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mardi 29 mai 2007

Grand ménage de printemps

"C'est la dernière fois que je ramasse vos caleçons crades sous vos plumards! J'en ai marre, je veux le droit de vote!"
Blanche-Neige, douce utopiste de l'époque.

Aujourd'hui, c'est le dernier jour que je passe à Metz. Et je suis en train de faire le ménage.

Attention, le ménage d'un appart qu'on rend est très différent du ménage que l'on fait quand sa nana débarque ou qu'on en a marre de renifler de la poussière. Le ménage de fin de location est au ménage traditionnel ce que Godzilla est à Garulfo (si vous ne savez pas qui est Garulfo, je vous méprise).

Il y a même une feuille de route pour nous expliquer tout bien ce qu'on doit laver. J'ai l'impression que je n'en verrai jamais la fin: le frigo, les fenêtres, les plinthes, les étagères, les placards, la tuyauterie, la douche, les sols, les murs... Sans compter que je dois empaqueter mes dernières affaires et leur trouver une petite place dans le capharnaüm de la Mounemobile©.

Après cette éprouvante journée, dodo, réveil à 6h, état des lieux à 8h et décollage pour le Sud dans la foulée.

Bon, là, pause détente Daria-pique-nique. Enfin si je trouve encore des épisodes que je n'ai pas vus sur le net.

A part ça, vivement... euh... dans plusieurs années, tiens, qu'on soit débarrassés.

dimanche 27 mai 2007

Lâchez tout!

"C'est le genre de préservatif que je pourrais retrouver entre mes chaussures."
S., à peu près


D'avance, pardon pour le manque de structure de ce billet. Je viens de vivre un week end riche en événements et je compte utiliser le présent blog pour graver mes souvenirs. Vu mon état de fatigue, il se peut que la chronologie soit assez peu respectée.

Vendredi, après quatre heures de trajet en plein soleil sur l'autoroute séparant Metz de Paris (en comptant les 10 minutes de pause repas et les traditionnelles 40 minutes de visite impromptue de la banlieue parisienne dues à mon sens de l'orientation comparable à celui d'une fougère), je suis arrivé chez ma tante. Tel l'amorphe moyen, je lis des BD pendant qu'ils sont tous partis bosser puis m'endors sur le canapé. Le soir, après un repas fort sympathique en famille accompagné de glace à la fraise maison (niam, est-il besoin de le préciser?), je relis six ou sept albums de Tintin (toute ma jeunesse) avant de sombrer dans le sommeil du juste.

Le lendemain, tout s'enchaîne: lever à 7h, RER, métro, TGV, et me voici dans la ville qui accueillera peut-être mon auguste présence l'an prochain: Lille. Comme on peut s'en douter, S., étant dotée de deux chromosomes X, est fort logiquement à la bourre. Bon. Elle finit par me bondir dessus dans le dos, et nous voilà partis dans le métro lillois qui, à mon humble avis, sent fort mauvais. Après quelques courses, je retrouve le quartier de S., les plantes injustement qualifiées de "mauvaises herbes" qui jaillissent un peu partout dans les fissures des trottoirs, les bâtiments de brique rouge et le sympathique foutoir de l'appart de S.

A peine installé que c'est le départ: pique nique improvisé dans un super parc de Lille (même si le fond sonore ressemble curieusement au son des voitures qui passent à train d'enfer sur l'autoroute à 10m de là), où je discours avec force enthousiasme de la beauté des épaules dénudées chez les femmes. Et j'assume. Après avoir profité du grand air, S., qui doit bosser son mémoire, me catapulte pour un cours de cuisine asiatique chez la Poulette, chargée de me baby-sitter l'après-midi. Retour pour les courses, donc. Nous discutons de mon statut d'esclave attaché à sa personne qui pousse d'une manière on ne peut plus sexy le chariot des courses, ainsi que des multiples sortes de riz qui fleurissent sur les rayons de Champion.

Retour en cuisine, je dépiaute les crevettes sans même faire une seule blague scabreuse (serais-je en train de m'assagir?) pendant que la Poulette prépare l'huile, le riz, tout ça... Nous faisons frire les beignets de crevette, puis après pas mal d'expériences infructueuses ardamment commentées d'un ton d'experts qui nous vaudra de la part de S., arrivée entretemps, de franches railleries, nous finissons par nous en sortir dans la confection de chips de crevette. Ensuite c'est la pause du marmiton, à part découper quelques lanières de poulet je n'en rame plus une, et je laisse la Poulette achever son repas oriental avec la dextérité qui la caractérise.

Vient enfin le moment de la dégustation, et le verdict est unanime: vivement qu'on légalise le mariage homo, qu'on puisse décréter la Poulette bonne à marier. Après ça, nous profitons sans vergogne des déboires sentimentaux de notre hôtesse pour la faire sortir, alors qu'elle était fatiguééééée et qu'elle bossait le lendemain. De toutes façons c'était écrit dans les biscuits chinois, qu'elle devait repousser ses limites, alors hein, c'était le destin!

Après une préchauffe à la vodka pomme qui laisse S. un poil plus imbibée que nous, direction la Tchouka, une boîte gay fort sympathique avec de la musique pourrie. S., déterminée à trouver à la Poulette une nouvelle conquête, râle contre les camionneuses qu'il y a "même au bar" (c'est dire! ...moi non plus j'ai pas compris), danse avec entrain et grimaces et disparaît sporadiquement dans la foule pour surgir deux minutes plus tard dans notre dos. De mon côté je passe mon temps à danser vaguement, à compter les mains au panier que je subis sans parvenir à déterminer d'où elles viennent et à enlacer la Poulette, en partie pour la convaincre de rester encore un peu.

Mais la fatigue nous abat, et nous ressortons 1h30 plus tard. Après avoir raccompagné la Poulette, retour vers l'appart de S. où nous sombrons dans un sommeil vaguement alcoolisé de douze heures d'affilée, à peine perturbé par les orgasmes à répétition de la voisine du dessus de S. D'ailleurs, à moitié endormis, nous avons disserté sur la possibilité qu'elle ait changé de partenaire, la gamme de cris employée étant selon elle très différente ("d'habitude elle le fait pas ça de crier en étouffé, comme si elle bouffait l'oreiller"). Entre les grincements et les orgasmes, on n'a pas eu grand chose à faire pour imaginer le rythme des divertissements qui se déroulaient au-dessus.

Bref, nous nous réveillons complètement dans les vapes à 16h, vaguement décidés à profiter quand même un peu de la journée. Après une pizza trop cuite, nous partons nous ballader. Joie: un parc zoologique, où je m'éclate vraiment en observant les réactions de dégoût des simples mortels devant de magnifiques chauve-souris ou de splendides serpents. Après cela, bar ("coca pour tout le monde!"), petites courses, kebab et retour chez S. avec 3 bouteilles de sangria pour la soirée et une de coca pour nous permettre de la passer, la soirée. Ensuite la Poulette débarque avec R., un pote à elle fort sympathique, et ma plaquette de chocolat que j'ai gagnée en pariant pour le régime sans elle au début de l'année. Après quelques verres, direction un festival avec des groupes de musiciens babacool accordéon-clarinette-violon and co, rebaptisé pour l'occasion le Régal Pour Les Yeux. Le premier moment depuis très longtemps où j'ai été plutôt satisfait d'être célibataire (je doute qu'une hypothétique nana ait apprécié de me voir me décrocher le cou toute la soirée pour capter le regard de telle ou telle jolie brune)(d'ailleurs j'ai pas réussi). La musique était vachement bien aussi, l'ambiance très bonne, on a bien dansé, bien rigolé, entre les slows langoureux avec la Poulette et les danses à l'arrache avec S. et R. (qui cherchait son copain des yeux en mode périscope toute la soirée), c'était bien marrant. Ensuite la Poulette est partie, après que je lui aie lu les lignes de la main avec ma grande pratique de la chiromancie ("mais SI c'est normal que la ligne du calcaire soit couplée avec celle du céleri en branche!"), puis le festival s'est terminé officiellement. Officieusement, on a passé encore une heure et demie dans la rue à écouter les clarinettistes amateurs jouer.

Finalement, retour chez S., dodo profond, interlude musical avec les orgasmes de la voisine, et réveil à midi. Après quelques heures chez la Poulette (où on a pu discuter de son toyz)(non ce n'est PAS sexuel) et où on a établi que manger du beurre dont la date de péremption était dépassée depuis 2 mois n'était pas forcément une bonne chose pour le bon goût du plat en question. Après quelques gros câlins avec la Poulette, nous établissons l'étrange tendance qu'ont les gens qu'on enlace à osciller bêtement de gauche à droite, et nous supposons qu'il s'agit d'un réflexe parental destiné à bercer une personne appréciée et à protéger pour la rassurer. Notre théorie est par ailleurs immédiatement détruite par S. qui, elle, ne bouge pas quand on l'enlace, sauf si l'autre bouge.

Après cela, retour à la gare, départ de Lille, retour à Paris, deux heures à poireauter dans la gare jusqu'à ce que V., ma pote québécoise, ne m'appelle pour me dire que finalement, elle n'avait pas assez dormi pour pouvoir sortir. Tant pis, je suis un peu déçu mais bon... D'ailleurs, fait étrange, je n'ai presque pas remarqué son fort accent qui, deux ans auparavant, me forçait à la faire répéter les choses plusieurs fois pour que je les comprenne: serais-je habitué à l'accent caribou?

Et me voilà, de retour à Paris, en train de comater en finissant de tapoter ce billet. Je crois que je vais aller me coucher, moi... Demain, c'est le retour sur Metz, et d'ici quelques jours, le grand déménagement... Vamos.

A part ça, les babacool sont de gauche, ça s'est entendu quand les accordénonistes ont joué "Hexagone"...

jeudi 24 mai 2007

On the road again!

"Les voyages forment la jeunesse. Sauf le camping, qui la déforme."
Paul-Loup Sulitzer





Allez, c'est parti, en route pour le grand voyage! Ce matin (à savoir dès que j'ai fini ce billet, ce qui devrait achever de décoller mes paupières ensommeillées), je charge la Mounemobile© d'un gros tas de cartons et de meubles que je vais débarrasser de mon appart (j'ai d'ailleurs vaincu en deux rounds mon meuble de salle de bain récalcitrant au démontage, qui m'a agressé à coup de poussière cachée quand j'ai entrepris de le retourner et de l'abattre violemment au sol par une clé au bras de Brwönsky-Kurwictz)(non regarder le catch ça m'arrange pas), je prends le volant avec un courage indéfectible et je me lance en pleine chaleur estivale sur les routes qui mènent de la Cité des Canards (ça c'est Metz, si si, y'a même des canards qui viennent dire bonjour à la fac) à notre joyeuse capitale, la Cité des Pigeons. Le tout afin de déposer mes affaires trop encombrantes pour les descendre dans le Sud, chez ma tante adorée (c'est elle qui m'a fait rencontrer Cali, c'est trop la classe)(je vous demande pas d'approuver).

Le lendemain, c'est le départ pour Lille, en train cette fois-ci (d'ailleurs mon portable vient de me rappeler en fronçant les sourcils que je dois passer chercher mes billets à la gare de Metz). Depuis le temps que S. et la Poulette pleuraient et suppliaient que je leur accorde le privilège de ma sublime présence, j'ai fini par me laisser convaincre de venir leur offrir la joie de me côtoyer. Je suis trop bon.

Non en fait elles ont insisté pour que je revienne à Lille, mais ces deux fourbes comptent se renvoyer la balle l'une l'autre... Quand S. me foutra dehors pour bosser, la Poulette prendra le relais pour me supporter, et vice-versa. M'en fous d'abord, j'aurais enfin mon chocolat (eh non Poulette j'ai pas oublié).

Ensuite retour sur Paris, récupération de la Mounemobile©, une dernière soirée sur Paris avec une amie québécoise que je n'ai pas revu depuis deux ans, et c'est reparti...

Voilà voilà, petites vacances de quatre jours, je devrais rentrer sur Metz lundi, soyez sages...

Ensuite mardi finition du déménagement, et je décolle tôt le matin mercredi. Normalement. Si tout se passe bien. Et si rien de fondamental n'a changé dans ma vie, justifiant le fait que je doive rester encore un peu en Lorraine. Qui sait? Oui je sais, l'espoir: *BLAM BLAM!* Satisfait?

A part ça, il fait une chaleur à crever dans cet appart, vivement que je me casse tiens.

PS: le blog de Magrat a planté, la nouvelle adresse est à présent accessible.

mardi 22 mai 2007

Guide vacances

"Vamos a la playa!"
Franco

Ce soir, voici un module universitaire pour passer d'excellentes vacances dans le Sud de la France, de manière à vous intégrer dans le paysage, sans ressembler à ces horribles touristes parisiens que l'on peut repérer à cent mètres à leur teint crayeux et leur accent pointu. Ce programme a pour but d'éduquer le touriste non-Sudiste moyen afin qu'il ne s'attire pas le mépris des gens du (grand?) cru par son inculture dégradante et son ignorance dangereuse ayant toutes les chances de heurter la sensibilité des autochtones.

Module 1: Géographie
- Spatialisation révisée de la France (Les trois régions françaises: Marseille, Aix-en-Provence, Paris): 30 heures
- Pourquoi au-delà d'Avignon, c'est Paris : analyse sociologique d'un fait logique et établi. Etudes sur le terrain: à Lyon, ça cause pointu. 30 heures.
- La Provence, c'est le plus beau pays du monde. D'ailleurs c'est le seul qui vaut le coup. Réussir à s'en convaincre et à persuader. Travaux pratiques : stages d'endurance à la peinture de Cézanne. 30 heures (voire plus pour les gens qui ont vraiment du goût).

Module 2: Conduite
- Acheter une voiture dans le Sud coûte cher, et pour avoir la climatisation il faut rogner sur une autre option. En général, les clignotants. De toutes façons le Sudiste sait où il va. 30 heures.
- Conduite marseillaise: apprendre à passer quand le bonhomme devient rouge, et pas quand le feu devient vert. Travaux pratiques, 10 heures.
- Conduite marseillaise: les limitations de vitesse, c'est pour les Parisiens. Travaux pratiques, 10 heures.
- Conduite marseillaise: les priorités à droite, ça dépend dans quel sens on arrive, ça change tout le temps. Dans le doute, on passe. Travaux pratiques, 10 heures.

Module 3 : Vie sociale
- L'accent marseillais est un art complexe, l'imiter revient à insulter l'âme de Marseille et tous ses habitants. Autant vous suicider tout de suite si vous comptiez vous y essayer sans entraînement intensif. 45 heures.
- L'accent marseillais est un accent de pèquenaud à Aix, où la langue principale est l'Aixois. Apprendre à passer d'un accent à l'autre et distinguer les zones géographiques où les utiliser. 30 heures.
- L'OM est une divinité. Ne pas dire "allez l'OM" au moins une fois par jour de manière audible par des gens du Sud est un blasphème et une hérésie. 30 heures.
- Pagnol est une autre divinité, plus axée vieux. Chaque bâtiment de Marseille doit vous faire dire "tiens, ça me rappelle un peu Pagnol!". 50 heures.
- Les vieux ont toujours raison. On admet ce principe pour la bonne raison qu'ils ont un accent trop prononcé et une dentition pas assez complète pour pouvoir les comprendre tout à fait. 30 heures.

Module 4 : Ecologie
- Survivre aux cigales sans passer l'été à cogner sur les troncs. 50 heures.
- Le pastis est une boisson rigoureusement naturelle qui vient de chez nous. Respect de l'anis. 20 heures.
- Le cannabis n'est pas une substance naturelle qui vient de chez nous. Mais ça emmerde les flics. Respect du cannabis. 20 heures.
- Les moustiques sont des vampires, mais vous ne risquez pas de devenir un vampire. Savoir se recouvrir de lavande et de citronnelle tous les soirs. 20 heures.
- NON les cagoles et les kékés ne mordent pas. Vous pouvez même les nourrir, à condition que la cacahuète soit assaisonnée d'une dose raisonnable de cyanure. 20 heures, travaux pratiques.

Module 5 : Vie pratique
- Justifer le fait de prendre des photographies souvenirs par des "ça me rappelle mon enfance!" avec l'accent étudié dans le module 3. 20 heures.
- La pétanque est un art et un sport auquel on s'adonne avec enthousiasme. 40 heures.
- La statue de Cézanne à Aix est hideuse et représente un gribouillard incompétent, mais il est né par chez nous alors c'est un dieu sur terre. Vénération du barbu: 30 heures.

Avec ça, vous passerez facilement pour des Sudistes pur souche adaptés à leur environnement. En cas de suspicion, offrez du pastis.

A part ça, ce soir, c'est riz au lait, niam!

lundi 21 mai 2007

Les oubliés

"Salut mémé c'est moi! Où es-tu? Oh la vache ça pue le mort chez toi! Mémé! Ouhou! Mémé! Mémé? ...Mémé?"
Anonyme


Je viens de retrouver deux oubliés, un qui s'était planqué dans l'entrée et un autre sur la penderie... Sont-ils fourbes ces dessins tiens. Hop, voilà du rab:

Lui c'est la première chose que les gens voyaient en entrant chez moi, la devise de mon appart. Le choix des couleurs est mauvais, j'aurais du lui faire au moins le chapeau rouge, histoire d'avoir un Red Cap (un lutin maléfique pour les incultes)... J'ai voulu jouer sur deux tons de bleu et ça donne pas super, mais j'aime bien le dessin quand même.



Et ça c'est mon personnage préféré, que j'aurais griffonné dans les marges de mes cours si je ne les prenais pas sur ordinateur. Autour vous avez un échantillon de ma super écriture de pirate/elfe/gothique/drogué, selon comment on voit les choses. Ca peut être les quatre à la fois. La chanson c'est Mad World, j'en parlerai sans doute un jour ou l'autre dans une explication de paroles...
.

A part ça, non je n'ai pas oublié, non je ne suis pas passé à autre chose, non mon amour pour T. ne s'est pas brusquement évaporé, et non je ne pense pas que "ce n'est pas si grave que ça". Je n'éprouve juste plus le besoin d'en parler. C'est juste pour info, il y en a plusieurs qui se posent la question apparemment.

Gribouillages

"Je ne dessine pas, je m'exprime.
- Alors je vais te prendre un rendez-vous chez l'ortophoniste d'urgence."
Picasso et sa mère.

Aujourd'hui je dénude mes murs (faute de mieux... hum). Eh oui, le déménagement approche. J'ai décroché toutes mes citations, mes affiches, et aussi mes dessins. Alors comme promis, voilà mes oeuvres...

Pour info, je n'ai pas grand chose à carrer des notions de copyright, donc si un esprit supérieur parvient à voir le talent présent dans ces gribouillages et souhaite les utiliser à des buts privés, qu'il le fasse, rien à carrer. Dans le cas d'utilisation dans un site pédophile néo-nazi islamiste nihiliste, toutefois, j'apprécierais un petit mail pour ne pas avoir l'air con si des flics débarquent chez moi au milieu de la nuit.


Je commence par un de ceux que j'aime le moins, le gobelin sur le lézard. Je le trouve trop simple, pas assez travaillé tant sur le trait que sur la couleur, mais bon... J'avais envie de dessiner ça, et je l'ai gardé malgré le résultat assez médiocre.


Lui c'est un de ceux que j'adore, un lutin sur un oiseau chanteur. La grosse erreur du dessin est l'aile droite du volatile... Où est-elle rattachée? Bref, j'ai découvert cette malformation alaire à la fin du coloriage, donc trop tard pour corriger. Mais j'aime bien ce dessin quand même.

Là encore, ce n'est pas du grand art, mais j'avais très envie de dessiner des spirales, alors je me suis attelé à ce maître des vents. Le dessin est simple, la couleur simpliste, mais je me suis bien amusé à le faire.

Ma mandragore, qui a pris une teinte étrangement bleutée alors que normalement elle est plus ocre que ça...


Une fée ménestral, je suis particulièrement fier de l'effet de lumière sur le chapeau.


Une assassin avec plein de bras, la tête est un peu grosse mais bon... J'aime quand même bien les bijoux tout partout.

Mon préféré sans contestation, le gobelin et la fée dans un combat épique... C'est le seul où il n'y ait pas de grosse erreur.

Là, j'avais décidé de dessiner ma fée personnelle. Etrangement, elle rassemble beaucoup de caractéristiques d'une personne en particulier... Ce dessin lui était d'ailleurs destiné, mais je n'ai pas eu l'occasion de le décrocher de mon mur pour le lui donner.


Un forgeron Nain.


Un garde fée (me suis gourré dans le remplissage des rayures, c'est pour ça qu'elle semblent déséquilibrées, il a fallu que je raccommode).

Ma série des Quatre éléments: la Sylphide...

...la Salamandre...

...et l'Ondin. Manque le Gnome, je sais. Toujours eu la flemme de le faire.

Un Nain sur son dodo de voyage (je suis super fier des couleurs du piaf).

Et je finis par la superstar de mon mur, qui attirait invariablement des commentaires du genre "ooooh j'adooore ta sorcière!". C'est vrai qu'elle a une bonne gueule.
.
Tenez pendant qu'on y est, je précise une chose que tout le monde me demandait régulièrement en rentrant chez moi: NON je n'ai pas copié ces dessins, et OUI j'en suis l'inventeur et l'auteur original. Voilà.
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A part ça, j'ai soif.

Overbooking du chaos de la mort

"Ni Dieu, ni maître, ni lessivage des sols: jamais vous ne verrez à genoux!"
Le Chevalier Noir, juste avant de perdre ses lunettes dans l'herbe.

Je sors d'un rêve fort étrange, comme à peu près l'intégralité des rêves que je fais. Une histoire de cantinière fourbe qui me vole un morceau de mon sandwich au poulet pendant la pause repas d'une expédition secrète au fin fond de la forêt amazonienne, histoire de vaincre des méchantes bestioles pleines de dents qui menacent le monde. Et puis, alors que je la poursuis avec la ferme intention de la tuer pour sa traîtrise infâme (apparemment le poulet a une forte valeur monétaire ou symbolique, allez savoir), la cantinière dévoile son vrai visage, qui est celui de la bestiole précitée, tout comme le cuisinier et la plupart des membres de l'expédition.

Je suis successivement un jeune garçon débrouillard, un aventurier quadragénaire blasé et une petite fille chelou avec des pouvoirs mystiques (seulement trois rôles cette nuit, ma maladie se calme)(c'est le Coefficient de Moune: plus je suis malade, plus mes rêves me font prendre des rôles différents). Et je finis par m'enfuir (enfin, les trois finissent pas s'enfuir) quand le cuisinier se met à rugir bizarrement et à nous projeter dessus une enveloppe kraft façon cat's eyes, qui traverse le canapé (ce qu'un canapé fout dans un campement d'expédition en Amazonie, je ne le sais point). Malheureusement le réveil intervient ici, je ne saurais jamais comment nos héros finissent par vaincre les bestioles baveuses pouletophiles de l'espace lançeuses d'enveloppe kraft. C'est une grande perte.

Bon, sinon j'ai plein de trucs à faire aujourd'hui, maintenant que je suis réveillé et plus trop malade. Overbooké moi, j'aurais même pas le temps d'écrire mes histoires je sens.

J'ai des CV et des lettres de motivation à faire, histoire de voir si je peux me trouver un stage en août ou juillet (en Bretagne par exemple, comme ça je fais d'une pierre deux coups).

Il faut que je fasse ma vaisselle.

Je dois demander par mail à mon prof de phytosociologie (La sociologie est l'étude scientifique des interactions sociales humaines et de ce qu'elles produisent: les idéologies, les croyances, les filiations, les communautés, les sociétés, les cultures, les habitudes, les traditions, etc. La phytosociologie n'a rien à voir) pour avoir des lettres d'appréciation par des profs, pour les inscriptions à Toulouse.

Je dois voir quand ont lieu les inscriptions pour Metz.

Je vais aller faire des courses pour acheter du riz et du curry pour mon estomac encore fort fragile.

Je dois commencer à décrocher mes dessins des murs (si j'ai le temps je les scannerai en même temps) et remballer mes affaires.

Et... en fait c'est tout. Mais c'est long tout ça, en particulier les CV et lettres de motiv, même si j'envoie quasiment toujours les mêmes.

A part ça, le smecta c'est vraiment pas bon, mais c'est efficace: j'en ai pris trois et je suis passé de l'évanouissement chronique à l'absence totale de symptômes.