"Baaaaah c'est noir!!"
Moi devant les patates-bonshommes de la Poulette
Alors... Par où commencer?
Je préviens tout de suite, ce billet va être long. Très long. J'ai tout plein de choses à dire pour vous mettre au niveau, afin que vous puissiez vous imprégner de la sagesse qui émane de chaque seconde de mon existence que je vous dévoile sans pudeur et par pur altruisme. Ne me remerciez pas c'est tout naturel.
Reprenons du début. Lors du dernier épisode, Brad et Stella décidèrent de ne pas dire à Josh qu'ils avaient batifolé gaiement sur le capot de sa Bentley... Hum. Zap.
Au dernier épisode, notre héros, qui est beau, fort, vaillant et doté d'un intellect d'au moins plusieurs fois supérieur à celui d'une palourde (la légende ne dit pas combien de fois exactement), quittait la communauté écolo-babacool qui lui avait servi de foyer et de base d'observation pour l'étude des tortues d'Hermann les cinq dernières semaines (et aussi de base de test de mes capacités culinaires), je suis retourné chez moi pour empaqueter mes petites affaires, encartonner tout ce qui ne bougeait pas (les chats n'apprécient que moyennement l'encartonnage, qu'on se le dise), et partir le lendemain sur la route, tada, tadadada, vers notre capitale (qui n'est pas Marseille, non non). Là, après neuf heures de bouchons, de râlages contre cette p***** de clim non-écolo et rhumagène (qui provoque des rhumes, donc)(non je viens de l'inventer ce mot, cherchez pas) et de pauses assaisonnées d'amandines à la poire et de coca zéro (qui a exactement le même goût que l'autre, mais sans l'arrière goût "boîte de sucre mouillée" que la recette originale laisse à la fin), nous voici, moi, ma mère et mon beau-père, chez ma tante et mon oncle. Comme on peut le supposer, j'étais super stressé et je savais qu'il allait falloir se lever très tôt pour partir en quête d'un appart sur Lille le lendemain matin, donc mon humeur s'en est un peu ressentie et j'ai assez mal pris les réflexions pessimistes du genre "vous ne trouverez jamais en une journée". Mais j'ai quand même revu la cousine Bulle et j'ai enfin goûté le zizi coincoin, alcool belge au citron fort intéressant.
Le lendemain, debout à quatre heures du mat, direction le Ch'Nord et Lille. Arrivée aux aurores chez des amis de mes parents, chez qui on a abandonné la remorque emplie de cartons, de meubles et, plus important encore, de mon affiche de Kirsten Dunst, puis départ à Lille avec le GPS de ces potes (qui est soi-disant un appareil de macho parce que la voix est forcément féminine)(ce à quoi je réponds qu'au contraire les femmes devraient se sentir flattées qu'on colle une voix féminine à ce qui indique la bonne route)(ce à quoi on me rétorque que ça sous-entend quand même que c'est le mec qui conduit)(ce à quoi je ne trouve rien à redire). Arrivée afin de décharger quelques affaires chez la Poulette. Là, grand moment: le miracle de la Porte Magique. Qui est une porte d'une fourberie absolue, ensorcelée par un grand magicien des temps anciens, et qui a la propriété de disparaître pile quand on la cherche. Ce qui fait qu'on passe devant trois fois sans même la remarquer. Bon, maintenant je me suis immunisé à cette sorcellerie, mais quand même!
La Poulette ensommeillée (qui avait fait la fête la veille) nous accueille, même pas en petite culotte (private joke, désolé les gens), et on débarrasse le coffre avant de la laisser retourner dormir. Direction le centre ville et les petites annonces des journaux. Le GPS est fort utile pour se repérer dans cette cité inconnue. La première petite annonce me laisse glacé à l'idée que tous les autres apparts soient du même accabit: nous sommes accueillis par Quasimodo, qui nous montre les deux toilettes au rez-de-chaussée, puis nous fait monter d'étroites marches (ça c'est un truc typiquement lillois, les marches des immeubles sont TOUJOURS super étroites) pour arriver à la chambre en question: on entre par la salle de bain (!) qui sert aussi de cuisine (!!), puis on arrive à une chambre qui sent le renfermé. Merci, on vous dira ça, au revoir. Brrr.
Le temps passe, on finit par contacter une agence, on emprunte des clés, on visite des apparts, et on en trouve un. Qui était à deux immeubles d'un que l'agence nous a donnés à visiter: hop, pas de frais d'agence.
Donc voici le moment tant attendu de la description de mon appart. Si si, ne niez pas, vous l'attendiez avec une impatience à peine dissimulée.
Au deuxième étage (en vrai au troisième, y'a juste pas de palier au niveau du premier étage), en haut d'escaliers évidemment trop étroits, il y a quatre apparts: le mien c'est le premier près de l'extincteur. Dedans, c'est tout petit, environ un tiers de mon appart de Metz. L'évier pour la vaisselle est commun, dans une cuisine extérieure. Le reste, frigo, plaques de cuisson, four et micro-ondes, c'est dans mon appart, qui est organisé comme une étrange alternance d'éléments d'électroménager et de chambre. J'ai évidemment tapissé les murs de mes dessins et de mes citations, comme à Metz. Niveau meuble, ça ne vole pas haut: frigo, lit, bureau, armoire. Mais le truc qui déchire sa race aux pingons, c'est la salle de bain. Toute petite aussi, évidemment, mais en vrai, le vrai truc qui déchire, c'est la douche. Sept positions. Si. Avec des jets qui sortent du mur, une douche en haut, et un pommeau. Trop la classe.
Bon, ensuite, la vie quotidienne à Lille. Elle se trouve inextricablement reliée à une seule personne, vous l'aurez deviné, c'est la Poulette. S., qui est venue me voir pendant la Braderie (j'en parlerai plus tard) nous trouve un air de vieux couple. Ce qui n'est pas totalement faux. Tout à l'heure, j'ai inconsciemment rentré la tête dans les épaules quand elle a dit qu'elle voulait qu'on aille boire un verre un de ces quatre, comme si j'encaissais le reproche typique d'un couple qui commence à prendre la poussière, "j'en ai marre on bouge jamais!" Bon quand je m'en suis rendu compte ça nous a bien fait marrer. Mais c'est quand même vrai qu'on a pas mal de caractéristiques du vieux couple. On passe notre temps l'un chez l'autre, on ne se sent pas mal à l'aise quand on n'a rien à dire, on regarde des films ensemble, on fait la cuisine et la vaisselle ensemble, on peut faire chacun un truc de son côté sans que l'autre soit sur notre dos, elle a sa brosse à dents chez moi (et elle menace d'y laisser aussi une nuisette et des soutifs rien que pour faire faire une crise à toute éventuelle conquête que je pourrais ramener, cette fourbe!), on fait nos courses ensemble, on parle de tout, on bavarde de tout... Bref, c'est un peu tous les avantages du couple (sauf ceux physiques, bien sûr) sans les inconvénients, comme les disputes et engueulades. C'est reposant et très agréable, et j'en profite évidemment à fond.
Reprenons le cours du récit. Donc, après plusieurs jours à partager mon temps entre la Poulette et... la Poulette, au cours desquels je fais quand même de mémorables courses à l'Ikéa local, où j'achète deux porte-manteaux (toujours pas fixés au mur), un plateau-table (la Poulette achète le même) et deux-trois autres trucs, arrive l'événement majeur du début d'année à Lille: la Grande Braderie. Qui est une brocante gigantesque dans toutes les rues de la ville ou presque. L'ambiance est sympa, détendue, bien que les rues soient surchargées de monde, et j'y déambule d'abord avec S., avec qui je bois quelques verres d'hydromel au stand des Bretons du Nord (je vais d'ailleurs certainement adhérer à cette assoc', en tant que violoniste apprenti ou danseur apprenti) après les traditionnelles moules-frites (c'est elle qui les mange, parce que les trucs qui sortent de la mer... yeurk). On retrouve la Poulette, le regard vague et douloureux à force de rester de bout à vanter la qualité des chaussures et qui nous voit arriver comme des sauveurs. Puis je laisse S. à ses connaissances, et je m'en vais retrouver la smala familiale qui est venue tout exprès squatter la maison de ma cousine M., actuellement en Thaïlande (quelle idée de rater la Braderie avec une excuse aussi futile qu'un voyage de trois semaines en Thaïlande!)
Après le repas, direction les folles soirées lilloises, où j'entraîne ma soeur, la cousine Bulle et mon cousin A.. Pendant la braderie, la vente d'alcool après trois heures de l'après-midi est interdite, ce qui compte tenu des abus est une sage décision, mais du point de vue des andouilles qui avons cru à une fausse rumeur que nous sommes, est une bêtise sans nom. Heureusement, les épiceries arabes vendent malgré l'interdiction, donc vive la bière, la vodka et le jus d'orange! Assis sur les marches de l'opéra, on joue au cap's (je ne savais pas ce que c'était... que c'est con comme jeu, mes amis!), on beugle des chansons de marins ("à moi forban que m'importe la gloire, les lois du monde et qu'importe la mort!"), de pochtrons ("torche la gueule à ta voisine, car elle aimeuh car elle aimeuh, torche la gueule à ta voisine, car elle aimeuh la bibine!") ou plus résolument paillardes ("lariretteuh larire-e-teuh"), puis on décolle, on bouge, bref, on s'ennivre et on le montre bien. On passe une bonne heure à danser au son d'un orchestre de cuivres habillés en rose qui squatte les marches de l'opéra, puis on s'éloigne. Je découvre au passage que quand je suis bourré, j'ai une tendance presque maladive à me sentir responsable du groupe, genre mâle protecteur qui empêche les autres de trop s'éloigner. Je m'occupe des gens qui ont des coups de sang et s'éloignent sans raison, de ceux qui sont trop bourrés (comme mon cousin A. qui nous fait un demi-coma éthylique), bref, je m'occupe, je stresse, je cours, je vole, la routine. A la fin, à quatre heures, l'expédition consiste à conduire mon cousin A., décidément en mauvais état, jusqu'à chez ma cousine, en le portant à moitié sur mes épaules avec l'aide de ma soeur et de ma cousine. Non seulement il y met de la mauvaise volonté ("nan mais laissez-moi iciiii j'en peux pluuuus!" "non A. bordel on est dans le métro on te laisse pas ici!") mais en plus il a choisi de faire pompier, au lieu de la respectable profession de comptable. Résultat, il était lourd comme une vache morte.
Après ces événements ne témoignant que de la jeunesse décadente de notre beau pays (mais qui s'assume), ma vie s'est rythmée paisiblement, entre les journées enfermé à jouer à Morrowind (j'ai redécouvert ce jeu, et définitivement, c'est le MAL sur CD-rom)(d'ailleurs vu que le mal se répand, je l'ai aussi filé à la Poulette qui m'a confirmé mon analyse: Morrowind est un jeu qui tue la vie sociale des gens, mais les gens en question s'en foutent tant qu'ils ont une épée à deux mains daedrique dans leur inventaire), les journées découverte de Lille, les soirées atelier d'écriture avec la Poulette, les soirées SOS Fantômes ou l'Histoire sans fin (toujours avec la Poulette)(qui était fort déçue que Bastien ne rentre pas dans le livre dans le premier opus)(mais qui s'est vue rassurée en voyant le deuxième), la redécouverte de Pinocchio (où on a constaté que Gimini était un sale pervers et qu'en fait c'était super drôle comme Disney), les soirées hydromel avec la Poulette et ses potes (bon, du Melmor, ok, mais c'est déjà ça)... Enfin voilà, je m'en sors pas mal.
Vendredi était le jour de ma pré-rentrée. Qui s'est merveilleusement bien passée, la plupart des matières ont l'air passionnantes, il y a de l'océanologie dans le tas, les profs sont drôles et plutôt sympas (sauf le directeur du master qui m'a violemment fait penser à monsieur M., ancien responsable de licence à Marseille, avec qui j'ai eu une grosse altercation à propos de l'utilité de découper des souris, et que je n'appréciais donc pas plus que ça), enfin bref... Ca a l'air franchement prometteur. En plus je me suis déjà fait deux potes, deux nanas, évidemment, vu mon incapacité à me lier au premier abord avec tout ce qui comporte plus de poils que nécessaire. Avec qui on va partir six jours dans une station d'océano, dans le cadre du master. Mouahaha. Je jubile.
Seul inconvénient de la fac de Lille, outre le fait qu'elle soit immense et que je sens déjà que je vais y passer une nuit sur deux faute d'avoir sur retrouver le métro, c'est le fait que les amphis sont dépourvus de prises. Je vais donc devoir investir dans une rallonge pour pouvoir continuer de taper mes cours directement sur PC.
Une heure avant la réunion de pré-rentrée, un truc bien marrant: un monsieur de la fac de Toulouse m'appelle, avec un accent que je n'ai pas su déterminer (j'hésite entre l'accent asiatique et l'accent du sud-ouest)(peut-être les deux), pour me proposer une place dans son M2. Qui s'appelle "Statistiques et Modélisation". Ce qui fait que je me marre intérieurement, mais trop poli pour refuser tout de suite, je lui dis que j'y réfléchirai. C'est évidemment tout réfléchi, plutôt laisser un oeuf de pivert éclore dans mon foie.
Un truc moins drôle, cependant, est arrivé cinq minutes avant que j'entame la rédaction de cet article. Un mail de la fac de Metz. Qui m'annonçait que finalement, tiens, allons donc, j'étais pris en M2 là-bas. Super. Donc pour résumer: ET C'EST MAINTENANT QU'ILS ME LE DISENT CES CONNARDS DE PUTAIN DE BORDEL DE CONS DE LEUR MERE MAUDITE EN STRING DANS LE MORDOR??? Maintenant que l'appart est aménagé, la caution payée, ma vie démarrée ailleurs?? Alors que j'attends leur putain de réponse depuis des mois??
Donc là à chaud, ma réaction est de leur envoyer un mail pour les enjoindre d'aller se faire faire quelque chose que la décence m'interdit de décrire, mais par des boucs.
Plus calmement, je pense que je vais refuser le M2 et reprendre un M1 qui a nettement plus de chances de me plaire à Lille, afin d'éviter de perdre des thunes en déménagement, en galères administratives, etc, etc. Et je garde l'assurance que mon dossier de M1 peut potentiellement être accepté à Metz pour le M2, ce qui me donnera peut-être un avantage aux sélections de l'année prochaine. Enfin, il faut encore que j'y réfléchisse, mais je pense que malgré mon envie de retrouver mes potes de Metz, malgré l'envie de ne pas "perdre un an", et malgré l'inextinguible envie de retourner dans la même région que T., je vais quand même rester à Lille.
Voilà voilà...
A part ça, à Lille, il fait au moins aussi gris qu'à Metz.
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
dimanche 9 septembre 2007
jeudi 23 août 2007
Statistiques blogistiques 4
"Si tu ne mets pas les mots clés, je t'égorge avec un pinceau!"
La Poulette, qui me menace abominablement
Allez, chose promise chose due, les dernières recherches lamentables ayant permis de mettre la main sur ce blog... Attention les yeux.
"Beaufland" Si, c'est un pays qui existe réellement. L'entrée secrète apparaît lors des mariages/communions/fêtes de famille, et il est difficile pour une nana d'en ressortir avec les fesses intactes et dépourvue de tout pinçon.
"Camionneuses" Voir le blog de la Poulette, c'est elle qui prend Mulan pour une lesbienne refoulée.
"Ce que devient Karine Ferri" Elle achève de pourrir dans le grand trou au fond de mon jardin, pourquoi?
"Chaude soirée aixoise" Antithèse flagrante, les aixois sont en réalité aussi chauds que des crevettes surgelées.
"Cliché de l'écolo" C'est bien ici! Et j'assume...
"Comment se comporter avec un chat persan conseil gratuit" D'abord il faut bien le laver, puis l'éplucher en fines lanières, beurrer le moule, saler et poivrer, ajouter la béarnaise et faire cuire thermostat 6 pendant 25 minutes.
"Croyance enlever les insolations" Deux gouttes d'acide chlorhydrique non dilué étalé sur le coup de soleil, résultat garanti.
"Enlever les chaussures femmes musulmanes" ...c'est sexuel?
"Exhibitionnistes sans liens commerciaux" C'est vraiment parce que vous insistez...
"Histoires de nautos" Euh... conduisez-moi à votre chef, mes intentions sont pacifiques?
"Je l'aime depuis le lycée" Ben faut le lui dire, les profs de math ne sont pas toutes des sans coeur!
"Kaev c'est le meilleur" Oui ça on sait...
"Karine Ferri en action devant un mec" Personnage central de tout bon polar: la veuve joyeuse.
"Littérature fantastique bien écrit" Card, Gemmel, ASP Explorer, Pratchett et Eddings. De rien ça me fait plaisir d'illuminer la vie de sombres ignorants.
"Moune roi" Ah merde l'info a filtré...
"Obèses qui n'assument pas" En même temps je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas assumer...
"Orgasmes" Faites la queue comme tout le monde!! (...désolé)
"Origami de chauve-souris" Euuuuuh...
"Robbie Williams stupid thing" On est d'accord.
"Sexualité en Kabylie" S., c'est pour toi! (c'est toi qui a introduit la Kabylie sur mon blog alors t'assumes!!)
"Tortue vue de derrière" C'est moins fun que de devant, y'a pas les yeux à crever à l'arrière...
"Traces de bronzage" Si vous avez des photos...
"Tuer pyracantha" C'est comme les Trolls, il faut les achever avec du feu ou de l'acide une fois qu'ils sont au sol, sinon ils se relèvent.
"Elevage de lamas Cevennes" Avec les girafes qui y vivent? Pas fou?
Et la fameuse saga des coloriages de:
- Bibi phoque Mmmh un phoque blanc sur une banquise blanche... ça doit être un débutant.
- Ondin Ah, bleu sur bleu, niveau 1.
- Catch Rouge sur chair, on passe au niveau 2.
- Furer animaux Là je mise sur une faute d'orthographe, parce que sinon... eûûûrk!*
- Elfe Non mais quelle idée...
*Pour ceux qui attendaient avec impatience la définition du mot "furer" en language sudiste: ça signifie embrasser avec la langue. Exemple: "elle fure" signifie "elle embrasse avec la langue". En général on abandonne cette expression d'une élégance contestable à la sortie du collège. Au lycée, c'est davantage la classe, on ne demande plus si elle fure, on demande si elle s***. C'est quand même nettement plus évolué.
A part ça, pfouuu les cartons c'est le mal.
La Poulette, qui me menace abominablement
Allez, chose promise chose due, les dernières recherches lamentables ayant permis de mettre la main sur ce blog... Attention les yeux.
"Beaufland" Si, c'est un pays qui existe réellement. L'entrée secrète apparaît lors des mariages/communions/fêtes de famille, et il est difficile pour une nana d'en ressortir avec les fesses intactes et dépourvue de tout pinçon.
"Camionneuses" Voir le blog de la Poulette, c'est elle qui prend Mulan pour une lesbienne refoulée.
"Ce que devient Karine Ferri" Elle achève de pourrir dans le grand trou au fond de mon jardin, pourquoi?
"Chaude soirée aixoise" Antithèse flagrante, les aixois sont en réalité aussi chauds que des crevettes surgelées.
"Cliché de l'écolo" C'est bien ici! Et j'assume...
"Comment se comporter avec un chat persan conseil gratuit" D'abord il faut bien le laver, puis l'éplucher en fines lanières, beurrer le moule, saler et poivrer, ajouter la béarnaise et faire cuire thermostat 6 pendant 25 minutes.
"Croyance enlever les insolations" Deux gouttes d'acide chlorhydrique non dilué étalé sur le coup de soleil, résultat garanti.
"Enlever les chaussures femmes musulmanes" ...c'est sexuel?
"Exhibitionnistes sans liens commerciaux" C'est vraiment parce que vous insistez...
"Histoires de nautos" Euh... conduisez-moi à votre chef, mes intentions sont pacifiques?
"Je l'aime depuis le lycée" Ben faut le lui dire, les profs de math ne sont pas toutes des sans coeur!
"Kaev c'est le meilleur" Oui ça on sait...
"Karine Ferri en action devant un mec" Personnage central de tout bon polar: la veuve joyeuse.
"Littérature fantastique bien écrit" Card, Gemmel, ASP Explorer, Pratchett et Eddings. De rien ça me fait plaisir d'illuminer la vie de sombres ignorants.
"Moune roi" Ah merde l'info a filtré...
"Obèses qui n'assument pas" En même temps je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas assumer...
"Orgasmes" Faites la queue comme tout le monde!! (...désolé)
"Origami de chauve-souris" Euuuuuh...
"Robbie Williams stupid thing" On est d'accord.
"Sexualité en Kabylie" S., c'est pour toi! (c'est toi qui a introduit la Kabylie sur mon blog alors t'assumes!!)
"Tortue vue de derrière" C'est moins fun que de devant, y'a pas les yeux à crever à l'arrière...
"Traces de bronzage" Si vous avez des photos...
"Tuer pyracantha" C'est comme les Trolls, il faut les achever avec du feu ou de l'acide une fois qu'ils sont au sol, sinon ils se relèvent.
"Elevage de lamas Cevennes" Avec les girafes qui y vivent? Pas fou?
Et la fameuse saga des coloriages de:
- Bibi phoque Mmmh un phoque blanc sur une banquise blanche... ça doit être un débutant.
- Ondin Ah, bleu sur bleu, niveau 1.
- Catch Rouge sur chair, on passe au niveau 2.
- Furer animaux Là je mise sur une faute d'orthographe, parce que sinon... eûûûrk!*
- Elfe Non mais quelle idée...
*Pour ceux qui attendaient avec impatience la définition du mot "furer" en language sudiste: ça signifie embrasser avec la langue. Exemple: "elle fure" signifie "elle embrasse avec la langue". En général on abandonne cette expression d'une élégance contestable à la sortie du collège. Au lycée, c'est davantage la classe, on ne demande plus si elle fure, on demande si elle s***. C'est quand même nettement plus évolué.
A part ça, pfouuu les cartons c'est le mal.
Fin du stage
"Quille (nf): 1. objet de bois ou de matériaux composites qu'il est d'usage de tenter de renverser, ainsi que neuf autres, à l'aide d'une boule 'achement lourde, le tout sous le regard moqueur de gens qui savent en général vachement mieux jouer. 2. fin d'une période de travail, annonçant la retraite ou une période d'accalmie professionnelle. Ex: c'est la quiiiiiille yahaaaaa ahahaha!!!"
Encyclopaedia Multiversalis Alien
"Expressions débiles!"
Note dans la marge
Ca y est, c'est la quille! J'ai dit au revoir aux tortues, aux stagiaires, à Madame B. et à Symbelmynë, Cenedra et le Gros Pépère, et je suis parti. C'est l'heure de s'occuper des cartons.
Avant ça, changement de bannière, je mets celle du stage en archive ici.
A part ça, la Poulette râle, alors tout à l'heure je ferai des mots-clés.
Encyclopaedia Multiversalis Alien
"Expressions débiles!"
Note dans la marge
Ca y est, c'est la quille! J'ai dit au revoir aux tortues, aux stagiaires, à Madame B. et à Symbelmynë, Cenedra et le Gros Pépère, et je suis parti. C'est l'heure de s'occuper des cartons.
Avant ça, changement de bannière, je mets celle du stage en archive ici.
A part ça, la Poulette râle, alors tout à l'heure je ferai des mots-clés.
Libellés :
Bidouillages blogistiques,
Ma vie mon oeuvre
mercredi 22 août 2007
Réaction en chaîne
"La trahison? Un cochon qui enlève son masque humain une fois qu'il a boulotté toute la confiture."
Henry VIII
J'ai peut-être la mentalité et les facultés mentales d'un mollusque, mais ça va trop vite pour moi tout ça.
Ce soir j'ai passé ma dernière soirée à la maison avant de partir faire mon année à Lille. C'est étrange, c'est la dernière fois que je vois ma soeur aussi apparemment... Là j'écris de la Maison des Tortues (la demeure de Madame B., ma maîtresse de stage), que je quitte demain ou après-demain pour aller terminer mes cartons.
Et ensuite, vendredi, c'est direction on ze road again: traçage à Paris, pour récupérer mes affaires laissées là lors de ma petite virée Metz-Paris-Lille-Paris-Metz, et atterrissage à Lille avec ma mère et mon beau-père. Mission: me trouver un appart en une journée, un samedi, et faire en sorte d'avoir les clés le plus tôt possible. Et ce après avoir déchargé mes affaires chez la Poulette, qui croit naïvement qu'un garçon n'a besoin que de deux T-shirts et d'une assiette pour vivre et que tout va rentrer dans sa cuisine.
Les détails techniques ne sont connus que de la production, mais ce road-trip va à mon avis comporter pas mal de galères. La plus marrante (vu de l'extérieur en tous cas) sera la nouvelle preuve de mon incurable incapacité à me repérer dans un espace d'une taille supérieure à celle d'une feuille A4: réussir à trouver le chemin pour arriver à Fontenay-sous-Bois, chez ma tante, en banlieue parisienne. Le coup d'avoir les clés de l'appart dans la journée me semble aussi légèrement utopique, mais qui sait?
Enfin bon, un problème à la fois... Là, j'essaie de m'empêcher d'oublier d'ajouter à mes affaires à emmener avec moi le sac contenant les vis et les attaches qui me permettront de remonter mon meuble de salle de bain une fois sur place. Mais avec le nombre de cartons à faire ou à refaire, je le sens mal tout ça...
Et du côté sentiments and co., on observe l'habituel stress carabiné à l'idée de recommencer une nouvelle vie, la traditionnelle culpabilité à l'idée d'embêter autant de monde pour ma petite personne, tant ma mère et mon beau-père que la Poulette, l'inéluctable gêne à l'idée que je n'ai pas travaillé cet été et que cette année je n'ai pas un rond devant moi et que je vais dépendre totalement de ma mère (sauf si je trouve un travail, d'ailleurs je vais commencer à chercher)(nota bene: penser à le cacher à ma mère, qui ferait une crise si elle apprenait que j'essaie de gagner ma vie au lieu de profiter de ses largesses et de ne rien faire d'autre qu'étudier), et évidemment la peine de quitter le Sud, la famille et les potes...
Ah et puis il me faut le net, aussi... Je vais quand même pas aller squatter la Poulette tous le temps...
Rhaaaa! Un appart, un job, une connexion au net, la motivation pour continuer à écrire/dessiner/jouer du violon/sortir dans la nature, et m'inscrire à la fac. Top chrono! ...argh.
A part ça, spider cochooooon!! (oui ça y est j'ai vu le film)
Henry VIII
J'ai peut-être la mentalité et les facultés mentales d'un mollusque, mais ça va trop vite pour moi tout ça.
Ce soir j'ai passé ma dernière soirée à la maison avant de partir faire mon année à Lille. C'est étrange, c'est la dernière fois que je vois ma soeur aussi apparemment... Là j'écris de la Maison des Tortues (la demeure de Madame B., ma maîtresse de stage), que je quitte demain ou après-demain pour aller terminer mes cartons.
Et ensuite, vendredi, c'est direction on ze road again: traçage à Paris, pour récupérer mes affaires laissées là lors de ma petite virée Metz-Paris-Lille-Paris-Metz, et atterrissage à Lille avec ma mère et mon beau-père. Mission: me trouver un appart en une journée, un samedi, et faire en sorte d'avoir les clés le plus tôt possible. Et ce après avoir déchargé mes affaires chez la Poulette, qui croit naïvement qu'un garçon n'a besoin que de deux T-shirts et d'une assiette pour vivre et que tout va rentrer dans sa cuisine.
Les détails techniques ne sont connus que de la production, mais ce road-trip va à mon avis comporter pas mal de galères. La plus marrante (vu de l'extérieur en tous cas) sera la nouvelle preuve de mon incurable incapacité à me repérer dans un espace d'une taille supérieure à celle d'une feuille A4: réussir à trouver le chemin pour arriver à Fontenay-sous-Bois, chez ma tante, en banlieue parisienne. Le coup d'avoir les clés de l'appart dans la journée me semble aussi légèrement utopique, mais qui sait?
Enfin bon, un problème à la fois... Là, j'essaie de m'empêcher d'oublier d'ajouter à mes affaires à emmener avec moi le sac contenant les vis et les attaches qui me permettront de remonter mon meuble de salle de bain une fois sur place. Mais avec le nombre de cartons à faire ou à refaire, je le sens mal tout ça...
Et du côté sentiments and co., on observe l'habituel stress carabiné à l'idée de recommencer une nouvelle vie, la traditionnelle culpabilité à l'idée d'embêter autant de monde pour ma petite personne, tant ma mère et mon beau-père que la Poulette, l'inéluctable gêne à l'idée que je n'ai pas travaillé cet été et que cette année je n'ai pas un rond devant moi et que je vais dépendre totalement de ma mère (sauf si je trouve un travail, d'ailleurs je vais commencer à chercher)(nota bene: penser à le cacher à ma mère, qui ferait une crise si elle apprenait que j'essaie de gagner ma vie au lieu de profiter de ses largesses et de ne rien faire d'autre qu'étudier), et évidemment la peine de quitter le Sud, la famille et les potes...
Ah et puis il me faut le net, aussi... Je vais quand même pas aller squatter la Poulette tous le temps...
Rhaaaa! Un appart, un job, une connexion au net, la motivation pour continuer à écrire/dessiner/jouer du violon/sortir dans la nature, et m'inscrire à la fac. Top chrono! ...argh.
A part ça, spider cochooooon!! (oui ça y est j'ai vu le film)
lundi 20 août 2007
Atelier d'écriture 2
"La suite la suite!"
La foule de mes fans hystériques (non mais y'en a au moins deux!)
La suite de l'histoire (le début est là)...
Je saisis un de ces immondes yaourt violets et lui tends, puis saisis une banane dans la corbeille. Raph me remercie en se hissant sur la pointe des pieds et en m'embrassant le haut de la tête. Je déteste quand elle fait ça.
"Je déteste quand tu fais ça.
- Pourquoi? Tu n'aimes plus que je t'embrasse?
- Comme ça non. J'ai l'impression d'avoir une chauve-souris dans les cheveux.
- Sympathique.
- Te vexe pas. Vivement que ton expérience se termine, que je ne chope plus de torticolis à chaque fois que je veux te regarder dans les yeux.
- Remarque pour moi ça ne change rien, je dois toujours me décoller le cou... T'es trop grand, je l'ai toujours dit.
- Tu rigoles, c'est toi qui es encore en pleine croissance..."
S'il y a un truc que Raphaëlle déteste, c'est qu'on la charrie sur son âge.
"J'espère que quand je vais grandir encore, bien plus que la saucisse que tu es! On verra si tu rigoles encore.
- Grande? Même boostée aux hormones de croissance tu resteras ma petite Raph d'amour, alors ne rêve pas trop...
- Ca c'est ce qu'on verra! Les indiens attaquent, protégez vos scalps!"
Et ni une ni deux, elle tend le bras et m'arrache une dizaine de cheveux. C'est son nouveau jeu.
"Aieuh!
- Hahaha, alors grand manitou, on me défie toujours?
- C'est pas parce que tu t'es intégré des gènes de mouche que tu m'échapperas!" lancé-je en me ruant à sa poursuite.
La course folle s'engage à travers toute la maison. Les courses dans la maison, c'est un peu notre marque de fabrique, à Raph et moi. On court, on s'enfuit, on crie, on se marre. C'est toujours assez flippant, même quand elle ne vivait pas au plafond: quand on court dans la maison, on a tendance à oublier que ce n'est pas la cour du lycée, et en général tout ce qui est sur notre chemin voltige: on traverse les portes en fonçant dedans, on prend appui sur les meubles ou sur les murs, tous les coups sont permis pour que celui qui pourchasse chope celui qui fuit. Depuis que Raph est au plafond, j'ai toujours l'impression d'être dans la pub, vous savez, celle où un mec et une fille courent sans se soucier de la gravité, aussi bien au plafond qu'aux murs...
"Aieuh! couine Raph en s'écroulant en se tenant le pied.
- Ah bravo! Combien de fois il va falloir que je te répète de faire gaffe aux lampes!"
La suite plus tard, peut-être...
La foule de mes fans hystériques (non mais y'en a au moins deux!)
La suite de l'histoire (le début est là)...
Je saisis un de ces immondes yaourt violets et lui tends, puis saisis une banane dans la corbeille. Raph me remercie en se hissant sur la pointe des pieds et en m'embrassant le haut de la tête. Je déteste quand elle fait ça.
"Je déteste quand tu fais ça.
- Pourquoi? Tu n'aimes plus que je t'embrasse?
- Comme ça non. J'ai l'impression d'avoir une chauve-souris dans les cheveux.
- Sympathique.
- Te vexe pas. Vivement que ton expérience se termine, que je ne chope plus de torticolis à chaque fois que je veux te regarder dans les yeux.
- Remarque pour moi ça ne change rien, je dois toujours me décoller le cou... T'es trop grand, je l'ai toujours dit.
- Tu rigoles, c'est toi qui es encore en pleine croissance..."
S'il y a un truc que Raphaëlle déteste, c'est qu'on la charrie sur son âge.
"J'espère que quand je vais grandir encore, bien plus que la saucisse que tu es! On verra si tu rigoles encore.
- Grande? Même boostée aux hormones de croissance tu resteras ma petite Raph d'amour, alors ne rêve pas trop...
- Ca c'est ce qu'on verra! Les indiens attaquent, protégez vos scalps!"
Et ni une ni deux, elle tend le bras et m'arrache une dizaine de cheveux. C'est son nouveau jeu.
"Aieuh!
- Hahaha, alors grand manitou, on me défie toujours?
- C'est pas parce que tu t'es intégré des gènes de mouche que tu m'échapperas!" lancé-je en me ruant à sa poursuite.
La course folle s'engage à travers toute la maison. Les courses dans la maison, c'est un peu notre marque de fabrique, à Raph et moi. On court, on s'enfuit, on crie, on se marre. C'est toujours assez flippant, même quand elle ne vivait pas au plafond: quand on court dans la maison, on a tendance à oublier que ce n'est pas la cour du lycée, et en général tout ce qui est sur notre chemin voltige: on traverse les portes en fonçant dedans, on prend appui sur les meubles ou sur les murs, tous les coups sont permis pour que celui qui pourchasse chope celui qui fuit. Depuis que Raph est au plafond, j'ai toujours l'impression d'être dans la pub, vous savez, celle où un mec et une fille courent sans se soucier de la gravité, aussi bien au plafond qu'aux murs...
"Aieuh! couine Raph en s'écroulant en se tenant le pied.
- Ah bravo! Combien de fois il va falloir que je te répète de faire gaffe aux lampes!"
La suite plus tard, peut-être...
dimanche 19 août 2007
Quelques dessins
"..."
Ma petite cousine, qui ne parle pas encore.
La flemme de trouver une citation.
Deux dessins faits récemment.
Ma petite cousine, qui ne parle pas encore.
La flemme de trouver une citation.
Deux dessins faits récemment.
Un Gobelin chevaucheur de loup (j'adore le rendu de la texture du loup).
Et une Gnomide sur un oiseau (les couleurs sont pas terribles à cause du scan, c'est tout pâle)
A part ça, retour aux Médiévales cet aprem.
Le temps est assassin, tout ça...
"Temps (nm): conception humaine de l'écoulement linéaire de l'existence, allant du passé au futur. Le temps est selon eux un mouvement régulier et unidirectionnel, et c'est sur ce schéma qu'ils basent leur existence."
Encyclopaedia Universalis Alien
"Hahaha les nazes, s'ils savaient..."
Note dans la marge
Je sais que je fais le coup régulièrement, mais... ça passe trop vite bordel! Y'a toujours un moment où j'ai l'impression que la trame de l'espace-temps se réduit ou se déforme juste dans le but mesquin de me filer un coup de vieux ou me stresser à cause du manque de temps.
Un an et demie déjà que je n'ai plus touché T. autrement que pour lui faire la bise. Deux jours que ma Puce s'est barrée en Suède (en emportant fourbement les Dr Peppers et les épisodes de Heroes, d'ailleurs, ma vengeance sera terrible). Une semaine avant la fin de mon stage. Une semaine aussi avant mon déménagement à Lille. Une semaine depuis la nuit des étoiles filantes ratée. Un an depuis ma licence. Deux ans (max, j'espère) avant mon master et mon entrée dans le monde du travail. Vingt-et-un ans depuis mon expulsion de l'utérus de ma mère. Deux ans depuis le départ de mon père. Quelques heures avant le retour à la Maison des Tortues, et moins encore avant le retour aux Médiévales de Brignoles (que je conseille ardamment à tous ceux qui sont dans la région). Cinq ans depuis mon premier baiser. Deux ans depuis mon premier amour. Quatre ans depuis le bac, sept depuis le brevet. Trois mois depuis la fête de désintégration de Metz. Trois semaines avant mon entrée à la fac de Lille.
Et encore combien de temps sans savoir où je suis, ce que je sais, à quoi je sers? Combien de temps avant l'amour, avant la descendance, avant la mort ou l'abandon? Combien de temps est-ce qu'il me reste, dans toute cette histoire? Combien de temps avant d'être à nouveau entièrement heureux, combien de temps avant d'être à nouveau plus bas que terre? Combien de temps avant les prochains galères, combien de temps avant les prochaines joies intenses?
Carpe diem? Ouais, d'accord, où est le mode d'emploi?
A part ça... ça va vous?
Encyclopaedia Universalis Alien
"Hahaha les nazes, s'ils savaient..."
Note dans la marge
Je sais que je fais le coup régulièrement, mais... ça passe trop vite bordel! Y'a toujours un moment où j'ai l'impression que la trame de l'espace-temps se réduit ou se déforme juste dans le but mesquin de me filer un coup de vieux ou me stresser à cause du manque de temps.
Un an et demie déjà que je n'ai plus touché T. autrement que pour lui faire la bise. Deux jours que ma Puce s'est barrée en Suède (en emportant fourbement les Dr Peppers et les épisodes de Heroes, d'ailleurs, ma vengeance sera terrible). Une semaine avant la fin de mon stage. Une semaine aussi avant mon déménagement à Lille. Une semaine depuis la nuit des étoiles filantes ratée. Un an depuis ma licence. Deux ans (max, j'espère) avant mon master et mon entrée dans le monde du travail. Vingt-et-un ans depuis mon expulsion de l'utérus de ma mère. Deux ans depuis le départ de mon père. Quelques heures avant le retour à la Maison des Tortues, et moins encore avant le retour aux Médiévales de Brignoles (que je conseille ardamment à tous ceux qui sont dans la région). Cinq ans depuis mon premier baiser. Deux ans depuis mon premier amour. Quatre ans depuis le bac, sept depuis le brevet. Trois mois depuis la fête de désintégration de Metz. Trois semaines avant mon entrée à la fac de Lille.
Et encore combien de temps sans savoir où je suis, ce que je sais, à quoi je sers? Combien de temps avant l'amour, avant la descendance, avant la mort ou l'abandon? Combien de temps est-ce qu'il me reste, dans toute cette histoire? Combien de temps avant d'être à nouveau entièrement heureux, combien de temps avant d'être à nouveau plus bas que terre? Combien de temps avant les prochains galères, combien de temps avant les prochaines joies intenses?
Carpe diem? Ouais, d'accord, où est le mode d'emploi?
A part ça... ça va vous?
Inscription à :
Articles (Atom)
