"Les relations amoureuses, c'est comme les fourmis: ça chatouille, on gigote, on se dit que c'est la nature, et puis à la fin on en a marre et on les écrase."
Pline le Jeune
Plein de choses à dire, aujourd'hui.
D'abord, je m'adresse à toi, ami fumeur. Ami fumeur, tu fumes. Donc tu sens mauvais de la bouche, tes fringues et ton canapé sentent le tabac froid et tu mourras plus vite que moi. D'un cancer des poumons ou d'autre chose (parce qu'on peut très bien traverser la route et se faire écraser avant d'avoir un cancer à cause du tabac, il paraît, donc autant fumer)(sauf que moi je regarde avant de traverser, et toi si tu meurs pas écrasé, tu mourras d'un cancer, et c'est pas marrant les cancers tu sais?). Mais en tous cas, tu es parfois sympathique. Si. J'ai des amis fumeurs. Plein, même. Au point qu'il y a des chances que j'attrape un cancer du poumon avant vous, merci amis fumeurs! Bref, même si tu es fort sympathique, il y a des fois où j'ai envie de t'éclater la tête contre un coin de table. Non pas parce que tu fumes alors qu'il y a des non-fumeurs qui aiment l'air pur autour de toi: si ça te gênait, ça se saurait. Non, parce que quand tu vas au resto et qu'il y a des cendriers devant toi, par un réflexe aussi inconscient que profondément stupide, tu jettes ta clope par terre, dans les graviers. Et qui c'est qui ramasse? Le brave serveur-plongeur, le matin à 10h, accroupi dans les cailloux avec les mains pleines de mégots. En l'occurence, moi. Alors comment dire? Ami fumeur, je veux bien que tu sois frustré parce que tu vas mourir avant moi. Mais si tu continues à me faire chier, il va y avoir du sport. Et comme tu fumes, tu ne tiendras pas la distance.
Les fumeurs, c'est comme les chiens. Sauf qu'au lieu de leur apprendre le caniveau, faut leur apprendre le cendrier.
Autre chose. Ami client-qui-va-au-resto, ce n'est pas parce que tu as la conversation d'une loutre tétraplégique que tu dois te venger de ton manque d'éloquence sur le serveur. En particulier en faisant de grosses blagues stupides ayant l'originalité d'une brique au congrès des matériaux de construction, et assez fort pour que ta tablée d'ahuris glousse. Les assiettes que je retire de sous tes sales pattes, ce sont des assiettes de présentation. Alors tes blagues du genre "ah ça y est, on a fini de manger? Bon on s'en va alors...", surtout quand tu les entends trois fois par jour, tu m'excuseras de n'avoir à te proposer en échange qu'un sourire crispé... Ou alors quand tu me demandes d'amener la soustraction au lieu de l'addition... Ne compte pas sur moi pour louer ton esprit spirituel.
Ca se voit ou pas, que je suis revenu de mon boulot de serveur?
Après sept semaines de travail, j'ai enchaîné à peine 24h après mon retour dans le Sud par un stage intensif de plongée, dans un espèce de luau marseillais rempli de surfers en combinaison avec les cheveux en pétard, les yeux bleu ou vert océan et un sourire de pub de dentifrice. Après 10 plongées, de la théorie dans un bouquin deux heures par soir, cinq réveil à 6h, dix trajets entre le club et ma maison, deux mac-do, un ciné, un appareil photo d'immersion changé au bout de 3 jours (parce que c'était un modèle d'exposition, donc complètement détraqué et aussi étanche que du papier toilette), des exercices, des pressions, des manomètres, du sel sur la peau, des coups de soleil qui me font ressembler à un homard cuit et pas mal de debriefings avec les surfers, j'ai enfin mon niveau 2 de plongée subaquatique! Ce qui me permet de faire des balades en autonomie avec mon cousin, qui l'a passé avec moi, à 20m de profondeur!
Note intéressante: TOUTES les plongées que le club nous a fait faire étaient, je cite, "l'une des plus belles plongées de la rade de Marseille".
Dernière chose: ruez-vous au ciné voir The Dark Knight, de Christopher Nolan. Non seulement Maggie Gyllenhaal (Rachel Dawe, autrefois Katie Holmes: pas une grosse perte) joue dedans (ce qui est déjà garantie d'un film de qualité), mais en plus le film est carrément génial. Feu Heath Ledger campe un Joker tout simplement parfait, psychotique et impitoyable à souhait, qui parvient sans trop de mal à occulter la performance pourtant réputée indétrônable de Jack Nicholson dans le film de Tim Burton. Michael Caine (Alfred), Morgan Freeman (Lucius Fox) et Gary Oldman (Jim Gordon) sont également géniaux, et Christian Bale (Bruce Wayne), bien que ne collant pas vraiment à l'image que je me faisais de Batman, reste cependant tout à fait convainquant. L'histoire est haletante, le film magnifiquement filmé, les effets spéciaux sublimes et les acteurs plus que bons. Mention spéciale à Aaron Eckhart, alias Harvey Dent, alias Double-Face, parfait en procureur zélé qui s'effondre et passe du statut de chevalier blanc à celui de meurtrier dérangé avide de justice et de hasard. Une continuité de Batman Begins qui transcende le premier film, déjà franchement éclatant. 19/20.
A part ça, j'ai sommeil.
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
dimanche 31 août 2008
vendredi 18 juillet 2008
Billet made in Corrèze
Hi haaaaaaan! Cocoricoooooooo!!
Mon réveil matin (à 6h sinon c'est pas drôle)
En direct de Corrèze, je mets à jour mon blog. Saluez l'exploit. Car c'est un exploit. Si. Passer quatorze minutes pour parvenir à se connecter avec le vieux 56k-qui-fait-que-du-33k, c'est un exploit, ne vous en déplaise.
Allez, je mets à jour les péripéties de mon existence passionnante (d'ailleurs c'est marrant, tous les blogueurs disent ça à un moment ou un autre: que leur existence est passionnante, d'un ton ironique bien sur, pour bien montrer qu'ils n'en pensent rien mais que, hein, ça le fait de le dire).
J'ai donc quitté le Sud il y a un peu plus d'une semaine. Mais juste avant ça, j'ai fait ma première plongée en milieu naturel. Avec mon oncle. Un peu plus d'une demie-heure dans un silence absolu, dans l'eau à 15° (j'étais le seul à ne pas avoir eu froid)(remarque moi j'ai fait la Manche en septembre steuplé, alors 15° c'est une température de tafiole)(y voulaient pas un pull non plus?), au milieu des coraux violets, des mérous, des poulpes et des poissons. Le pied intégral. Mais bon, comme notre mono est tombé malade le temps qu'on arrive sur le site (oui même les profs de plongée peuvent choper le mal de mer)(...tapette) on s'est mis à la bourre. Ce qui posait problème puisque je suis sorti du bateau à 12h05, et que je devais être à la gare de Marseille, changé, garé et prêt à monter dans le train, au plus tard à 12h55. Là, ceux qui n'ont jamais foutu les pieds à Marseille en été me diront "pouah, trop facile, c'est dans la même ville". Grave erreur. Marseille en été c'est le combo blaireau-de-touriste-qui-avance-pas-pour-profiter-du-paysage + feu rouge tous les douze mètres. Mais par un miracle absolu, j'y suis arrivé.
J'ai passé une heure enfermé dans le train à me laver dans le lavabo de la taille d'un cendrier, histoire de virer le sel et la sueur et moins donner envie aux gens de mon compartiment de descendre au prochain arrêt. Et après deux changements, je suis arrivé à La Rochelle. Mais au dernier changement, surprise: pour la première fois de ma vie, j'ai lié connaissance dans un train, avec une jolie jeune fille qui a à peu près les mêmes goûts littéraires que moi, qui fait de la plongée et qui a de l'humour. Et qui a un mec, bien sur, sinon c'est pas drôle.
Bref, à La Rochelle j'ai passé mon oral, les profs étaient plutôt emballés, résultat une semaine plus tard, les résultats: je suis pris! Donc si la confirmation par mail n'a pas foiré, l'an prochain c'est La Rochelle. Sinon Brest m'a pris aussi, mais dans le master recherche. D'ailleurs faut que je pense à me désister... Mais je préfère être certain que La Rochelle sait que je viens.
Après avoir visité la ville et l'aquarium (j'étais bloqué deux jours pour 10 minutes d'entretien), j'ai repris le train, deux changements et la Corrèze! Et là, depuis un peu plus d'une semaine, je bosse comme serveur/plongeur. Je ferais bien une bannière exprès, mais avec le 33k je doute pouvoir uploader. En plus y'a que 20h de forfait par moi, la loose.
C'est super sympa, cadre campagnard avec ânes, poules, chiens, oies, canards, tourterelles et... mouches, malheureusement (ben oui y'a des ânes), je me la pète ami des animaux en faisant se poser les tourterelles sur moi (avec des miettes de pain dans la main, mouahaha suis-je machiavélique), je fais du charme aux clientes pour qu'elles laissent des pourboires (en général ça marche pas, d'ailleurs), et je fais la vaisselle en écoutant mon oncle tonitruer des chansons en cuisinant (en particulier Brassens, il a la même voix que lui, je l'imagine revenu d'entre les morts en train de chanter adossé aux casseroles). D'ici peu, j'irai voir les dolmens et les ruines de la région, histoire de dire...
Bon c'est pas tout ça mais en fait le forfait file...
A plus tard (le mois prochain?) pour de nouvelles aventures!
A part ça, ce midi, une table de cinq et j'ai fini à 16h... connards de touristes!
Mon réveil matin (à 6h sinon c'est pas drôle)
En direct de Corrèze, je mets à jour mon blog. Saluez l'exploit. Car c'est un exploit. Si. Passer quatorze minutes pour parvenir à se connecter avec le vieux 56k-qui-fait-que-du-33k, c'est un exploit, ne vous en déplaise.
Allez, je mets à jour les péripéties de mon existence passionnante (d'ailleurs c'est marrant, tous les blogueurs disent ça à un moment ou un autre: que leur existence est passionnante, d'un ton ironique bien sur, pour bien montrer qu'ils n'en pensent rien mais que, hein, ça le fait de le dire).
J'ai donc quitté le Sud il y a un peu plus d'une semaine. Mais juste avant ça, j'ai fait ma première plongée en milieu naturel. Avec mon oncle. Un peu plus d'une demie-heure dans un silence absolu, dans l'eau à 15° (j'étais le seul à ne pas avoir eu froid)(remarque moi j'ai fait la Manche en septembre steuplé, alors 15° c'est une température de tafiole)(y voulaient pas un pull non plus?), au milieu des coraux violets, des mérous, des poulpes et des poissons. Le pied intégral. Mais bon, comme notre mono est tombé malade le temps qu'on arrive sur le site (oui même les profs de plongée peuvent choper le mal de mer)(...tapette) on s'est mis à la bourre. Ce qui posait problème puisque je suis sorti du bateau à 12h05, et que je devais être à la gare de Marseille, changé, garé et prêt à monter dans le train, au plus tard à 12h55. Là, ceux qui n'ont jamais foutu les pieds à Marseille en été me diront "pouah, trop facile, c'est dans la même ville". Grave erreur. Marseille en été c'est le combo blaireau-de-touriste-qui-avance-pas-pour-profiter-du-paysage + feu rouge tous les douze mètres. Mais par un miracle absolu, j'y suis arrivé.
J'ai passé une heure enfermé dans le train à me laver dans le lavabo de la taille d'un cendrier, histoire de virer le sel et la sueur et moins donner envie aux gens de mon compartiment de descendre au prochain arrêt. Et après deux changements, je suis arrivé à La Rochelle. Mais au dernier changement, surprise: pour la première fois de ma vie, j'ai lié connaissance dans un train, avec une jolie jeune fille qui a à peu près les mêmes goûts littéraires que moi, qui fait de la plongée et qui a de l'humour. Et qui a un mec, bien sur, sinon c'est pas drôle.
Bref, à La Rochelle j'ai passé mon oral, les profs étaient plutôt emballés, résultat une semaine plus tard, les résultats: je suis pris! Donc si la confirmation par mail n'a pas foiré, l'an prochain c'est La Rochelle. Sinon Brest m'a pris aussi, mais dans le master recherche. D'ailleurs faut que je pense à me désister... Mais je préfère être certain que La Rochelle sait que je viens.
Après avoir visité la ville et l'aquarium (j'étais bloqué deux jours pour 10 minutes d'entretien), j'ai repris le train, deux changements et la Corrèze! Et là, depuis un peu plus d'une semaine, je bosse comme serveur/plongeur. Je ferais bien une bannière exprès, mais avec le 33k je doute pouvoir uploader. En plus y'a que 20h de forfait par moi, la loose.
C'est super sympa, cadre campagnard avec ânes, poules, chiens, oies, canards, tourterelles et... mouches, malheureusement (ben oui y'a des ânes), je me la pète ami des animaux en faisant se poser les tourterelles sur moi (avec des miettes de pain dans la main, mouahaha suis-je machiavélique), je fais du charme aux clientes pour qu'elles laissent des pourboires (en général ça marche pas, d'ailleurs), et je fais la vaisselle en écoutant mon oncle tonitruer des chansons en cuisinant (en particulier Brassens, il a la même voix que lui, je l'imagine revenu d'entre les morts en train de chanter adossé aux casseroles). D'ici peu, j'irai voir les dolmens et les ruines de la région, histoire de dire...
Bon c'est pas tout ça mais en fait le forfait file...
A plus tard (le mois prochain?) pour de nouvelles aventures!
A part ça, ce midi, une table de cinq et j'ai fini à 16h... connards de touristes!
vendredi 27 juin 2008
Stress
"Le stress est le trac de celui qui ne monte jamais sur scène."
Stephanie de Monaco
Le stress est le mal du siècle. Enfin il paraît. En tous cas, c'est le mien.
Le stress, c'est le vilain pli dans les boyaux, l'impression que son coeur rate une pulsation ou que celle-ci est pleine de glace, l'estomac noué au sens propre, les tremblements incontrôlés et le besoin de, parfois, juste fermer les yeux adossé contre un mur et de prendre de grandes inspirations. Le flirt avec la panique, l'envie de tout envoyer bouler et de s'enfuir dans des pays tropicaux avec du sable, des palmiers et des madames toutes nues avec des colliers de fleur.
J'ai passé avec succès mes examens de M1, mon oral de stage, j'ai expédié plus ou moins dans les temps mes dossiers d'inscriptions aux facs pour l'an prochain, j'ai pris l'avion sans le rater pour aller en Espagne, je suis parvenu à communiquer là-bas malgré mes lacunes en espagnol (ah oui, je raconte vite fait: soleil écrasant, gens géniaux, ma S. adorée, alcool et nuits blanches: allez-y si vous êtes jeune et que vous avez la santé)... Que des choses qui me stressaient énormément, mais ça s'est dissipé une fois passé...
Là, j'étais dans une phase no-stress, hyper rare chez moi. Je profitais de mes souvenirs d'Espagne, je savourais le fait d'être en vacances pendant quelques semaines, d'avoir la piscine, les sorties, la famille, les potes, d'aller voir les Celtic Legends à Gardanne demain soir et de retrouver ma Puce...
Et ben non. C'était trop beau. Ce matin, mail, ding! "Monsieur, veuillez vous présenter le 8 juillet pour un oral de 5 minutes avec 5 minutes de questions pour vous présenter devant un jury d'enseignants chercheurs, pour votre entrée au M2 de La Roch*lle".
Ben tiens. J'avais deux semaines de liberté, ben non, il faut que je prépare un oral. Pour me présenter, en plus!! "Salut les gens, je m'appelle Moune, j'ai 22 piges, j'ai la classe et un corps de rêve, je vous fais un p'tit strip? Non, sûrs?"
Vais encore devoir me plonger dans mes CV et anticiper les questions qu'on va me poser, remettre le nez dans l'océano parce que c'est sûrement sur ça qu'on va me coincer, et me taper un trajet en train de douze heures pour passer 10 minutes dans une fac!!
Le tout en étant stressé depuis dix jours.
J'aime ma vie.
A part ça, j'ai fini mon deuxième livre. Libération!!
Stephanie de Monaco
Le stress est le mal du siècle. Enfin il paraît. En tous cas, c'est le mien.
Le stress, c'est le vilain pli dans les boyaux, l'impression que son coeur rate une pulsation ou que celle-ci est pleine de glace, l'estomac noué au sens propre, les tremblements incontrôlés et le besoin de, parfois, juste fermer les yeux adossé contre un mur et de prendre de grandes inspirations. Le flirt avec la panique, l'envie de tout envoyer bouler et de s'enfuir dans des pays tropicaux avec du sable, des palmiers et des madames toutes nues avec des colliers de fleur.
J'ai passé avec succès mes examens de M1, mon oral de stage, j'ai expédié plus ou moins dans les temps mes dossiers d'inscriptions aux facs pour l'an prochain, j'ai pris l'avion sans le rater pour aller en Espagne, je suis parvenu à communiquer là-bas malgré mes lacunes en espagnol (ah oui, je raconte vite fait: soleil écrasant, gens géniaux, ma S. adorée, alcool et nuits blanches: allez-y si vous êtes jeune et que vous avez la santé)... Que des choses qui me stressaient énormément, mais ça s'est dissipé une fois passé...
Là, j'étais dans une phase no-stress, hyper rare chez moi. Je profitais de mes souvenirs d'Espagne, je savourais le fait d'être en vacances pendant quelques semaines, d'avoir la piscine, les sorties, la famille, les potes, d'aller voir les Celtic Legends à Gardanne demain soir et de retrouver ma Puce...
Et ben non. C'était trop beau. Ce matin, mail, ding! "Monsieur, veuillez vous présenter le 8 juillet pour un oral de 5 minutes avec 5 minutes de questions pour vous présenter devant un jury d'enseignants chercheurs, pour votre entrée au M2 de La Roch*lle".
Ben tiens. J'avais deux semaines de liberté, ben non, il faut que je prépare un oral. Pour me présenter, en plus!! "Salut les gens, je m'appelle Moune, j'ai 22 piges, j'ai la classe et un corps de rêve, je vous fais un p'tit strip? Non, sûrs?"
Vais encore devoir me plonger dans mes CV et anticiper les questions qu'on va me poser, remettre le nez dans l'océano parce que c'est sûrement sur ça qu'on va me coincer, et me taper un trajet en train de douze heures pour passer 10 minutes dans une fac!!
Le tout en étant stressé depuis dix jours.
J'aime ma vie.
A part ça, j'ai fini mon deuxième livre. Libération!!
vendredi 13 juin 2008
Allez l'Irlande!
"Pog mo thoin!"
Réponse espérée de l'Irlande au référendum
Vous vous souvenez du référendum de 2005? La double baffe franco-néerlandaise au traité européen? A l'époque, on avait demandé l'avis du peuple, et après des résultats serrés en Espagne, la France et les Pays-Bas avaient enterré le traité: non.
Depuis, lespatrons dirigeants des pays européens ont baisé les électeurs contourné le problème en faisant adopter le texte par voie parlementaire. Ce qui signifie qu'au lieu de demander son avis au peuple et de tenir compte de la dernière fois où on l'a fait, les dirigeants européens ont demandé à leurs potes députés et sénateurs de voter le texte. On va pas se laisser emmerder par le peuple non plus hein, non mais oh, ils se prennent pour qui ces connards de pauvres?
On nous a demandé notre avis. On a dit non. Alors on a bidouillé trois virgules sur le texte, on a appelé ça "traité de Lisbonne" et on a redemandé leur avis... à nos élus, qui comme chacun sait sont d'une honnêteté irréprochable et qui ont avant tout à coeur de traduire l'opinion du peuple français plutôt que celle de leur parti... Ouais. On y croirait presque hein?
Sauf que, surprise, texte adopté à une large majorité. La gueule de la représentation du peuple français...
Mais heureusement, à quelques centaines de kilomètres de là, résiste encore et toujours un glorieux petit pays, qui de par sa constitution est obligé de demander son avis au peuple pour toute affaire européenne (d'ailleurs on devrait prendre exemple). L'Irlande a organisé un référendum, hier, dans l'anonymat le plus glauque, alors que toutes les informations étaient concentrées sur les choses véritablement importantes dans le monde, comme le foot ou les JO.
Sauf que les tondeurs de moutons semblent décidés à provoquer un petit tremblement de terre politique. Car le non semble, pour l'instant, largement en tête, et le camp du oui est en galère. Au pays où la bière se mâche (copyright Poulette), les seuls à pouvoir encore sauvegarder la véritable démocratie européenne sont sur le point de faire ce que tous les Européens attachés à la démocratie et à la liberté attendent: envoyer, une fois encore, bouler la constitution européenne.
Croisons les doigts et espérons que les Irlandais sauront traduire les craintes de toute l'Europe...
Epilogue ce soir.
Edit du soir: victoire du Non à 53%. Youhou!
La suite s'annonce intéressante, mais l'espoir est mince: Superprésident Sarko fera revoter le texte jusqu'à ce qu'il passe, ou enverra bouler l'Irlande... Quoi qu'il arrive, leur pourriture de texte finira par passer, au déni de la démocratie la plus élémentaire... Vive l'Europe tiens...
Réponse espérée de l'Irlande au référendum
Vous vous souvenez du référendum de 2005? La double baffe franco-néerlandaise au traité européen? A l'époque, on avait demandé l'avis du peuple, et après des résultats serrés en Espagne, la France et les Pays-Bas avaient enterré le traité: non.
Depuis, les
On nous a demandé notre avis. On a dit non. Alors on a bidouillé trois virgules sur le texte, on a appelé ça "traité de Lisbonne" et on a redemandé leur avis... à nos élus, qui comme chacun sait sont d'une honnêteté irréprochable et qui ont avant tout à coeur de traduire l'opinion du peuple français plutôt que celle de leur parti... Ouais. On y croirait presque hein?
Sauf que, surprise, texte adopté à une large majorité. La gueule de la représentation du peuple français...
Mais heureusement, à quelques centaines de kilomètres de là, résiste encore et toujours un glorieux petit pays, qui de par sa constitution est obligé de demander son avis au peuple pour toute affaire européenne (d'ailleurs on devrait prendre exemple). L'Irlande a organisé un référendum, hier, dans l'anonymat le plus glauque, alors que toutes les informations étaient concentrées sur les choses véritablement importantes dans le monde, comme le foot ou les JO.
Sauf que les tondeurs de moutons semblent décidés à provoquer un petit tremblement de terre politique. Car le non semble, pour l'instant, largement en tête, et le camp du oui est en galère. Au pays où la bière se mâche (copyright Poulette), les seuls à pouvoir encore sauvegarder la véritable démocratie européenne sont sur le point de faire ce que tous les Européens attachés à la démocratie et à la liberté attendent: envoyer, une fois encore, bouler la constitution européenne.
Croisons les doigts et espérons que les Irlandais sauront traduire les craintes de toute l'Europe...
Epilogue ce soir.
Edit du soir: victoire du Non à 53%. Youhou!
La suite s'annonce intéressante, mais l'espoir est mince: Superprésident Sarko fera revoter le texte jusqu'à ce qu'il passe, ou enverra bouler l'Irlande... Quoi qu'il arrive, leur pourriture de texte finira par passer, au déni de la démocratie la plus élémentaire... Vive l'Europe tiens...
lundi 26 mai 2008
Intolérance
"La tolérance, c'est la lâcheté du critique."
Démocrite
On me dit régulièrement que je suis intolérant. Et je crois que c'est vrai. Mais pas tout à fait quand même.
Il se trouve que je me considère comme un homme de goût. Qui a décidé ça? Ben moi, c'te question. J'aime mes goûts, donc mes goûts sont bons. Cherchez pas c'est comme ça, sinon va encore falloir que je passe deux plombes à vous expliquer par A+B pourquoi je suis largement et indubitablement supérieur à tous les autres êtres vivants de cette planète (sauf les pyracanthas, dont la résistance fourbe et déloyale est une injure à ma suprématie, mais passons), et ça va me fatiguer.
Bref, j'ai effectivement une confiance assez forte en mes propres goûts. Et quand quelque chose ne me plaît pas, j'ai tendance à le signifier. En général en des termes assez peu équivoques, genre "c'est d'la merde". Ce qui ne veut pas dire que je pense que les amateurs de ces choses qui sont en contradiction avec mon goût sont des abrutis en puissance qui ont la capacité esthétique d'un pot de chambre. Pour moi, ça veut dire "j'aime pas, prière de rester à distance de moi lorsque tu écoutes ce truc/regardes ce truc/lis ce truc/bouffe ce truc/whatever ce truc". Je déteste m'embarrasser de circonvolutions de langage du genre "je n'aime pas" ou "ça ne me plaît pas". J'économise ma salive, je dis "c'est naze". D'une part, c'est plus court, et ça donne tout de suite le ton, et d'autre part, ceux qui aiment, au lieu de dire "ah bon? pourtant y'a ça et ça qui sont sympa, j'aurais cru que ça te plairait, gna gna gna", froncent les sourcils et dans le meilleur des cas abandonnent la partie, dans d'autres moins sympathiques, genre "pff t'as aucun goût" (pauvre innocent, s'il savait...) mais quand même moins chiants que le débat destiné à me convaincre que y'a du bon dans le tas.
Au moins, mes positions sont claires dès le début. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez, tant que vous ne me l'imposez pas si je trouve ça pourri. C'est ma vision de la tolérance.
Pour votre culture, une liste non exhaustive des choses que je déteste:
Catégorie Musique
- Les musiques sur portable, n'importe lesquelles, des kékés dans le métro
- Le RnB avec les gugusses keubla avec les chaînes en or, les bagues, les turbans sous les casquettes, les grosses voitures brillantes, les danses ridicules et les madames à gros lolos (encore que, les nanas à gros lolos.........bref).
- Les commerciaux découverts par la télé plutôt que par le talent. Les losers de la Starac et de la Nouvelle Star entrent dans cette catégorie.
- Le rap. J'aime quand on chante. Parler sur de la musique c'est moche.
- La techno. Boum boum oumshti oumshti boum boum trzzzzrz uip uip. C'est pas mon trip. Du tout.
- Le metal. Là je vais pas me faire des potes, mais le metal m'agace. Remarque, pas tout. En fait, deux catégories de metal me sont particulièrement désagréables: celui où les chanteurs gueulent à se déchirer la gorge, et celui où la musique fait "artificielle", avec des synthétiseurs partout, si vous voyez ce que je veux dire...
- Je crois que pour résumer, j'aime la musique avec des instruments qui ne dépassent pas la modernité d'une guitare électrique ou d'une basse. Pas de boîtes à rythmes, de sons informatiques, de platines, de synthétiseurs, etc. Et la musique avec du chant. Pas des cris.
- Ah sinon, mention spéciale pour la quasi-totalité de la "nouvelle scène" de la chanson française: prière de fermer vos gueules. Du moins quand je suis là. Raphaël, Calogero, Renan Luce, Benabar, Thomas Fersen, Jeanne Cherhal, Miossec et la smala: vos-gueu-les. Y'a que Cali que je supporte, allez savoir pourquoi.
- Ah et puis le raï, aussi. Aucune trace de racisme ou autre là-dedans, mais le raï, ça me fout la migraine.
Catégorie Livres
- J'ai une grosse antipathie pour les auteurs de pavés indigestes comme Flaubert, Zola, Maupassant, Steinbeck et compagnie. Sauf Victor Hugo, le seul qui me fait décoller. La littérature au sens littéraire du terme, j'aime pas. Mais ce n'est pas la période qui me déplaît: j'aime bien les vieux bouquins genre Jules Verne, Arthur Conan Doyle et tout ça, ceux qui ont une imagination un peu plus débridée que la vie paysanne d'un notable et de sa femme dans un village paumé au nom imprononçable. Là normalement on me rétorque que c'est pas la même période, et je contre par un royal "rien à carrer".
- Sinon je suis ouvert à tout, à peu près: tant que les auteurs vendent du rêve ou de l'aventure, ils méritent d'être lus. Les livres, c'est pour s'évader. Plonger dans des grimoires obscurs pour en extraire au bout de six-cent pages le mal-être d'une société bourgeoise deshumanisée du milieu du XIXe siècle, c'est définitivement pas mon truc.
Catégorie Films
- J'ai du mal avec les blockbusters d'action pure, en particulier quand ils s'alimentent de choses que j'aime bien. Par exemple Troie est pour moi une daube innommable (malgré l'apparition de Brad Pitt en jupette, certes, vos gueules les filles). Je suis quand même assez eclectique, je ne refuse pas d'aller voir un film juste parce qu'il est hypermédiatisé et qu'il a un gros budget. Par exemple j'ai bien aimé King Kong, et j'aime aussi Pirates des Caraïbes ou le Seigneur des Anneaux.
- J'execre les comédies romantiques gnan-gnan, genre Coup de foudre à Notting Hill/Manhattan/Nobody Cares, Wyoming/Ersh El Falah (Ouzbékistan). En particulier quand Hugh Grand ou Richard Gere sont de la partie. Certes, j'ai quand même bien aimé 4 mariages et un enterrement, vu que c'était de l'humour anglais au vitriol à mi-mesure avec le romantisme gluant. Mais personne n'a jamais réussi à me faire regarder Love Actually, et à mon avis c'est pas demain la veille.
- Les vieux films "culte" des midinettes des 80's, genre Dirty Dancing, la Boum, la Boum 2 et compagnie... Comment dire... NON.
- Les films français "sérieux", en général, je les évite comme la peste. Parce que ça fleure le pathos et la philosophie de quadra post-soixante-huitarde, et ça me lourde. Là encore, des exceptions, rares: Ne le dis à personne, de Guillaume Canet (je peux pas encaisser l'acteur mais j'ai aimé le film, allez comprendre), par exemple, ou Amélie Poulain. Mais ça reste anecdotique.
- De manière générale, tout film où apparait Romain Duris, le pire acteur du monde.
- Pareil avec Mathilde Seigner.
Catégorie bouffe
- Endives = MAL
- Choux de Bruxelles = MAL²
- Carottes cuites: beuh
- De manière générale, tout ce qui sort de la mer: poissons (sauf cru), crustacés, fruits de mer...
- Pamplemousse
- Café
Voilà, maintenant vous savez à quoi vous attendre si vous me parlez d'une de ces catégories... Je suis peut-être intolérant, mais j'assume très bien.
Démocrite
On me dit régulièrement que je suis intolérant. Et je crois que c'est vrai. Mais pas tout à fait quand même.
Il se trouve que je me considère comme un homme de goût. Qui a décidé ça? Ben moi, c'te question. J'aime mes goûts, donc mes goûts sont bons. Cherchez pas c'est comme ça, sinon va encore falloir que je passe deux plombes à vous expliquer par A+B pourquoi je suis largement et indubitablement supérieur à tous les autres êtres vivants de cette planète (sauf les pyracanthas, dont la résistance fourbe et déloyale est une injure à ma suprématie, mais passons), et ça va me fatiguer.
Bref, j'ai effectivement une confiance assez forte en mes propres goûts. Et quand quelque chose ne me plaît pas, j'ai tendance à le signifier. En général en des termes assez peu équivoques, genre "c'est d'la merde". Ce qui ne veut pas dire que je pense que les amateurs de ces choses qui sont en contradiction avec mon goût sont des abrutis en puissance qui ont la capacité esthétique d'un pot de chambre. Pour moi, ça veut dire "j'aime pas, prière de rester à distance de moi lorsque tu écoutes ce truc/regardes ce truc/lis ce truc/bouffe ce truc/whatever ce truc". Je déteste m'embarrasser de circonvolutions de langage du genre "je n'aime pas" ou "ça ne me plaît pas". J'économise ma salive, je dis "c'est naze". D'une part, c'est plus court, et ça donne tout de suite le ton, et d'autre part, ceux qui aiment, au lieu de dire "ah bon? pourtant y'a ça et ça qui sont sympa, j'aurais cru que ça te plairait, gna gna gna", froncent les sourcils et dans le meilleur des cas abandonnent la partie, dans d'autres moins sympathiques, genre "pff t'as aucun goût" (pauvre innocent, s'il savait...) mais quand même moins chiants que le débat destiné à me convaincre que y'a du bon dans le tas.
Au moins, mes positions sont claires dès le début. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez, tant que vous ne me l'imposez pas si je trouve ça pourri. C'est ma vision de la tolérance.
Pour votre culture, une liste non exhaustive des choses que je déteste:
Catégorie Musique
- Les musiques sur portable, n'importe lesquelles, des kékés dans le métro
- Le RnB avec les gugusses keubla avec les chaînes en or, les bagues, les turbans sous les casquettes, les grosses voitures brillantes, les danses ridicules et les madames à gros lolos (encore que, les nanas à gros lolos.........bref).
- Les commerciaux découverts par la télé plutôt que par le talent. Les losers de la Starac et de la Nouvelle Star entrent dans cette catégorie.
- Le rap. J'aime quand on chante. Parler sur de la musique c'est moche.
- La techno. Boum boum oumshti oumshti boum boum trzzzzrz uip uip. C'est pas mon trip. Du tout.
- Le metal. Là je vais pas me faire des potes, mais le metal m'agace. Remarque, pas tout. En fait, deux catégories de metal me sont particulièrement désagréables: celui où les chanteurs gueulent à se déchirer la gorge, et celui où la musique fait "artificielle", avec des synthétiseurs partout, si vous voyez ce que je veux dire...
- Je crois que pour résumer, j'aime la musique avec des instruments qui ne dépassent pas la modernité d'une guitare électrique ou d'une basse. Pas de boîtes à rythmes, de sons informatiques, de platines, de synthétiseurs, etc. Et la musique avec du chant. Pas des cris.
- Ah sinon, mention spéciale pour la quasi-totalité de la "nouvelle scène" de la chanson française: prière de fermer vos gueules. Du moins quand je suis là. Raphaël, Calogero, Renan Luce, Benabar, Thomas Fersen, Jeanne Cherhal, Miossec et la smala: vos-gueu-les. Y'a que Cali que je supporte, allez savoir pourquoi.
- Ah et puis le raï, aussi. Aucune trace de racisme ou autre là-dedans, mais le raï, ça me fout la migraine.
Catégorie Livres
- J'ai une grosse antipathie pour les auteurs de pavés indigestes comme Flaubert, Zola, Maupassant, Steinbeck et compagnie. Sauf Victor Hugo, le seul qui me fait décoller. La littérature au sens littéraire du terme, j'aime pas. Mais ce n'est pas la période qui me déplaît: j'aime bien les vieux bouquins genre Jules Verne, Arthur Conan Doyle et tout ça, ceux qui ont une imagination un peu plus débridée que la vie paysanne d'un notable et de sa femme dans un village paumé au nom imprononçable. Là normalement on me rétorque que c'est pas la même période, et je contre par un royal "rien à carrer".
- Sinon je suis ouvert à tout, à peu près: tant que les auteurs vendent du rêve ou de l'aventure, ils méritent d'être lus. Les livres, c'est pour s'évader. Plonger dans des grimoires obscurs pour en extraire au bout de six-cent pages le mal-être d'une société bourgeoise deshumanisée du milieu du XIXe siècle, c'est définitivement pas mon truc.
Catégorie Films
- J'ai du mal avec les blockbusters d'action pure, en particulier quand ils s'alimentent de choses que j'aime bien. Par exemple Troie est pour moi une daube innommable (malgré l'apparition de Brad Pitt en jupette, certes, vos gueules les filles). Je suis quand même assez eclectique, je ne refuse pas d'aller voir un film juste parce qu'il est hypermédiatisé et qu'il a un gros budget. Par exemple j'ai bien aimé King Kong, et j'aime aussi Pirates des Caraïbes ou le Seigneur des Anneaux.
- J'execre les comédies romantiques gnan-gnan, genre Coup de foudre à Notting Hill/Manhattan/Nobody Cares, Wyoming/Ersh El Falah (Ouzbékistan). En particulier quand Hugh Grand ou Richard Gere sont de la partie. Certes, j'ai quand même bien aimé 4 mariages et un enterrement, vu que c'était de l'humour anglais au vitriol à mi-mesure avec le romantisme gluant. Mais personne n'a jamais réussi à me faire regarder Love Actually, et à mon avis c'est pas demain la veille.
- Les vieux films "culte" des midinettes des 80's, genre Dirty Dancing, la Boum, la Boum 2 et compagnie... Comment dire... NON.
- Les films français "sérieux", en général, je les évite comme la peste. Parce que ça fleure le pathos et la philosophie de quadra post-soixante-huitarde, et ça me lourde. Là encore, des exceptions, rares: Ne le dis à personne, de Guillaume Canet (je peux pas encaisser l'acteur mais j'ai aimé le film, allez comprendre), par exemple, ou Amélie Poulain. Mais ça reste anecdotique.
- De manière générale, tout film où apparait Romain Duris, le pire acteur du monde.
- Pareil avec Mathilde Seigner.
Catégorie bouffe
- Endives = MAL
- Choux de Bruxelles = MAL²
- Carottes cuites: beuh
- De manière générale, tout ce qui sort de la mer: poissons (sauf cru), crustacés, fruits de mer...
- Pamplemousse
- Café
Voilà, maintenant vous savez à quoi vous attendre si vous me parlez d'une de ces catégories... Je suis peut-être intolérant, mais j'assume très bien.
lundi 19 mai 2008
Il s'en passe des choses dans ma vie...
"Pierre qui roule est dangereuse pour la santé de ceux qui sont en dessous."
Proverbe piémontais
Ah mes amis, que de nouvelles à vous raconter!
Bon, d'abord, la partie critique d'art: je suis allé trois fois au ciné ce week end, semaine UGC à 3€ oblige. J'ai donc vu:
Bataille à Seattle: premier film de Stuart Townsend, alias Lestat dans le navet sans nom qu'est la Reine des Damnés. Un docu-fiction sur les émeutes qui ont secoué la ville en 1999, lors d'une conférence de l'OMC. Un brûlot engagé, militant et passablement dénué d'objectivité, mais vu que je suis du côté de ceux à qui s'adresse en priorité ce film, à savoir les altermondialistes écolos rêveurs et militants, ça m'a quand même bien plu. Le film se fait du point de vue de plusieurs personnages: quatre militants (l'écolo black sauveur de tortues, l'étudiante en droit contrainte de sortir ses potes de prison, la militante intransigeante et le meneur charismatique au passé sombre), un CRS, sa femme enceinte prise dans les affrontements, un casseur de la police infiltré parmi les manifestants, un couple de journalistes, le maire de Seattle dépassé par les événements, un délégué de l'Afrique Noire et un french doctor délégué de MSF (ça ne vous rappelle pas un certain Bernard K., vous?). Nerveux, énergique, je ne me suis pas ennuyé une seconde et le message est totalement passé: un autre monde est possible, à condition de se battre pour. Evidemment ça risque de ne pas plaire aux cyniques désabusés ou aux ahuris qui croient encore à la bonté de l'OMC envers les pays pauvres, mais qu'importe, j'espère qu'il n'y en a pas sur mon blog.
17/20
Cleaner: un ancien flic devenu patron d'une entreprise de nettoyage de scènes de crimes (Samuel Lee Jackson) se fait piéger et nettoie un meurtre qui n'a pas été rapporté à la police. Une idée originale, bien exploitée pendant la première moitié du film, haletante, décalée et plutôt drôle, qui sombre lamentablement dans le cliché le plus convenu dans la seconde moitié et se termine en flop. Dommage.
11/20
Jackpot: Jack vient de se faire virer par son propre père. Joy vient de se faire plaquer par son petit ami, alors qu'elle l'amenait chez elle pour une fête d'anniversaire surprise. Pour oublier leurs déboires, ils se retrouvent à Las Vegas, où une soirée très animée et très alcoolisée les conduit à se marier. Le lendemain, le divorce à l'amiable est de mise, mais Jack joue une pièce appartenant à Joy dans une machine à sous, et gagne 3 millions. Jack refuse de partager, Joy s'accroche, le juge tranche: mariage forcé de 6 mois, puis partage des gains si le couple tient. Les deux tourtereaux se détestent et rivalisent d'inventivité pour pousser l'autre à la faute ou à l'abandon. Une comédie très drôle (malheureusement vue en français), certes pas très originale mais qui m'a fait passer un excellent moment.
15/20
Voilà, ça c'est fait.
Sinon je suis en phase de rédaction de mon rapport de stage. Je dois avoir fini vendredi dernier délai. Et mes résultats, mes notes et mon rapport son un bordel innommable. 4 jours en enfer, ça commence dès demain (enfin ça a déjà commencé aujourd'hui mais c'est fini, donc...)
Et à part ça, THE new, en priant profondément pour qu'elle ne trouve pas l'adresse de mon blog: je compte quitter ma copine. Parce qu'après un mois, je ne ressens rien de plus qu'une vague affection. Parce que je cherche la bonne, et qu'elle ne l'est pas. Parce que je ne veux pas lui faire perdre son temps, et je ne veux pas perdre le mien. Parce que, sans doute un peu, aussi, je me sens mal de ne pas pouvoir lui rendre ses sentiments. Parce que j'ai l'impression de jouer un rôle, et je n'en peux plus. Parce que j'ai été bien avec elle et je lui dois la vérité.
Ca va se terminer. Très bientôt. C'est comme ça.
A part ça... pffffffffffffffffffffffffffffffff monde de merde.
Proverbe piémontais
Ah mes amis, que de nouvelles à vous raconter!
Bon, d'abord, la partie critique d'art: je suis allé trois fois au ciné ce week end, semaine UGC à 3€ oblige. J'ai donc vu:
Bataille à Seattle: premier film de Stuart Townsend, alias Lestat dans le navet sans nom qu'est la Reine des Damnés. Un docu-fiction sur les émeutes qui ont secoué la ville en 1999, lors d'une conférence de l'OMC. Un brûlot engagé, militant et passablement dénué d'objectivité, mais vu que je suis du côté de ceux à qui s'adresse en priorité ce film, à savoir les altermondialistes écolos rêveurs et militants, ça m'a quand même bien plu. Le film se fait du point de vue de plusieurs personnages: quatre militants (l'écolo black sauveur de tortues, l'étudiante en droit contrainte de sortir ses potes de prison, la militante intransigeante et le meneur charismatique au passé sombre), un CRS, sa femme enceinte prise dans les affrontements, un casseur de la police infiltré parmi les manifestants, un couple de journalistes, le maire de Seattle dépassé par les événements, un délégué de l'Afrique Noire et un french doctor délégué de MSF (ça ne vous rappelle pas un certain Bernard K., vous?). Nerveux, énergique, je ne me suis pas ennuyé une seconde et le message est totalement passé: un autre monde est possible, à condition de se battre pour. Evidemment ça risque de ne pas plaire aux cyniques désabusés ou aux ahuris qui croient encore à la bonté de l'OMC envers les pays pauvres, mais qu'importe, j'espère qu'il n'y en a pas sur mon blog.
17/20
Cleaner: un ancien flic devenu patron d'une entreprise de nettoyage de scènes de crimes (Samuel Lee Jackson) se fait piéger et nettoie un meurtre qui n'a pas été rapporté à la police. Une idée originale, bien exploitée pendant la première moitié du film, haletante, décalée et plutôt drôle, qui sombre lamentablement dans le cliché le plus convenu dans la seconde moitié et se termine en flop. Dommage.
11/20
Jackpot: Jack vient de se faire virer par son propre père. Joy vient de se faire plaquer par son petit ami, alors qu'elle l'amenait chez elle pour une fête d'anniversaire surprise. Pour oublier leurs déboires, ils se retrouvent à Las Vegas, où une soirée très animée et très alcoolisée les conduit à se marier. Le lendemain, le divorce à l'amiable est de mise, mais Jack joue une pièce appartenant à Joy dans une machine à sous, et gagne 3 millions. Jack refuse de partager, Joy s'accroche, le juge tranche: mariage forcé de 6 mois, puis partage des gains si le couple tient. Les deux tourtereaux se détestent et rivalisent d'inventivité pour pousser l'autre à la faute ou à l'abandon. Une comédie très drôle (malheureusement vue en français), certes pas très originale mais qui m'a fait passer un excellent moment.
15/20
Voilà, ça c'est fait.
Sinon je suis en phase de rédaction de mon rapport de stage. Je dois avoir fini vendredi dernier délai. Et mes résultats, mes notes et mon rapport son un bordel innommable. 4 jours en enfer, ça commence dès demain (enfin ça a déjà commencé aujourd'hui mais c'est fini, donc...)
Et à part ça, THE new, en priant profondément pour qu'elle ne trouve pas l'adresse de mon blog: je compte quitter ma copine. Parce qu'après un mois, je ne ressens rien de plus qu'une vague affection. Parce que je cherche la bonne, et qu'elle ne l'est pas. Parce que je ne veux pas lui faire perdre son temps, et je ne veux pas perdre le mien. Parce que, sans doute un peu, aussi, je me sens mal de ne pas pouvoir lui rendre ses sentiments. Parce que j'ai l'impression de jouer un rôle, et je n'en peux plus. Parce que j'ai été bien avec elle et je lui dois la vérité.
Ca va se terminer. Très bientôt. C'est comme ça.
A part ça... pffffffffffffffffffffffffffffffff monde de merde.
mercredi 7 mai 2008
Ma vie est passionnante
"Les femmes sont comme les greniers : elles doivent être aérées pour ne pas trop prendre la poussière."
Edmond Rostand
Sous la pression des édiles, je me livre pieds et poings liés à ce blog.
Non parce que ça gueule, comme quoi soi-disant je ne donnerais plus de nouvelles. Ce qui n'est pas totalement faux. Mais contrairement à ce que l'on pourrait (facilement) croire, ce n'est pas parce que j'ai quitté le monde merveilleux du célibat que mes pensées et mes journées sont trop remplies pour songer à blogger un peu. Non non.
Alors certes, j'ai une copine. Certes, ça pourrait faire la couverture de Voici ou de Gala tellement tout le monde attendait ça avec une impatience non dissimulée. Certes, les marchands de forfaits mobiles se frottent les mains quand vient le moment deruiner son forfait s'appeler le soir, car ainsi font les couples. Certes, mon banquier menace de tuer mon chat si je continue à faire le mec galant et à offrir toutes les sorties (d'ailleurs j'aurais à redire au sujet de cette soi-disant parité, mesdames... bande d'hypocrites va). Certes, je dors un peu moins ces derniers temps, et me sens pourtant un peu plus léger (je sais, je suis un gentleman, j'ai l'art et la manière de tourner les phrases, etc.). Certes.
Sauf que, ah ah, et voilà la grande révélation finale, ce n'est pas pour ça que je n'ai pas mis à jour mon blog. C'est parce que le net à la station marine a été coupé ces dernières semaines, et qu'on ne l'a retrouvé qu'hier. Wala. Et toc pour les romantico-gluants qui me pensaient occupé à roucouler béatement.
Bon, maintenant que je suis là, quelques news. J'ai passé le dernier week-end à Lille, à squatter chez la Poulette, à la corrompre et à la distraire de ses révisions en lui mettant entre les mains un jeu vidéo à la Diablo 2 (quand on sait à quel point elle est addicted de Diablo, on cerne tout de suite ma fourberie innommable), à boire une bière avec C. et E. en traitant fermement tous les lâcheurs qui ne sont pas venus pour cause de "fatigue" (un samedi soir, non mais vraiment...) de petits slips, et à me balader au parc de la Citadelle pour revoir le kookabura et manger une glace à l'italienne à la framboise (qui est, est-il besoin de le rappeler, la meilleure glace au monde), main dans la main avec ma douce et tendre.
Cette semaine, relâche: je dors à l'hôtel pour cause d'invasion de Belges à la station marine, je me pointe entre 10h et 11h le matin, et demain matin tôt je me casse pour 5 jours de vacances dans le sud, ah mais. Quand on me sucre mes vacances de Pâques, je me venge.
A part ça, mon rapport avance... peu à peu.
Edmond Rostand
Sous la pression des édiles, je me livre pieds et poings liés à ce blog.
Non parce que ça gueule, comme quoi soi-disant je ne donnerais plus de nouvelles. Ce qui n'est pas totalement faux. Mais contrairement à ce que l'on pourrait (facilement) croire, ce n'est pas parce que j'ai quitté le monde merveilleux du célibat que mes pensées et mes journées sont trop remplies pour songer à blogger un peu. Non non.
Alors certes, j'ai une copine. Certes, ça pourrait faire la couverture de Voici ou de Gala tellement tout le monde attendait ça avec une impatience non dissimulée. Certes, les marchands de forfaits mobiles se frottent les mains quand vient le moment de
Sauf que, ah ah, et voilà la grande révélation finale, ce n'est pas pour ça que je n'ai pas mis à jour mon blog. C'est parce que le net à la station marine a été coupé ces dernières semaines, et qu'on ne l'a retrouvé qu'hier. Wala. Et toc pour les romantico-gluants qui me pensaient occupé à roucouler béatement.
Bon, maintenant que je suis là, quelques news. J'ai passé le dernier week-end à Lille, à squatter chez la Poulette, à la corrompre et à la distraire de ses révisions en lui mettant entre les mains un jeu vidéo à la Diablo 2 (quand on sait à quel point elle est addicted de Diablo, on cerne tout de suite ma fourberie innommable), à boire une bière avec C. et E. en traitant fermement tous les lâcheurs qui ne sont pas venus pour cause de "fatigue" (un samedi soir, non mais vraiment...) de petits slips, et à me balader au parc de la Citadelle pour revoir le kookabura et manger une glace à l'italienne à la framboise (qui est, est-il besoin de le rappeler, la meilleure glace au monde), main dans la main avec ma douce et tendre.
Cette semaine, relâche: je dors à l'hôtel pour cause d'invasion de Belges à la station marine, je me pointe entre 10h et 11h le matin, et demain matin tôt je me casse pour 5 jours de vacances dans le sud, ah mais. Quand on me sucre mes vacances de Pâques, je me venge.
A part ça, mon rapport avance... peu à peu.
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