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mardi 9 octobre 2007

Une fée

"Rhaaaa bordel-euh!"
Moi au troisième essai

Je suis un jeune homme adorable et plein d'attentions pour ses petits camarades.

...ok, je suis une bonne poire.

Aujourd'hui, j'ai eu le malheur de dessiner pendant le cours de Morticia, qui nous cassait un peu les noix avec ses histoires de pâturages ovins, caprins, bovins, équins, lapins et compagnie. En plus c'était juste après le cours du Hollandais Volant (un de ces quatre va falloir que je vous parle de mes profs moi...), donc la motivation était en berne et il flottait dans l'air comme un je-ne-sais-quoi qui incite fichtrement à glander.

J'ai donc dessiné. Un dragon. Avec une nouvelle technique: j'ai dessiné les écailles une par une au crayon de couleur vert foncé, puis j'ai colorié l'intérieur en vert clair. Technique longue et fastidieuse, évidemment.

C'est à ce moment que M., derrière moi, m'a chuchoté "tu pourras m'en faire un de dragon?" Et comme je ne résiste jamais à une jolie femme (pas plus qu'à une moche d'ailleurs)(mais elle, elle est jolie), j'ai immédiatement dit "je le fais pour toi celui-là si tu veux". Erreur fatale: elle a acquiescé, ravie. J'ai donc passé près de deux heures à parachever ce dragon, dont j'étais très fier, mais je lui ai donné. Eh oui, c'est pour ça que le dessin en dessous ne ressemble pas à un dragon, malins.

Parce que ce n'est pas fini. Dans la série "Moune est une bonne poire médaille d'or du salon de l'Agriculture", d'autres m'ont passé des commandes. J'ai donc à faire un autre dragon, un gobelin et une fée. Je comptais faire les trois ce soir, mais la fée m'a pas mal gonflé (en fait c'est la troisième version que je présente là, la première avait un crayonné trop compliqué, je m'y remettrai plus tard; et la deuxième avait des jambes trop courtes), donc je n'ai fait que celle-là. Mais j'en suis assez fier.

Voilà voilà... Enjoy.


A part ça, non y'a pas de H. M'énervez pas. Et OUI, JE SAIS, encore une anorexique 90B. Désolé quand je les dessine potelées elles virent obèses aussi sec. Je ne sais pas doser, c'est comme ça.

lundi 8 octobre 2007

Lidl, mon amour

"Vous perdez votre temps avec votre croûte! Vous croyez vraiment que des gens vont payer juste pour voir ma gueule?"
Mona Lisa à Léonard de Vinci

Au début, je voulais faire un nouveau billet incendiaire sur le rugby et sa pléthore de décérébrés plus ou moins chroniques qui sautillent et mettent des perruques ridicules au lieu de faire quelque chose de constructif de leur vie, et qui en profitent pour saboter le sommeil réparateur de ceux qui essaient de récupérer de leur semaine.

Ok j'avoue, c'était un samedi soir, je fais un peu rabat-joie. Ils avaient le droit de gueuler, c'était le week-end, faut bien faire prendre l'air à la testostérone. Parce que la France a vaincu l'Ennemi, encore plus fort que Frodon au Mordor: on a démis leur gueule aux All Black. Si. Un score époustouflant. 20-18 qu'on leur a mis, à ces tapettes de danseurs des îles. Ahaha. C'te grande victoire dis donc. Même pas peur d'abord. Un tel événement mériterait un billet, quand même, non?

Non.

Alors aujourd'hui, je vais parler du meilleur ami de l'étudiant, à savoir... Non, pas "sa main droite". Non, pas les allocs non plus, non non. Encore moins le dealer du coin de la rue qui vend du teuch pas dégueu pour un prix concurrentiel. Bon c'est pas un peu fini? Laissez-moi parler bordel!

Hum. Je parlais donc de Lidl. Le magasin jaune et bleu, avec des marques que même les experts publicitaires ne connaissent pas, des carrelages de salle de bain au sol et des néons moyenâgeux au plafond. Etudiant, Lidl est ton ami. Car d'une part, ce n'est pas cher. D'autre part, c'est comestible, et même, parfois, c'est bon. Et enfin, si tu rates tes études, tu pourras toujours te suicider en achetant du surimi là-bas: deux rouleaux et tu es bon pour le Paradis (ou la damnation éternelle si tu t'es trop servi de ta main droite)(je parle aussi aux étudiantes, là)(eh oh c'est vous qui avez voulu la parité bordel!).

Il y a en particulier certains produits à ne pas manquer chez Lidl. Et d'autres à éviter absolument. Petite liste pour ne pas se faire avoir (article breveté par un étudiant d'expérience).

A prendre:
- Les muffins au beurre et/ou au chocolat. Pas cher, bon, bourratif et sans trop de colle à bois dedans.
- Le fromage de chèvre, qui est en fait une drogue dure: quand on commence, on ne peut pas s'arrêter.
- Les yaourts kiwi-pomme, mon grand amour.
- Les oursons en guimauve enrobés de chocolat, un classique.
- Les pizzas hyper pas cher, hyper pas mauvaises et hyper transgéniques.
- Les cordons bleus, bien meilleurs que les bidules surtaxés des autres grandes surfaces.
- La sangria, pas chère et très bonne, elle peut même servir de base à la préparation d'une vraie sangria avec des fruits dedans.
- Le panaché, qui déchire sa race aux pingouins.

A ne pas prendre:
- Le surimi, à moins d'en avoir marre de la vie et de vouloir mourir d'une façon particulièrement horrible.
- La bière en boîte, sauf si vous désirez que vos invités ne reviennent plus jamais chez vous.
- Les raviolis en boîte, sauf si vous habitez à côté du centre anti-poison.

Ami étudiant, tes allocs sont sauvées: tu vas pouvoir utiliser une partie de tes APL pour aller t'enivrer, tandis que tes parents paieront la totalité de ton loyer! Merci qui?

A part ça, overdose d'oursons à la guimauve. Beuh.

dimanche 7 octobre 2007

samedi 6 octobre 2007

Le gr... ok, le petit bleu.

"On peut allumer le toboggan?"
L., plus attirée par le petit bain que par la plongée

Hier soir, j'ai fait mon baptême de plongée.

Après une journée assez éreintante (entre les cours de dynamique des pops avec le prof qui cause avec un accent hollandais à couper à la scie sauteuse et les TD avec Ovomaltine (un prof qui a deux de tension et qui paaarle cooomme çaaa...), ça a vite vidé les neurones), on s'est retrouvés, L., (soyons galants), J., Y. et moi, à V2, qui est un centre commercial de Villeneuve d'Ascq, afin de nous mettre en condition avant le baptême.

Pour la première fois depuis six ans, j'ai pénétré dans l'antre fuligineuse d'une créature antique et ténébreuse, à savoir un Quick. Ca sentait le gras, la viande froide et la friture, comme dans tout fast-food qui se respecte, et mon estomac protestait déjà avec virulence contre le mauvais traitement que j'allais lui infliger. Mais j'ai tenu bon, parce que, comme dit J., "ce que femme veut, Dieu le veut", et L. voulait aller à Quick. Ah, les femmes...

J'ai donc appris par coeur ce que je voulais (je déteste commander dans un fast food, je comprends jamais rien et j'ai l'impression de faire chier les caissières), j'ai évidemment oublié la moitié en récitant le menu special cheese of the chaos of the death tout ça tout ça, et j'ai fini par engloutir deux hamburger tiédasses mais, évidemment, fort comestibles et plutôt pas mauvais. Mais mon estomac a quand même râlé et s'est alourdi exprès pour se venger, ce qui fait qu'en maillot, plus tard, je n'étais pas vraiment svelte et musclé.

Bref, A. nous a rejoints, et direction la piscine du Triolo. On attend un bon moment quand même avant que l'initiation commence, puis on va (enfin) se mettre en maillot. J. me prête un boxer de bain (j'ai échappé au slip, youhouuu) parce que je n'ai évidemment qu'un maillot civilisé dans mon sac, à savoir un short. Un peu trop serré, j'ai eu l'impression d'être énorme dans ce truc, mais bon, le fait que ça serre un peu trop ma virilité prohéminente et titanesque m'a en fait montré que j'étais tout aussi bien foutu que d'habitude et que c'était tout de la faute du maillot.

(Je ne force personne à y croire)

A. ne devait finalement pas y aller, parce qu'elle s'était faite une couleur rouge qui aurait déteint sa race dans la piscine et que personne n'avait de bonnet de bain. Jusqu'à ce que J., qui n'avait pigé que la moitié de la conversation (à savoir "faut pas que j'y aille sinon la piscine va devenir toute rouge"), réalise qu'elle n'était pas "indisposée" et qu'elle parlait de ses cheveux. Parce que lui, un bonnet de bain, il en avait un.

Et on a aussi fait un échange de maillot (pas de commentaire) avec Y., c'est-à-dire qu'on a fait le baptême tous les cinq. Le mien s'est très bien passé, la monitrice était impressionnée, elle a dit que j'étais super à l'aise et m'a fait faire des cabrioles... Apparemment il n'y a que Y. qui en ait fait aussi. Enfin je suppose qu'elle dit ça à tout le monde pour qu'on s'inscrive au club après. Et ça marche: je vais m'inscrire!

Bon la piscine en elle-même, entre les poils qui flottent sous l'eau et les palmes dans la gueule (c'est moi qui ai mis les miennes à L. apparemment), c'est pas super passionnant, mais porter des bouteilles et tout, c'est trop bien.

D'ailleurs, minute culture: cracher dans son masque en plongée, c'est pas un mythe: la salive a des propriétés désinfectantes et anti-buées. D'ailleurs quand une femme allaite, elle ne doit pas essuyer son téton après que le bébé ait fini de boire: sa salive désinfecte la zone irritée.

Après ça, on est partis squatter chez la Poulette jusqu'à 2h du mat, je lui ai présenté 3 des Onze de Wimereux, c'était bien sympa, Leffe à volonté et cassage de sucre sur le dos de ces putains de fonctionnaires de la Poste et de ces connasses de secrétaires de fac: tout le monde est d'accord avec moi, faut tous les brûler.

Voilà, super bonne soirée, on s'est bien marrés, on va y retourner la semaine prochaine avec d'autres gens de la fac, et dans deux semaines on commence les entraînements, trop la classe quoi...

A part ça, faut que je bosse, que je fasse des lessives, et que je bosse, aussi. Rhaaaa!

jeudi 4 octobre 2007

Patriotisme

"Quand un homme seul chante mal, c'est du bruit. Quand plusieurs hommes chantent mal, c'est du patriotisme."
Yves Montand

Hier, enfin cette nuit, avec la Poulette, on a eu une conversation pré-dodo, en beuglant entre deux étages, chacun allongé sur son lit respectif. Le sujet: le patriotisme. Elle n'y voit pas d'inconvénient. Moi je suis contre.

Cela tient sans doute en partie de ma formation d'écologue. On nous apprend dès les premières années que le monde est découpé en zones écologiques et climatiques, bien plus sensées et logiques que le réseau de frontières puzzlesques et changeantes de la géopolitique humaine. Les animaux et les plantes créent les limites de leur territoire selon les ressources dont ils ont besoin, le climat dans lequel ils peuvent survivre et la potentialité de se reproduire avec un partenaire (ou tout seul dans le cas des végétaux). Les humains tracent leurs frontières à coups de guerres, de traités, de compromis et de traditions. Ces limites n'ont aucune réalité dans la nature: autant dire que pour moi, ce ne sont que des désagréments stupides qui empêchent les gens d'aller où ils veulent sans passer sous l'haleine avinée des douaniers. Les écologues ont déjà poussé de nombreux coups de gueule, contre les différents gouvernements auprès de qui ils devaient demander des autorisations pour poursuivre leurs recherches sur un biotope compris dans plusieurs pays. Et je les comprends. Vive l'Europe, donc, vive l'ouverture des frontières et la fin des frontières gardées.

En outre, le patriotisme a pour moi de désagréables relents d'idéologies d'extrême droite, genre la France qui surpasse tout, la France plus beau pays du monde et tous ces ramassis de conneries, qui ont d'ailleurs beaucoup en commun avec la mentalité des supporters. Être fier d'un pays, de son pays? Non.

On pourrait me rétorquer "la France tu l'aimes ou tu la quittes", comme dirait un crétin que je ne nommerais pas par pur charité (et aussi pour ne pas me faire flasher par les RG). Ben non. La France, j'y suis né, par hasard certes, mais j'y suis né. On me demanderait mon avis maintenant, je dirais bien l'Irlande, la Grèce ou la Mongolie, à choisir, mais il se trouve que je n'ai pas choisi. La France, j'y suis, ce n'est pas ma faute, alors je ne vois pas pourquoi je devrais l'aimer. Je suis attaché à certaines personnes, à certains lieux qui ont jalonné ma vie et qui se trouvent en France, mais la France en tant que pays bleu-blanc-rouge qu'on vénère et qu'on fait passer avant tout, non, désolé, j'adhère pas. Et non, je ne la quitterai pas non plus. Pas par attachement. Simplement parce que maintenant que j'y ai vécu vingt ans, je parle français et je connais les us et coutumes du pays. Parce que je n'ai pas assez d'argent et de motivation pour aller voir ailleurs.

Alors oui, bien sûr, la France a plein d'avantage, j'apprécie pleinement la chance d'avoir l'eau, l'électricité, la nourriture, la démocratie, internet, la culture, tout ça. J'en suis content et je me réjouis d'être né ici plutôt qu'aux Etats-Unis, en Ethiopie ou en Birmanie. Mais je ne vois quand même pas pourquoi je devrais être patriote et me sentir ému quand des pèquenauds beuglent un horrible et archaïque chant guerrier dans un stade rempli de veaux décérébrés peinturlurés en bleublanrouj. Par gratitude? Je suis né en France de père français et de mère française: ce n'est pas un cadeau, c'est un état de fait. Je ne passe pas ma vie en dévotion envers l'éclair qui a agité les molécules dans la mer il y a plusieurs milliards d'années, pour donner les premiers acides aminés qui ont entraîné la création de la vie.

Et pourtant, cette image me parle plus. Parce que je préfère appartenir à une espèce, ou même mieux, à un monde, une planète, une biosphère, qu'à un pays qui n'a aucune réalité écologique. Je préfère être citoyen du monde plutôt que patriote français. Je vois plus loin que les limites étriquées de notre culture téléfoot-gastronomie-tour Eiffel. Je me sens fier d'être Terrien, dans le sens biologique et culturel du terme. Pas d'être français.

Cette vision des choses explique peut-être que le foot, le rugby, le 14 juillet et les commémorations diverses me laissent aussi froid, et que je préfère m'égorger avec une pelle à tarte plutôt qu'entonner la Marseillaise. Être patriote, c'est comme être chauvin: penser qu'une zone géographique mérite plus de respect qu'une autre simplement parce qu'on habite dedans. Il y a une sorte de mégalomanie là-dedans qui ne me plaît pas. Alors qu'être fier d'être Terrien, c'est plus sympa: tout le monde peut être terrien.

Sauf si nous ne sommes pas seuls, auquel cas je réviserai ma copie.

A part ça, j'ai rien foutu aujourd'hui, c'est mal.

mercredi 3 octobre 2007

Passage à vide

"Attachez-les bien! Renforcez les doses de morphine, et balancez carrément l'héroïne aux plus atteints!"
Le docteur chargé de prendre en charge mes malheureux lecteurs qui n'ont pas vu de billet depuis quatre jours

Oui, je sais, je n'écris pas grand chose.

Non, je ne suis pas mort.
Non, je ne déprime pas et je ne passe pas mes journées au lit avec une boîte de mouchoirs et un pot de glace devant un téléfilm glauque à l'eau de rose.
Non, je ne suis pas overbooké au point de prendre mes repas en perfusion pour ne pas perdre de temps.
Non, je n'ai pas perdu tout intérêt pour ce blog parce que je passe mon temps à faire tellement d'autres choses vachement plus sympa, genre sortir et voir des gens, t'vois?
Non, il ne m'est pas soudain poussé une pudeur qui m'empêche de dévoiler ma vie à de parfaits inconnus (qui pourraient me prendre pour une gamine de six ans et me faire des propositions indécentes via mon blog).
Non, les Vénusiens Mauves n'ont pas débarqué et ne m'ont pas choisi parmi les milliards d'humains pour représenter notre espèce au Congrès Intergalactique en tant qu'ambassadeur (mais ils étudient mon CV).
Non, je ne me suis pas découvert de coupable passion pour ma douche thalasso, sous laquelle je passe en réalité bien peu de temps, parce que j'économise l'eau et que je veux sauver la planète, tout ça.
Non, je ne me suis pas (encore) fait de triple fracture ouverte en roller.
Non, les moustiques ne m'ont pas eu.

C'est juste que je n'ai pas d'inspi.

A part ça, vendredi soir, c'est initiation à la plongée. En piscine. Si.

samedi 29 septembre 2007

Moune et les folles soirées lilloises

"Soirée (nf): 1. Période comprise entre la journée et la nuit. 2. Manière d'occuper cette période en se pochtronnant la gueule en compagnie d'autres tarés et de perdre ses inhibitions en disant ou faisant des choses dont on a honte plus tard."
Encyclopaedia Multiversalis Alien

"Tas de décadents!"
Note dans la marge

Ces derniers temps, j'ai un peu correspondu au cliché de l'étudiant moyen qui passe ses nuits un verre à la main en se montrant encore plus con qu'à l'accoutumée, déjà que les jeunes c'est pas malin, ah je vous jure, votons Sarko tiens, il y en aura moins dans nos rues. Bon.

Jeudi, soirée chez la Poulette, où tout le monde ramène une bouteille d'alcool, mais personne ne pense à prendre de quoi le diluer, cet alcool. Autant dire que le whisky et la vodka sont restés sagement dans leurs bouteilles. Mais il restait quand même les gin fizz de la Poulette, qu'elle fait super bien (je ne fais que répéter parce qu'avant les siens je n'avais jamais goûté, mais comme ils étaient bons je suppose qu'elle les fait bien), et le Mélange Démoniaque de L., celui qui m'a arraché la tête à l'anniversaire de S. l'an dernier, une mixture chelou avec de la limonade, de la grenadine et de la vodka (je crois), où on a l'impression de boire du diabolo, un verre, deux verres, par terre.

J'ai rencontré nombre des amis de la Poulette, et je pense que ça a bien accroché. Le fait qu'on se casse la gueule les uns sur les autres en jouant au jeu à la con, là, celui avec les ronds rouges, verts, bleus et jaunes où on doit poser les pieds et les mains (edit: le Twister!!); et le fait que j'aie été désigné comme juge impartial pour déterminer quelle fille avait les lèvres les plus douces (est-il besoin de préciser que j'ai été enchanté de l'honneur qui m'avait été fait?) ont certainement aidé. Quelques répliques qui me sont restées:

"Une fille c'est comme un rhinocéros, c'est marrant cinq minutes, mais après tu ferais rien avec."
"Euh, tu me dragues là non?
- Hein?
- Ah désolée je croyais.
- ...ok."

Bref, très bonne soirée, on a fini à 4 heures du mat à arpenter les rues de Lille (plus de métro, évidemment), avec la pauvre M. qui avait l'orteil cassé et qui galérait à mettre un pied devant l'autre. Est-il besoin de dire que j'avais cours le lendemain?

Et hier soir, c'était parti pour la soirée tranquille, je suis allé faire un tour à la Nuit de la Science, où il avait entre autres une conférence sur l'Antarctique, avec un "ârtiste" qui a récolté le musc du manchot empereur qui contribuera à créer son parfum des 6 continents. Quand on voit ce que ça sent, on prie pour que les odeurs des cinq autres continents soient comprises entre l'orchidée et la cannelle, parce que sinon il y aura un nouveau paragraphe à rajouter dans la Convention de Genève concernant les armes chimiques.

Il y avait aussi quelques ateliers sympa, comme des démonstrations de capteurs infrarouge (se voir avec les joues rouge couperose et les cheveux violet flashy mode 70's, c'est flippant) ou de sonde échographique (le mec a mis environ 10 minutes à trouver mon coeur, tout le monde pensait que j'étais un alien ou que je sortais d'une relation délicate)(l'une des deux propositions est vraie, mais je ne dirai pas laquelle)(sinon le Grand Züg*%lbz pourrait me sucrer ma prime si je dévoilais ma couverture).

Y. (un des Onze) m'a rejoint, on a fait un test à la con sur les sciences en se moquant de ceux qui n'arrivaient pas à répondre aux questions super faciles pour nous (genre la longueur d'un brin d'ADN), et on s'est assis devant l'écran en ricanant mesquinement du 8/10 du couple d'avant. Fin du test: 7/10. La honte intégrale. Mais on l'a bien vécu.

On a ensuite décidé de sortir, parce qu'un vendredi soir c'était indécent de rester enfermé. On a tenté d'appeler C., qui était chez M., pour les faire sortir. Dialogue:

"Salut, ça te dit de sortir, chuis avec Y.? (je précise bien pour que ça ne fasse pas traquenard foireux)
- Euh... chuis chez M., attends...
*bruits de conversations*
- Euh nan ce soir je vais pas sortir, désolée, mais merci de proposer.
- Ah ok... Bon tant pis."

On l'a eu un peu en travers de la gorge avec Y., genre les soirées privées, déjà les petits groupes qui se forment, tout ça... Ou alors on est des boulets et à Wimereux elles n'avaient pas d'autre choix que de nous supporter, et maintenant elles trouvent des excuses pour nous éjecter. Possible aussi. Enfin bon, ça ne nous a pas empêchés de visiter deux bars, un latino où j'ai été initié au daiquiri (sa mère en string dans le Mordor comment c'est trop bon!) puis, après avoir hésité devant le pub écossais (il y avait des gens qui regardaient le rugby en beuglant dedans) on a finalement atterri à la Baignoire, où on a squatté dans le décor kitsch en diable, mauve et fluo partout, en se racontant nos vies devant des pintes de Leffe pression, qui ressemblaient fichtrement au Saint Graal.

Après s'être gentiment faits virer à 1h30 parce que ça fermait, on a bavardé sur la Place de la Rep (ça y est je parle en djeunz lillois) jusqu'à quasiment 3h, c'était bien cool, et on a conclu qu'on n'a vraiment pas besoin des nanas pour passer une bonne soirée. Mais quand même, hein, ça fait mal au... Bref.

Enfin bon, j'ai enfin l'impression de vivre pleinement ma jeunesse en ce moment, celle que j'aurais du vivre entre 16 et 20 ans, avec bamboche, alcool et compagnie, le vrai cliché de l'étudiant. C'est agréable, comme sensation, mais j'ai vraiment l'impression de ne plus avoir l'âge pour ça.

Ce soir, j'enchaîne sur une soirée chez ma cousine qui est enfin revenue de Thaïlande. Heureux de la revoir, évidemment. En plus je pense que ça va être assez soft comme soirée, ça me reposera un peu. Aujourd'hui, c'est glandage. Demain, c'est dossier océano.

A part ça, la Poulette a un nouveau chat, il faut que je voie ça.