"La tolérance, c'est la lâcheté du critique."
Démocrite
On me dit régulièrement que je suis intolérant. Et je crois que c'est vrai. Mais pas tout à fait quand même.
Il se trouve que je me considère comme un homme de goût. Qui a décidé ça? Ben moi, c'te question. J'aime mes goûts, donc mes goûts sont bons. Cherchez pas c'est comme ça, sinon va encore falloir que je passe deux plombes à vous expliquer par A+B pourquoi je suis largement et indubitablement supérieur à tous les autres êtres vivants de cette planète (sauf les pyracanthas, dont la résistance fourbe et déloyale est une injure à ma suprématie, mais passons), et ça va me fatiguer.
Bref, j'ai effectivement une confiance assez forte en mes propres goûts. Et quand quelque chose ne me plaît pas, j'ai tendance à le signifier. En général en des termes assez peu équivoques, genre "c'est d'la merde". Ce qui ne veut pas dire que je pense que les amateurs de ces choses qui sont en contradiction avec mon goût sont des abrutis en puissance qui ont la capacité esthétique d'un pot de chambre. Pour moi, ça veut dire "j'aime pas, prière de rester à distance de moi lorsque tu écoutes ce truc/regardes ce truc/lis ce truc/bouffe ce truc/whatever ce truc". Je déteste m'embarrasser de circonvolutions de langage du genre "je n'aime pas" ou "ça ne me plaît pas". J'économise ma salive, je dis "c'est naze". D'une part, c'est plus court, et ça donne tout de suite le ton, et d'autre part, ceux qui aiment, au lieu de dire "ah bon? pourtant y'a ça et ça qui sont sympa, j'aurais cru que ça te plairait, gna gna gna", froncent les sourcils et dans le meilleur des cas abandonnent la partie, dans d'autres moins sympathiques, genre "pff t'as aucun goût" (pauvre innocent, s'il savait...) mais quand même moins chiants que le débat destiné à me convaincre que y'a du bon dans le tas.
Au moins, mes positions sont claires dès le début. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez, tant que vous ne me l'imposez pas si je trouve ça pourri. C'est ma vision de la tolérance.
Pour votre culture, une liste non exhaustive des choses que je déteste:
Catégorie Musique
- Les musiques sur portable, n'importe lesquelles, des kékés dans le métro
- Le RnB avec les gugusses keubla avec les chaînes en or, les bagues, les turbans sous les casquettes, les grosses voitures brillantes, les danses ridicules et les madames à gros lolos (encore que, les nanas à gros lolos.........bref).
- Les commerciaux découverts par la télé plutôt que par le talent. Les losers de la Starac et de la Nouvelle Star entrent dans cette catégorie.
- Le rap. J'aime quand on chante. Parler sur de la musique c'est moche.
- La techno. Boum boum oumshti oumshti boum boum trzzzzrz uip uip. C'est pas mon trip. Du tout.
- Le metal. Là je vais pas me faire des potes, mais le metal m'agace. Remarque, pas tout. En fait, deux catégories de metal me sont particulièrement désagréables: celui où les chanteurs gueulent à se déchirer la gorge, et celui où la musique fait "artificielle", avec des synthétiseurs partout, si vous voyez ce que je veux dire...
- Je crois que pour résumer, j'aime la musique avec des instruments qui ne dépassent pas la modernité d'une guitare électrique ou d'une basse. Pas de boîtes à rythmes, de sons informatiques, de platines, de synthétiseurs, etc. Et la musique avec du chant. Pas des cris.
- Ah sinon, mention spéciale pour la quasi-totalité de la "nouvelle scène" de la chanson française: prière de fermer vos gueules. Du moins quand je suis là. Raphaël, Calogero, Renan Luce, Benabar, Thomas Fersen, Jeanne Cherhal, Miossec et la smala: vos-gueu-les. Y'a que Cali que je supporte, allez savoir pourquoi.
- Ah et puis le raï, aussi. Aucune trace de racisme ou autre là-dedans, mais le raï, ça me fout la migraine.
Catégorie Livres
- J'ai une grosse antipathie pour les auteurs de pavés indigestes comme Flaubert, Zola, Maupassant, Steinbeck et compagnie. Sauf Victor Hugo, le seul qui me fait décoller. La littérature au sens littéraire du terme, j'aime pas. Mais ce n'est pas la période qui me déplaît: j'aime bien les vieux bouquins genre Jules Verne, Arthur Conan Doyle et tout ça, ceux qui ont une imagination un peu plus débridée que la vie paysanne d'un notable et de sa femme dans un village paumé au nom imprononçable. Là normalement on me rétorque que c'est pas la même période, et je contre par un royal "rien à carrer".
- Sinon je suis ouvert à tout, à peu près: tant que les auteurs vendent du rêve ou de l'aventure, ils méritent d'être lus. Les livres, c'est pour s'évader. Plonger dans des grimoires obscurs pour en extraire au bout de six-cent pages le mal-être d'une société bourgeoise deshumanisée du milieu du XIXe siècle, c'est définitivement pas mon truc.
Catégorie Films
- J'ai du mal avec les blockbusters d'action pure, en particulier quand ils s'alimentent de choses que j'aime bien. Par exemple Troie est pour moi une daube innommable (malgré l'apparition de Brad Pitt en jupette, certes, vos gueules les filles). Je suis quand même assez eclectique, je ne refuse pas d'aller voir un film juste parce qu'il est hypermédiatisé et qu'il a un gros budget. Par exemple j'ai bien aimé King Kong, et j'aime aussi Pirates des Caraïbes ou le Seigneur des Anneaux.
- J'execre les comédies romantiques gnan-gnan, genre Coup de foudre à Notting Hill/Manhattan/Nobody Cares, Wyoming/Ersh El Falah (Ouzbékistan). En particulier quand Hugh Grand ou Richard Gere sont de la partie. Certes, j'ai quand même bien aimé 4 mariages et un enterrement, vu que c'était de l'humour anglais au vitriol à mi-mesure avec le romantisme gluant. Mais personne n'a jamais réussi à me faire regarder Love Actually, et à mon avis c'est pas demain la veille.
- Les vieux films "culte" des midinettes des 80's, genre Dirty Dancing, la Boum, la Boum 2 et compagnie... Comment dire... NON.
- Les films français "sérieux", en général, je les évite comme la peste. Parce que ça fleure le pathos et la philosophie de quadra post-soixante-huitarde, et ça me lourde. Là encore, des exceptions, rares: Ne le dis à personne, de Guillaume Canet (je peux pas encaisser l'acteur mais j'ai aimé le film, allez comprendre), par exemple, ou Amélie Poulain. Mais ça reste anecdotique.
- De manière générale, tout film où apparait Romain Duris, le pire acteur du monde.
- Pareil avec Mathilde Seigner.
Catégorie bouffe
- Endives = MAL
- Choux de Bruxelles = MAL²
- Carottes cuites: beuh
- De manière générale, tout ce qui sort de la mer: poissons (sauf cru), crustacés, fruits de mer...
- Pamplemousse
- Café
Voilà, maintenant vous savez à quoi vous attendre si vous me parlez d'une de ces catégories... Je suis peut-être intolérant, mais j'assume très bien.
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
lundi 26 mai 2008
lundi 19 mai 2008
Il s'en passe des choses dans ma vie...
"Pierre qui roule est dangereuse pour la santé de ceux qui sont en dessous."
Proverbe piémontais
Ah mes amis, que de nouvelles à vous raconter!
Bon, d'abord, la partie critique d'art: je suis allé trois fois au ciné ce week end, semaine UGC à 3€ oblige. J'ai donc vu:
Bataille à Seattle: premier film de Stuart Townsend, alias Lestat dans le navet sans nom qu'est la Reine des Damnés. Un docu-fiction sur les émeutes qui ont secoué la ville en 1999, lors d'une conférence de l'OMC. Un brûlot engagé, militant et passablement dénué d'objectivité, mais vu que je suis du côté de ceux à qui s'adresse en priorité ce film, à savoir les altermondialistes écolos rêveurs et militants, ça m'a quand même bien plu. Le film se fait du point de vue de plusieurs personnages: quatre militants (l'écolo black sauveur de tortues, l'étudiante en droit contrainte de sortir ses potes de prison, la militante intransigeante et le meneur charismatique au passé sombre), un CRS, sa femme enceinte prise dans les affrontements, un casseur de la police infiltré parmi les manifestants, un couple de journalistes, le maire de Seattle dépassé par les événements, un délégué de l'Afrique Noire et un french doctor délégué de MSF (ça ne vous rappelle pas un certain Bernard K., vous?). Nerveux, énergique, je ne me suis pas ennuyé une seconde et le message est totalement passé: un autre monde est possible, à condition de se battre pour. Evidemment ça risque de ne pas plaire aux cyniques désabusés ou aux ahuris qui croient encore à la bonté de l'OMC envers les pays pauvres, mais qu'importe, j'espère qu'il n'y en a pas sur mon blog.
17/20
Cleaner: un ancien flic devenu patron d'une entreprise de nettoyage de scènes de crimes (Samuel Lee Jackson) se fait piéger et nettoie un meurtre qui n'a pas été rapporté à la police. Une idée originale, bien exploitée pendant la première moitié du film, haletante, décalée et plutôt drôle, qui sombre lamentablement dans le cliché le plus convenu dans la seconde moitié et se termine en flop. Dommage.
11/20
Jackpot: Jack vient de se faire virer par son propre père. Joy vient de se faire plaquer par son petit ami, alors qu'elle l'amenait chez elle pour une fête d'anniversaire surprise. Pour oublier leurs déboires, ils se retrouvent à Las Vegas, où une soirée très animée et très alcoolisée les conduit à se marier. Le lendemain, le divorce à l'amiable est de mise, mais Jack joue une pièce appartenant à Joy dans une machine à sous, et gagne 3 millions. Jack refuse de partager, Joy s'accroche, le juge tranche: mariage forcé de 6 mois, puis partage des gains si le couple tient. Les deux tourtereaux se détestent et rivalisent d'inventivité pour pousser l'autre à la faute ou à l'abandon. Une comédie très drôle (malheureusement vue en français), certes pas très originale mais qui m'a fait passer un excellent moment.
15/20
Voilà, ça c'est fait.
Sinon je suis en phase de rédaction de mon rapport de stage. Je dois avoir fini vendredi dernier délai. Et mes résultats, mes notes et mon rapport son un bordel innommable. 4 jours en enfer, ça commence dès demain (enfin ça a déjà commencé aujourd'hui mais c'est fini, donc...)
Et à part ça, THE new, en priant profondément pour qu'elle ne trouve pas l'adresse de mon blog: je compte quitter ma copine. Parce qu'après un mois, je ne ressens rien de plus qu'une vague affection. Parce que je cherche la bonne, et qu'elle ne l'est pas. Parce que je ne veux pas lui faire perdre son temps, et je ne veux pas perdre le mien. Parce que, sans doute un peu, aussi, je me sens mal de ne pas pouvoir lui rendre ses sentiments. Parce que j'ai l'impression de jouer un rôle, et je n'en peux plus. Parce que j'ai été bien avec elle et je lui dois la vérité.
Ca va se terminer. Très bientôt. C'est comme ça.
A part ça... pffffffffffffffffffffffffffffffff monde de merde.
Proverbe piémontais
Ah mes amis, que de nouvelles à vous raconter!
Bon, d'abord, la partie critique d'art: je suis allé trois fois au ciné ce week end, semaine UGC à 3€ oblige. J'ai donc vu:
Bataille à Seattle: premier film de Stuart Townsend, alias Lestat dans le navet sans nom qu'est la Reine des Damnés. Un docu-fiction sur les émeutes qui ont secoué la ville en 1999, lors d'une conférence de l'OMC. Un brûlot engagé, militant et passablement dénué d'objectivité, mais vu que je suis du côté de ceux à qui s'adresse en priorité ce film, à savoir les altermondialistes écolos rêveurs et militants, ça m'a quand même bien plu. Le film se fait du point de vue de plusieurs personnages: quatre militants (l'écolo black sauveur de tortues, l'étudiante en droit contrainte de sortir ses potes de prison, la militante intransigeante et le meneur charismatique au passé sombre), un CRS, sa femme enceinte prise dans les affrontements, un casseur de la police infiltré parmi les manifestants, un couple de journalistes, le maire de Seattle dépassé par les événements, un délégué de l'Afrique Noire et un french doctor délégué de MSF (ça ne vous rappelle pas un certain Bernard K., vous?). Nerveux, énergique, je ne me suis pas ennuyé une seconde et le message est totalement passé: un autre monde est possible, à condition de se battre pour. Evidemment ça risque de ne pas plaire aux cyniques désabusés ou aux ahuris qui croient encore à la bonté de l'OMC envers les pays pauvres, mais qu'importe, j'espère qu'il n'y en a pas sur mon blog.
17/20
Cleaner: un ancien flic devenu patron d'une entreprise de nettoyage de scènes de crimes (Samuel Lee Jackson) se fait piéger et nettoie un meurtre qui n'a pas été rapporté à la police. Une idée originale, bien exploitée pendant la première moitié du film, haletante, décalée et plutôt drôle, qui sombre lamentablement dans le cliché le plus convenu dans la seconde moitié et se termine en flop. Dommage.
11/20
Jackpot: Jack vient de se faire virer par son propre père. Joy vient de se faire plaquer par son petit ami, alors qu'elle l'amenait chez elle pour une fête d'anniversaire surprise. Pour oublier leurs déboires, ils se retrouvent à Las Vegas, où une soirée très animée et très alcoolisée les conduit à se marier. Le lendemain, le divorce à l'amiable est de mise, mais Jack joue une pièce appartenant à Joy dans une machine à sous, et gagne 3 millions. Jack refuse de partager, Joy s'accroche, le juge tranche: mariage forcé de 6 mois, puis partage des gains si le couple tient. Les deux tourtereaux se détestent et rivalisent d'inventivité pour pousser l'autre à la faute ou à l'abandon. Une comédie très drôle (malheureusement vue en français), certes pas très originale mais qui m'a fait passer un excellent moment.
15/20
Voilà, ça c'est fait.
Sinon je suis en phase de rédaction de mon rapport de stage. Je dois avoir fini vendredi dernier délai. Et mes résultats, mes notes et mon rapport son un bordel innommable. 4 jours en enfer, ça commence dès demain (enfin ça a déjà commencé aujourd'hui mais c'est fini, donc...)
Et à part ça, THE new, en priant profondément pour qu'elle ne trouve pas l'adresse de mon blog: je compte quitter ma copine. Parce qu'après un mois, je ne ressens rien de plus qu'une vague affection. Parce que je cherche la bonne, et qu'elle ne l'est pas. Parce que je ne veux pas lui faire perdre son temps, et je ne veux pas perdre le mien. Parce que, sans doute un peu, aussi, je me sens mal de ne pas pouvoir lui rendre ses sentiments. Parce que j'ai l'impression de jouer un rôle, et je n'en peux plus. Parce que j'ai été bien avec elle et je lui dois la vérité.
Ca va se terminer. Très bientôt. C'est comme ça.
A part ça... pffffffffffffffffffffffffffffffff monde de merde.
mercredi 7 mai 2008
Ma vie est passionnante
"Les femmes sont comme les greniers : elles doivent être aérées pour ne pas trop prendre la poussière."
Edmond Rostand
Sous la pression des édiles, je me livre pieds et poings liés à ce blog.
Non parce que ça gueule, comme quoi soi-disant je ne donnerais plus de nouvelles. Ce qui n'est pas totalement faux. Mais contrairement à ce que l'on pourrait (facilement) croire, ce n'est pas parce que j'ai quitté le monde merveilleux du célibat que mes pensées et mes journées sont trop remplies pour songer à blogger un peu. Non non.
Alors certes, j'ai une copine. Certes, ça pourrait faire la couverture de Voici ou de Gala tellement tout le monde attendait ça avec une impatience non dissimulée. Certes, les marchands de forfaits mobiles se frottent les mains quand vient le moment deruiner son forfait s'appeler le soir, car ainsi font les couples. Certes, mon banquier menace de tuer mon chat si je continue à faire le mec galant et à offrir toutes les sorties (d'ailleurs j'aurais à redire au sujet de cette soi-disant parité, mesdames... bande d'hypocrites va). Certes, je dors un peu moins ces derniers temps, et me sens pourtant un peu plus léger (je sais, je suis un gentleman, j'ai l'art et la manière de tourner les phrases, etc.). Certes.
Sauf que, ah ah, et voilà la grande révélation finale, ce n'est pas pour ça que je n'ai pas mis à jour mon blog. C'est parce que le net à la station marine a été coupé ces dernières semaines, et qu'on ne l'a retrouvé qu'hier. Wala. Et toc pour les romantico-gluants qui me pensaient occupé à roucouler béatement.
Bon, maintenant que je suis là, quelques news. J'ai passé le dernier week-end à Lille, à squatter chez la Poulette, à la corrompre et à la distraire de ses révisions en lui mettant entre les mains un jeu vidéo à la Diablo 2 (quand on sait à quel point elle est addicted de Diablo, on cerne tout de suite ma fourberie innommable), à boire une bière avec C. et E. en traitant fermement tous les lâcheurs qui ne sont pas venus pour cause de "fatigue" (un samedi soir, non mais vraiment...) de petits slips, et à me balader au parc de la Citadelle pour revoir le kookabura et manger une glace à l'italienne à la framboise (qui est, est-il besoin de le rappeler, la meilleure glace au monde), main dans la main avec ma douce et tendre.
Cette semaine, relâche: je dors à l'hôtel pour cause d'invasion de Belges à la station marine, je me pointe entre 10h et 11h le matin, et demain matin tôt je me casse pour 5 jours de vacances dans le sud, ah mais. Quand on me sucre mes vacances de Pâques, je me venge.
A part ça, mon rapport avance... peu à peu.
Edmond Rostand
Sous la pression des édiles, je me livre pieds et poings liés à ce blog.
Non parce que ça gueule, comme quoi soi-disant je ne donnerais plus de nouvelles. Ce qui n'est pas totalement faux. Mais contrairement à ce que l'on pourrait (facilement) croire, ce n'est pas parce que j'ai quitté le monde merveilleux du célibat que mes pensées et mes journées sont trop remplies pour songer à blogger un peu. Non non.
Alors certes, j'ai une copine. Certes, ça pourrait faire la couverture de Voici ou de Gala tellement tout le monde attendait ça avec une impatience non dissimulée. Certes, les marchands de forfaits mobiles se frottent les mains quand vient le moment de
Sauf que, ah ah, et voilà la grande révélation finale, ce n'est pas pour ça que je n'ai pas mis à jour mon blog. C'est parce que le net à la station marine a été coupé ces dernières semaines, et qu'on ne l'a retrouvé qu'hier. Wala. Et toc pour les romantico-gluants qui me pensaient occupé à roucouler béatement.
Bon, maintenant que je suis là, quelques news. J'ai passé le dernier week-end à Lille, à squatter chez la Poulette, à la corrompre et à la distraire de ses révisions en lui mettant entre les mains un jeu vidéo à la Diablo 2 (quand on sait à quel point elle est addicted de Diablo, on cerne tout de suite ma fourberie innommable), à boire une bière avec C. et E. en traitant fermement tous les lâcheurs qui ne sont pas venus pour cause de "fatigue" (un samedi soir, non mais vraiment...) de petits slips, et à me balader au parc de la Citadelle pour revoir le kookabura et manger une glace à l'italienne à la framboise (qui est, est-il besoin de le rappeler, la meilleure glace au monde), main dans la main avec ma douce et tendre.
Cette semaine, relâche: je dors à l'hôtel pour cause d'invasion de Belges à la station marine, je me pointe entre 10h et 11h le matin, et demain matin tôt je me casse pour 5 jours de vacances dans le sud, ah mais. Quand on me sucre mes vacances de Pâques, je me venge.
A part ça, mon rapport avance... peu à peu.
mercredi 23 avril 2008
News
"J'ai le mal de mer..."
Jacques-Yves Cousteau
Je sais, je vous manque, tout ça. Mais je n'ai pas le temps (ni l'envie) d'écrire sur mon blog en ce moment. Mais parce que c'est vous, une petite page de news dans ma vie extraordinaire.
- Je suis toujours en stage.
- J'ai rendu mon appart lillois, petit coup au moral mais je me remets.
- Je suis en couple avec la jolie stagiaire en géologie à laquelle j'avais fait allusion dans un billet précédent (eh ouais, je suis plus célibataire, comme quoi tout arrive).
- J'ai fait une sortie pour le compte d'EDF à Gravelines, normalement je suis payé pour ça, c'est cool.
- Mon stage me gonfle, allez, plus que cinq semaines.
- Ce week-end j'ai squatté chez ma copine (comment dire ça sans avoir l'air ridicule? Dulcinée? Chérie? Nana? C'est tout naze...) et j'ai revu mes potes.
- J'ai vu le Darjeeling Express, avec Adrien Brody, Owen Wilson, Jason Schwarzman (un truc comme ça) et l'apparition de Natalie Portman et Bill Murray. C'est sympa, petit film intimiste sur l'Inde, marrant, émouvant, tout ça, mais pas forcément spectaculaire au point d'avoir absolument une salle de ciné à disposition. Note: 14/20.
- Je crois que je suis en train de tomber malade.
- Il pleut.
Voilà, vous savez tout. Passionnant non?
A part ça, j'en ai maaaaaaaarre.
Edit de 16h03: je me suis inscrit sur la daube sans nom qu'est face book. Merci les copains, tiens...
Jacques-Yves Cousteau
Je sais, je vous manque, tout ça. Mais je n'ai pas le temps (ni l'envie) d'écrire sur mon blog en ce moment. Mais parce que c'est vous, une petite page de news dans ma vie extraordinaire.
- Je suis toujours en stage.
- J'ai rendu mon appart lillois, petit coup au moral mais je me remets.
- Je suis en couple avec la jolie stagiaire en géologie à laquelle j'avais fait allusion dans un billet précédent (eh ouais, je suis plus célibataire, comme quoi tout arrive).
- J'ai fait une sortie pour le compte d'EDF à Gravelines, normalement je suis payé pour ça, c'est cool.
- Mon stage me gonfle, allez, plus que cinq semaines.
- Ce week-end j'ai squatté chez ma copine (comment dire ça sans avoir l'air ridicule? Dulcinée? Chérie? Nana? C'est tout naze...) et j'ai revu mes potes.
- J'ai vu le Darjeeling Express, avec Adrien Brody, Owen Wilson, Jason Schwarzman (un truc comme ça) et l'apparition de Natalie Portman et Bill Murray. C'est sympa, petit film intimiste sur l'Inde, marrant, émouvant, tout ça, mais pas forcément spectaculaire au point d'avoir absolument une salle de ciné à disposition. Note: 14/20.
- Je crois que je suis en train de tomber malade.
- Il pleut.
Voilà, vous savez tout. Passionnant non?
A part ça, j'en ai maaaaaaaarre.
Edit de 16h03: je me suis inscrit sur la daube sans nom qu'est face book. Merci les copains, tiens...
mercredi 9 avril 2008
Mai 2008?
"Sous les betteraves, les mammouths!"
Slogan picard (vous pouvez pas comprendre)
Sur LC*.fr, ils demandaient un appel à témoin sur "faut-il refaire mai 68 ou au contraire, en détruire l'héritage?"
D'habitude, je ne parle pas à LC*.fr, ni à la clique de TFI.
Mais là, je me suis fendu d'un petit discours nostalgique, juste pour voir. Je m'ennuie au stage.
Et devant vos yeux ébahis, le monstre:
"Loin d'être un simple rêve antique de bobo-anarcho-gauchiste, Mai 68 incarne pour moi une sorte d'idéal, un soulèvement populaire contre un gouvernement, une morale, une époque refusée par la jeunesse, par l'avenir de la France. Des jeunes qui en avaient assez de la "sagesse des aînés", qui voulaient décider de leur vie et de leur avenir, loin des carcans rigides de l'époque. Mai 68 a été une petite révolution, sociale, sexuelle, politique et étudiante, une bonne claque dans la gueule des dirigeants poussiéreux et hégémoniques qui imposaient sans concerter. Beaucoup d'analogies entre aujourd'hui et 40 ans plus tôt, non? Un gouvernement qui est loin de faire l'unanimité, mais qui aurait été sans doute aussi mauvais s'il avait été de gauche ou du centre... Un ras-le-bol général de la "politique" française... Une descente aux enfers de beaucoup de gens qui ne parviennent plus à s'en sortir et ne croient plus les promesses de l'Etat... Une envie de rêve, d'idéal, de liberté et d'un peu de folie...
C'est dans l'air du temps: notre système ne marche plus. Peut-être faut-il une petite révolution une fois de temps en temps, pour remettre la France sur les rails... Ou une révolution pour tout changer, ou au moins essayer. Pour ne pas mourir en se disant "j'aurais pu, mais je n'ai rien fait."
Alors effectivement, oui, je pense qu'il faut un nouveau mai 68. Mai 2008, prochain épisode?
Qui sait..."
Et pour vous, c'est quoi mai 68?
A part ça, j'ai découvert une anémone nocturne... étrange.
Slogan picard (vous pouvez pas comprendre)
Sur LC*.fr, ils demandaient un appel à témoin sur "faut-il refaire mai 68 ou au contraire, en détruire l'héritage?"
D'habitude, je ne parle pas à LC*.fr, ni à la clique de TFI.
Mais là, je me suis fendu d'un petit discours nostalgique, juste pour voir. Je m'ennuie au stage.
Et devant vos yeux ébahis, le monstre:
"Loin d'être un simple rêve antique de bobo-anarcho-gauchiste, Mai 68 incarne pour moi une sorte d'idéal, un soulèvement populaire contre un gouvernement, une morale, une époque refusée par la jeunesse, par l'avenir de la France. Des jeunes qui en avaient assez de la "sagesse des aînés", qui voulaient décider de leur vie et de leur avenir, loin des carcans rigides de l'époque. Mai 68 a été une petite révolution, sociale, sexuelle, politique et étudiante, une bonne claque dans la gueule des dirigeants poussiéreux et hégémoniques qui imposaient sans concerter. Beaucoup d'analogies entre aujourd'hui et 40 ans plus tôt, non? Un gouvernement qui est loin de faire l'unanimité, mais qui aurait été sans doute aussi mauvais s'il avait été de gauche ou du centre... Un ras-le-bol général de la "politique" française... Une descente aux enfers de beaucoup de gens qui ne parviennent plus à s'en sortir et ne croient plus les promesses de l'Etat... Une envie de rêve, d'idéal, de liberté et d'un peu de folie...
C'est dans l'air du temps: notre système ne marche plus. Peut-être faut-il une petite révolution une fois de temps en temps, pour remettre la France sur les rails... Ou une révolution pour tout changer, ou au moins essayer. Pour ne pas mourir en se disant "j'aurais pu, mais je n'ai rien fait."
Alors effectivement, oui, je pense qu'il faut un nouveau mai 68. Mai 2008, prochain épisode?
Qui sait..."
Et pour vous, c'est quoi mai 68?
A part ça, j'ai découvert une anémone nocturne... étrange.
dimanche 6 avril 2008
Ode à la neige
"La vie, c'est comme la neige... Et là normalement je trouve une super comparaison/métaphore/allégorie/whatever, mais honnêtement, pas envie. Servez-vous un peu de votre tête pour une fois."
Anaximandre
Il a fallu que j'aille dans le Pas-de-Calais pour avoir de la neige. Après avoir affronté une année entière les rigueurs du climat de Metz en espérant vainement apercevoir le moindre flocon. Si c'est pas de la mauvaise volonté...
A Wimereux, ça sent la tempête de neige à plein nez. La neige colle, est à moitié liquide, bref, s'il gèle cette nuit je sens qu'un paquet de poteaux téléphoniques vont se casser la gueule. Comment je le sais? Facile: quand j'étais jeune, y'a eu presque le même genre de neige. Ca colle, ça s'accumule sur les fils électriques et les branches des arbres, le poids les entraîne vers le bas et finalement crak, un arbre tombe sur un poteau, et poum, t'as plus d'électricité pour la semaine, et t'as 70 centimètres de neige devant la porte. Et tu es dans le Var, précisons. Au mois de mars.
A l'époque, j'étais en seconde, j'étais jeune, con, boutonneux, avec une coupe ridicule et quelques bourrelets en trop. Et j'ai passé les vacances d'hiver les plus géniales de ma vie. D'abord, la neige: depuis que je suis tout gamin, tous les hivers je me lève le matin et je regarde par la fenêtre s'il a neigé pendant la nuit. Parce que la neige, ça voulait dire pas d'école, et/ou la journée à faire des batailles de boules de neige trop cool avec les copains. Là, 70 centimètres, alors que j'étais convaincu depuis avoir quitté la Picardie que je ne verrais plus un flocon. Le pied intégral!
On a fait des batailles de boule de neige, des bonhommes de neige, des anges, on a couru en avalant les flocons, tout ça... Et ensuite on rentrait à la maison pour manger les patates et les pizzas qu'on faisait cuire au feu de bois dans la cheminée, parce que l'électricité avait disparu à l'instant même où l'un des arbres de mon chemin s'est étalé sur un des fils.
Il a fallu déblayer les voies, bien sur, mais c'était rigolo. En plus, il y avait la collaboration entre voisins, quand on filait à bouffer à ceux qui n'avaient pas eu le temps de faire les courses, ou du bois à ceux qui délaissaient leur cheminée au profit des radiateurs...
Et puis il y a eu le gros événement: les naufragés de la Nationale 7. Cette route mythique passe approximativement à 100m de chez moi, et passait autrefois par mon village. Quand la neige est tombée, les voitures se sont retrouvées bloquées. Les gens du village ont alors dépêché des équipes de secours, et ils ont été amenés dans la salle des fêtes.
Et puis ma mère et ma soeur sont partis voir ce qu'il en était, et elles sont revenues avec une famille de quatre personnes (dont deux jumelles brésiliennes adoptées qui ont fortement mis mes hormones en ébullition) et un couple de La Rochelle... Et ça a été le joyeux bordel pendant trois jours, à partager les repas et les histoires tous ensembles devant la cheminée, à déblayer la neige, et pour moi, à remettre la main sur cet étrange bouquin que je n'avais jamais réussi à vraiment commencer, et qui s'appelait... Bilbo le Hobbit.
Dont acte.
Là, de retour à la station, j'ai savouré les flocons qui s'accumulaient sur ma veste et mes cheveux, et depuis, je regarde la neige tomber par la fenêtre. Et j'espère qu'elle ne s'arrêtera pas de sitôt.
Et f*ck à ceux qui trouvent que "le monde revêt un manteau blanc" ou que "la neige rend le monde pur" et autres nullités littéraires. La neige, c'est pas de la poésie, c'est de l'enfance et des souvenirs.
A part ça, mes anémones sont toujours vivantes...
Anaximandre
Il a fallu que j'aille dans le Pas-de-Calais pour avoir de la neige. Après avoir affronté une année entière les rigueurs du climat de Metz en espérant vainement apercevoir le moindre flocon. Si c'est pas de la mauvaise volonté...
A Wimereux, ça sent la tempête de neige à plein nez. La neige colle, est à moitié liquide, bref, s'il gèle cette nuit je sens qu'un paquet de poteaux téléphoniques vont se casser la gueule. Comment je le sais? Facile: quand j'étais jeune, y'a eu presque le même genre de neige. Ca colle, ça s'accumule sur les fils électriques et les branches des arbres, le poids les entraîne vers le bas et finalement crak, un arbre tombe sur un poteau, et poum, t'as plus d'électricité pour la semaine, et t'as 70 centimètres de neige devant la porte. Et tu es dans le Var, précisons. Au mois de mars.
A l'époque, j'étais en seconde, j'étais jeune, con, boutonneux, avec une coupe ridicule et quelques bourrelets en trop. Et j'ai passé les vacances d'hiver les plus géniales de ma vie. D'abord, la neige: depuis que je suis tout gamin, tous les hivers je me lève le matin et je regarde par la fenêtre s'il a neigé pendant la nuit. Parce que la neige, ça voulait dire pas d'école, et/ou la journée à faire des batailles de boules de neige trop cool avec les copains. Là, 70 centimètres, alors que j'étais convaincu depuis avoir quitté la Picardie que je ne verrais plus un flocon. Le pied intégral!
On a fait des batailles de boule de neige, des bonhommes de neige, des anges, on a couru en avalant les flocons, tout ça... Et ensuite on rentrait à la maison pour manger les patates et les pizzas qu'on faisait cuire au feu de bois dans la cheminée, parce que l'électricité avait disparu à l'instant même où l'un des arbres de mon chemin s'est étalé sur un des fils.
Il a fallu déblayer les voies, bien sur, mais c'était rigolo. En plus, il y avait la collaboration entre voisins, quand on filait à bouffer à ceux qui n'avaient pas eu le temps de faire les courses, ou du bois à ceux qui délaissaient leur cheminée au profit des radiateurs...
Et puis il y a eu le gros événement: les naufragés de la Nationale 7. Cette route mythique passe approximativement à 100m de chez moi, et passait autrefois par mon village. Quand la neige est tombée, les voitures se sont retrouvées bloquées. Les gens du village ont alors dépêché des équipes de secours, et ils ont été amenés dans la salle des fêtes.
Et puis ma mère et ma soeur sont partis voir ce qu'il en était, et elles sont revenues avec une famille de quatre personnes (dont deux jumelles brésiliennes adoptées qui ont fortement mis mes hormones en ébullition) et un couple de La Rochelle... Et ça a été le joyeux bordel pendant trois jours, à partager les repas et les histoires tous ensembles devant la cheminée, à déblayer la neige, et pour moi, à remettre la main sur cet étrange bouquin que je n'avais jamais réussi à vraiment commencer, et qui s'appelait... Bilbo le Hobbit.
Dont acte.
Là, de retour à la station, j'ai savouré les flocons qui s'accumulaient sur ma veste et mes cheveux, et depuis, je regarde la neige tomber par la fenêtre. Et j'espère qu'elle ne s'arrêtera pas de sitôt.
Et f*ck à ceux qui trouvent que "le monde revêt un manteau blanc" ou que "la neige rend le monde pur" et autres nullités littéraires. La neige, c'est pas de la poésie, c'est de l'enfance et des souvenirs.
A part ça, mes anémones sont toujours vivantes...
lundi 31 mars 2008
Carpe postale
"Sous les pavés, la plage! Et sous la plage, les arénicoles!"
Slogan d'étudiant en biologie marine
Oui, je sais, la carpe est un poisson d'eau douce.
Oui, je sais, personne ne sait ce qu'est un arénicole et c'est tant pis pour vos tronches, tas d'incultes!
Oui, je sais, je ne mets pas à jour depuis un moment.
Oui mais je suis en stage. Je bosse sur des coraux et des anémones et des vers et des bestioles globuleuses gluantes et moches en tous genres. Je sors en mer sur une construction de bois que d'aucuns ont l'audace et l'outrecuidance d'appeler "bateau" sans rougir de honte. Je vis dans une station marine gelée la nuit, qui sera mon foyer pour les prochains deux mois.
Alors hein, désolé de pas avoir le temps ni l'envie.
Sinon j'ai ajouté un lien pour l'article du Tibet, en dessous (d'ailleurs pas un seul commentaire sur celui-là, vous êtes tous des fennecs ou vous tenez absolument à voir des sportifs en short dandiner du cul pour lancer le javelot?)(ou alors plus personne ne me lit, ce qui est également une possibilité...)
A part ça, la stagiaire en géologie de la station... miam miam.
Slogan d'étudiant en biologie marine
Oui, je sais, la carpe est un poisson d'eau douce.
Oui, je sais, personne ne sait ce qu'est un arénicole et c'est tant pis pour vos tronches, tas d'incultes!
Oui, je sais, je ne mets pas à jour depuis un moment.
Oui mais je suis en stage. Je bosse sur des coraux et des anémones et des vers et des bestioles globuleuses gluantes et moches en tous genres. Je sors en mer sur une construction de bois que d'aucuns ont l'audace et l'outrecuidance d'appeler "bateau" sans rougir de honte. Je vis dans une station marine gelée la nuit, qui sera mon foyer pour les prochains deux mois.
Alors hein, désolé de pas avoir le temps ni l'envie.
Sinon j'ai ajouté un lien pour l'article du Tibet, en dessous (d'ailleurs pas un seul commentaire sur celui-là, vous êtes tous des fennecs ou vous tenez absolument à voir des sportifs en short dandiner du cul pour lancer le javelot?)(ou alors plus personne ne me lit, ce qui est également une possibilité...)
A part ça, la stagiaire en géologie de la station... miam miam.
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