'ai le temps. Voilà pour les tâches ménagères. Bon. Donc déjà, ça me motive pas, mais il faut y passer.
Ensuite j'ai du travail. Oui, à part compter les feuilles je fais quelque chose de mes dix doigts. Comme faire un powerpoint pour expliquer en anglais les tenants et aboutissants du métier de Dieu (cherchez pas), ou faire une cinquantaine de lettres de stage pour avoir un peu d'expérience professionnelle d'ici la rentrée prochaine. Et si j'étais vraiment sérieux je devrais aussi finir de rédiger les conclusions sur la cardamine des prés et entamer mon dossier de spatialisation. Pour ce dernier point, aucun scrupuple, je fais tout en cours pendant que les deux nénet.... gonz... courges avec qui je bosse se racontent leurs vies respectives en ne me sonnant que pour faire leurs malignes et me dires "tu t'es trompé là je crois", une fois sur... une à peu près sans savoir de quoi elles parlent. Donc vu que je me tape toute la partie pratique et qu'elles s'en cognent totalement, j'ai sauté sur l'occasion quand elles ont dit qu'elles allaient commencer le rapport. Je suis absolument certain qu'il va falloir que je reprenne tout (mais alors vraiment tout), mais au moins il y aura une base de travail.
Sauf que, et c'est là que le bât blesse, j'ai pas envie. Dans le genre j'ai pas enviiiiiiieuh. Pas envie de me faire chier à bosser, pas envie de bouger, pas envie de faire quelque chose qui m'intéresse pas. Envie d'être comme tout le monde, d'avoir un truc bien dans sa vie qui pousse à en faire quelque chose, d'avoir une source de motivation. Le travail plus tard? Ouais, super... Le master 1 à la fin de l'année? Les sélections en M2? Pfff... M'en fous d'abord, je suis venu à Metz pour une seule personne, et vu la fréquence à laquelle on se voit j'aurais fort bien pu aller m'établir à Brest ou à Biarritz. Alors des M1, des M2, des stages, il y en aura encore, partout en France et pendant longtemps. Mes potes d'ici? Ouais... une chance sur deux qu'ils doivent aller ailleurs... Pas envie de tenter le coup, pas envie de réfléchir... Juste envie de prendre correctement les cours qui m'intéressent, de les lire, d'avoir des notes passables en M1 puis me barrer à Lille, Montpellier ou ailleurs... Histoire de tout recommencer, encore.
Motivé pour rien.
Cet aprem, je sens que je vais aller faire du roller au parc. Ce sera toujours ça.
A part ça, c'est deux oeufs dans une poële...
Par exemple, comme je suis un mec moderne-bon-à-marier (oui on parle bien de moi)(arrêtez de rire), aujourd'hui je dois faire mes lessives (oui, mes, comme plusieurs, parce que contrairement à ce qu'on pourrait croire il m'arrive aussi de laver mes draps)(mon dieu que ce billet promet d'être passionnant), et ma vaisselle qui comment à abriter une douteuse faune aquatique qui monopolise mes couverts. Et peut-être un coup d'aspirateur si j'ai le temps. Voilà pour les tâches ménagères. Bon. Donc déjà, ça me motive pas, mais il faut y passer.
Ensuite j'ai du travail. Oui, à part compter les feuilles je fais quelque chose de mes dix doigts. Comme faire un powerpoint pour expliquer en anglais les tenants et aboutissants du métier de Dieu (cherchez pas), ou faire une cinquantaine de lettres de stage pour avoir un peu d'expérience professionnelle d'ici la rentrée prochaine. Et si j'étais vraiment sérieux je devrais aussi finir de rédiger les conclusions sur la cardamine des prés et entamer mon dossier de spatialisation. Pour ce dernier point, aucun scrupuple, je fais tout en cours pendant que les deux nénet.... gonz... courges avec qui je bosse se racontent leurs vies respectives en ne me sonnant que pour faire leurs malignes et me dires "tu t'es trompé là je crois", une fois sur... une à peu près sans savoir de quoi elles parlent. Donc vu que je me tape toute la partie pratique et qu'elles s'en cognent totalement, j'ai sauté sur l'occasion quand elles ont dit qu'elles allaient commencer le rapport. Je suis absolument certain qu'il va falloir que je reprenne tout (mais alors vraiment tout), mais au moins il y aura une base de travail.
Sauf que, et c'est là que le bât blesse, j'ai pas envie. Dans le genre j'ai pas enviiiiiiieuh. Pas envie de me faire chier à bosser, pas envie de bouger, pas envie de faire quelque chose qui m'intéresse pas. Envie d'être comme tout le monde, d'avoir un truc bien dans sa vie qui pousse à en faire quelque chose, d'avoir une source de motivation. Le travail plus tard? Ouais, super... Le master 1 à la fin de l'année? Les sélections en M2? Pfff... M'en fous d'abord, je suis venu à Metz pour une seule personne, et vu la fréquence à laquelle on se voit j'aurais fort bien pu aller m'établir à Brest ou à Biarritz. Alors des M1, des M2, des stages, il y en aura encore, partout en France et pendant longtemps. Mes potes d'ici? Ouais... une chance sur deux qu'ils doivent aller ailleurs... Pas envie de tenter le coup, pas envie de réfléchir... Juste envie de prendre correctement les cours qui m'intéressent, de les lire, d'avoir des notes passables en M1 puis me barrer à Lille, Montpellier ou ailleurs... Histoire de tout recommencer, encore.
Motivé pour rien.
Cet aprem, je sens que je vais aller faire du roller au parc. Ce sera toujours ça.
A part ça, c'est deux oeufs dans une poële...
mardi 13 mars 2007
lundi 12 mars 2007
Le printemps est de retour... tirez à vue.
Hé oui, c'est désormais inévitable : le soleil brille, les oiseaux chantent, l'herbe verdoie, les arbres et les boutons des adolescents bourgeonnent, une douce tiédeur envahit l'air qui se charge de bucoliques senteurs végétales... On n'y coupera plus, le printemps est revenu.
Non pas que je sois rétif à la mièvrerie poétique qui sublime cette saison sensée tout faire renaître. Je ne suis pas non plus allergique au pollen, et je ne compte pas m'étendre sur la catastrophe écologique qu'est le recul aussi flagrant de l'hiver face aux douces températures, témoignant du réchauffement climatique dont seuls les ahuris désormais peuvent encore douter.
Non, ce qui m'énerve au printemps, c'est que c'est la saison des amours. Et l'espèce de primate glabre à l'encéphale soi-disant supérieurement développé à laquelle j'appartiens ne fait pas exception à la règle. Tous les ans c'est pareil. Ca ne manque jamais. On sent la douceur printanière, on délaisse les manteaux-bibendum à la sexytude des plus relatives, qu'on échange quand on est une femme contre des vêtements échancrés qui laissent bien respirer les avantages féminins, on songe que sentir les pieds froids de quelqu'un d'autre dans un lit ne serait plus aussi dérangeant par ce beau temps, on se dit que se balader dehors main dans la main ne serait pas aussi désagréable que pendant le blizzard de l'hiver, on sent monter les hormones, et là c'est le drame: on finit par voir fleurir autour de soi des couples par douzaines, collés comme des aimants sur un frigo et avides de se rouler dans l'herbe et de dresser des cartes topographiques de l'intérieur buccal de son conjoint. Les célibataires délaissent leur humeur revêche-à-cause-du-froid, se coulent de douces oeillades, les soirées deviennent des courses au casage et on finit par passer de l'appartenance à la majorité absolue de célibataires à la minorité plainte par les duos.
En un week end, j'ai vu six célibataires (disons cinq et demie) former trois couples. Que des potes, évidemment. Et bien entendu je ne fais pas partie des six. Bon.
Alors avant qu'on lève les yeux au ciel, oui j'assume mon hypocrisie: si je parvenais moi aussi à suivre la printanière coutume et à profiter du retour du beau temps pour déambuler amoureusement main dans la main avec une charmante demoiselle, je ne serais pas en train de râler. Malheureusement, hiver comme été, mes talents de séducteur restent des plus anecdotiques, quand bien même je voudrais les exprimer. Pour une fois que je commençais à me sentir bien dans mon célibat, entouré de gens qui le sont aussi et le vivent bien (ou qui y survivent en tout cas), voilà que tout s'émiette. Génial.
Alors que faire? Draguer la première venue pour faire comme tout le monde et dissiper le malaise? Ceux qui me connaissent doivent déjà être en train de rigoler à l'évocation de cette idée. Faire comme si de rien n'était? Difficile de ne pas se sentir à part avec un emploi de maître chandelier...
Alors une seule solution: espacer les soirées avec les potes casés, et prier pour que s'ils rompent ça se passe bien entre eux quand même. J'adore faire ce genre de choix. Mais comme d'hab, c'est les couples qui ont commencé m'sieu.
A part ça, un truc encore plus nul que le célibat (et j'ai cherché longtemps) : la spatialisation.
Non pas que je sois rétif à la mièvrerie poétique qui sublime cette saison sensée tout faire renaître. Je ne suis pas non plus allergique au pollen, et je ne compte pas m'étendre sur la catastrophe écologique qu'est le recul aussi flagrant de l'hiver face aux douces températures, témoignant du réchauffement climatique dont seuls les ahuris désormais peuvent encore douter.
Non, ce qui m'énerve au printemps, c'est que c'est la saison des amours. Et l'espèce de primate glabre à l'encéphale soi-disant supérieurement développé à laquelle j'appartiens ne fait pas exception à la règle. Tous les ans c'est pareil. Ca ne manque jamais. On sent la douceur printanière, on délaisse les manteaux-bibendum à la sexytude des plus relatives, qu'on échange quand on est une femme contre des vêtements échancrés qui laissent bien respirer les avantages féminins, on songe que sentir les pieds froids de quelqu'un d'autre dans un lit ne serait plus aussi dérangeant par ce beau temps, on se dit que se balader dehors main dans la main ne serait pas aussi désagréable que pendant le blizzard de l'hiver, on sent monter les hormones, et là c'est le drame: on finit par voir fleurir autour de soi des couples par douzaines, collés comme des aimants sur un frigo et avides de se rouler dans l'herbe et de dresser des cartes topographiques de l'intérieur buccal de son conjoint. Les célibataires délaissent leur humeur revêche-à-cause-du-froid, se coulent de douces oeillades, les soirées deviennent des courses au casage et on finit par passer de l'appartenance à la majorité absolue de célibataires à la minorité plainte par les duos.
En un week end, j'ai vu six célibataires (disons cinq et demie) former trois couples. Que des potes, évidemment. Et bien entendu je ne fais pas partie des six. Bon.
Alors avant qu'on lève les yeux au ciel, oui j'assume mon hypocrisie: si je parvenais moi aussi à suivre la printanière coutume et à profiter du retour du beau temps pour déambuler amoureusement main dans la main avec une charmante demoiselle, je ne serais pas en train de râler. Malheureusement, hiver comme été, mes talents de séducteur restent des plus anecdotiques, quand bien même je voudrais les exprimer. Pour une fois que je commençais à me sentir bien dans mon célibat, entouré de gens qui le sont aussi et le vivent bien (ou qui y survivent en tout cas), voilà que tout s'émiette. Génial.
Alors que faire? Draguer la première venue pour faire comme tout le monde et dissiper le malaise? Ceux qui me connaissent doivent déjà être en train de rigoler à l'évocation de cette idée. Faire comme si de rien n'était? Difficile de ne pas se sentir à part avec un emploi de maître chandelier...
Alors une seule solution: espacer les soirées avec les potes casés, et prier pour que s'ils rompent ça se passe bien entre eux quand même. J'adore faire ce genre de choix. Mais comme d'hab, c'est les couples qui ont commencé m'sieu.
A part ça, un truc encore plus nul que le célibat (et j'ai cherché longtemps) : la spatialisation.
dimanche 11 mars 2007
Interview photo
Allez dans la série "test débile qu'on retrouve régulièrement sur un blog moyen", voici l'interview photo. Le principe: répondre à 20 questions uniquement à l'aide d'une photo.
J'ai déjà fait cette interview il y a plus d'un an... La plupart des réponses y sont encore d'actualité, mais j'ai envie de changer. Cliquez pour mieux voir.
#04. La chose la plus importante dans ma vie est ...
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