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mardi 14 août 2007

L'histoire du peuplier

"Quand on te frappe, tend l'autre joue. Et quand l'autre a la main en l'air, vise les couilles."
L'évangile selon Saint Jules

Aujourd'hui, je suis tombé sur un vallon avec des peupliers dedans. J'aime beaucoup les peupliers. Ils me rappellent toujours une petite histoire que j'ai entendue quand j'étais petit. Et là, elle m'est revenue d'un coup, alors il faut que je la raconte.

L'histoire de la chèvre, de la pie et du peuplier

La chèvre et la pie se disputaient à propos d'un peuplier. La pie, perchée au sommet de l'arbre, soutenait avec force que les feuilles du peuplier étaient vertes, d'un beau vert émeraude, tandis que la chèvre, dans le pré sous l'arbre, rétorquait avec fracas que les feuilles du peuplier, tout le monde le savait, étaient blanches, argentées et brillantes comme la neige. La discussion s'envenima, et les deux commères finirent par se battre. La pie creva l'oeil de la chèvre, qui se vengea en encornant l'aile du volatile.

Au milieu de la bataille, l'écureuil arriva et demanda ce qu'il se passait. Les deux commères le lui dirent, et l'écureuil leur dit gravement qu'elles avaient toutes les deux raison, et que le sujet qui les occupait dépendait totalement du point de vue duquel on l'observait. D'en haut, du point de vue de la pie, le peuplier était vert, tandis que d'en bas, du point de vue de la chèvre, le peuplier était blanc. Puis l'écureuil s'en alla, laissant les deux commères dans leur triste état.

La morale, pour ceux qui ne l'auraient pas comprise, est qu'il existe souvent plusieurs points de vue sur un même sujet, et ce n'est pas parce que celui d'en face n'a pas le même que nous que celui d'en face a forcément tort.

A part ça, je vais me coucher, bonne nuit les gens!

dimanche 12 août 2007

Anthropomorphisme

"Qui sème le vent attrape un rhume."
L'Evangile de Saint Jules

Oui, je sais, ça fait fort longtemps que vous n'avez pas eu l'indicible chance de pouvoir vous repaître de ma prose. Au moins... pfoulala, cinq jours dites donc! Je me demande combien ont survécu à ce traitement...

Sauf que en cinq jours, j'ai eu plein de choses à faire. Mis à part la semaine à trois relevés par jours qui m'a laissé passablement crevé, j'ai passé un après-midi en famille chez moi, avec pour bilan un orteil déchiqueté (le mien), une tante à la cheville foulée et l'impression d'appartenir à une grande famille très unie en voyant les pléthores de cousins, oncles, tantes, grands parents, grands cousins and co (à savoir les mecs et nanas de ces gens là). Et puis j'ai revu la familia ce week end, j'ai déménagé (ouais enfin... bref) ma tante à Avignon, et j'ai fait une soirée à la plage avec la smala habituelle et mon cousin, avec bières dégueu mais ouvrables sans ouvre bouteille, bataille de tomate (S. je te hais), préparation de M. à sa future carrière d'actrice porno (elle manie le concombre comme personne) et beach-volley avec des figures de folie et plein de baballes qui tombaient par mégarde sur les teens chauffées aux hormones qui campaient près d'un des piliers du filet et qui prenaient chaque balle vers elles comme une "étrange approche".

Enfin bref, tout ça pour dire que je n'ai pas trop eu le temps de blogger, mea culpa vachement beaucoup, tout ça.

Mais il y a un petit coup de gueule que je voudrais pousser depuis un petit moment, alors allons-y.

Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur la page d'accueil d'Alice, sur un article recensant les dix espèces animales les plus intelligentes de la terre. On comptait, si je me souviens bien, le gorille, le chien, l'écureuil, le dauphin, le perroquet, le corbeau, le cochon de Guinée et quelques autres... Le corbeau et le perroquet avaient une excellente vision des couleurs, le dauphin un système de communication extrêmement élaboré, le chien une bonne capacité à reconnaître les schémas et les signes, etc. Jusque là, c'était plutôt intéressant, bien que pas assez détaillé à mon goût de scientifique. Mais enfin, c'était sympa comme articule de vulgarisation (je déteste ce mot).

Là où j'ai eu plus de mal, c'est pendant la conclusion qui considérait qu'il était normal de considérer ces résultats d'un point de vue anthropomorphique et anthropocentrique. Je me souviens avoir défini l'anthropomorphisme dans un billet précédent, mais pour ceux qui dormaient, je recommence.

L'anthropomorphisme est la tendance à considérer que les animaux "ressemblent" aux humains, qu'ils ont des tendances à agir pour les mêmes raisons que les humains ou qu'ils ne sont que des humains primitifs enfermés dans des corps d'animaux. A l'image de l'homme, en gros. Genre une mémère qui croit que son caniche est son enfant et qu'il comprend à la perfection tout ce qu'il dit, ou un perroquet qui parle "aussi bien qu'un homme", c'est de l'anthropomorphisme. En tant qu'étudiant en écologie, je m'oppose farouchement à ce genre de généralisation débile et anthropocentrique, comme si toute la création vivante avait pour seul but d'aboutir à l'homme, et que tout le reste n'était que des essais malheureux pour atteindre la perfaction humaine.

Ah oui, pour info, comme son nom l'indique, l'anthropocentrisme c'est la tendance qui consiste à croire l'homme au sommet de l'histoire évolutive, de considérer que l'humanité est tout, et que le reste du monde n'est qu'un détail. Quand on a fait de l'écologie, de la géologie ou de l'astrophysique, ce genre de concept débile fait mourir de rire, mais il y en a encore beaucoup qui y croient.

Alors je m'insurge: qui a décidé qu'un animal ne pouvait pas être aussi intelligent qu'un homme? Qui a placé les hommes au sommet de la pyramide de l'intelligence? Bingo... les hommes. N'importe qui d'un peu sensé saurait que ce genre de jugement nécessite un minimum d'objectivité, que les humains ne peuvent pas vraiment posséder. Pourquoi les dauphins ne seraient-ils pas largement plus avancés que nous au niveau du langage? Ces cétacés sont un modèle d'entraide, de sens de la famille et de paix des peuples, largement supérieurs aux humains de mon point de vue, au moins à ces niveaux, qui supposent selon moi une intelligence ou un instinct que les humains n'ont pas. Pourquoi certains animaux ne seraient-ils pas nettement plus intelligents que les humains dans certains domaines, pourquoi ne pourrait-on pas être surpassés par d'autres espèces animales? Qui a la preuve que nous sommes bel et bien supérieurs en tous points aux autres espèces?

Peut-être que nous sommes le summum de l'évolution, et peut-être pas. Peut-être que nous pouvons être surpassés par d'autres espèces terrestres. Continuer d'être persuadés que l'homme est le degré ultime d'évolution juste parce que nous l'avons décidé à l'époque où nous nous sommes rendus compte que nous pouvions potentiellement tuer des individus appartenant à toutes les autres espèces est un comportement arrogant, et s'il y a bien un truc que j'ai du mal à blairer, c'est l'arrogance humaine.

A part ça, première grasse mat ce matin depuis deux semaines... rhaaa ça fait du bien!

mardi 7 août 2007

Ptite vidéo du soir



Merci à l'Elfe... Je te la chourre sans aucun scrupule.

Au passage... OUI, le DJ est extrêmement beau.

Journée de meeeeeerde

"Il aimait les femmes comme il aimait l'alcool: il ne pouvait plus s'en passer, mais ça finissait toujours par lui coller la migraine."
Sacha Guitry

Je viens de vivre une journée plus qu'éprouvante pour mes nerfs et mon moral. Et comme je suis crevé, je vais résumer avec une conversation némessène avec la Poulette. L'essentiel y est.

Poulette :
alors vas-y raconte
Moune :
ben hier ça allait, j'ai commencé les journées avec trois points par jour, je vais chercher les tortues à 8h, 11h et 15h, tranquille, je gère
Moune :
aujourd'hui...
Moune :
le matin ça allait
Moune :
l'aprem je devais faire en plus les quatre tortues dont s'occupe ma maîtresse de stage, qui avait une réunion
Moune :
et c'est évidemment à ce moment que l'orage a éclaté
Poulette :
oh
Moune :
j'ai fini trempé comme une soupe au milieu des branches, dégoulinant de boue, de sueur et de flotte, à chercher des tortues qui se carapataient à cause de la pluie et des éclairs, donc dont le signal bougeait tout le temps
Moune :
ma maîtresse de stage a dit par texto qu'on devait quand même essayer de les suivre
Poulette :
mdr
Moune :
suite à ça mon portable a été inondé, et il ne marche plus (la haaaaiiiine!!)
Moune :
j'ai fini par abandonner quand un éclair est tombé à dix mètres de moi
Moune :
j'ai entrevu le visage de mon ex et j'ai cru que j'allais mourir
Moune :
mais en fait non
Moune :
ensuite retour à la voiture sous la pluie battante, j'ai réussi à faire démarrer la bagnole pourrie (on l'appelle le taxi brousse) pour aller récupérer l'autre stagiaire plus bas dans la colline
Moune :
je me gourre de route (normal)
Poulette :
un éclair a dix metre de toi ?
Poulette :
ouah (là j'ai vaguement l'impression qu'elle ne me croit pas... pourtant j'exagère à peine!)
Moune :
je fais toute une descente en marche arrière sur un chemin de terre qui glisse
Moune :
je me retrouve à l'endroit où je devais retrouver l'autre stagiaire
Moune :
manque de bol, je devais la biper
Moune :
sans portable = échec critique
Moune :
j'ai hurlé son nom sous la pluie pendant une demi heure, ça faisait très film romantique (Adrieeeeeenne!! ...sauf que c'était pas ça comme nom)
Moune :
ensuite elle est arrivée (elle ne m'avait pas entendue...), et retour à la maison
Poulette :
mdrrrr
Moune :
c'était... comment dire... horrible ^^
Moune :
et demain vu qu'elles (les tortues) auront toutes bougé, on va galérer pour les retrouver
Moune :
sans compter que je vais peut-être bosser ce week end
Moune :
parce qu'il faut cinq jours de relevés de suite sans orage
Moune :
donc là ce qu'on a fait hier et aujourd'hui, apparemment ça ne sert à rien
Moune :
super journée quoi...
Poulette :
oh putain
Poulette :
eh beh
Poulette :
pas debol
Poulette :
jvois aps quoi dire dautre

Moi non plus.

Ma vie est géniale.

A part ça, je me demande comment je vais me réveiller demain sans réveil...

dimanche 5 août 2007

La nuit du conte

"Nasruddin et Mustafa trouvent 10 dinhars. Mustafa dit: "Partageons en frères!" Nasruddin répond: "je préfèrerais faire moitié moitié..."
Jihad Darwiche, le conteur d'hier soir

Hier, j'étais à la nuit du conte de Gardanne. Et histoire faire râler J&S&M, qui m'ont lâchement abandonné tout seul au milieu de plein de gens que mon agoraphobie a difficilement supportés, c'était troooop bien.

Le plein air, la scène joliment éclairée, la nuit belle et dégagée remplie d'étoiles filantes, l'air pas trop froid même à 2h du matin, les accords du oud et surtout, les histoire de Jihad, Leïla, Jean et Nourdine. Les petites histoires de Nasruddin, le sage fou, à raconter par cinq sinon ça porte malheur ; les babouches d'Abou Kassem, lourdes comme un invité qui s'incruste ; Ali Shar le mauvais amant et la belle et brillante Zumurrud ; les apocryphes chrétiennes du Rouge Gorge ou du Quatrième Roi Mage chantées avec le oud ; Hassan et sa soeur monstrueuse ; Hassan (un autre), les trois Paroles et la question de la princesse ; Mi Moitié et les Ogres ; le roi amoureux d'une étoile ou Jaffar le Vizir et la Malle du Fleuve... Que des jolies histoires, dont j'ai déjà oublié pas mal de détails mais que j'essaierai de retranscrire dans la semaine, si j'ai le temps. L'ambiance des contes d'orient, avec des conteurs et musiciens talentueux, une belle mise en scène et un joli ciel étoilé...

Que du bonheur. Je passe sur la rosée qui a imbibé mon plaid et sur les commentaires qui ne faisaient rire qu'eux du couple bruyant de devant, ainsi que sur l'autre blaireau et son portable qui sonne au milieu d'un conte, alors qu'il avait été précisé plusieurs fois d'éteindre les téléphones...

A part ça, le fromage de mon oncle, il déchire sa race aux pingouins.

samedi 4 août 2007

Chroniques haineuses

"La haine et l'amour sont les deux faces d'une même pièce. Mais avec la poisse que je me paye, ça retombe toujours sur la tranche."
Charles VI



(c'est nul mais j'assume)

La haine est un sentiment très rigolo. Ca permet de s'imaginer en train de foutre des grosses beignes aux mamies-au-cabas qui nous passent devant au supermarché, ou de tataner la gueule au gros-lourd-qui-fait-des-blagues-et-qui-pince-les-fesses aux mariages. J'avoue que j'y succombe de temps à autre en gueulant devant ma soeur et/ou mon cousin à la limite entre la terreur et l'amusement des imprécations haineuses à l'encontre de catégories de personnes que j'ai personnellement beaucoup de mal à supporter.

Par exemple, j'ai régulièrement envie de rentrer dans les voitures des connards qui ne mettent pas leurs clignotants aux ronds points. Ou alors de freiner d'un coup sec quand des pauvres nazes me collent sur la route à quatre centimètres de distance, de descendre de ma voiture et de leur écraser le nez sur leur volant.

J'exècre abominablement les hypocrites qui pètent plus haut que leur cul et prétendent que dès que c'est connu, ça devient naze et kheumercial. J'imagine bien les artistes qui deviennent connus grâce à leurs compositions qui sortent un peu de l'ordinaire, se dire dès qu'ils ont enfin acquis un public qui aime ce qu'ils font "tiens, maintenant qu'on est connus il faut faire de la merde, sinon les gens vont partir". C'est d'une logique impressionnante. Qu'une armée de psychopathes armés de tronçonneuses s'occupe de ce tas de pédants débiles!

Je vomis les supporters qui n'ont rien de plus constructif à faire que de se passionner pour un sport vulgaire et primitif en se dandinant sur leurs canapés, et j'ai toujours une dent contre les pubs qui mettaient en scène des hommes qui abandonnaient leur amoureuse au cours d'un dîner romantique en prétextant un coup de fil important pour aller voir le but sur leur portable. Que des lavabos cannibales déchiquètent les concepteurs de pub en temps de coup du monde, et que des incendies éclatent sous les canapés tâchés de sueur de ces connards de supporters!

Je hais les gens qui ne savent pas distinguer l'oeuvre de l'artiste, qui sont capables de dialogues du genre:
"Tiens, ça j'aime bien.
- C'est ***** qui l'a fait.
- Ah. Ah non, c'est d'la merde en fait."
Que des lemmings vampires sucent jusqu'à la moelle de leurs os!

Et dans un style moins intellectuel, je crève d'envie de casser la gueule aux boulets qui interpellent les nanas avec des phrases de la teneur de "ouah mademouaselle z'êtes trop charmante!". Qu'une météorite que même Bruce Willis ne pourrait arrêter s'écrase sur leur tête pourrie!

J'execre les bureaucrates de la poste ou des secrétariats de fac qui jubilent de leur petit pouvoir et me parlent comme si j'étais un moins que rien qui ne fait que les déranger pendant une occupation de la plus haute importance (comme consulter leurs mails ou touiller leur café). Que la foudre les transforme en steaks trop cuits!

Je hais les connards qui mettent leur musique de merde à fond dans leur voiture-tuning en ville pour que tout le monde ait conscience de leurs lamentables goûts musicaux. Je voudrais que des quinze tonnes fous les réduisent en miettes!

Je hais les débiles qui jettent leurs papiers gras par terre.

Je hais les femmes qui mettent des talons hauts, qui en souffrent mais qui les mettent quand même.

Je hais ceux qui lèvent les yeux au ciel quand leurs potes ont trop bu.

Je hais ceux qui bouchent les toilettes publiques avec des tonnes de papier.

Je hais ceux qui corrigent (mal) les fautes d'orthographe sur des graffitis (déjà que j'aime pas les graffitis...). Dans le genre "ta oublier un "s" gro naz apprand a ékrir!!!!!!"

Mais ma haine va d'abord et avant tout à une seule personne, une unique créature aussi stupide qu'immoral, un monstre de niaiserie crétine: je hais Cupidon. Lui et toute sa clique de coeurs, de fleurs, de rose bonbon et de coups de foudre. Je le hais, lui, ses coeurs boursouflés et écarlates, ses flèches aléatoires, ses joues rose de bébé obèse et sa Saint Valentin qui pue du cul ("Valentiiin je rote ton nooom!!" copyright Maliki). Je rêve de lui écraser sa sale tête de bébé joufflu dans une porte, de lui arracher les ongles et les yeux et de les lui faire bouffer, de lui plumer les ailes et de foutre les plumes dans son cul...

Il paraît que c'est plus facile de personnaliser les sentiments et les idées qu'on déteste. Cupidon représente les filles qui disent "nan mais tu vois je préfère qu'on reste amis", les marchands de carte de la Saint Valentin, les heures passées à se prendre la tête sur un simple message en se demandant ce que la nana veut dire et en la trouvant le lendemain en train de sortir avec notre meilleur ami, les couples qui se bavent dans la bouche l'un de l'autre au milieu de la rue ou au bar, et les connards (ou connasses) qui quittent leur nana/mec pour un(e) autre en se justifiant à coup de "mais je l'aime!"

Bref, tir groupé.

Poule!

*BLAM*

A part ça... Rhaaa, ça fait du bien.

La remasterisation, ça pue

"Non le chat, tu montes pas sur la table. C'est un privilège réservé aux femelles Homo sapiens bien foutues et courtement vêtues aux tendances exhibitionnistes."
Moi qui fais l'éducation des chats.



Hier, grâce à ma soeur qui a ses entrées au centre aéré du village (enfin elle y bosse quoi), j'ai pu regarder la Belle et la Bête en DVD, version remasterisée et tout et tout. Avec une nouvelle scène, même.

Et ben c'était nul à chier.

Donc attention, post subversif, je m'attaque aux trusts capitalistes qui démolissent nos rêves d'enfants en transformant les chefs d'oeuvre d'hier en nullités kheumerciales.

Le truc qui tue, déjà, c'est la couleur. Avant, quand on était petits, le début était flippant parce que la Bête se fondait vachement avec le décor, l'obscurité et tout, dans la scène du cachot. Maintenant, sa cape est rouge vif et on ne voit que ça. Le problème de la remasterisation, c'est que les personnages semblent posés sur le décor. Genre on dessine le château, et puis on balance dessus les personnages animés: on dirait qu'il n'y a aucun lien entre les deux, qu'ils jouent sur un fond vert et qu'on a rajouté le décor après. Or, les films de Disney ne sont pas sensés ressembler aux superproductions blindées d'effets spéciaux.

Bon déjà ça, ça m'énerve. Mais alors le pire qu'ils ont osé faire, c'est la voix de Mrs Samovar (et dans une moindre mesure, celle de Zip qui change de temps en temps). Mrs Samovar avait une voix de nana sympa mais ferme avec des intonations bien rassurantes... Maintenant elle a une voix de chèvre atteinte de Parkinson, genre grand-mère bien gentille à la voix chevrotante et un peu étouffée, comme si elle avait perpétuellement du fromage de chèvre sous la langue. Alors déjà quand elle parle c'est pénible... Mais alors quand elle chante! J'ai failli me barrer de devant mon dessin animé préféré, c'est dire. La chanson qui tue tout, qui devient un truc affreux et difforme...

Ils ont assassiné la Belle et la Bête, dans ce DVD. Ma VHS a encore de très beaux jours devant elle.

A part ça, selon ma soeur et la Poulette, Gaston est un homosexuel refoulé.