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lundi 23 avril 2007

Espèces invasives

"Flower Power!!"
Staline

Petit billet pour expliquer ce qu'est une espèce invasive.
Les espèces invasives sont des espèces introduites par l'homme, volontairement ou pas. De nombreux animaux et plantes ont été introduits dans des endroits où ils ne vivaient pas naturellement: tout le monde connaît le lapin qui a ravagé l'Australie, ou la perche du Nil qui a fait disparaître les cichlidés du Lac Victoria, et qui est le thème central du film choc le Cauchemar de Darwin. On trouve aussi l'invasion de nombreuses îles par les rats, et dans certaines, comme l'île française de Kerguelen, une invasion de chats introduits pour lutter contre les rats.


Le rat noir, principal invasif des îles

Plus proche de chez nous, le ragondin est également considéré comme une espèce invasive.

Le ragondin, invasif en France

Les plantes ne sont pas en reste: la renouée du Japon a été introduite en France pour ses qualités environnementales, ainsi que d'autres espèces aquatiques, comme la jussie ou la myriophylle du Brésil. Un cas plus connu d'invasion végétale: la caulerpe de Mediterranée. Le cas le plus ancien qui me vient à l'esprit est l'introduction du chien il y a 6.000 ans en Australie. Aujourd'hui, il est considéré comme une espèce emblématique : c'est le dingo. Il a pourtant réduit de très nombreuses populations de marsupiaux, et est indirectement responsable de l'extermination du thylacine, ou loup de Tasmanie, qu'il a concurrencé. La responsabilité de l'extermination du thylacine revient cependant aux humains, qui l'ont traqué et exterminé en le rendant responsable des attaques de troupeaux, dont les dingos étaient responsables la plupart du temps.

Le dingo, introduit en Australie il y a plusieurs millénaires

Une espèce invasive est une espèce animale ou végétale provenant d'un autre biotope, qui colonise un milieu riche en ressources utilisables pour son développement et dépourvu de ses limitateurs naturels (prédateurs, parasites, maladies, compétiteurs...). Les espèces invasives colonisent, en général après une phase de latence, leur nouveau milieu très rapidement, et le déteriorent ou le recouvrent.
L'algue Caulerpa taxifolia (caulerpe), étouffant les posidonies en Méditerranée
La plante grasse Carpobrotus edulis (griffe de sorcière) colonisant les dunes
L'introduction peut être volontaire (acclimatation des animaux exotiques les siècles derniers, utilisation de plantes exotiques pour l'ornementation des jardins...) ou involontaire (eaux de ballast des paquebots qui transportent des espèces côtières maritimes d'un océan à l'autre, terre sous les chaussures en rentrant de voyage...).

La plante invasive la plus connue en France est la jussie: elle est capable de coloniser toute l'étendue d'un étang en moins de 5 ans, en tuant toutes les autres espèces végétales par l'étouffement, l'utilisation des ressources et la dissimulation de la lumière par ses feuilles de surface, nécessaire à la photosynthèse des plantes immergées . En outre, elles induisent des modifications de biochimie et de pH de l'eau, qui entraînent de graves conséquences sur la faune aquatique. En gros, une espèce invasive banalise le milieu et en réduit considérablement la biodiversité.

La jussie, la plante la plus invasive de France

Les espèces invasives sont dangereuses pour la biodiversité, car elles entrent en compétition avec les espèces autochtones et en général gagnent très facilement. En outre, elles se reproduisent très vite, et il est très difficile et très coûteux de les réguler ou de les supprimer.

Environ une espèce exotique introduite sur 10 parvient à survivre dans un nouveau milieu ; une espèce implantée sur 10 parvient à se reproduire et créer des populations, et une espèce qui se reproduit sur dix cause des invasions. En résumé, une espèce exotique introduite sur 1000 est une espèce invasive. Ca paraît peu, mais c'est déjà beaucoup.

L'invasion d'espèces est la seconde cause d'érosion de la biodiversité dans le monde, et c'est la seule grande catastrophe anthropique (=induite par les humains) qui puisse être d'origine individuelle: il suffit d'un ou deux plants ou d'un seul couple d'une espèce exotique pour entraîner une invasion biologique désastreuse.

Il est facile d'empêcher la propagation d'espèces exotiques, en surveillant attentivement ce qu'on achète comme animal de compagnie ou comme plante d'ornement. Ne relâchez jamais vos animaux de compagnie dans la nature, en particulier si vous habitez ou allez en vacances sur une île: le rat noir, par exemple, est très dangereux pour de nombreuses espèces insulaires dont il dévore les oeufs et les jeunes. La tortue de Floride, également, est responsable de la colonisation de plans d'eau en France après avoir été relâchée dans la nature.


La tortue de Floride, introduite dans les années 90 suite au phénomène "Tortues Ninja"


De même, renseignez-vous au sujet des plantes que vous souhaitez voir fleurir dans vos jardins: la plupart des jardineries ne font pas attention à l'invasibilité des plantes et continuent de proposer des espèces invasives, comme le mimosa. Soyez particulièrement attentifs aux plantes aquatiques, très appréciées par les aquariophiles, comme la jussie, le myriophylle ou la jacinthe d'eau.



Le mimosa, plante invasive, en particulier en région méditerranéenne... qui l'eût cru?


Pour une liste plus complète des espèces invasives, voir l'article de Wikipédia.

A part ça, je vais faire mes courses.

dimanche 22 avril 2007

Bon, ça, c'est fait.

"Et buuuuuuut!!!"
Segolène Royal

Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, le deuxième tour des élections présidentielles opposera Sarko à Sego. Lepen a perdu près de la moitié des voix qu'il avait réunies en 2002, et Bayrou n'a pas été à la hauteur de sa réputation.

Je me permets un "mouahaha" sardonique en songeant à la gueule que doivent tirer les deux grands perdants, et j'en profite pour m'esclaffer franchement devant le lamentable 1% de Bové et le ridicule 2,5% de De Villiers. Le facteur a presque atteint les 5%, il s'améliore et a largement dépassé les autres adeptes de la faucille et du marteau. Les Verts ont fait un score exécrable par rapport à leurs 5% de 2002, surtout compte tenu de l'intérêt croissant des Français pour l'écologie, mais comme tous les partis, ils ont été victimes des votes utiles. Et puis au moins ils ont crâmé Nihous et ses chasseurs, ce qui est une TRES bonne chose de mon point de vue.

Une petite pensée émue pour Schivardi qui a péniblement atteint les 0,4%. Paix à son âme.

A présent, c'est reparti pour deux semaines de matraquage médiatique, de débats, de conflits, de coups bas, de sondages et d'affiches sur les lampadaires.

Enfin, voilà une bonne chose de faite. Il ne reste plus qu'à flinguer Sarko et ça devrait être jouable...

A part ça, j'ai rien foutu du week end, c'est grave.

Go your own way

"Chanter c'est comme faire du yoga: c'est une manière civilisée pour s'empêcher d'arracher la carotide de tout ce qui passe quand on est énervé"
Iggy Pop




Il y a un truc que je déteste dans les blogs. C'est quand les auteurs balancent des paroles de chansons, les agrémentent d'un commentaire du genre "c tro bi1" et laissent les lecteurs se démerder pour comprendre en quoi ces paroles ont transcendé leur vie.

Moi je vais parler d'une chanson, une chanson assez vieille, des Fleetdown Mac. Ca s'appelle Go Your Own Way. Cette chanson a été reprise par les Cranberries (la reprise tourne par ailleurs en ce moment même en boucle avec moi qui beugle par-dessus), et a également été utilisée dans la bande son du film Forrest Gump (au moment où il court à travers le désert).

Vu que c'est une chanson en anglais et que j'ai le respect de mes lecteurs, je tente une traduction des paroles, librement interprétées par un comité de hautes autorités linguistiques et philosophiques, composé de moi, ma pomme et mon ego.

Loving you
Is'nt the right thing to do
How can I ever change things
That I feel

T'aimer n'est pas la bonne chose à faire, comment pourrais-je jamais changer les choses que je ressens?

[Je commence sérieusement à me poser des questions sur notre histoire, me serais-je fourvoyé? Mais de toutes façons je n'ai plus trop le choix, maintenant je suis tombé amoureux et je me suis pété la cheville au fond du trou, je ne peux plus remonter, alors tant pis.]


If I could
Maybe I'd give you my world
How can I
When you wont take it from me

Si je pouvais, peut-être bien que je t'offrirais mon monde, mais comment le pourrais-je vu que tu ne le prendras jamais?

[Je ferais n'importe quoi pour toi mon amour, je t'offrirais mon coeur si tu me filais un couteau, je suis prêt à tout te dévoiler de moi... Mais c'est pas demain la veille, vu ta tendance à toujours esquiver ce que je te donne...]


You can go your own way
Go your own way
You can call it
Another lonely day
You can go your own way
Go your own way

Tu peux suivre ta propre route, suis ta propre voie, tu peux appeler ça encore un autre jour solitaire...

[Tu as le choix mon amour, tu peux toujours suivre ta voie, te démerder tout seul si ça t'amuse, tu peux même jouer à Cosette en te plaignant que tu es tout seul à vivre ta chienne de vie. No souçaï, tu peux. Ca me fait grave chier, mais tu peux.]


Tell me why
Everything turned around
Packing up
Shacking up is all you wanna do

Dis-moi pourquoi tout tourne autour de ça? Tout bouleverser, tout secouer, c'est tout ce que tu voudrais...

[Pourquoi tu n'es jamais content? Ca t'amuse de tout remettre en question à chaque fois, de tout secouer, de tout devoir recommencer?]

If I could
Baby I'd give you my world
Open up
Everything's waiting for you

Si je pouvais, bébé je te donnerais mon monde... Réveille toi, l'univers t'attend.

[Putain de ta race mon amour tu vas accepter ce que je te donne oui?? C'est pas vrai d'être aussi aveugle bordel, sors-toi les doigts du cul et fais au moins semblant de voir tout ce qui s'ouvre à toi!]

You can go your own way
Go your own way
You an call it
Another lonely day
You can go your own way
Go your own way

[Mais sinon t'as raison, suis ton propre chemin, suis-la ta putain de voie fils de pute, t'auras qu'à chialer après que t'es tout seul, t'auras qu'à gueuler comme un veau en faisant comme si tu étais la victime, ben tu pourras crever pour que je me bouge le cul! Allez vas-y, suis-là ta voie mon con, démerdes-toi, vis ta vie, envole toi, étend tes ailes, et écrase-toi la gueule contre une vitre, j'en ai plus rien à carrer!]

J'aime cette chanson, elle me met la patate, même si je ne sais jamais trop pourquoi...

A part ça, allez voter au lieu de traîner sur internet!!

Elysée académy


"On devrait laisser la politique aux politiciens. On laisse bien les incendies aux pompiers et les poubelles aux éboueurs: chacun sa merde!"
Yves Saint-Laurent

Photo extraite du blog de ma frangine, qui a l'air d'avoir tout compris.


Aujourd'hui, nous allons voter pour le premier tour de l'élection présidentielle. Pour savoir qui sera le chef de nous, le président qui va appliquer ses idées à l'ensemble du territoire et des citoyens qui y habitent, et nous représentera internationalement.

Au jour d'aujourd'hui, après une soirée à bavarder vaguement politique avec les gens, il y a encore un comportement que je ne comprends pas.

Je comprends ceux qui votent Sarko, après tout c'est pas de leur faute s'ils ne se rendent pas compte qu'on sort de 12 ans de domination de la droite et que la France n'a jamais autant été dans la merde. Je comprends ceux qui votent Lepen, tout le monde a le droit d'avoir un trou dans le cerveau. Je comprends ceux qui votent Bayrou, parce que ça fait mal à la tête de trop réfléchir et que choisir le milieu c'est quand même plus simple que lancer les fléchettes pour savoir dans quel camp on vote.

Par contre je ne comprends pas ceux qui votent encore extrême-gauche après ce qui s'est passé en 2002. Je ne comprends pas ceux qui votent coco, vert, lo, lcr ou le moustachu. Je ne comprends pas comment, après une expérience électorale terrifiante qui a toutes les chances de se reproduire, on peut donner sa voix à un parti qui ne passera jamais au lieu de soutenir la seule qui peut s'opposer au duo Sarko-Lepen. Je ne comprends vraiment pas comment on peut être à ce point obnubilé par sa propre importance et croire que le fait de s'exprimer par son vote soit plus important que d'empêcher Lepen d'atteindre le second tour.

Il paraît que c'est ça, la démocratie. Moi la démocratie je m'assois dessus. Si je m'écoutais, j'irais voter vert. Mais quand les verts auront leurs 1% et que Ségolène se sera faite écraser par Lepen, elle aura une bonne gueule la démocratie: choisir entre Sarko et Lepen. Il me semble qu'il y a plus important qu'exprimer ses idées, en ce moment, quand on voit le pourcentage de lepénistes en France.

Mais bon, allez y, allez voter Bové, le facteur ou les verts, ça ne changera jamais rien, ils n'ont aucune chance de passer, mais vous aurez le sentiment d'avoir accompli votre devoir de citoyen et d'avoir voté pour vos idées. Et quand le deuxième tour entre le Nain et le Bouledogue arrivera, vous vous mordrez les doigts et vous vous direz "ah, si j'avais su". Et comptez sur moi pour vous enfoncer encore plus. Parce que vous n'avez aucune excuse, après 2002, juste une petite fierté mal placée qui vous faisait croire que vos idées avaient plus d'importance que le barrage contre Lepen.

Le problème, avec l'humanité, c'est qu'elle n'apprend rien.


A part ça, j'en ai marre.

samedi 21 avril 2007

La vie d'écologue

"Mon plus grand amour, c'est la Terre. Ma femme vient en seconde position. Elle n'avait qu'à pas laisser brûler les paupiettes."
Jules Verne

Aujourd'hui, j'ai fait une sortie dans les Vosges avec ma classe. Départ à 8h du mat, pour se retrouver deux heures plus tard dans un semblant de montagne verdoyante, pleine de fleurs, de bébêtes et de cours d'eau. Le pied intégral pour nous autres, étudiants en écologie. On avait bien besoin de se relaxer un peu, avec tout le taf qu'on a... Alors le prétexte d'une sortie pour nous montrer un habitat déterioré par les pluies acides, on a bien apprécié.

Le programme était peinard... Début de la marche à 10h30, arrêt toutes les cinq minutes pour observer tel ou tel truc, pause repas-sieste de deux heures, une heure trente de marche et retour dans le bus. Tranquille.

Mais en y réfléchissant, cette balade n'avait rien à voir avec les balades des gens normaux. Parce que les écologues ne sont pas des gens normaux. Les gens normaux apprécient le bon air, admirent les paysages, reniflent les fleurs et essaie d'aller le plus loin possible avant de retourner à la voiture. Nous, dans la nature, on soulève des troncs pour trouver des vers, on fouille les écorces pour dénicher des scarabées, on soulève les pierres à la recherche de grenouilles ou de salamandres, on scrute les ruisseaux pour trouver des amas gluants d'oeufs de batraciens, on traque les orvets et les couleuvres, on cherche les noms des fleurs dans des gros bouquins, on passe des plombes à observer le vol des oiseaux, et on s'extasie sur un spécimen rare de lézard aplati sur la route par une voiture.

Plus le temps passe, et plus je me dis que ce que je considère comme normal dans ma vie n'est en fait plus très normal depuis un petit bout de temps.

A part ça, j'ai fini mon deuxième livre de Terry Pratchett.

Sauvons les baleines

"L'océan c'est pas une poubelle! Est-ce que je viens chier dans vos baignoires moi??"
Ariel, la petite sirène

Pourquoi sauver les baleines? Parce que c'est joli? Parce que c'est le plus gros animal du monde, loin devant l'éléphant (qu'il faut d'ailleurs aussi sauver)? Pourquoi cet engouement pour les gros? Pour que nos obèses se sentent moins seuls?

Certes, mais pas seulement.

Les baleines sont des animaux planctonivores, elles mangent donc, je vous le donne en mille, du plancton. En particulier du krill, une vilaine petite crevette qui serait l'un des animaux les plus représentés sur la planète, et qui se déplace en essaims de millions d'individus. Quand on sait qu'une crevette pèse quelques dizaines de milligrammes et qu'actuellement nos océans en comptent 650 millions de tonnes, on a vite une idée de l'ampleur du truc.

Les baleines sont les principaux prédateurs du krill, chaque individus en consomme 900 kilos par jour. Avec la pêche à la baleine intensive ce dernier siècle, le krill a fait exploser sa démographie, et 150 millions de tonnes supplémentaires de krill sont apparus en Arctique. Là, plusieurs espèces ont profité du rab de nourriture pour se multiplier et consomment le krill. Le problème, c'est que les baleines migrent une fois par an vers les tropiques pour se reproduire, emportant dans leur sillage pas mal de nutriments... Les autres consommateurs ne migrent pas, et les écosystèmes dépendant du krill transporté par les baleines sont mis en danger.

En outre, certaines baleines et des poissons benthiques, comme le colin ou la morue, se livrent une petite compétition pour bouffer les petits poissons, comme le hareng. La disparition de la baleine a boosté la croissance des poissons benthiques, qui ont réduit les populations de petits poissons...

Sans compter que les grandes populations de baleines permettaient aux baleines tueuses, comme les orques, de survivre. A présent, les orques ont modifié leur régime alimentaire et s'orientent vers les Pinnipèdes, des animaux comme le lion de mer. Comme ils sont plus petits que les baleines, il en faut plus pour satisfaire un orque, et certaines espèces sont ainsi mises en danger.

Tout cela est un petit exemple pour expliquer pourquoi la perte de quelques espèces peut mettre en danger beaucoup d'autres animaux, végétaux et milieux. Et parce que j'aime les baleines aussi.

A part ça, aujourd'hui je vais dans les Vosges.

jeudi 19 avril 2007

Question rhétorique

Poser des questions sans réponse, c'est pire que crever ses propres pneus. Comment voulez-vous avancer avec ça?
Platon

Le fameux ASP Explorer a aujourd'hui posé une question rhétorique sur son blog. Une question rhétorique, c'est une question qu'on se pose simplement pour le plaisir de s'interroger, pour interpeller, choquer ou faire réfléchir. Une question rhétorique n'implique pas de réponse.

Et si j'en posais une, moi aussi? Non, finalement... deux.

Imaginons... Monsieur X est un jeune homme pleine de bonne volonté. Monsieur X a rencontré une accorte et adorable demoiselle. Monsieur X a eu le privilège d'avoir une histoire avec cette demoiselle et en est tombé grièvement amoureux. Et même quand ils ont rompu, Monsieur X a continué à l'aimer. Monsieur X, malgré l'absence d'"officialité" de la relation, a tenu à rester fidèle à ses sentiments, et par là même à celle qu'il aimait. Monsieur X n'envisage pas de tourner autour d'une autre demoiselle tant qu'il aura des sentiments pour elle. Monsieur X n'a aucune preuve que son amour est partagé, pas plus qu'il n'en a montrant qu'il ne l'est pas, pourtant il continue à se comporter de la même manière. Monsieur X est bien embêté, et il se pose souvent des questions sur toute cette histoire.

Question rhétorique n°1: Monsieur X est-il un parfait crétin, naïf à souhait et apte à pelleter les nuages?
Question rhétorique n°2: Comment les amis de Monsieur X peuvent-ils croire que Monsieur X les écoutera s'ils répondent "oui" à la question rhétorique n°1 (qui ne nécessite pas de réponse)?

Il faut savoir que j'écris ce billet après une très mauvaise nuit, que j'ai encore fait des cauchemars et que ce matin j'en veux à la Terre entière. Non, je ne sais pas si j'ai raison, mais je crois avoir raison, et ça devrait suffire. Et si j'ai tort, j'aimerais le savoir rapidement.

J'aimerais que les commentaires sur ce billet se fassent de manière privée par les gens qui se sentiraient concernés.

A part ça, aujourd'hui je vais en sortie... pour étudier du plancton. Quelle joie.