Statistiques
dimanche 22 avril 2007
Bon, ça, c'est fait.
Segolène Royal
Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, le deuxième tour des élections présidentielles opposera Sarko à Sego. Lepen a perdu près de la moitié des voix qu'il avait réunies en 2002, et Bayrou n'a pas été à la hauteur de sa réputation.
Je me permets un "mouahaha" sardonique en songeant à la gueule que doivent tirer les deux grands perdants, et j'en profite pour m'esclaffer franchement devant le lamentable 1% de Bové et le ridicule 2,5% de De Villiers. Le facteur a presque atteint les 5%, il s'améliore et a largement dépassé les autres adeptes de la faucille et du marteau. Les Verts ont fait un score exécrable par rapport à leurs 5% de 2002, surtout compte tenu de l'intérêt croissant des Français pour l'écologie, mais comme tous les partis, ils ont été victimes des votes utiles. Et puis au moins ils ont crâmé Nihous et ses chasseurs, ce qui est une TRES bonne chose de mon point de vue.
Une petite pensée émue pour Schivardi qui a péniblement atteint les 0,4%. Paix à son âme.
A présent, c'est reparti pour deux semaines de matraquage médiatique, de débats, de conflits, de coups bas, de sondages et d'affiches sur les lampadaires.
Enfin, voilà une bonne chose de faite. Il ne reste plus qu'à flinguer Sarko et ça devrait être jouable...
A part ça, j'ai rien foutu du week end, c'est grave.
Go your own way
Iggy Pop
Il y a un truc que je déteste dans les blogs. C'est quand les auteurs balancent des paroles de chansons, les agrémentent d'un commentaire du genre "c tro bi1" et laissent les lecteurs se démerder pour comprendre en quoi ces paroles ont transcendé leur vie.
Moi je vais parler d'une chanson, une chanson assez vieille, des Fleetdown Mac. Ca s'appelle Go Your Own Way. Cette chanson a été reprise par les Cranberries (la reprise tourne par ailleurs en ce moment même en boucle avec moi qui beugle par-dessus), et a également été utilisée dans la bande son du film Forrest Gump (au moment où il court à travers le désert).
Vu que c'est une chanson en anglais et que j'ai le respect de mes lecteurs, je tente une traduction des paroles, librement interprétées par un comité de hautes autorités linguistiques et philosophiques, composé de moi, ma pomme et mon ego.
T'aimer n'est pas la bonne chose à faire, comment pourrais-je jamais changer les choses que je ressens?
[Je commence sérieusement à me poser des questions sur notre histoire, me serais-je fourvoyé? Mais de toutes façons je n'ai plus trop le choix, maintenant je suis tombé amoureux et je me suis pété la cheville au fond du trou, je ne peux plus remonter, alors tant pis.]
Si je pouvais, peut-être bien que je t'offrirais mon monde, mais comment le pourrais-je vu que tu ne le prendras jamais?
[Je ferais n'importe quoi pour toi mon amour, je t'offrirais mon coeur si tu me filais un couteau, je suis prêt à tout te dévoiler de moi... Mais c'est pas demain la veille, vu ta tendance à toujours esquiver ce que je te donne...]
Tu peux suivre ta propre route, suis ta propre voie, tu peux appeler ça encore un autre jour solitaire...
[Tu as le choix mon amour, tu peux toujours suivre ta voie, te démerder tout seul si ça t'amuse, tu peux même jouer à Cosette en te plaignant que tu es tout seul à vivre ta chienne de vie. No souçaï, tu peux. Ca me fait grave chier, mais tu peux.]
Dis-moi pourquoi tout tourne autour de ça? Tout bouleverser, tout secouer, c'est tout ce que tu voudrais...
[Pourquoi tu n'es jamais content? Ca t'amuse de tout remettre en question à chaque fois, de tout secouer, de tout devoir recommencer?]
Si je pouvais, bébé je te donnerais mon monde... Réveille toi, l'univers t'attend.
[Putain de ta race mon amour tu vas accepter ce que je te donne oui?? C'est pas vrai d'être aussi aveugle bordel, sors-toi les doigts du cul et fais au moins semblant de voir tout ce qui s'ouvre à toi!]
[Mais sinon t'as raison, suis ton propre chemin, suis-la ta putain de voie fils de pute, t'auras qu'à chialer après que t'es tout seul, t'auras qu'à gueuler comme un veau en faisant comme si tu étais la victime, ben tu pourras crever pour que je me bouge le cul! Allez vas-y, suis-là ta voie mon con, démerdes-toi, vis ta vie, envole toi, étend tes ailes, et écrase-toi la gueule contre une vitre, j'en ai plus rien à carrer!]
J'aime cette chanson, elle me met la patate, même si je ne sais jamais trop pourquoi...
A part ça, allez voter au lieu de traîner sur internet!!
Elysée académy
Yves Saint-Laurent
Photo extraite du blog de ma frangine, qui a l'air d'avoir tout compris.
Aujourd'hui, nous allons voter pour le premier tour de l'élection présidentielle. Pour savoir qui sera le chef de nous, le président qui va appliquer ses idées à l'ensemble du territoire et des citoyens qui y habitent, et nous représentera internationalement.
Au jour d'aujourd'hui, après une soirée à bavarder vaguement politique avec les gens, il y a encore un comportement que je ne comprends pas.
Je comprends ceux qui votent Sarko, après tout c'est pas de leur faute s'ils ne se rendent pas compte qu'on sort de 12 ans de domination de la droite et que la France n'a jamais autant été dans la merde. Je comprends ceux qui votent Lepen, tout le monde a le droit d'avoir un trou dans le cerveau. Je comprends ceux qui votent Bayrou, parce que ça fait mal à la tête de trop réfléchir et que choisir le milieu c'est quand même plus simple que lancer les fléchettes pour savoir dans quel camp on vote.
Par contre je ne comprends pas ceux qui votent encore extrême-gauche après ce qui s'est passé en 2002. Je ne comprends pas ceux qui votent coco, vert, lo, lcr ou le moustachu. Je ne comprends pas comment, après une expérience électorale terrifiante qui a toutes les chances de se reproduire, on peut donner sa voix à un parti qui ne passera jamais au lieu de soutenir la seule qui peut s'opposer au duo Sarko-Lepen. Je ne comprends vraiment pas comment on peut être à ce point obnubilé par sa propre importance et croire que le fait de s'exprimer par son vote soit plus important que d'empêcher Lepen d'atteindre le second tour.
Il paraît que c'est ça, la démocratie. Moi la démocratie je m'assois dessus. Si je m'écoutais, j'irais voter vert. Mais quand les verts auront leurs 1% et que Ségolène se sera faite écraser par Lepen, elle aura une bonne gueule la démocratie: choisir entre Sarko et Lepen. Il me semble qu'il y a plus important qu'exprimer ses idées, en ce moment, quand on voit le pourcentage de lepénistes en France.
Mais bon, allez y, allez voter Bové, le facteur ou les verts, ça ne changera jamais rien, ils n'ont aucune chance de passer, mais vous aurez le sentiment d'avoir accompli votre devoir de citoyen et d'avoir voté pour vos idées. Et quand le deuxième tour entre le Nain et le Bouledogue arrivera, vous vous mordrez les doigts et vous vous direz "ah, si j'avais su". Et comptez sur moi pour vous enfoncer encore plus. Parce que vous n'avez aucune excuse, après 2002, juste une petite fierté mal placée qui vous faisait croire que vos idées avaient plus d'importance que le barrage contre Lepen.
Le problème, avec l'humanité, c'est qu'elle n'apprend rien.
A part ça, j'en ai marre.
samedi 21 avril 2007
La vie d'écologue
Jules Verne
Aujourd'hui, j'ai fait une sortie dans les Vosges avec ma classe. Départ à 8h du mat, pour se retrouver deux heures plus tard dans un semblant de montagne verdoyante, pleine de fleurs, de bébêtes et de cours d'eau. Le pied intégral pour nous autres, étudiants en écologie. On avait bien besoin de se relaxer un peu, avec tout le taf qu'on a... Alors le prétexte d'une sortie pour nous montrer un habitat déterioré par les pluies acides, on a bien apprécié.
Le programme était peinard... Début de la marche à 10h30, arrêt toutes les cinq minutes pour observer tel ou tel truc, pause repas-sieste de deux heures, une heure trente de marche et retour dans le bus. Tranquille.
Mais en y réfléchissant, cette balade n'avait rien à voir avec les balades des gens normaux. Parce que les écologues ne sont pas des gens normaux. Les gens normaux apprécient le bon air, admirent les paysages, reniflent les fleurs et essaie d'aller le plus loin possible avant de retourner à la voiture. Nous, dans la nature, on soulève des troncs pour trouver des vers, on fouille les écorces pour dénicher des scarabées, on soulève les pierres à la recherche de grenouilles ou de salamandres, on scrute les ruisseaux pour trouver des amas gluants d'oeufs de batraciens, on traque les orvets et les couleuvres, on cherche les noms des fleurs dans des gros bouquins, on passe des plombes à observer le vol des oiseaux, et on s'extasie sur un spécimen rare de lézard aplati sur la route par une voiture.
Plus le temps passe, et plus je me dis que ce que je considère comme normal dans ma vie n'est en fait plus très normal depuis un petit bout de temps.
A part ça, j'ai fini mon deuxième livre de Terry Pratchett.
Sauvons les baleines
Ariel, la petite sirène
Pourquoi sauver les baleines? Parce que c'est joli? Parce que c'est le plus gros animal du monde, loin devant l'éléphant (qu'il faut d'ailleurs aussi sauver)? Pourquoi cet engouement pour les gros? Pour que nos obèses se sentent moins seuls?
Certes, mais pas seulement.
Les baleines sont des animaux planctonivores, elles mangent donc, je vous le donne en mille, du plancton. En particulier du krill, une vilaine petite crevette qui serait l'un des animaux les plus représentés sur la planète, et qui se déplace en essaims de millions d'individus. Quand on sait qu'une crevette pèse quelques dizaines de milligrammes et qu'actuellement nos océans en comptent 650 millions de tonnes, on a vite une idée de l'ampleur du truc.
Les baleines sont les principaux prédateurs du krill, chaque individus en consomme 900 kilos par jour. Avec la pêche à la baleine intensive ce dernier siècle, le krill a fait exploser sa démographie, et 150 millions de tonnes supplémentaires de krill sont apparus en Arctique. Là, plusieurs espèces ont profité du rab de nourriture pour se multiplier et consomment le krill. Le problème, c'est que les baleines migrent une fois par an vers les tropiques pour se reproduire, emportant dans leur sillage pas mal de nutriments... Les autres consommateurs ne migrent pas, et les écosystèmes dépendant du krill transporté par les baleines sont mis en danger.
En outre, certaines baleines et des poissons benthiques, comme le colin ou la morue, se livrent une petite compétition pour bouffer les petits poissons, comme le hareng. La disparition de la baleine a boosté la croissance des poissons benthiques, qui ont réduit les populations de petits poissons...
Sans compter que les grandes populations de baleines permettaient aux baleines tueuses, comme les orques, de survivre. A présent, les orques ont modifié leur régime alimentaire et s'orientent vers les Pinnipèdes, des animaux comme le lion de mer. Comme ils sont plus petits que les baleines, il en faut plus pour satisfaire un orque, et certaines espèces sont ainsi mises en danger.
Tout cela est un petit exemple pour expliquer pourquoi la perte de quelques espèces peut mettre en danger beaucoup d'autres animaux, végétaux et milieux. Et parce que j'aime les baleines aussi.
A part ça, aujourd'hui je vais dans les Vosges.
jeudi 19 avril 2007
Question rhétorique
Platon
Le fameux ASP Explorer a aujourd'hui posé une question rhétorique sur son blog. Une question rhétorique, c'est une question qu'on se pose simplement pour le plaisir de s'interroger, pour interpeller, choquer ou faire réfléchir. Une question rhétorique n'implique pas de réponse.
Et si j'en posais une, moi aussi? Non, finalement... deux.
Imaginons... Monsieur X est un jeune homme pleine de bonne volonté. Monsieur X a rencontré une accorte et adorable demoiselle. Monsieur X a eu le privilège d'avoir une histoire avec cette demoiselle et en est tombé grièvement amoureux. Et même quand ils ont rompu, Monsieur X a continué à l'aimer. Monsieur X, malgré l'absence d'"officialité" de la relation, a tenu à rester fidèle à ses sentiments, et par là même à celle qu'il aimait. Monsieur X n'envisage pas de tourner autour d'une autre demoiselle tant qu'il aura des sentiments pour elle. Monsieur X n'a aucune preuve que son amour est partagé, pas plus qu'il n'en a montrant qu'il ne l'est pas, pourtant il continue à se comporter de la même manière. Monsieur X est bien embêté, et il se pose souvent des questions sur toute cette histoire.
Question rhétorique n°1: Monsieur X est-il un parfait crétin, naïf à souhait et apte à pelleter les nuages?
Question rhétorique n°2: Comment les amis de Monsieur X peuvent-ils croire que Monsieur X les écoutera s'ils répondent "oui" à la question rhétorique n°1 (qui ne nécessite pas de réponse)?
Il faut savoir que j'écris ce billet après une très mauvaise nuit, que j'ai encore fait des cauchemars et que ce matin j'en veux à la Terre entière. Non, je ne sais pas si j'ai raison, mais je crois avoir raison, et ça devrait suffire. Et si j'ai tort, j'aimerais le savoir rapidement.
J'aimerais que les commentaires sur ce billet se fassent de manière privée par les gens qui se sentiraient concernés.
A part ça, aujourd'hui je vais en sortie... pour étudier du plancton. Quelle joie.
mercredi 18 avril 2007
Stress et paillettes
Dictionnaire Larousse
Le stress est le mal du siècle, paraît-il. Ce qui me fait au moins un point commun avec le siècle.
En ce moment tout le tombe dessus en même temps, et j'avoue que j'ai un peu du mal à tout gérer d'un coup. J'ai des tonnes de boulot, et je n'exagère pas. Vous voulez une liste?
*cris d'approbation*
Ils veulent une liste. Alors voilà ce que j'ai à faire.
* Une présentation orale sur la surexploitation des baleines à partir d'articles scientifiques en anglais. J'ai presque fini, ça fait déjà un moment que je bosse dessus. L'avantage c'est que ça m'a permis de découvrir ce site sur les baleines, d'amateur certes mais quand même très bien foutu.
* Une présentation orale sur une étude de cas d'invasion de la jussie (plante aquatique exotique) dans deux lacs, avec présentation des milieux, coûts associés aux méthodes d'éradication, etc. Très chiant, c'est pour la semaine prochaine et pour l'instant c'est mon binôme qui en a fait le plus (mais je compense en bossant à fond sur les baleines, je suis avec lui aussi).
* Une présentation orale sur le delta du Yukon, sensé être une référence écologique parce qu'il est tout propre. Sauf que c'est aussi pour la semaine prochaine et que ma prof m'a averti hier que finalement j'étais tout seul parce qu'il n'y a pas grand chose à dire. M'en fous j'étais le seul à avoir commencé à bosser dessus.
* Une présentation orale d'un type de milieu, la prairie, avec mon prof de classification des groupements végétaux. J'ai appris ça avant-hier, je n'ai encore rien foutu, ça attendra, c'est pour mai.
* Un dossier de spatialisation qui constituera ma note finale dans cette matière. Je suis avec les deux courges dont j'ai déjà parlé dans un précédent billet, qui sont infoutues de distinguer une fonction d'addition sur excel de l'adresse URL d'un site, et je vais encore devoir tout me taper et ça me gave, parce que j'ai pas le temps.
* Un dossier d'anglais... ah non ouf, ça je l'ai passé hier, enfin un truc en moins. Et j'ai rendu le dossier sur la cardamine des prés aussi.
* Mais ce n'est pas fini car les sorties sur le terrain commencent, ce qui implique compte-rendus de sortie et/ou TP d'exploitation de données.
Sans oublier que la fin des cours c'est dans trois semaines et qu'il faut aussi que je trouve un peu de temps pour réviser mes partiels dans toute cette histoire.
A ceci j'ajoute la divine galère de la thune, je viens de me rendre compte que je venais de plonger dans le découvert, ma mère a renfloué les caisses mais comme d'hab, ça me met mal à l'aise parce que c'est franchement la galère pour la familia en ce moment...
Sans oublier qu'il faut que je commence les dossiers d'inscription aux autres facs, pour l'an prochain, ainsi que les dossiers pour les logements et les bourses, parce que je suis grave à la bourre.
Il faut aussi que je cherche un stage pour cet été, le "on vous tiendra au courant" du responsable du stage en Corse ne m'ayant que peu rassuré, et/ou que je trouve un boulot pour avoir un peu d'argent. Problème technique: comment distribuer ses CV aux potentiels employeurs du Sud quand on finit ses études en Lorraine?
Sans compter, bien sûr, qu'il y a d'ici quelques mois les sélections pour le Master 2, et que je stresse à mort de ne pas être pris, tout en souhaitant qu'on me donne quand même l'occasion d'aller voir ailleurs... A Lille ou à Strasbourg, les deux facs qui ont des masters qui me plaisent.
Ah, et sinon, bien sûr, il FAUT que je trouve un créneau pour voir T., parce que hein, bon, voilà. Et vu mon emploi du temps (parce qu'histoire d'en rajouter les profs blindent les dernières semaines pour boucler leur programme) il va donc falloir que j'aménage mes week ends.
Bref, je stresse à mort pour à peu près tout en ce moment, tout m'énerve, je sens que mes nerfs s'étirent de plus en plus et que ça pourrait bientôt lâcher... J'aimerais pouvoir me dédoubler.
A part ça, je retourne bosser.