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jeudi 27 septembre 2007

Moune s'en va-t-en guerre (mironton mironton... bref.)

"Les étudiants et les phoques ont ceci en commun qu'ils font tout leur possible pour dépenser le moins d'énergie possible à d'autres tâches que la nutrition, la sieste ou la reproduction."
Charles Darwin, études naturalistes

Avant de commencer, un petit écart hors-sujet, sur la publicité de Toscani contre l'anorexie. Pour ceux qui ne l'auraient pas encore vue:

Le milieu de la mode s'engage pour la première fois contre l'anorexie, ce qui est une bonne chose de mon point de vue: on cessera peut-être enfin de considérer cette maladie comme une obsession de midinette de vouloir garder un corps mince et svelte. Le danger, cependant, est que la publicité fonctionne sur les classes les plus débiles de la société italienne comme elle l'aurait fait si elle avait montré une bimbo manucurée à la taille de guèpe anémique: "je veux être comme elle". Il paraît que c'est la grande peur des Italiens, que les gamines ne voient pas l'ironie et le cynisme du truc.

A présent, changement total de sujet, on va parler de la Haine Ordinaire. Vous savez, celle qui fait dire "putains de moustiques", "connasse de prof" et autres "mort aux flics"?

Personnellement, il n'y a pas beaucoup de castes de personnes que j'ai définitivement du mal à encadrer. Pourtant, dans le lot, on retrouve les psys, les videurs de boîtes de nuit et les secrétaires de fac. Autant pour d'autres catégories de personnes, je suis capable de me dire qu'il ne faut pas tous les mettre dans le même panier, que dans le tas il y en a des biens qui savent faire leur travail, comme les chasseurs (si, y'en a des bien! 'sont toujours cons de chasser, mais ils aident aussi à la protection de la nature, alors on prend ce qu'on a). Mais alors ces trois-là, non, jamais, même pas en rêve, faut tous les brûler!

Aujourd'hui ma foudre va tomber sur... (roulements de tambour) les secrétaires de fac.

J'ai toujours refusé de croire au "cliché du fonctionnaire", qui a des horaires démentielles et est payé plus que le SMIC, qui n'en rame pas une et qui passe son temps en pause café. Ma famille est en grande partie constituée de profs, et s'ils ne bossaient pas ça se saurait. Mais il y a d'autres catégories de fonctionnaires, et pour eux, le cliché, il fonctionne. Je serais presque d'accord avec la volonté de Sarko de ne pas remplacer 11.000 fonctionnaires, si dans le tas il n'y avait pas 9.000 profs.

Les secrétaires de fac, disais-je, sont à l'humanité ce qu'un dipneuste est à une grenouille : le chaînon manquant de l'évolution. Entre les rats et les singes, pas entre les singes et les humains. Et je suis encore méchant envers les rongeurs.

Non contente d'être agréables comme des punaises dans un pantalon et compétentes comme un manchot empereur à l'ONU, elles ont bel et bien des horaires indécentes (je cite: "ouverture des bureaux: 9h-11h30 et 14h-17h", ce qui fait un nombre d'heures quotidien de 5h30, sans compter qu'elles ne travaillent pas le samedi) et l'action la plus technique qu'elles sont aptes à effectuer constitue à placer une pièce dans une machine à café.

Pourquoi suis-je si agressif envers cette caste, vous demandez-vous? Tout simple: pour leur monstrueuse arrogance. Elles ne bossent que 5h30 par jour, elles pourraient au moins apprendre à être agréables non? Eh bien non. Quand on OSE les déranger pendant leurs discussions avec leurs collègues, elles tirent la gueule et soupirent sans cesse. Elles prennent de haut, disent "vous avez bien compris?" avec la tête de celle qui pense qu'on n'a rien capté mais tant pis...

Un exemple? Un exemple.

Je téléphone à la fac de Metz pour demander mon transfert de dossier. Je tombe sur une nana qui soupire tout le temps, aimable comme un chien affamé, qui commence par un "vous n'avez pas trouvé ça sur le site?" Non connasse, si je l'avais trouvé je ne me ferais pas chier à appeler une créature simesque à qui on a donné du travail par pur sadisme envers les étudiants. "Non, j'ai pas trouvé." "Ah. Pfff. Bon, vous étiez en quoi?" "Master environnement. M1". "M1 EA" "Oui c'est ça." Bravo tu connais les six masters de la fac par coeur. "Votre nom?" "A.... T...." "Vous habitez où?" "13 boulevard J...." "D'accord, 3 square J..." "Euh non, 13... Treize... Et boulevard, pas square..." "D'accord, 13 square J..." "Non mais... bon tant pis. Sinon c'est 59000 à Lille." "D'accord. Et votre faculté d'accueil?" "Ben c'est la cité scientifique, faut marquer ça sur l'enveloppe, bâtiment A3..." "Non mais le nom de la rue." "Y'a pas de nom de rue, c'est "cité scientifique", et vous précisez seulement bâtiment A3." "D'accord. C'est où?" "Villeneuve d'Ascq? A-S-C..." "Je SAIS, je connais!" Oh pardon connasse, je ne savais pas que tu avais passé ton diplôme de branleuse là-bas. Et puis si tu connais tu devrais savoir qu'il n'y a pas de nom de rue à la cité scientifique. "Et sinon c'est quoi le nom de la rue." "Il n'y en a PAS, vous marquez bâtiment A3 et..." "D'accord, c'est compris, on s'en occupe." "Ah sinon faut que je vous dise que c'est ur..." *clic* "...gent. Connasse!!!"

Donc voilà, mon transfert de dossier doit arriver aujourd'hui dernier carat, parce mon inscription a lieu demain. Alors comme je suis un stressé de la vie et que je suis un peu masochiste sur les bords, j'envoie un mail à une autre secrétaire de la fac de Metz, histoire de savoir où j'aurais bien pu le trouver, ce putain de transfert de dossier, sur le site.

Réponse:

"bonjour,
Afin de pouvoir envoyer avec mail dans le bon service, merci de nous préciser dans quel cycle et quelle filière vous souhaitez vous inscrire ! Car ce sera plus facile pour un transfert de dossier
Cordialement"

Genre prends-moi pour un con. Je te demande comment je peux le trouver sur le site, ce document, et tu veux m'orienter sur un service. En plus en te foutant de ma gueule, genre "non mais faut me dire où vous voulez allez, enfin, lol, mdr, comme si on le savait nous, ah ces étudiants, ils comprennent vraiment rien..."

Ca m'énerve. Je tente une dernière approche et je leur explique tout bien ma situation. Ensuite je les égorge avec leurs ouvre-lettres.

A part ça, chuis malade. Pouleeeeette viens me faire un grog!

lundi 24 septembre 2007

Youhou, encore un test pourri!

"Bonzour tas de miséreux, ze vous méprise, savez-vous? Petite Merde, va me chercher oune salade!"
Dracula

Si vous ne pigez pas un broc de la citation de ce soir, c'est normal. En fait ça fait un moment que j'attends d'avoir l'occasion de vous parler du blog de Petite Merde, découvert grâce à l'Autre Hystérique Là. Petite Merde, c'est une secrétaire qui a une patience d'ange, un humour dévastateur et une patronne complètement jetée. Elle raconte ses journées, les coups vaches et les mésaventures que lui fait subir sa tyrannique patronne, toujours avec dérision et finesse, bref, un grand blog comme je les aime.

Maintenant que je lui ai bien fait de la pub pour compenser le fait que je lui chourre un questionnaire réalisé par Mojita, sa co-bloggeuse, passons aux choses sérieuses. Avec la Poulette, comme le savent ceux qui suivent un peu, on a répertorié (enfin surtout elle) l'ensemble des questions connes qu'on pose ordinairement sur les questionnaires débiles qui circulent sur le net. Non pas dans le but ultime d'avoir toujours sous la main des réponses toutes préparées à ces crétineries (on en improvise de nouvelles à chaque fois), non, pour un but encore plus grand: aucun. Ca, c'est la classe.

Bref, voilà, cinq nouvelles questions volées à Mojita et adaptées à tous par votre serviteur.

1- Qu'est ce que ça t'apporte réellement de blogguer ?

Plein de trucs. L'occasion de montrer à des gens ce que je sais faire en dessin ou en écriture. L'occasion de raconter ma vie au quotidien, de graver mes souvenirs et en même temps de pouvoir les partager avec les gens. L'occasion de pouvoir discuter directement de choses que j'ai déjà racontées sur mon blog, sans avoir besoin de les expliquer à dix personnes différentes. L'occasion de me faire connaître par des gens, sans pour autant les forcer à m'écouter: c'est eux qui choisissent s'ils veulent me connaître mieux en me lisant, ou pas, ce n'est pas moi qui viens leur parler, je mets seulement une partie de ma vie à leur disposition ; ça conforte mon caractère de timide qui déteste s'imposer aux gens. L'occasion de pouvoir rencontrer des gens intéressants, d'échanger des idées, des questionnaires alakon(TM), des chaînes débiles. L'occasion de ne pas perdre le contact avec des gens qui me lisent (même s'ils ne commentent pas, ces fourbes). L'occasion de m'amuser, surtout, de laisser sortir mes idées et de pouvoir les montrer tout de suite à des gens. Je n'aurais jamais cru que je deviendrais un addicted, un geek ridicule qui se dit à chaque moment marrant ou intéressant de sa journée "tiens, et si je le mettais dans mon blog?" comme dans les caricatures... il semble que ce soit trop tard, le mal est fait.

2. Que faudrait-il pour que tu arrêtes ce que tu fais dans la vie?

Pour que j'arrête l'écologie, il faudrait qu'il ne reste plus rien à sauver. Autant dire que ce n'est pas demain la veille. Ou alors que je me trouve un boulot de conteur, et encore, même ça, c'est pas certain.

Ajout suite à la réponse de la Poulette: non, même l'amour ne m'empêcherait pas de tout faire pour sauver le monde. Je pense être capable de faire passer ma planète avant un déchaînement hormonal, et de toutes façons une nana qui m'empêche de faire de l'écologie n'est pas une nana pour moi. Et toc.

3. Raconte ta plus grosse cuite!

Bon là c'est facile, tout le monde la connaît. Une soirée chez T. (non, l'autre), fin bourré à 23h, crise de larmes parce qu'un pote avait défoncé le nez d'un autre pote et que je me sentais responsable (allez comprendre...), démolissage en règle des chiottes de T. par un coup de chasse d'eau par trop vigoureux, vomi (mais pas trop quand même), bad trip, "j'vais mouriiiiiir!" tonitrué pendant quelques heures, heures mises à profit par ma Puce pour me taper dessus pour que j'arrête (elle stressait en fait) et par mes potes pour me tatouer des "on t'aime Moumoune" ou "Moumoune superstar" sur le ventre. Je vous raconte pas ma tête au réveil.

4. Raconte quelque chose que j'ignore sur toi !

J'ai appris que j'étais de groupe A+ et non O+ (comme marqué sur mon carnet de santé) il y a seulement deux ans, pour mon premier don du sang (oui je sais vous espériez un truc crade... Et ben non, je ne vous raconterai pas que j'ai un membre d'airain aux proportions éléphantesques, comme ASP Explorer. Et pourtant j'en ai un plus gros que lui. Alala, que je suis modeste quand même...)

5. C'est pour quand le marmot?

Quand les conditions optimales seront réunies. A savoir:
- Avec la femme idéale
- Quand j'aurais trouvé un prénom qui déchire sa race aux pingouins
- Quand j'aurais fait deux fois le tour du monde
- Quand mon instinct paternel sera plus développé que celui d'un champignon (malgré les dires grotesques de la Poulette qui certifie que je serais un papa poule)
- Quand ma mère sera à la retraite et ma soeur devenue instit, que je puisse m'en débarrasser chez elles pour les six premières années de sa vie.
- Quand j'aurais moins honte du monde dans lequel le bestiau pourrait naître
- Quand j'en aurais envie, non mais sans blague, c'est pas un peu fini de me stresser avec ça non??

A part ça, la lessive au lavabo, c'est pénible.

Accidentally in love, le club

"Le plus beau sentiment du monde, c'est l'a...
*clic*
- Euh...
- Vas-y, dis-le, fils de pute, dis-le, si tu veux vraiment que je t'explose la tête comme un melon trop mûr!!"
Richard Gere et Moune, dialogues



Avec la Poulette, on est des handicapés sentimentaux, mais on s'assume. On a monté un club. Ca s'appelle Accidentally in love. Du même nom que la chanson, qui est également notre hymne. Et comme ça fait longtemps que je n'ai pas fait de paroles, c'est le moment de le faire (oui oui d'accord, après je vais m'occuper de mes rapports d'océano, promis!)
.
So she said what's the problem baby
What's the problem I don't know
Well maybe I'm in love (love)
Think about it every time
I think about it
Can't stop thinking 'bout it

Alors elle dit quel est le problème bébé
Quel est le problème j'en sais rien
Peut-être bien que je suis amoureux
'Pense à ça tout le temps
Je pense à ça
Je ne peux pas arrêter de penser à ça

Ce qui traduit fort bien la tendance de ce sentiment à monopoliser les neurones de ceux qui pensent le ressentir, ainsi que sa fourberie puisque, comme dit plus haut, il n'est pas facile d'être certain de sa présence ou de son absence. Saloperie va.

How much longer will it take to cure this
Just to cure it cause I can't ignore it if it's love (love)
Makes me wanna turn around and face me but I don't know nothing 'bout love

Combien de temps est-ce que ça prendra pour guérir ça
Simplement pour soigner ça parce que je ne peux pas l'ignorer si c'est l'amour
Ca me donne envie de tourner autour et de faire face, mais je ne connais rien à l'amour

Saloperie de sentiment, qu'est-ce que je disais? Comment transformer un mec normal en engrenage ambulant centré sur son analyse interne? Comment le rendre irascible, bête, méchant, inapte à se concentrer sur quoi que ce soit d'autre que sa petite personne? Facile. Faites-le tomber amoureux, mais sans le lui dire.
.
Come on, come on
Turn a little faster
Come on, come on
The world will follow after
Come on, come on
Cause everybody's after love
.
Allez viens, viens
Tourne un peu plus vite
Allez viens, viens
Le monde suivra plus tard
Allez viens, viens
Parce que tout le monde cherche l'amour

Je ne vois vraiment pas de quoi être fier.

So I said I'm a snowball running
Running down into the spring that's coming all this love
Melting under blue skies
Belting out sunlight
Shimmering love
.
Alors je dis que je suis une boule de neige courant
Roulant à travers le printemps qui vient de cet amour
Fondant sous les cieux bleus
Chantant à pleins poumons sous le soleil
Cet amour chatoyant

Ca a un peu les mêmes effets que certaines drogues dures, vous ne trouvez pas?

Well baby I surrender
To the strawberry ice cream
Never ever end of all this love
Well I didn't mean to do it
But there's no escaping your love
.
Hé bien bébé je me rends
A la glace à la fraise
Il n'y a jamais jamais de fin à cet amour
Je ne voulais pas faire ça
Mais il n'y a pas de porte de secours à ton amour

Là, je me dis 1. tain ça arrache le cerveau de tomber amoureux et 2. vivement que je reprenne les cours d'anglais finalement, ça urge.
.

These lines of lightning
Mean we're never alone,
Never alone, no, no
.
Ces lignes de lumières
Signifient que nous ne sommes jamais seuls
Jamais seuls, non, non

Je vois des gens qui sont morts.

Come on, Come on
Move a little closer
Come on, Come on
I want to hear you whisper
Come on, Come on
Settle down inside my love
.
Allez viens, viens
Bouge un peu plus près
Allez viens, viens
Je veux t'entendre chuchoter
Allez viens, viens
Installe-toi dans mon amour

Il y a quand même mieux pour demander à une fille de vivre avec soi.

Come on, come on
Jump a little higher
Come on, come on
If you feel a little lighter
Come on, come on
We were once
Upon a time in love
.
Allez viens, viens
Saute un peu plus haut
Allez viens, viens
Si tu te sens un peu plus légère
Allez viens, viens
Nous étions il était une fois l'amour

Allez viens Rufus, viens! Saute! Va chercher la baballe! Rapporte! Brave bête...

We're accidentally in love
Accidentally in love [x7]
.
Nous sommes accidentellement amoureux
Accidentellement amoureux [7 fois]

C'est ça, c'est par accident que tu t'es retrouvé dans elle quand ta copine rentrait à la maison...

Accidentally
I'm In Love, I'm in Love,
I'm in Love, I'm in Love,
I'm in Love, I'm in Love,
Accidentally [x2]
.
Par accident
Je suis amoureux, je suis amoureux,
Je suis amoureux, je suis amoureux,
Je suis amoureux, je suis amoureux,
Par accident [2 fois]

Ca rend légèrement gâteux l'amour non? Au bout d'une fois on avait compris...

Come on, come on
Spin a little tighter
Come on, come on
And the world's a little brighter
Come on, come on
Just get yourself inside her
.
Allez viens, viens
Tourne un peu plus serré
Allez viens, viens
Et le monde est un peu plus brillant
Allez viens, viens
Mets-toi juste à l'intérieur d'elle

Qu'est-ce que je disais... Sale pervers!



Love ...I'm in love
.
Amoureux... Je suis amoureux

On le saura...

Je sais, je suis un peu acide là. Ma maman me disait toujours "si tu n'aimes pas, n'en dégoûte pas les autres". Oui mais là, il se trouve que j'adore cette chanson. Alors je ne vois vraiment pas pourquoi je n'en dégoûterais pas les autres.

A part ça, direction l'océano... Mais d'abord, deux cachets, ça va aller, on respire...

dimanche 23 septembre 2007

Elfe noire

"..."
Le Mime Marceau, mort ou vivant



Un petit dessin vite fait, made in la station d'océanologie (et oui, je n'ai pas fait que des fêtes et des expériences). Ca se remarque au logo et à la marque bleue sur la feuille: je n'avais que mon bloc notes à disposition.

A part ça, je m'en vais de ce pas me pochtronner au grog chez la Poulette.

Fiche biologique

"Bzzzz!"
Iz'zzs, tentant de se défendre lors de son procès, avant d'être condamné à mort et exécuté à coups de mains sur la tronche par votre serviteur

Je viens d'éclater la gueule à mon quatrième moustique de la soirée. Ce qui fait beaucoup trop. Au moins quatre de trop. Et comme je m'ennuie et que vous n'avez de toutes façons rien de mieux à faire que de me lire, je me lance.

Aujourd'hui, les enfants, je vais vous parler avec la subtilité et l'objectivité qui me caractérisent d'une espèce fort intéressante dans la nature en général: le moustique.

Le moustique (Mousticus laputaindetaracemauditesamère de son nom scientifique) est une vilaine bébête toute en pattes et en ailes, à l'aspect aussi engageant que Mike Tyson dans une ruelle sombre et le visage frotté à l'acide sulfurique. Aussi fourbe et mesquin que, au hasard, une femme, il n'hésite pas à débarquer au milieu de la nuit pour coller son corps froid au vôtre pour se repaître de votre chaleur. Mais là où l'on ne parle qu'au sens figuré pour la femelle Homo sapiens, qui vient seulement réclamer un peu d'attention de votre part et qui aime fort légitimement se lover contre votre corps de rêve luisant de sueur, ce qui fait qu'en général on lui pardonne; le sens propre est l'apanage du moustique.

Car non content de ne pas faire partie des bébêtes un minimum un peu sympa, comme le papillon ou l'abeille-qui-fait-du-miel, le moustique assume sa cuistrerie au point de tirer sa subsistance des veines des malheureux fous qui osent se dresser sur son chemin, tel un vampire venu du ciel. Et une fois accompli son immonde forfait (qui ne laisse, au début, aucune trace et aucune douleur mais qui commence à gratter sa race pile quand on l'entend s'éloigner), il n'hésite pas à se jeter sur vous pour vous vrombir sauvagement dans l'oreille son "viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii" aussi perçant que Sheila pendant ses règles.

Le moustique appartient au groupe des diptères, ce qui, vous le sauriez si vous aviez suivi vos cours de latin et de grec au lieu de forniquer fébrilement dans les champs à l'époque des premiers émois hormonaux, signifie qu'il a deux ailes. Là, pauvres incultes ignorant tout du merveilleux monde des loupes binoculaires et des guides entomologiques que vous êtes, vous vous dites "pff, et alors, ils ont tous deux ailes les insectes, c'est con comme nom!" Et moi de me foutre sans vergogne de votre gueule. Puis, quand je vous aurais suffisamment raillé, je vous expliquerais donc que tous les insectes (du moins les ailés) ont quatre ailes, sauf les diptères, qui ont deux ailes relictuelles (des moignons quoi) leur servant de balancier. Aha, ça vous la coupe hein?

Les Diptères comportent deux grands groupes: les moustiques et les mouches. On remarque facilement que ce qui relie phylogénétiquement le groupe, bien plus que la présence des deux ailes, est bien entendu la capacité innée à transformer un homme calme, posé et zen comme Gandhi, en fauve furieux assoiffé de sang et sautillant en tapant dans ses mains en l'air et en jurant. Cela est du à la présence du gène Xaz45B, qui code pour la chiantise absolue. Certaines femmes Homo sapiens le possèdent également, mais en général, après une ou deux tartes dans la gueule, on finit par réussir à l'inhiber un peu chez elles.

Les mouches ayant au moins la décence d'être utiles aux écosystèmes en servant de pollinisateurs, concentrons-nous sur les moustiques, qui en plus d'être moches, chiants et fourbes, se révèlent comme incroyablement inutiles. Ils ne servent à rien. A part à transmettre le paludisme et filer des crises de nerfs aux braves gens qui essaient de trouver le sommeil après une semaine éprouvante. A part à une chose: le moustique peut servir de nourriture aux oiseaux.

Ce qui me pose un grave dilemme: pour me débarrasser de cette ignoble saloperie vrombissante, il me faut tolérer la présence de boules de plumes citadines, bêtes et moches communément appelées pigeons (Pigeonnus Degueulassus). Au moins les pigeons ne rentrent pas dans ma chambre...

A part ça, vais me coucher, et demain sera la première fois en sept jours que je me lève après 8 heures. YATAAAA!!!

samedi 22 septembre 2007

Comment dire... Pfouh!

"J'adore agrandir le cercle de mes amis!
- M'approche pas, sale pervers!"
Dialogue à Wimereux

Ah mes amis, que de choses à raconter! Je rentre tout juste de la station marine, et autant je suis content de pouvoir enfin dormir plus de trois heures cette nuit, autant je suis parfaitement dégoûté que ce soit déjà terminé. Les gens, profs comme étudiants, étaient géniaux, et j'ai adoré l'ambiance colonie de vacances pour adultes. Ce qui fait qu'à la fin, j'ai un peu le même genre de coup de blues coutumier à ce genre d'expérience, en moins prononcé quand même, parce que les étudiants et les profs, je les retrouve lundi.

Commençons par le commencement. Je suis donc parti dimanche après-midi rejoindre les deux filles de ma promo que j'avais rencontrées à ma réunion de pré-rentrée, et une autre made in Comores. Crevé pour cause de nuit passée en poulailler avec une personne que je ne nommerai pas par pure charité, je me suis lamentablement enfoncé dans le sommeil.

En arrivant, personne pour nous accueillir: c'est le week-end, la station est fermée, le dortoir est fléché, débrouillez-vous. Bon. On n'est pas non plus des débiles, on monte les marches, on s'installe (premiers arrivés, premiers servis: je monopolise le box en face de la salle de bain avec la douche, et les trois filles se jettent sur le seul box n'ayant aucun lit superposé, qui deviendra par la suite le salon du soir où on se retrouvait pour bavarder de tout et de rien.

Deux autres filles arrivent quelques temps après nous, que nous retrouvons pour manger après avoir bravé le vent glacé et aussi violent qu'un rugbyman qui... euh... qu'un rugbyman. On bavarde, on fait connaissance, on mange nos pâtes à emporter, nos pizzas et nos sandwiches, c'est sympa, tout ça...

On fait également connaissance du Blaireau. Un thésard, qu'un autre stagiaire qui s'est avéré être le pote d'une des nanas venues avec moi (dur de suivre non?) déteste farouchement, qui est déjà marié (avec une nana qui "suinte la graisse par tous les pores de sa peau" selon un mec de la promo), qui en a "jusque là" des déchets, euh-steuplé, t'vois, parce que enfin quoi, les petits stagiaires de M1 ils font quand même chier de mettre leurs emballages vides dans NOTRE poubelle, ces nazes, enfin merde, est-ce qu'on chie dans leurs cahiers nous? Enfin vous voyez le genre... J'ajoute à cela qu'il suit les matches de rugby avec l'enthousiasme d'un yorkshire en rut et l'intellect d'une poule écrasée par une déchiqueteuse, comme il nous l'a démontré lors du premier soir en parlant tout seul, tel un bon gros crétin de supporter, en conseillant "du soutien, du soutien!" à l'équipe et en demandant à tel ou tel joueur de profiter de la brèche qu'il voyait très bien, lui, de haut et à la télé, enfin merde, sont vraiment mauvais ces rugbymen enfin, pas foutus de visualiser instantanément l'intégralité du terrain, la répartition des joueurs et leurs mouvements potentiels pendant qu'ils jouent!

Sans oublier qu'il a accompli cette fervente démonstration de patriotisme sportif en faisant du yoga chelou et des étirements sur une couverture, alors qu'on utilisait sagement les chaises...

Bon, là, il y en a qui se disent "mais il aime le rubgy maintenant, lui? Il regarde les matchs?" Eh bien non. Il se trouve que je n'ai pas encore succombé à la trépanation des masses par le sport collectif. Mais comme je suis un sale fourbe félon et servile, histoire de m'intégrer, le premier soir, j'ai regardé la première mi-temps. Je n'ai pas compris le quart des règles, juste qu'on avait le droit de se mettre sur la gueule pour poser une baballe dans l'herbe, et qu'une fois que c'était fait, on devait transformer l'essai en shootant dedans, la baballe devant passer entre les deux poteaux. Mais tout le monde avait l'air de trouver ce troupeau informe de boeufs en t-shirts moulants fichtrement techniques, donc je n'ai rien dit.

Je ne vais pas raconter en détail mes journées, je vais donc seulement bavarder de ce qui m'a marqué.

D'abord, les gens. A onze, je me disais, il va y en avoir qui vont se mettre sur la gueule, c'est obligé. La promiscuité six jours? Il va y avoir des morts. Et bien non. Les dix étaient parfaitement géniaux. Certains plus que d'autres, certes, mais chacun ses goûts après tout. Aucune prise de tête, aucun litige, aucun problème, tout le monde en bande, tout le monde soudé, le pieds. Il y avait évidemment des affinités plus importantes entre certains, mais ça n'a pas mis en péril la cohésion globale du groupe. Pour ma part j'ai eu l'impression de m'entendre bien avec tout le monde, et plus particulièrement les deux seuls autres mecs et trois filles plus que géniales. La raison de la "séparation" étant nos manières respectives de passer nos soirées.

Second point, donc, les soirées. Ca commençait fort, le deuxième soir on était déjà allés acheter de l'alcool (ou peut-être le troisième, chais plus). Dans l'ensemble, après le match de rugby de dimanche soir, mes soirées se sont composées de beuveries, de cap's, de fumage de clopes dehors (je ne fume toujours pas, mais eux si)(enfin la plupart), de loups garous, de parties de cartes (trou du cul et tarot)(oui j'ai (enfin) appris le tarot) et de fous rires généralisés. Tous les soirs, jamais couchés avant 2h du mat (on se levait entre 6h30 et 7h30 tous les matins), aucune engueulade, aucune prise de tête, bref, le pied. J'ai adoré. Je reviendrai plus tard sur THE soirée d'hier soir, qui mérite de finir cet article.

Troisième point, les amours. Je suis tombé amoureux trois fois en une semaine.

La première, c'était de la mer. J'ai toujours aimé les mers nordiques (contrairement au vilain lac salé que constitue la Méditerranée), mais là c'est vraiment de l'amour fou. L'eau grise, verte ou bleue, le vent, les dunes, les marées, le ressac, la mélodie des cables sur les mâts des bateaux (on dirait les mobiles indiens en bambou), les galets, l'odeur de varech, les algues... J'ai adoré tout ce qu'on a fait, même les manips en labo, mais ce que j'ai vraiment... merde y'a pas de mot mieux qu'adorer... enfin voilà, c'est le bateau. Le bateau de la station était, paraît-il, pas du tout stable. On était deux sur les onze à ne pas avoir été malades. J'ai le pied marin!! Grande nouvelle, parce que je n'étais plus monté sur un bateau depuis un bail... Bon, la seule conséquence était que je bossais tout le temps pour faire les manips, pendant que les autres faisaient de leur mieux pour garder le contrôle de leur estomac. Il y avait aussi les sorties, les algues, les plages, que des trucs géniaux...

Enfin voilà, je ne suis pas encore certain que l'océanologie soit ma voie (j'ai une peur panique de la plongée sous-marine et je n'aime pas les poissons, les coquillages et les vers, et je ne suis pas certain que mon intérêt pour les mammifères marins et les algues suffise), mais en tout cas, la mer, si. Je songe même de plus en plus sérieusement (déjà!) à m'orienter sur le master pro de conservation du littoral proposé dans ma fac, et il est établi que si j'habite en France, ce sera au bord de la Manche ou de l'Atlantique, et de préférence en Bretagne, le tout dans un port.

Mon deuxième amour, partagé avec les Onze de Wimereux (le nouveau nom de notre petit groupe), c'était la cuisine. La cuisinière chargée de préparer le repas était un cordon bleu de première. Rien que repenser à sa quiche lorraine, à sa tarte au chocolat et à la crème ou à ses crèpes au jambon, ça me fait saliver. Le résultat négatif est que les Onze doivent commencer un régime dès demain pour retrouver leur poids normal, et ce pour les six ans à venir. J'en profite pour parler de Trente Millions d'Amis, qu'on huait dès qu'on voyait le générique et qui nous a fait passer de bons moments à table (entre le chien qui a sauvé Marseille d'une bombe (qui était un "désagrément" pour l'une des nanas du quartier), le clébard qui monte aux arbres ou le marathon avec un chien attaché à la taille pour courir à son niveau...), sans pour autant éteindre la télé.

Et mon troisième amour, quand même, est une nana, l'une des Onze. Des fois qu'elle ou qu'un autre passe par ici, je vais m'abstenir de trop en raconter, d'autant que je ne suis même pas certain de ce que je pense, veux ou ressens, et que ce que je prends pour un potentiel début de grand amour va peut-être (même certainement vues mes aptitudes à me comporter comme le dernier des abrutis devant une nana qui me plaît) se casser la gueule en vitesse. Je ne suis sorti avec personne et je doute qu'elle sache qu'elle me plaît, et dans un sens, tant mieux. J'ai besoin de temps avant de savoir si j'ai vraiment l'envie et la capacité de retomber amoureux, et si j'ai acquis celle de pouvoir rendre une fille heureuse. Bref, j'arrête d'en parler, ça va me stresser cette histoire, je ne sais même pas si ce n'est pas qu'un intérêt passager qui va s'éteindre aussi vite qu'il a atteint la croissance exponentielle...

Ah la la mes amis, que d'émotions...

Ah oui, et puis il y a la soirée. Celle de la fin, la toute dernière avant le grand départ, avant le dernier jour. En fait on passait d'ordinaire les soirées séparés en deux groupes: cinq nanas et un stagiaire de la station dans le dortoir à bavarder (moi et une des nanas de l'autre groupe y participions de temps en temps); et les deux autres mecs et deux nanas en bas, avec moi et l'autre fille, à jouer aux cartes ou au cap's et à picoler comme des perdus. Vendredi soir, on a tordu le cou à cette ségrégation qui n'existait en fait pas réellement (elles avaient juste la flemme de descendre pour nous voir jouer aux cartes et nous de monter jouer en haut), et on a fait une putain de soirée tous ensemble, avec cap's généralisé mode règles barbares (à savoir "règle 1: tirez à vue" et "règle 2: tous les coups sont permis!"), balade sur la digue et pochtronnage en règle, et surtout, après des heures de délires en tous genres à la fin desquels on s'est retrouvés à quatre survivants, deux filles et deux mecs, le bain de minuit. A quatre heures du mat. En sous-vêtements. Torchés comme des Polonais. Sous la pluie et le vent. Dans une eau à quinze degrés. Avec des cours à 8h30 le lendemain. Ben on y est allés, et c'était plus que cool. Le grand souvenir de Wimereux. Avec la douche consécutive, quasiment les quatre ensemble (non, il n'y a eu aucun débordement, même bourrés on sait (à peu près) se tenir), au cours de laquelle on m'a chourré toutes mes fringues et où j'ai du aller fermer la porte vêtu comme une sculpture de héros grec avant de retrouver mes effets dans les toilettes d'à côté. Après quoi, discussion en sous-vêtements à trois sur le palier. Très drôle aussi.

C'est marrant, parce que je suis normalement d'une pudeur absolue, et j'avoue que je suis moi-même étonné d'être resté sous le regard d'un mec et d'une fille en boxer, d'avoir osé me déshabiller devant eux pour aller me baigner, d'accepter que l'eau fasse pointer visiblement ce qu'il ne faut pas et rétrécir très visiblement ce qu'il ne faut surtout pas, d'être sorti nu comme un ver de la douche avec la possibilité d'être vu par une nana et la certitude d'être vu par un mec, et d'avoir également osé des vannes comme tirer le rideau derrière lequel une des nanas prenait sa douche (je n'ai malheureusement rien vu, rhaaa, d'ailleurs).

Enfin voilà, il doit y avoir des milliers d'autres anecdotes que j'ai oubliées et qui me reviendront peut-être plus tard (ou peut-être pas, d'ailleurs), m'enfin... Je crois que j'ai dit tout ce que j'avais envie de dire. J'en rajouterai peut-être plus tard, pour bien fixer mes souvenirs.

Annexe: j'ai envoyé un soir un texto vide à la Poulette. Pas fait exprès. Elle m'a renvoyé
"tu m'as envoyé un texto où y'avait rien de marqué". Ce à quoi j'ai répondu:
"pardon... c parce que g la tete vide. Jt'aime poulette. Chuis bourré t'as deviné ?"

Je suis étrangement spirituel quand je suis bourré... Je vais peut-être m'imbiber plus souvent.

A part ça... 'tain, vivement janvier qu'on recommence la même chose, en module "océanologie biologique!"

dimanche 16 septembre 2007

Océanologie

"Heureux est celui qui est content, car alors il est joyeux."
Lao-Tseu

Bon, c'est pas tout ça, mais moi, j'me barre. Hé oui, à peine revenu sur la Toile, je la quitte à nouveau. Direction le grand Nord, la station marine de Wimereux, l'observation des bébêtes, des algues et des phoques, le bateau, le labo et la promiscuité avec huit de mes condisciples avec lesquels je vais vivre pendant six jours. En espérant que ma tendance naturelle à me comporter comme un ours neurasthénique ne m'empêche pas de m'intégrer.

En attendant que la Poulette prenne sa douche (et chez moi, ça peut prendre du temps)(ma douche est un prototype de la NASA, je ne vous l'avais pas dit?), je tapote un petit billet pour les quelques gens qui auraient l'idée saugrenue de revenir voir ce blog délaissé presque trois semaines entières.

Remarque, mes statistiques sont brutalement remontées depuis hier, passant des huit ou neuf visites quotidiennes de paumés ou de fans acharnés, à plus de quarante-cinq pour la journée de samedi. C'est la classe.

Comme vous pouvez le constater, je n'ai rien à dire, rien à faire, rien à raconter aujourd'hui. C'est ce qu'on appelle typiquement parler pour ne rien dire. Je m'arrête donc là, avant que ne vienne à l'esprit de quelqu'un de m'attaquer pour foutage de gueule des honnêtes gens qui viennent là puiser réconfort et sagesse chaque jour, parce qu'aujourd'hui, j'ai vraiment rien à dire.

A part ça, bonne semaine les gens! (et soyez moins radins en commentaires, j'aurais ainsi moins l'impression d'avoir l'écho du Grand Canyon qui me répond quand je parle).