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jeudi 12 février 2009

C'est la guerre.

"Mieux vaut prévenir que guérir!"
Un connard sur LCU.fr (et je n'invente même pas)


Ça faisait un moment que j'avais laissé tomber les coups de gueule. Mais là, il va falloir s'y remettre un coup.

D'abord, deux articles. Je vous donne des articles de LCU.fr, donc des articles partiaux, de mauvaise foi et en forme de léchage de pompes de notre cher gouvernement.

Le premier, . Lieu: Marciac, Gers.
Le second, . Lieu: Arthez-de-Béarn, Pyrénées-Atlantiques.

Pourquoi vous donner des articles d'une source journalistique dont j'apprécie peu la qualité, me demanderez-vous? Par soucis d'honnêteté: si même les chiens du pouvoir en parlent, alors c'est que l'information ne peut tout simplement pas être mise de côté comme si elle n'existait pas, ou comme si c'était une manigance de sale rouge syndicaliste visant l'intégrité de notre bon gouvernement. LCU.fr, c'est une des branches de TF1. Donc des reluiseurs de pompes. What else?

Pour ceux qui auraient la flemme de lire, je résume. Dans un collège, donc dans un établissement PUBLIC où les gens mettent leurs gosses pour étudier librement, des opérations policières sont menées. Pas le genre "on va vous expliquer le métier de la police". Le genre où on fait rentrer des bergers allemands dans les classes, on interrompt les cours, on terrorise les élèves et on fait subir des fouilles au corps sur des gamines de 13 ans. Oui, c'est un témoignage.

Le gouvernement autorise et même approuve la tenue d'opérations policières dans des établissements où des gamins de 11 à 15 ans étudient. Pour trouver de la drogue, disent-ils. On terrorise des classes entières pour emmerder quatre mouflets un peu plus cons que la moyenne qui ont piqué un peu de shit à leur grand frère. On traumatise des gosses avec des chiens policiers pour démanteler des trafics d'héroïne dans des bahuts du Gers, où en général le trafic doit davantage tourner autour du confit d'oie, et dans les Pyrénées-Atlantique, où la drogue la plus forte doit être la feuille de clématite.

Voilà à quoi on paie les flics: faire des descentes dans les collèges, effrayer les mômes et sortir promener leurs clébards, sous couvert d'opérations policières de dissuasion. Voilà la politique du gouvernement. Alors ouais, peut-être qu'il y a de la drogue dans les collèges. Peut-être bien. Mais pour trouver une minorité, il faut traumatiser deux-cents élèves? Leur boulot, aux flics, ce serait pas de trouver QUI est le drogué, au lieu d'envoyer leurs chiens faire le boulot, en admettant encore qu'il y ait bel et bien de la drogue?

Détail amusant: aucun élève n'a été interpellé. Ou en tout cas, personne ne juge utile de le mentionner. Si personne n'a été interpellé sur LCU.fr, alors on peut facilement en déduire que l'opération n'a servi à rien. Enfin si, peut-être à une chose. Tous les élèves sont traumatisés, mais pas contre la drogue. Tous savent maintenant que les flics sont des gros cons et ceux qui les envoient des paranoïaques stupides. Comment redonner confiance en la justice et la police de notre pays?

La drogue dans les collèges, une priorité? Foutage de gueule. Envoyez les flics enrayer les trafics internationaux, faites-leur faire des études de criminologie, là ok, éventuellement ils serviront à quelque chose. Mais qu'on tombe sur le râble de mômes à l'école comme s'il s'agissait d'une opération commando, c'est vraiment n'importe quoi.

Mais quand je vois les réactions des connards sur LCU.fr (juste après les articles, lisez donc), j'ai juste envie de les prendre un par un à coups de baffes. Mais ce ne serait pas constructif. Pourtant, ils semblent penser que la seule manière d'éviter la drogue chez la jeunesse est, je cite, de prendre la place des parents et de leur faire peur un bon coup. Voilà à quoi ressemble l'opinion publique qui lit LCU.fr. Voilà à quoi ressemblent ceux qui ont voté pour ce gouvernement qui envoie les flics dans les collèges pour choper trois fumeurs de joints au lieu de démanteler les cartels internationaux. Voilà, mes amis, la bêtise et l'aveuglement à l'état pur. On applaudit, tant de méchanceté et d'idiotie volontaire, ça ne s'invente pas.

Ca se subit.

Alors comme De Gaulle en 44, comme De Villepin, Ségo et Bayrou en 2007, je lance un appel. Appel à tous les abrutis qui pensent que l'éducation se fait par la répression, qui pensent que notre gouvernement fait ce qu'il faut et qui tolèrent que des gendarmes tripotent des gamines de 13 ans: merci d'aller vous pendre. Au moins, en 2012, quand on votera, on saura pourquoi le nabot n'est pas réélu.

Mais comme mon blog a le même rayonnement politique et le même impact que les manifestations, les multiples demandes au gouvernement à revoir sa copie et tout ce que les gens encore un peu courageux et attachés à la démocratie et au dialogue peuvent demander, à savoir aucun, je peux sans crainte aller me coucher dès maintenant. Si jamais on m'entend, on s'en foutra. Bienvenue en France, le pays de la démocratie et des droits de l'homme et du citoyen.

*tire sa révérence*

mercredi 28 janvier 2009

10 bonnes raisons de venir à... Am, stram, gram...

"J'ai la pression, bordel! Tu sais ce que c'est la pression??
- Tum tumtum tumtumtum tum...
- Exactement."
Démosthène et Aristote, dialogues.

Marine m'a taggé, cette sale fourbe. Donc maintenant je dois ranimer ce blog cadavérique quelques instants pour vous donner 10 raisons pour vous donner envie de venir dans ma ville.

Problème: je suis une sorte de gitan et j'ai habité et fréquenté ces cinq dernières années pas moins de sept villes et villages. A savoir, dans l'ordre, Pourcieux (Var), Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Marseille (Bouches-du-Rhône), Metz (Moselle), Lille (Nord), La Rochelle (Charentes-Maritimes) et un peu Saint-Privat (Corrèze), l'été, pour le travail au resto.

Donc, quelle ville vais-je choisir? Choix difficile...

Mais comme je suis plein d'abnégation, voilà ce que je vais faire: je vais faire les sept. Si si. Comme ça vous aurez plein de choix possibles pour les vacances. Quel ange ce Moune, pas vrai?

Allez c'est parti.

I. 10 bonnes raisons d'aller à Pourcieux

J'habite cet endroit depuis onze ans, dont trois à mi-temps. J'ai "grandi" ici, j'y ai passé mon adolescence, tout ça. Donc je le connais pas trop mal, ce village, même si je ne me suis jamais lié avec personne qui y habite... Alors, 10 raisons pour y venir...

1. Pourcieux est un village coincé entre trois massifs, la Sainte-Victoire, la Sainte-Beaume et le Mont Aurélien. Donc un paysage de rêve, si vous aimez les forêts touffues et les montagnes calcaires. Par ailleurs, la Sainte-Victoire est le paysage de Cézanne, si vous appréciez les croûtes de cet infâme scribouilleur.

2. C'est un point de départ idéal pour de belles balades, notamment la typique du coin, la Croix. C'est-à-dire escalader le Mont Aurélien pendant deux heures pour arriver à une croix en bois plantée tout en haut et voir toute la vallée du dessus. Beau point de vue si vous aimez les cartes postales.

3. Même si personnellement je ne suis pas accro, le village en lui-même est mignon, avec un lavoir, une église, des rues encaissées, de vieilles publicités pour des marques disparues depuis 50 ans des rayonnages peintes sur les murs... Préférez cependant une période d'alerte à la bombe ou de bombardements, ou la nuit, pour être certain de ne pas croiser les locaux.

4. Il y a deux abricotiers sauvages dont on peut manger les fruits en saison, ils n'appartiennent à personne et c'est vachement agréable quand il fait chaud.

5. C'est un village de chats. Il y en a toujours qui traînent un peu partout, notamment près du lavoir.

6. Pour les alcooliques amateurs de bon vin, le village possède deux caves à vin et une troisième se trouve à sa sortie. Des rosés très corrects et des vins de Provence parfois excellents (il paraît hein, moi j'aime pas trop le pinard).

7. Le docteur local est un chaman. Il a des livres d'astrologie et de radiesthésie dans sa bibliothèque, vend des cristaux relaxants, soigne tout à l'homéopathie, à l'acupuncture et aux massages et peut détecter la maladie sans vous toucher, en fermant les yeux et en passant la main au-dessus de votre ventre. C'est très rigolo et parfois, ça marche. A éviter cependant si vous êtes à l'agonie.

8. C'est dans le Var, donc il fait presque toujours beau. Là, par exemple, je peux sortir en T-shirt sans avoir trop froid.

9. Le village est loin des agglomérations, ce qui fait que la nuit, on voit les étoiles comme nulle part ailleurs. Mes meilleures nuits des étoiles filantes ont eu lieu à Pourcieux.

10. La mairie est de gauche et fait plein de trucs bien, genre financer en partie les voyages scolaires des jeunes ou insister sur le recyclage et le tri sélectif.

II. 10 bonnes raisons d'aller à Aix-en-Provence.

J'ai fait deux ans d'études là-bas et, sans y avoir habité, je connais bien la ville. Je pique des idées à Marine au passage, d'ailleurs.

1. C'est plein de gens rigolos dont on peut se moquer. Les vrais Aixois, par exemple, avec leurs fringues de riches et leur air affecté de noble ennuyé sont les plus nombreux et on a tellement envie de leur foutre des baffes que ça en devient marrant. Mais on trouve aussi pas mal de technopouffes, de kékés ou de rideaux gothiques, qui sont bien fendards aussi.

2. La bibliothèque Méjane est super. Les gros livres en métal à l'entrée sont très classe, et on trouve quasiment tout ce qu'on veut dedans.

3. Il y a un grand nombre de bars, boîtes, pubs et autres qui sont très sympa. Dans le tas, le Red Clover (pub irlandais) et l'Elfike (pub goth-fantasy aux super cocktails) sont mes préférés. A noter aussi, le Sunset Cafe pour danser.

4. Steel Factory, un super magasin de piercing au personnel très sérieux et très compétent malgré l'ambiance peut-être un peu flippante pour des parents qui viennent faire piercer leur fille au nombril...

5. Certains endroits touristiques sont très beaux, comme la Rotonde ou la place d'Albertas, notamment. Cette dernière est très sympa pour y enlacer sa dulcinée de nuit et lui susurrer des mots doux, tout ça. Très romantique. Donc sera forcément assaillie de blaireaux qui se croient originaux la nuit du 14 février.

6. Il y a deux librairies anciennes où on peut trouver plein de bouquins d'occasion, ainsi que des librairies de qualité sur le Cours Mirabeau et des magasins de BD Album. Pour un bouquinophage comme moi, c'est un peu la Terre Promise.

7. C'est cher. Très cher. Mais quand tu achètes un truc à Aix, tu te sens riche et un peu fou dans ta tête. C'est assez grisant, jusqu'à ce que tu reçoives ton relevé de comptes.

8. Les nuits sont belles. A condition d'éviter les kékés un peu débiles qui pullulent parfois en sortant du Mistral (= boîte de kékés et de pouffes, à éviter si vous tenez à votre âme), c'est toujours agréable de se promener la nuit dans Aix.

9. Le Parc Jourdan, idéal pour pique-niquer, sécher les cours et glander un bel après-midi de printemps. Il y a des écureuils, de l'herbe, des bancs et pas mal de silence. Parfois des guitares. Bref, le repaire des babacools de fac de lettres, et de tous les amateurs de tranquillité.

10. Le petit cinéma Rénoir, avec tous les films en VO et une ambiance intimiste.

III. 10 bonnes raisons d'aller à Marseille.

1. Les escaliers de la gare Saint-Charles. Ils sont très beaux.

C'est tout. Il n'y a pas d'autre bonne raison pour oser s'aventurer dans le cloaque putride qu'est Marseille. N'y allez pas. Jamais.

IV. 10 bonnes raisons d'aller à Metz.

1. Très belle ville. Architecture superbe, ville remplie de monuments, d'églises, de cathédrales, d'arcades, etc.

2. L'accent lorrain est super fendard. Les "r" un peu râpeux et les "o" à la place des "a", c'est vraiment incomparable.

3. Le Marché de Noël. Pardon, LES Marchés de Noël. Metz présente entre 3 et 5 marchés tous les ans, à différents endroits de la ville, et pas mal d'autres animations. C'est magnifique, le vin chaud est bon et pas cher, les spécialités locales sont excellentes, les artisans très doués, l'ambiance bon enfant, bref, Noël à Metz, à tenter, vraiment.

4. La nature autour de la ville, qui est un peu paumée dans la cambrousse, est superbe. Avis aux amateurs d'orchidées et d'oiseaux.

5. Le tri sélectif est très bien foutu, et tout le monde en ville l'applique.

6. On peut se promener juste au bord de la Moselle, et il y a une île au milieu de la rivière. On peut nourrir les cygnes et les foulques. C'est très classe.

7. Il neige tous les hivers. Sauf celui où j'y habitais, évidemment, mais si vous avez plus de chance que moi, ce qui n'est pas bien difficile, vous verrez de la neige.

8. Les gens de Metz tuent quiconque prononce Metz "Metz". Il faut prononcer "Mez". Et n'essayez pas d'amener l'argument "Biarritz", vous aggraveriez votre cas. J'ai toujours trouvé ça rigolo.

9. On peut faire des barbecues sauvages dans les résidences universitaires. En tous cas moi j'en ai fait un. C'est vachement fun.

10. Là-bas les filles ne boivent pas comme les filles d'ailleurs. Les cocktails mangue-goyave-malibu, c'est pour les mômes. Une fille de 1m55 enchaîne la vodka, le rhum et la tequila respectivement comme un Polonais, un pirate et un révolutionnaire mexicain. Et elle est à peine bourrée. Ca, c'est une vraie fille.

V. 10 bonnes raisons d'aller à Lille

1. La bière. La proximité de la Belgique et la tradition fait de Lille l'endroit idéal pour goûter de bonnes bières. Kwak, Karmeliet, Duvel, Cuvée des Trolls, Chimay bleue ou rouge, Angelus, Petrus, Chti... Que des bonnes bières, et facilement trouvables dans les bars!

2. A propos de bar... LE MAC EWANS!! Le meilleur bar de Lille, un choix de bière hallucinant, une excellente ambiance, tout le monde finit pote avec tout le monde à la fin de la soirée, des magiciens passent, etc. Que du bonheur!

3. L'ambiance est géniale. On peut sortir tout bourré d'un bar à 3h du mat' et traverser la ville sans se faire emmerder, en déconnant avec les autres gens tous bourrés ou en se faisant inviter par des gens qu'on connaît pas dans des fêtes, des bars ou parfois à les embrasser (par des gens du même sexe, je vous préviens).

4. La ville est magnifique. Les beffrois, la gare Lille Flandres, les maisons en brique rouge, l'opéra, le théâtre, la Grand'Place...

5. Les meilleurs kébabs du monde sont étaient à Lille. Je pense au regretté Planète Bleu, ou au toujours présent Anatolie, mais tous les kébabs lillois ou presque sont bons.

6. Il y a des concerts, des spectacles, des manifestations toutes les semaines. On sait toujours quoi faire à Lille.

7. Les gens sont chaleureux et conviviaux, comme dans "Bienvenue chez les Ch'tis" mais sans l'accent.

8. Je ne pouvais pas faire autrement: à cent bornes à l'ouest, y'a WIMEREUX!! Une station balnéaire du Pas-de-Calais où j'ai appris que les étudiants en océanologie sont les plus détraqués et fêtards de tous... A visiter, même sobre, ça vaut le coup!

9. La cuisine du Nord, comme le Welsh (pain-jambon-bière-fromage-oeuf, oui oui tout mélangé), la tarte au maroilles, les frites, les moules pour ceux qui aiment, et le Vieux Lille, le fromage qui réveille les morts et empêche de se trouver une nana pour les six mois suivant son ingestion, mais qui est trop bon.

10. Si vous n'avez pas fait la Braderie de Lille une fois dans votre vie, considérez que vous avez raté votre existence toute entière.

VI. 10 bonnes raisons d'aller à La Rochelle

1. Il y a la MER!

2. L'un des transports en commun est un bateau.

3. Il y a la MER!

4. Il y a des tours et des phares partout, et le centre-ville fait un peu moyenâgeux.

5. Il y a la MER!

6. On peut se la péter en abrégeant La Rochelle en LR, comme Los Angeles en LA, ouais, la classe!

7. Il y a la MER!

8. Ils font des caramels au beurre salé et des glaces au beurre salé.

9. Il y a la MER!

10. L'aquarium de La Rochelle est très bien fourni et très classe.

VII. 10 raisons d'aller à Saint-Privat

1. Le calme. C'est caaaaaaalme. Tranquille. Peinard. Over-relaxation.

2. La nature. Des arbres, des champs-comme-quand-on-était-petits-à-la-campagne, des vaches, des cascades, des rivières, du vert partout, des forêts qu'on voit pas la fin...

3. Le village est mignon, bien que sans plus. Mais pas loin, il y a Collonges-la-Rouge, THE village de caractère, magnifique, moyenâgeux, plein d'artisans et de spécialités locales.

4. En Corrèze, la cuisine locale est à base de châtaignes, de champignons et de magrets de canard. What else?

5. Y'a pratiquement pas moyen d'avoir internet ou un réseau téléphonique portable valable. Donc pour se reposer de la technologie, c'est l'idéal.

6. Il neige dès octobre.

7. Le fromage. Il y a une fromagerie de ouf à deux pas de là, où on peut acheter du Saint-Nectaire, du Cantal vieux, jeune, moyen, de la fourme et tout et tout... Rhaaaa lovely!!

8. Les gens sont très gentils, serviables, etc. Une boulangère m'a laissé téléphoner, m'a trouvé du poisson et des trucs que j'avais pas trouvé ailleurs, bref, des perles.

9. Pour les Bobos, c'est rempli d'"ârtistes qui viennent se mettre au vâert". Extrêmement pénibles à servir au resto mais pour bavarder avec des peintres et des sculpteurs c'est cool.

10. Y'a personne ou presque. Endroit parfait pour les misanthropes.

Voilà voilà... allez, je refile la patate chaude à l'Autruche, la Poulette, la couzine et ma frangine. Hop!

mardi 13 janvier 2009

Résumé

"Bonne année, bonne santé!"
Les habitants d'Hiroshima, le 1er janvier 1945

Ouais, je sais, ça fait un (long) moment. Vous avez tous été déçus de mon abandon de ce blog et avez tous migré, comme de sales fennecs que vous êtes, sur d'autres blogs autrement mieux tenus et plus réguliers que celui-ci, voire (on ne sait jamais) plus intéressants. Ce que je peux comprendre.

Ce n'est pas dit que je revienne régulièrement. A vrai dire, en ce moment, bloguer ne m'amuse plus. Je ne vois plus l'intérêt de passer des coups de gueule ou de raconter ma vie alors que ça ne sera lu que par quelques trois fantômes qui l'oublieront aussitôt lu. Mais bon.

Alors un petit résumé de ma vie depuis mon dernier post du 30 novembre.
- J'ai terminé et rendu mes dossiers.

- J'ai passé une demi-douzaine d'oraux.

- Je me suis enfin vaguement lié d'amitié avec les gens de La Rochelle, ce qui m'a rendu triste de les quitter, évidemment.

- J'ai fait découvrir le grog aux Rochellais.

- J'ai visité une criée (là où les gens achètent le poisson en gros) à 5h du matin.

- J'ai passé 8h dans un train, dont 5 à côté d'une jolie jeune demoiselle (première fois que ça m'arrive, d'habitude je me tape des cadres en costard qui semblent penser que les cheveux longs sont contagieux, ou des gros qui se mettent à ronquer au bout de deux minutes et qui me bloquent l'accès aux toilettes)(mais comme, blaireau que je suis, je m'étais imposé une nuit blanche pour pouvoir dormir dans le train et ne pas remarquer les blaireaux en question, je n'ai même pas engagé la conversation avec la demoiselle citée plus haut)

- J'ai fêté Noël, et j'ai reçu environ 15 livres, de quoi tenir un mois ou deux côté lecture...

- Je suis allé une journée au ski, rhaaa putain ça fait du bien!!

- J'ai fêté le Jour de l'An, raclette-pinard, j'ai chanté Go Your Own Way (et Tokio Hotel, aussi, il paraît, mais je m'en souviens pas) sur Guitar Heroe et me suis lamentablement endormi de 2h à 5h.

- J'ai cherché desespérément des stages, sans grand succès...

- J'ai vu Twilight, le film vampires/adolescents/amour... Ma critique: NAC. A traduire, au choix, par "Nul A Chier" ou "Never Again Chicks".

- J'ai fait un certain nombre de cauchemars, normal, Morphée me hait.

- J'ai découvert le magasin Metro, appelé aussi "l'Enclave du Paradis sur Terre", avec des bières, des bonbons et de la bouffe pas cher du tout et vendu en gros (devinez qui est rentré avec 4 bouteilles d'Angel*s et trois cartons de Pag*?)

- J'ai fait les soldes. A la manière d'un mec donc, à savoir une heure trente pour acheter quatre pantalons, une veste, un T-shirt, un peignoir, une chemise et une ceinture. Oui c'est ça la classe.

Et voilà, vous êtes au niveau.

A part ça, j'ai sommeil...

dimanche 30 novembre 2008

Mon hymne!!

J'ai trouvé mon hymne!! * rhaaa lovely!!*


vendredi 28 novembre 2008

Le test Alakon (TM) reloaded

"Vous avez pas plutôt des suppositoires?"
Neo

Jadis, genre en des temps reculés et immémoriaux, j'avais fait un test Alakon, que j'avais rien compris au principe, en fait. Mais il était tard, j'étais jeune et insouciant, tout ça. Alors hein, bon, steuplé quoi.

Alors je le refais, mais comme il faut. Le principe, c'est de répondre aux questions avec des titres de chansons, mais cette fois-ci aléatoires et provenant de ma bibliothèque. Sans tricher, donc. Et moi qui m'étais fait ch*** à trouver des titres qui collaient bien aux questions...

Enfin bref, c'est reparti pour un tour.

Comment allez-vous aujourd'hui?
Chop Suey - System Of A Down
C'est vrai que je me serais bien fait un petit chinois... Le resto hein... restons de bon goût. Pour les incultes, le riz Chop Suey c'est un riz... oriental. Genre vietnamien/chinois/coréen/japonais/whatever, et j'assume mon manque de connaissances au sujet des peuplades orientales. Fuck.

Irez-vous loin dans la vie?
Main Title - Peter Pan
Le thème principal du film Peter Pan de P.J.Hogan. Pirates, enfants perdus, vols dans les airs et contes de fées. Non, je ne pense pas que ma vie évoluera au-delà...

Comment vos amis vous voient-ils?
Deux bons copains - Rox et Rouky
J'avais oublié les chansons de Disney... Ouais effectivement, l'ami type Disney, sincère, attentionné, un peu con-con...

Allez-vous vous marier?
Fenêtre sur coeur - Wriggles
Deux interprétations... Soit c'est du romantisme gluant, genre oui je vais me marier, gnagnagna... Soit c'est du second degré, comme cette chanson. Donc non. A voir...

Quelle est la chanson embleme de votre meilleur(e) ami(e)?
Anything for you - JC Blagovitch
Mmmh... Intéressant. "N'importe quoi pour toi". Ca me va. Maintenant faut voir la réalité du terrain...

C'est quoi l'histoire de votre vie?
Light in your eyes - Sheryl Crow
Mignon. Genre je suis une mangagirl kawai qui a les yeux qui brillent avec plein d'étoiles. Je retiens.

C'était comment le lycée?
The Zephyr Song - Red Hot Chili Peppers
Du vent. Ouais j'ai été au lycée dans le Sud, y'a du mistral. Ce serait donc plutôt Mistral Song, mais faut pas trop en demander...
(Eh non, pas de vannes nazes sur d'éventuels vents que je me serais pris... Au lycée j'étais trop timide pour inviter la moindre fille. Même pour les slows c'est elles qui me demandaient - ce qui en fait était assez flatteur...)

Comment pouvez-vous avancer dans la vie?
Morning Bell - Radiohead
Le réveil le matin. Je pense que c'est assez explicite sur la seule chose qui me force à me lever chaque jour...

A propos de vos amis...
Bad influence - P!nk
Ah bon? Remarque ça explique bien des choses...

Quoi de prevu ce week-end?
London Calling - The Clash
J'avais plutôt prévu de bosser mes rapports... Mais bon, aller faire un tour à Londres, ouais, d'accord! L'appel de Londres, l'appel du large!

Pour décrire vos grands-parents?
Mon amour, mon coeur - Anaïs
Ah ben super, pour quoi je vais passer moi encore?!

Comment va votre vie?
It's a beautiful day - Queen
Ah. Bon ben si le test Alakon (TM) le dit, alors...

Quelle chanson jouera-t-on à votre enterrement?
Glitter in the air - P!nk
Une chanson triste... Quelle idée! A mon enterrement on jouera The Show Must Go On (Queen) et Who Needs Sleep (Barenaked Ladies) ! N'empêche que, 2 chansons de P!nk quand même...

Comment le monde vous voit-il?
Complainte de la Butte - Rufus Wainwright
La luneuh trop blème pose un diadème sur tes cheveux rouuuux!! Ouais bon c'est carrément pas moi, mais j'aime cette chanson.

Aurez-vous une vie heureuse?
What if God was one of us? - Joan Osbourne
Ouais ben si tu veux pas répondre faut le dire hein!

Qu'est-ce que vos amis pensent vraiment de vous?
Ah ben ouais mais bon - Wriggles
Hum. Charmant.

Est-ce que des gens vous désirent secrètement?
Cheers darlin' - Damien Rice
Ca veut dire seulement quand je fais boire les gens en question? Ben chuis pas dans la m...

Comment me rendre moi-même heureux?
Agony - Eels
Alors là si je passe pas pour un pur sadique après ça...

Qu'est-ce que vous devriez faire de votre vie?
La triste vie du matelot - Millions de sabords
C'est très encourageant comme plan professionnel... merci... Au mois c'est la Bretagne, m'enfin...

Aurez-vous des enfants un jour?
C'est la vie, cui cui - Les Fatals Picards
Ouais... C'est la vie... il paraît. *soupir*

Sur quelle chanson ferez-vous un strip-tease?
Eeva's polka - Loituma
Alors là... là... Là je veux une vidéo, parce que je serais très certainement bourré comme un régiment de Polonais, et ça vaudra clairement le coup!! Peut-être avec un poireau... (private joke, seuls les initiés peuvent comprendre...)

Si un homme dans une camionnette vous offrait un bonbon, que feriez-vous?
Mr Jones - Counting Crows
Euh... ouais... Sans commentaire.

Qu'est-ce que votre maman pense de vous?
Thank you Satan - Léo Ferré/Dionysos
Ben j'espère pas quand même...

Quel est votre plus sombre secret?
Between the bars - Eliott Smith
Entre les bars? Ouais d'accord mais c'est pas un secret ça...

Quelle est la chanson emblème de votre ennemi mortel?
Chasse, pêche et biture - Les Fatals Picards
Enfin une chanson qui tombe bien...

Quelle est votre personnalité?
I Am Superman - REM
Tendance mégalomane qui pense qu'il peut sauver tout le monde et qu'il est vachement plus fort qu'il en a l'air? Ouais, clairement.

Quelle chanson jouera-t-on à votre mariage?
Angel - Massive Attack
Euh... non, ça c'est plutôt APRES le mariage. Genre la nuit de noces. Plutôt. Hum.

Bon, à part ça je balance le test à la Poulette, à Marine et à l'Autruche, parce que bon, hein, les filles, sans déconner, ça s'endort niveau tests Alakon (TM) vos blougs!!

samedi 22 novembre 2008

Pub

"La pub c'est comme embrasser une fille: on sait qu'on va être déçu mais c'est pas grave."
Aristophane


Un peu de pub pour mon nouveau blog BD!!

http://bright-knight.blogspot.com/

A part ça, bobo crâne.

dimanche 9 novembre 2008

L'oeuvre et l'artiste

"C'est vraiment obligé, ces p***** de citations avant chaque article?"
L'auteur, qui commence à en avoir marre de cette tradition

Je suis censé bosser depuis deux jours, et pour encore deux jours. Et comme d'hab, je n'ai encore rien foutu. Mais j'assume.

Je passe juste un petit coup de gueule vite fait sur un truc qui m'exaspère. Je crois l'avoir déjà fait, mais comme je n'en suis pas certain et que j'ai la flemme d'aller fouiller les archives, je vais (peut-être) recommencer.

L'un des comportements qui m'agace le plus, genre j'ai envie d'étrangler les gens avec leur langue, c'est l'incapacité de distinguer l'oeuvre de son auteur. Je m'explique.

Je déteste quand quelqu'un qui n'apprécie pas un artiste va chier sur son travail en partant du principe que puisque c'est lui qui l'a créé, c'est forcément détestable. Et à l'inverse, je déteste quand quelqu'un pense qu'un artiste est un être fabuleux et forcément génial simplement parce que son travail est bon. Il se peut que ce soit le cas, mais penser que c'est à chaque fois comme ça sur la base de ce postulat, c'est se montrer d'une stupidité déconcertante.

J'illustre mon propos avec une artiste dont j'apprécie particulièrement le travail, Dolores O'Riordan. Chanteuse hors-pair, membre du groupe des Cranberries, elle peut chanter sur 3 octaves et des bananes et a une voix littéralement stupéfiante. Elle a chanté avec Pavarotti, notamment, et je possède les cinq album des Cranberries et son album solo. Je suis un grand fan.

Et pourtant, cette femme ne sera jamais mon amie, et je ne l'admire que modérément pour ses opinions, dont j'exècre la plus grande part. Disons les choses clairement : à mes yeux, Dolores O'Riordan est une infâme grenouille de bénitier extrémiste et nationaliste, n'hésitant pas à propager des idées que je juge nauséabondes. Par exemple, elle est favorable à la peine de mort, comprend qu'on puisse couper la main des voleurs, a de forts idéaux patriotiques et catholiques, et est contre l'avortement (comme dit dans les chansons Icicle Melt et possiblement No Need To Argue). Pour ne pas faire d'elle un portrait entièrement noir, notons aussi qu'elle s'est engagée très tôt contre le terrorisme et la guerre en Irlande (Zombie) et contre les drogues (Salvation).

Voilà pour les faits. La question est: vais-je continuer à apprécier ses chansons maintenant que je sais qu'elle a des idéaux qui me déplaisent profondément? La réponse LOGIQUE est oui. Je me fous de ses opinions lorsqu'elle chante, parce que ce que j'apprécie, c'est sa voix, la mélodie qu'il y a derrière, la beauté du chant, et pas ce qu'elle avait dans le crâne lorsqu'elle a écrit sa chanson. Ce n'est pas parce qu'elle a des idéaux que je n'approuve pas que subitement sa musique est devenue affreuse et que l'écouter est une honte. Je n'aime pas Dolores O'Riordan, mais j'aime énormément sa musique. Parce que sa musique n'est pas Dolores O'Riordan, seulement quelque chose qu'elle a fait. Voilà la distinction.

Je trouve que Gérard Depardieu est un fieffé connard, et pourtant je reconnais sans peine qu'il l'est l'un des plus grands acteurs français de notre époque. Je trouve que Tom Cruise est un dangereux fanatique à l'ego surdimensionné, et pourtant je continue à apprécier Entretien avec Vampire, par exemple, ou Rain Man.

A l'inverse, je déteste les chansons de Raphaël. Je trouve qu'il n'a pas de voix et que ses paroles sont aussi profondes qu'un cendrier. Cependant j'ai déjà eu l'occasion de lui parler et il ne m'a pas paru arrogant ou désagréable, ni décérébré. Il avait même l'air plutôt sympathique. Est-ce que j'ai lutté contre cette impression parce que j'exècre ses chansons? Non.

L'oeuvre et l'artiste sont très différents. Pour comprendre plus clairement ce que je raconte, je recommande le tome 2 du Combat Ordinaire de Manu Larcenet, où le héros doit composer avec un photographe qu'il adore, mais qui se révèle être le pire des connards.

Pour résumer, "ce n'est pas parce qu'on crée de la beauté qu'on est beau, et ce n'est pas parce qu'on est laid qu'on ne crée que de la laideur".

Heureusement, il y a des gens comme le chanteur Cali et le dessinateur Olivier Boiscommuns pour être à la fois sympathiques en vrai ET faire des choses pas mal.

A part ça, oui, je vais bosser...

mardi 28 octobre 2008

A Hard Rain's A-Gonna Fall

"Si on m'avait dit qu'un jour j'allais apprendre un truc cool en anglais..."
L'auteur, toujours stupéfait

Aujourd'hui fut une journée assez peu mémorable en soi. Une nouvelle journée à la fac de La Rochelle. Allez je fais comme les jeunes quand ils racontent leur journal intime: je vais mettre mon emploi du temps... Anglais le matin, Halieutique l'après-midi.

Pour le commun des mortels, l'halieutique c'est, je cite mon prof, "compter les poissons dans la mer". Gestion des stocks de pêche, en gros.

Bref. Ce fut chiant, j'ai passé les trois quarts du cours à bavarder sur MSN avec C., mais si rappelez-vous, la jolie blonde de Lille de l'an dernier. Bon.

Par contre, en anglais, mon prof (qui est génial, première fois que j'ai un prof d'anglais vraiment génial de toute ma vie)(à part en 3e, mais ça date) nous a donné une chanson d'écolo. Et ça, j'adore. D'autant que c'est du Bob. Non pas Bob Marley, bande de fumeurs de géranium. Je parle de musique là. Bob Dylan, enfin. Soyons sérieux, voulez-vous?

C'est . Et c'est beau.

Alors c'est plein de références bibliques, il paraît. Mais moi je m'en fous, je la trouve prodigieusement belle, cette chanson. Alors bon, je ferais bien une petite traduction de paroles, comme ça fait longtemps et que je ne sors pas me bourrer la gueule avant 1h30. Mais je suis réaliste: personne ne les lit, les paroles qu'on met sur les blogs...

D'ailleurs, avis à tous: arrêtez de laisser des paroles de chansons en disant "c trop ske je ressan tu voi", c'est céder à la facilité et en plus personne ne prend la peine de lire. Enfin moi j'dis ça c'est pour vous.

Cependant pour ceux que ça intéresse, les paroles sont .

En gros c'est une chanson-fleuve qui rappelle pas mal d'horreurs, d'injustices et de désastres écologiques... Elle parle de vague qui peut recouvrir le monde, d'océans morts, de cimetières géants, d'eaux empoisonnées et de bourreaux toujours masqués... Et elle date de 1963. J'étais pas né, ma mère avait 2 ans et le monde était déjà le tas d'immondices que Dylan décrit.

Ca rend triste et assez peu confiant pour l'avenir, quand on voit que tout ce qu'il raconte pourrait s'appliquer à maintenant.

A part ça, je pars à Lille dans deux jours... j'ai hâte.

samedi 25 octobre 2008

jeudi 23 octobre 2008

Le retour du guerrier

"Longue et pénible est la voie du guerrier... Mais au moins après il peut tataner la gueule à qui il veut."
A peu près maître Lao-Tseu

Que ce soit bien clair: le guerrier dont il est question, c'est moi. Et on ne rigole pas.

Effectivement je n'ai pas une masse musculaire à rendre GI Joe jaloux, ni ne possède de hache, épée, blaster, sabre laser, masse d'armes et autres joyeusetés destinés à faire peur aux braves gens. Effectivement je ne passe pas mes week-ends à courir en jupe dans les plaines à la tête d'une horde de chevelus braillards pour casser de l'Anglais, et mon expérience professionnelle en termes d'anéantissement de créatures de l'espace venues pour nous détruire frôle le néant absolu. Mais il s'agit d'une autre sorte de guerrier.

Un guerrier, petit scarabée, est un homme de combat. Ou une femme, tiens, ne soyons pas sexiste. Et tous les combats ne se font pas en collant son épée dans la courge du type d'en face. Heureusement pour certains, d'ailleurs (parce que le nombre de coups que se serait pris notre cher président, par exemple, si on tapait sur tous ceux qu'on considère comme nos ennemis...).

Et mes combats à moi renaissent de leurs cendres. Vous pensiez que depuis le temps, j'avais abandonné les diatribes écologiques? Erreur fatale: me revoici, plus en forme que jamais. La raison en est simple: je passe mon temps à la fac à bosser sur les espèces invasives, le réchauffement climatique ou la disparition des baleines... Alors effectivement, je n'ai plus trop le temps d'essayer de remballer les anti-écolos primaires ou de fustiger les anthropocentristes. Mais je continue à être sur la brèche. J'ai tout dit ou presque sur les sujets qui me tenaient à coeur, mais croyez-moi, il y en aura d'autres. Par exemple j'ai prévu de faire d'ici pas longtemps un article sur les énergies renouvelables, ou la désertification...

Enfin voilà, cette article n'est qu'une honteuse publicité pour plus tard, mais c'était juste pour vous prévenir: amis écolos, il y aura d'autres coups de gueule.

A part ça, je corrige mon livre, encore et encore...

mardi 21 octobre 2008

Premier pas vers la gloire?

Fuck la citation!!
L'auteur, fébrile

Un beau dessin vaut mieux qu'un long discours... Là c'est un mélange des deux.

On clique pour agrandir. Qu'on me traite d'optimiste béat, je trouve que ce n'est qu'une demi-défaite... En rouge, le bon, en bleu, le "à améliorer". Le mal, c'est facile, c'est dans l'objet.



edit: en positif y'a aussi le fait qu'on parle de Terry Pratchett dans un lettre me concernant...


Je suis à la fois très déçu et étrangement encouragé...

A part ça, je vais passer ma soirée à corriger une énième fois ce manuscrit je sens...

mardi 30 septembre 2008

Séries

"Meuh."
Le Minotaure
(ouais pas d'inspiration aujourd'hui)

On m'a récemment fait remarquer que je n'avais encore jamais fait de billet sur les séries. Ce qui n'est pas faux. Mais j'ai rangé ça dans un coin de ma tête en me disant, peut-être, un jour, si Dieu veut, tout ça. Genre, la flemme.

Et puis la guerre a été déclarée. Une guerre sournoise, insidieuse, déclenchée par d'obscurs bureaucrates certainements visqueux, fourbes et avec des têtes pas de chez nous, des communistes même, si ça se trouve. L'une des armes des combattants de la liberté et de la libre-expression a été détournée par ces misérables gueux, et transformée en arme de destruction massive. L'un des symboles de notre lutte a été travesti et dépravé, ignoblement détourné de son noble but originel. Rien que d'y penser j'en ai des sanglots dans la voix. En tant que combattant de la liberté, je dois faire de mon mieux pour que l'héritage de notre cause reste intact, et il me faut faire mon possible pour préserver le monde de cette perversité.

Alors avant toutes choses, mes amis, mes frères, lions nos mains et nos âmes et élevons nos voix écrasées par le chagrin et la douleur en une prière emplie d'espoir, et jurons, tous ensemble, de nous battre jusqu'au bout pour affronter l'ignominie. Répétez après moi:

"Plutôt mourir qu'accepter de regarder un épisode de How I Met Your Mother en version française. Je jure de détruire par le feu et l'acier quiconque s'oppose à ce glorieux commandement, et à boycotter sauvagement la diffusion de cette abomination sur les chaînes françaises, quitte à attendre les sorties en DVD (ou si vous êtes malins, les télécharger sur le net)(mais c'est mal, je vous préviens)."

Pour preuve de ce mal absolu, vous allez pouvoir comparer. Attention toutefois à ne pas succomber au mal et à la tentation. Si vos âmes ne sont pas suffisemment fortes, ne jouez pas avec le feu et restez loin de ces liens.

Tout d'abord, la version pure et sans tâche de l'Oeuvre.

Et ensuite, l'abomination.

Rien que d'en revoir le début ça me donne envie de massacrer du doubleur.

Quelqu'un m'a dit un jour que regarder un film étranger en VF revenait à se passer de 50% des performances des acteurs: leur voix. Je pense que c'est encore pire: les doubleurs font de leur mieux (à savoir pas grand chose) pour que ce qu'ils bavent colle vaguement aux lèvres des personnages. Des blagues sont retirées, des expressions et des jeux de mots exclus et remplacés par nos affreuses expressions françaises. Je pense qu'on perd tout, sauf le jeu visuel des acteurs, leurs expressions, etc. Ce qui ne pèse pas lourd quand on a les affreuses voix françaises même pas drôles derrière.

Bref, le sujet initial était les séries. Alors un petit florilège des séries que j'aime bien.

1ère place, très loin devant: How I Met Your Mother.
Découvreuse: la Poulette
Histoire: 2030: Ted est marié. Il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère, et avant cela, les histoires qu'il a vécues pour devenir celui qu'il était lorsqu'il l'a épousée... A savoir ce qui s'est passé de nos jours. Il est entouré du couple parfait, Marshall et Lily, de la jolie Robin et de son étrange ami Barney, un coureur volage aux grandes théories. Le grand mystère est: QUI sera-t-elle? Si on a déjà vu son visage une fois (me contacter en privé pour savoir où si vous manquez d'observation), son personnage n'est pas encore apparu. Beaucoup d'humour, un scénario plutôt bien pensé et une idée assez originale, pour une série d'exception qui a occulté toutes mes autres séries fétiches depuis que je la connais. En clair, ruez-vous dessus, mécréants.
Actualités: la 4e saison vient de démarrer.

2ème place: Scrubs.
Découvreur: moi-même.
Histoire: J.D., jeune médecin à l'imagination débordante et à la personnalité étrange, est interne à l'hôpital du Sacré-Coeur. Entouré de ses amis, Eliott, la jolie blonde légèrement hystérique, Turk le médecin black amateur de danses et Carla l'infirmière maternelle au sale caractère, J.D. affronte le milieu hospitalier avec un humour déjanté et une envie de grandir, et se frotte à des personnages hauts en couleur, comme le Docteur Cox, égocentrique et misanthrope qui s'assume; son ex-femme Jordan, une vipère manipulatrice; le chef de service Bob Kelso, universellement détesté par tous; la très chrétienne infirmière Laverne, chanteuse de gospel à ses heures perdues; le larvaire et pathétique Ted, avocat de l'hôpital; le sadique homme d'entretien aux idées farfelues ou the Todd, le chirurgien pervers amateur de slips flashy, de "hi five" et de blagues salaces. Avec une telle ménagerie, Scrubs est une réussite à la fois déjantée et réaliste sur le monde hospitalier, qui n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat en se moquant ouvertement de Grey's Anatomy ou du Docteur House.
Actualités: la 8e et dernière saison devrait commencer d'ici peu.

3ème place: Californication
Découvreuse: Ma Puce
Histoire: Hank Moody est un écrivain new-yorkais qui s'est installé il y a peu à Los Angeles. Rien ne lui réussit depuis qu'il est arrivé: son livre a été adapté en un film grand-public avec "Tom and Katie" qu'il déteste, sa femme l'a quitté bien qu'il en soit encore fou amoureux, il a du mal à communiquer avec sa fille et en outre, il n'arrive plus à écrire. Il finit en outre par coucher avec la fille du nouveau mec de sa femme, sans savoir qu'elle n'avait que 16 ans. A noter: Hank est joué avec brio par David Duchovny. Série bien rythmée, bonne musique notamment, répliques géniales même si on peut finir par se lasser du jeu d'acteur de Duchovny au bout d'un certain nombre d'épisodes. A déconseiller au jeune public: beaucoup de madames toutes nues impliquées.
Actualités: la 2e saison vient de commencer.

4ème place: Futurama
Découvreur: moi-même.
Histoire: Fry, un médiocre livreur de pizza new-yorkais, se fait par mégarde cryogéniser et revient à la vie en l'an 3000. Il rencontre la cyclope Leela et le robot alcoolique Bender, se fait engager par son arrière-arrière-arrière-(...)-arrière-petit-neveu Hubert Farnsworth, un savant fou de 150 ans amnésique, gâteux et irascible, et rencontre le reste de l'équipe: le fonctionnaire jamaïcain Hermes, la stagiaire multimillionnaire Amy Wong et mon personnage préféré, le docteur Zoidberg, une espèce de crustacé géant rose et gaffeur spécialisé en médecine humaine. La série a été créée par Matt Groening, le fameux inventeur des Simpsons, et le dessin est du même style. L'humour est assez semblable à celui des Simpsons, bien que plus axé politique dans certains cas (environnement, politique...) sans jamais perdre un humour à la fois grinçant et complètement débile.
Actualités: série arrêtée au bout de 5 saisons et un film.

5ème place: Heroes
Découvreuse: Ma Puce
Histoire: de nos jours, des personnes acquièrent d'étrange pouvoirs qui font d'eux des héros. Mais tout le monde ne vit pas ces pouvoirs de la même manière: Nathan Petrelli, qui peut voler, cache ce pouvoir pour être élu sénateur de New York, tandis que la pom-pom girl Claire Bennett, capable de régénérer n'importe quelle blessure, se déteste et pense qu'elle est un monstre. Le geek japonais Hiro Nakamura se prend pour un personnage de comics en jouant avec le temps, la prostituée schizophrène Niki Sanders n'utilise sa superforce que lorsque sa sombre seconde personnalité prend le dessus, tandis que le policier Matt Parkman a l'impression de devenir fou en découvrant ses pouvoirs de télépathe. De nombreux personnages gravitent dans cette série et il est parfois difficile de s'y retrouver, et la troisième saison me paraît plus embrouillée que jamais, mais ça va peut-être se calmer avec la suite de la série...
Actualités: la 3e saison a démarré

Sinon il y a toute une liste de séries que j'aime bien... Les Simpsons, Friends, Buffy, le Caméléon, Dark Angel, Malcolm in the Middle, etc. Mais là j'ai la flemme de détailler.

A part ça, je veux me barrer de La Rochelle.

dimanche 28 septembre 2008

J'pensais à un truc...

Ouais je rajoute encore un coup d'hormone féminine sur ce blog délaissé (eh deux articles dans la journée moi, c'était pas arrivé depuis combien de temps à ce blog dis moi ...?)
J'ai laissé tombé le sourire cynique deux secondes pour toi, exprès pour te pondre une petite idée rafraichissante et jouer les intellos avec un principe artistique à la con que personne ne connait...
Vu que tu en es encore à te promener avec une carte et à te tromper dans les bus, tu peux peut-être profiter de ton ignorance de La Rochelle pour experimenter la dérive.
Hop là ni vu ni connu j'te sors un petit copier/coller de wikipedia :
"La dérive est une manière d'errer dans la ville pour sa découverte en tant que réseau narratif, d'expériences et de vécu.
Le poête et écrivain situationniste Guy Debord a utilisé cette idée dans son texte La théorie de la dérive pour amener ses lecteurs de reconsidérer la manière dont ils vivent l'espace urbain. Plutôt que de demeurer emprisonnés dans leur routine quotidienne et de faire chaque jour le même trajet sans prêter la moindre attention à leur environnement vital, la dérive exhorte les citadins à suivre leurs émotions pour regarder les situations urbaines sous un angle radicalement nouveau. Ceci amène à la constatation que si la plupart de nos villes sont si peu plaisantes à vivre cela provient du fait qu'elles ont été conçues sans le moindre souci de leur impact émotionnel sur leurs habitants ; ou même dans la perspective contraire, qui est d'opérer un contrôle psychologique à travers l'élaboration de leur structure même."
Bon, il est clair que c'est encore un de ces trucs qui marchent mieux quand t'as dix grammes dans le sang (ça ou une substance illicite de ton choix), mais bon on peut essayer sans.
En gros ça part sur le principe qu'il y a un facteur emotionnel relié aux lieux qu'on traverse. Ce qui fait que certains lieux vont te happer et d'autres au contraire vont te repousser. Tu vas donc juste te contenter d'errer en essayant de sentir ces courants et voir où ils te mènent, les rencontres que ça te pousse à faire et tout ça.
A lire les comptes rendus des situationnistes qui ont fait ça, ça pousse souvent dans les cafés, mais je ne sais pas si c'est universel...
Si tu connais un minimum l'endroit dans lequel tu fais ça (ca peut etre un quartier comme une ville entière) tu peux ensuite dresser des cartes de ces "courants emotionnels".
Donc je compte sur toi pour profiter d'une journée de beau temps pour faire cette experience et pourquoi pas nous raconter ta dérive en photo maintenant que tu as un appareil...

Valentine aux commandes !

J'ai demandé a Adrien ses identifiants blogspot pour aller écrire dans son blog et... il me les a donné ! L'inconscient... (Ce qui est beaucoup moins drôle c'est qu'il a les miens aussi maintenant, mais comme il est beaucoup moins machiavelique que moi disons que j'espère concerver une longueur d'avance...)
Il n'y a pas si longtemps j'ai découvert un petit site sympathique, le genre de conneries qu'on trouve sur le net un après midi pluvieux après s'être lassé de regarder le chat jouer avec les ficelles des sacs poubelles pendant deux heures...
Le site c'est Yearbook Yourself, le principe est simple : vous prenez une photo de quelqu'un prise de face et avec un astucieux montage vous obtenez une photo de yearbook americain assez vieillotte.
Une petite démonstration ne peut faire de mal, choisissons un cobaye de façon purement aléatoire. Adrien tiens...
(Un petit moyen de se défouler puisque je ne peux approcher sa masse capillaire avec des ciseaux sans être menacée d'avoir la tête épilée...)
En 1950 par exemple Adrien aurait pu avoir cette tête ci :
En 1968 il aurait pu adopter un brushing parfait... Manie qui ne serait toujours pas passée en 1976...
En 1982 il aurait sérieusement fait penser à l'un des personnages de that 70's show.... Tandis que deux ans plus tard le cheveux aurait déclaré son indépendance et commencer à croitre de façon horrizontale...
En 1998 il vivait son pire cauchemard... mais gardait toujours ce petit regard petillant de grand seducteur du dimanche dont ne profite malheureusement que le miroir de sa salle de bain...
Comme quoi il faut relativiser, oui, ô lecteur de se blog, si toi aussi ta mère t'as obligé à porter ces horribles caleçons moulants aux couleurs barriolée, des chemisiers à colerette et ces bonnets étranges avec des pattes qui revenaient sur les oreilles dans les années 90, chaque génération a son lot d'horreur et nous.... bah visiblement Adrien s'est sacrifié pour en prendre une bonne partie...
Le droit de réponse de Moune: RHAAAAAAA!!!! Valentine!! Je vais te tuer!!

samedi 27 septembre 2008

Listing

"La meilleure chose qui puisse t'arriver, c'est de t'ennuyer."
Démocrite

"Y'en a qui ne connaissent pas la Picardie..."
Les Fatals Picards

Quand les emmerdes arrivent, ça arrive toujours par paquets. Au début, je n'y croyais pas, je me disais naïvement que ce n'était qu'une façade, la tendance qu'ont les gens de toujours voir le mauvais côté des choses et de croire qu'ils accumulent les mauvaises expériences sans voir les bonnes... Que nenni. Les emmerdes, c'est treize à la douzaine.

Par exemple, moi, à La Rochelle. Exemple totalement aléatoire, bien entendu.

Les préliminaires, pour bien commencer. D'abord, juste avant les vacances d'été, une engueulade mémorable avec mon père qui m'a plus ou moins fait couper les ponts. Ensuite, plus tard, au milieu du mois d'août, la décision très difficile que j'ai prise de laisser définitivement tomber T. pour "avancer dans la vie". Je n'ai pas la moindre idée de ce que ça peut bien vouloir dire, tout ce que je sais c'est que j'ai cessé de communiquer avec l'une des personnes à qui je tiens le plus. Vous n'en saurez pas plus, c'est comme ça.

Bon, ça c'est le début, ça ne compte pas vraiment dans les événements (même si le soutien de l'un et de l'autre auraient été non négligeables pendant mon installation).

Ensuite, le fait d'être tombé en panne de voiture en venant emménager à La Rochelle. A trente bornes de la ville, après 800km de trajet sans histoire (à part que j'ai failli me faire noyer par une tempête à Montpellier... ils s'y connaissent en drache là-bas...). Bilan: après deux semaines d'immobilisation, le verdict: allumeur mort. Comme c'est évidemment une voiture assez vieille et assez particulière, c'est inréparable, il faut le changer. Rien dans les casses des alentours, donc il faut du neuf. Prix de l'opération TTC: 740 euros. Après discussion avec le conseil familial, une autre solution est trouvée: je reste sans voiture encore un moment pendant qu'on cherche la pièce par chez moi, dans le Sud. La pièce neuve vaut 400 euros, d'occasion 150. Bon. Donc je suis sans voiture après trois semaines à La Rochelle. Conséquence non négligeable: je ne bouge pas le week end pour Poitiers, le Puy du Fou, Guérande, la Bretagne, je reste chez moi. Autre conséquence: au lieu d'aller faire mes courses pas cher à Lidul, je suis forcé de les faire à pied à Chumpion, et croyez-moi, 10 kilos de conserves et de bouteilles de lait sur le dos plus les sacs, c'est moyennement drôle.

Bon, mais ce n'est pas fini. Car je me suis abonné à ED*F. Sauf qu'ils n'ont pas été foutus d'envoyer les papiers à mon adresse, donc je me suis tapé 5 bornes à pied jusqu'à leur bureau pour refaire mon contrat et prendre rendez-vous pour qu'ils me remettent le gaz qu'ils m'avaient coupé.

Et puis je me suis inscrit à la fac. Mais comme je suis super doué, j'ai perdu le coupon à donner à la LMD*E sur la route, et j'ai dû donc y retourner.

Et puis internet... Aaah, internet. Eux non plus, ils n'ont pas réussi à m'envoyer mes papiers. Alors j'ai fait trois allers-retours jusqu'à leur bureau, et après avoir épuisé trois opérateurs, j'ai enfin eu mes paramètres de connexion. Qui ne m'ont servi qu'une petite après-midi, puisque le soir même la Livebux agonisait lamentablement dans une gerbe de lumières clignotantes et refusait fermement de me rendre ma connexion. J'ai donc dû aller à... euh... loin, genre 5km, pour échanger ma Livebux auprès d'un point Orunge. Car Orunge n'a pas de point relais au centre-ville. Seulement en banlieue. Par bonheur, cette fois-là, j'ai réussi à comprendre les bus de La Rochelle.

Sans oublier, bien sûr, l'annulation de la seule matière qui me plaisait dans mon cursus universitaire (voir article précédent).

Ah, et je me suis aussi engueulé avec l'une de mes meilleures amies quand j'ai fait la braderie de Lille, au début du mois.

Et l'organisation de la fac est lamentable, je viens de recevoir par mail l'emploi du temps de la semaine prochaine.

Je cherche, hein... mais je ne vois pas grand chose de positif dans mes mésaventures des dernières semaines...

A part ça, j'espère que le net va tenir...

jeudi 25 septembre 2008

Boom baby!

"Rien ne vaut la vie à deux, si ce n'est la vie à un."
Diogène

Je savoure intensément ces mots jetés sur ce blog, comme tous les ans à la même période (à peu près) depuis trois ans: j'ai enfin le net chez moi.

Oui, je suis un nerd. J'assume.

Il s'en est passé des choses depuis la dernière fois. Je suis arrivé à La Rochelle, j'ai rencontré des gens, retrouvé la demoiselle croisée dans le train au début de l'été, commencé la fac, visité la ville, tout ça. Désormais, je fais le trajet entre ma maison et la fac en dix minutes, au lieu des quarante des premiers jours. C'est que je m'intègre. La preuve, aujourd'hui je suis allé dans le centre ville, tenez-vous bien, SANS CARTE. Quel homme, pas vrai? Eh bien je ne me suis presque pas perdu. Je commence à m'y repérer, même.

Bon, les banalités d'usage: bla bla bla vivre au bord de la mer, bla bla bla bonheur intégral, bla bla bla impression de revivre, bla bla bla vive la mer, les cités médiévales ET marines et les mouettes. Ca c'est fait.

Maintenant on va passer à un petit coup de gueule légèrement plus politique. Oh non, vous direz-vous. Eh si, rétorquerai-je. Et je vais y aller franco, en plus, quitte à me refaire harponner par la militante de droite qui écrivait en texto pour m'insulter lorsque j'en parlais l'an dernier: je vais ressortir la LRU du tiroir.

Vous vous souvenez de la LRU? La Loi de Réforme des Universités? Le joli projet monté par notre jolie ministre de l'Enseignement Supérieur, Valérie Pécresse, pour changer tout plein de choses dans les facs, les rendre libres, indépendantes, performantes, tout ça. Mais si, souvenez-vous, même que nos jolies rues étaient pleines de vils étudiants aux cheveux longs qui fumaient de la drogue et se croyaient de retour en mai 68! Oui, voilà, ces vilains petits gauchistes embrigandés par l'opposition et décérébrés par les syndicats, ceux qui ne voulaient pas de la LRU, les sots. Même qu'à l'intérieur des facs, les gens se sont battus entre ceux qui ne voulaient pas de la LRU mais qui ne voulaient pas non plus qu'on les empêche d'avoir cours, et ceux qui ne voulaient pas de la LRU et qui étaient prêts à fermer la fac pour obtenir ce qu'ils voulaient.

L'histoire s'est bien terminée: les gentils étudiants travailleurs ont obtenu après quelques semaines que les vilains glandeurs porteurs de banderoles retournent travailler au lieu de fermer les facs, la jolie ministre de l'Enseignement Supérieur a confirmé sa loi en affirmant toutefois qu'elle nous avais compris (ou alors elle a dit "je vous hais, compris?", la question se pose encore), et les facs ont dû commencer à travailler pour devenir des pôles d'excellence.

Oui mais au bout du compte, ça sert à quoi, la LRU? Techniquement, à donner de l'indépendance aux universités. En clair, à couper le cordon avec l'Etat, qui finance beaucoup moins, de manière à ce que les universités accueillent en leur sein des entreprises régionales pour financer les programmes. C'est de l'indépendance, mes amis. Ce qui se traduit par des petites modifications sans importance des budgets et de l'organisation administrative des universités.

Je vais vous donner un exemple de la magnifique utilité de la loi LRU. J'ai choisi la fac de La Rochelle parce que c'était la seule à proposer en master 2 un module de biologie sous-marine. Pour postuler dans ce module, j'ai dû passer mon niveau 2 de plongée en accéléré à la fin de l'été, claquant dans l'opération un peu plus de 600 euros, sur les 2000 que j'ai gagnés cet été. J'ai refusé des masters d'autres facs plus réputées, comme celle de Brest, ou dans la continuité directe du M1 que j'avais effectué, comme Calais/Lille. J'ai choisi de bouger encore une fois, de changer de vie une fois encore, de déménager dans un endroit où, contrairement à Lille et, dans une moindre mesure, Metz, je ne connaissais personne en arrivant. Parce que mon projet professionnel, c'est la biologie sous-marine, le métier et les compétences de plongeur scientifique. J'ai fait ce choix sans regret, j'ai payé le déménagement, l'inscription, l'installation dans l'appart avec l'argent gagné cet été, pensant pouvoir acquérir l'expérience nécessaire à mon avenir professionnel.

Mais grâce à la LRU, l'université doit, je cite nos profs, "faire des économies". Ben oui, certaines facs ont moins des âmes de requins et de publicitaires que d'autres, donc celles qui n'attirent pas toutes les entreprises de la région ont moins d'argent que les autres. A La Rochelle, pour une raison ou une autre, les modules où moins de 12 personnes s'inscrivent sont considérés comme "non rentables" et sont fermés. En biologie sous-marine, on est 9. Donc le module pour lequel plusieurs d'entre nous ont déménagé et payé ne sera pas ouvert. Merci la LRU!

Et attendez, vous n'avez pas le plus drôle. Si jamais 12 étudiants avaient postulé pour ce module, il n'aurait pas ouvert quand même: pour pouvoir le mettre en place, il ne faut pas que les étudiants soient trop nombreux, sinon ça pose problème pour la sécurité et les sorties sur le terrain. L'idéal d'effectifs serait... 8 ou 9 personnes maximum. N'est-ce point cocasse?

J'en pouffe encore.

Donc merci, chers amis étudiants, pour avoir refusé un combat contre le gouvernement quand il en était encore temps, merci d'avoir voté, un à un, l'ouverture des facs pour pouvoir passer vos précieux examens, merci d'avoir pensé à ceux qui se retrouvent et se retrouveront obligés de rentrer dans les filières "rentables" financées par les patrons d'entreprises, merci d'avoir préféré étudier studieusement et égoïstement, merci d'avoir pensé à votre année, votre avenir, vos cours, plutôt que d'avoir pensé à tout le monde, aux futurs étudiants qui prendront bientôt votre place sur les bancs des amphithéâtres et qui devront bientôt faire des choix d'options proposés par Mac Donalds, Bonduelle ou SFR (et je ne dis pas ça pour rire: des représentants de ces trois firmes siègent désormais au conseil d'administration de la faculté des sciences et techniques de Lille), à tous, vraiment, merci pour votre sens du sacrifice, votre solidarité et votre ouverture d'esprit.

L'individualisme nous tuera tous, je pense.

A part ça, j'ai les nerfs.

dimanche 31 août 2008

En vrac

"Les relations amoureuses, c'est comme les fourmis: ça chatouille, on gigote, on se dit que c'est la nature, et puis à la fin on en a marre et on les écrase."
Pline le Jeune

Plein de choses à dire, aujourd'hui.

D'abord, je m'adresse à toi, ami fumeur. Ami fumeur, tu fumes. Donc tu sens mauvais de la bouche, tes fringues et ton canapé sentent le tabac froid et tu mourras plus vite que moi. D'un cancer des poumons ou d'autre chose (parce qu'on peut très bien traverser la route et se faire écraser avant d'avoir un cancer à cause du tabac, il paraît, donc autant fumer)(sauf que moi je regarde avant de traverser, et toi si tu meurs pas écrasé, tu mourras d'un cancer, et c'est pas marrant les cancers tu sais?). Mais en tous cas, tu es parfois sympathique. Si. J'ai des amis fumeurs. Plein, même. Au point qu'il y a des chances que j'attrape un cancer du poumon avant vous, merci amis fumeurs! Bref, même si tu es fort sympathique, il y a des fois où j'ai envie de t'éclater la tête contre un coin de table. Non pas parce que tu fumes alors qu'il y a des non-fumeurs qui aiment l'air pur autour de toi: si ça te gênait, ça se saurait. Non, parce que quand tu vas au resto et qu'il y a des cendriers devant toi, par un réflexe aussi inconscient que profondément stupide, tu jettes ta clope par terre, dans les graviers. Et qui c'est qui ramasse? Le brave serveur-plongeur, le matin à 10h, accroupi dans les cailloux avec les mains pleines de mégots. En l'occurence, moi. Alors comment dire? Ami fumeur, je veux bien que tu sois frustré parce que tu vas mourir avant moi. Mais si tu continues à me faire chier, il va y avoir du sport. Et comme tu fumes, tu ne tiendras pas la distance.

Les fumeurs, c'est comme les chiens. Sauf qu'au lieu de leur apprendre le caniveau, faut leur apprendre le cendrier.

Autre chose. Ami client-qui-va-au-resto, ce n'est pas parce que tu as la conversation d'une loutre tétraplégique que tu dois te venger de ton manque d'éloquence sur le serveur. En particulier en faisant de grosses blagues stupides ayant l'originalité d'une brique au congrès des matériaux de construction, et assez fort pour que ta tablée d'ahuris glousse. Les assiettes que je retire de sous tes sales pattes, ce sont des assiettes de présentation. Alors tes blagues du genre "ah ça y est, on a fini de manger? Bon on s'en va alors...", surtout quand tu les entends trois fois par jour, tu m'excuseras de n'avoir à te proposer en échange qu'un sourire crispé... Ou alors quand tu me demandes d'amener la soustraction au lieu de l'addition... Ne compte pas sur moi pour louer ton esprit spirituel.

Ca se voit ou pas, que je suis revenu de mon boulot de serveur?

Après sept semaines de travail, j'ai enchaîné à peine 24h après mon retour dans le Sud par un stage intensif de plongée, dans un espèce de luau marseillais rempli de surfers en combinaison avec les cheveux en pétard, les yeux bleu ou vert océan et un sourire de pub de dentifrice. Après 10 plongées, de la théorie dans un bouquin deux heures par soir, cinq réveil à 6h, dix trajets entre le club et ma maison, deux mac-do, un ciné, un appareil photo d'immersion changé au bout de 3 jours (parce que c'était un modèle d'exposition, donc complètement détraqué et aussi étanche que du papier toilette), des exercices, des pressions, des manomètres, du sel sur la peau, des coups de soleil qui me font ressembler à un homard cuit et pas mal de debriefings avec les surfers, j'ai enfin mon niveau 2 de plongée subaquatique! Ce qui me permet de faire des balades en autonomie avec mon cousin, qui l'a passé avec moi, à 20m de profondeur!

Note intéressante: TOUTES les plongées que le club nous a fait faire étaient, je cite, "l'une des plus belles plongées de la rade de Marseille".

Dernière chose: ruez-vous au ciné voir The Dark Knight, de Christopher Nolan. Non seulement Maggie Gyllenhaal (Rachel Dawe, autrefois Katie Holmes: pas une grosse perte) joue dedans (ce qui est déjà garantie d'un film de qualité), mais en plus le film est carrément génial. Feu Heath Ledger campe un Joker tout simplement parfait, psychotique et impitoyable à souhait, qui parvient sans trop de mal à occulter la performance pourtant réputée indétrônable de Jack Nicholson dans le film de Tim Burton. Michael Caine (Alfred), Morgan Freeman (Lucius Fox) et Gary Oldman (Jim Gordon) sont également géniaux, et Christian Bale (Bruce Wayne), bien que ne collant pas vraiment à l'image que je me faisais de Batman, reste cependant tout à fait convainquant. L'histoire est haletante, le film magnifiquement filmé, les effets spéciaux sublimes et les acteurs plus que bons. Mention spéciale à Aaron Eckhart, alias Harvey Dent, alias Double-Face, parfait en procureur zélé qui s'effondre et passe du statut de chevalier blanc à celui de meurtrier dérangé avide de justice et de hasard. Une continuité de Batman Begins qui transcende le premier film, déjà franchement éclatant. 19/20.

A part ça, j'ai sommeil.

vendredi 18 juillet 2008

Billet made in Corrèze

Hi haaaaaaan! Cocoricoooooooo!!
Mon réveil matin (à 6h sinon c'est pas drôle)


En direct de Corrèze, je mets à jour mon blog. Saluez l'exploit. Car c'est un exploit. Si. Passer quatorze minutes pour parvenir à se connecter avec le vieux 56k-qui-fait-que-du-33k, c'est un exploit, ne vous en déplaise.

Allez, je mets à jour les péripéties de mon existence passionnante (d'ailleurs c'est marrant, tous les blogueurs disent ça à un moment ou un autre: que leur existence est passionnante, d'un ton ironique bien sur, pour bien montrer qu'ils n'en pensent rien mais que, hein, ça le fait de le dire).

J'ai donc quitté le Sud il y a un peu plus d'une semaine. Mais juste avant ça, j'ai fait ma première plongée en milieu naturel. Avec mon oncle. Un peu plus d'une demie-heure dans un silence absolu, dans l'eau à 15° (j'étais le seul à ne pas avoir eu froid)(remarque moi j'ai fait la Manche en septembre steuplé, alors 15° c'est une température de tafiole)(y voulaient pas un pull non plus?), au milieu des coraux violets, des mérous, des poulpes et des poissons. Le pied intégral. Mais bon, comme notre mono est tombé malade le temps qu'on arrive sur le site (oui même les profs de plongée peuvent choper le mal de mer)(...tapette) on s'est mis à la bourre. Ce qui posait problème puisque je suis sorti du bateau à 12h05, et que je devais être à la gare de Marseille, changé, garé et prêt à monter dans le train, au plus tard à 12h55. Là, ceux qui n'ont jamais foutu les pieds à Marseille en été me diront "pouah, trop facile, c'est dans la même ville". Grave erreur. Marseille en été c'est le combo blaireau-de-touriste-qui-avance-pas-pour-profiter-du-paysage + feu rouge tous les douze mètres. Mais par un miracle absolu, j'y suis arrivé.

J'ai passé une heure enfermé dans le train à me laver dans le lavabo de la taille d'un cendrier, histoire de virer le sel et la sueur et moins donner envie aux gens de mon compartiment de descendre au prochain arrêt. Et après deux changements, je suis arrivé à La Rochelle. Mais au dernier changement, surprise: pour la première fois de ma vie, j'ai lié connaissance dans un train, avec une jolie jeune fille qui a à peu près les mêmes goûts littéraires que moi, qui fait de la plongée et qui a de l'humour. Et qui a un mec, bien sur, sinon c'est pas drôle.

Bref, à La Rochelle j'ai passé mon oral, les profs étaient plutôt emballés, résultat une semaine plus tard, les résultats: je suis pris! Donc si la confirmation par mail n'a pas foiré, l'an prochain c'est La Rochelle. Sinon Brest m'a pris aussi, mais dans le master recherche. D'ailleurs faut que je pense à me désister... Mais je préfère être certain que La Rochelle sait que je viens.

Après avoir visité la ville et l'aquarium (j'étais bloqué deux jours pour 10 minutes d'entretien), j'ai repris le train, deux changements et la Corrèze! Et là, depuis un peu plus d'une semaine, je bosse comme serveur/plongeur. Je ferais bien une bannière exprès, mais avec le 33k je doute pouvoir uploader. En plus y'a que 20h de forfait par moi, la loose.

C'est super sympa, cadre campagnard avec ânes, poules, chiens, oies, canards, tourterelles et... mouches, malheureusement (ben oui y'a des ânes), je me la pète ami des animaux en faisant se poser les tourterelles sur moi (avec des miettes de pain dans la main, mouahaha suis-je machiavélique), je fais du charme aux clientes pour qu'elles laissent des pourboires (en général ça marche pas, d'ailleurs), et je fais la vaisselle en écoutant mon oncle tonitruer des chansons en cuisinant (en particulier Brassens, il a la même voix que lui, je l'imagine revenu d'entre les morts en train de chanter adossé aux casseroles). D'ici peu, j'irai voir les dolmens et les ruines de la région, histoire de dire...

Bon c'est pas tout ça mais en fait le forfait file...

A plus tard (le mois prochain?) pour de nouvelles aventures!

A part ça, ce midi, une table de cinq et j'ai fini à 16h... connards de touristes!

vendredi 27 juin 2008

Stress

"Le stress est le trac de celui qui ne monte jamais sur scène."
Stephanie de Monaco


Le stress est le mal du siècle. Enfin il paraît. En tous cas, c'est le mien.

Le stress, c'est le vilain pli dans les boyaux, l'impression que son coeur rate une pulsation ou que celle-ci est pleine de glace, l'estomac noué au sens propre, les tremblements incontrôlés et le besoin de, parfois, juste fermer les yeux adossé contre un mur et de prendre de grandes inspirations. Le flirt avec la panique, l'envie de tout envoyer bouler et de s'enfuir dans des pays tropicaux avec du sable, des palmiers et des madames toutes nues avec des colliers de fleur.

J'ai passé avec succès mes examens de M1, mon oral de stage, j'ai expédié plus ou moins dans les temps mes dossiers d'inscriptions aux facs pour l'an prochain, j'ai pris l'avion sans le rater pour aller en Espagne, je suis parvenu à communiquer là-bas malgré mes lacunes en espagnol (ah oui, je raconte vite fait: soleil écrasant, gens géniaux, ma S. adorée, alcool et nuits blanches: allez-y si vous êtes jeune et que vous avez la santé)... Que des choses qui me stressaient énormément, mais ça s'est dissipé une fois passé...

Là, j'étais dans une phase no-stress, hyper rare chez moi. Je profitais de mes souvenirs d'Espagne, je savourais le fait d'être en vacances pendant quelques semaines, d'avoir la piscine, les sorties, la famille, les potes, d'aller voir les Celtic Legends à Gardanne demain soir et de retrouver ma Puce...

Et ben non. C'était trop beau. Ce matin, mail, ding! "Monsieur, veuillez vous présenter le 8 juillet pour un oral de 5 minutes avec 5 minutes de questions pour vous présenter devant un jury d'enseignants chercheurs, pour votre entrée au M2 de La Roch*lle".

Ben tiens. J'avais deux semaines de liberté, ben non, il faut que je prépare un oral. Pour me présenter, en plus!! "Salut les gens, je m'appelle Moune, j'ai 22 piges, j'ai la classe et un corps de rêve, je vous fais un p'tit strip? Non, sûrs?"

Vais encore devoir me plonger dans mes CV et anticiper les questions qu'on va me poser, remettre le nez dans l'océano parce que c'est sûrement sur ça qu'on va me coincer, et me taper un trajet en train de douze heures pour passer 10 minutes dans une fac!!

Le tout en étant stressé depuis dix jours.

J'aime ma vie.

A part ça, j'ai fini mon deuxième livre. Libération!!

vendredi 13 juin 2008

Allez l'Irlande!

"Pog mo thoin!"
Réponse espérée de l'Irlande au référendum

Vous vous souvenez du référendum de 2005? La double baffe franco-néerlandaise au traité européen? A l'époque, on avait demandé l'avis du peuple, et après des résultats serrés en Espagne, la France et les Pays-Bas avaient enterré le traité: non.

Depuis, les patrons dirigeants des pays européens ont baisé les électeurs contourné le problème en faisant adopter le texte par voie parlementaire. Ce qui signifie qu'au lieu de demander son avis au peuple et de tenir compte de la dernière fois où on l'a fait, les dirigeants européens ont demandé à leurs potes députés et sénateurs de voter le texte. On va pas se laisser emmerder par le peuple non plus hein, non mais oh, ils se prennent pour qui ces connards de pauvres?

On nous a demandé notre avis. On a dit non. Alors on a bidouillé trois virgules sur le texte, on a appelé ça "traité de Lisbonne" et on a redemandé leur avis... à nos élus, qui comme chacun sait sont d'une honnêteté irréprochable et qui ont avant tout à coeur de traduire l'opinion du peuple français plutôt que celle de leur parti... Ouais. On y croirait presque hein?

Sauf que, surprise, texte adopté à une large majorité. La gueule de la représentation du peuple français...

Mais heureusement, à quelques centaines de kilomètres de là, résiste encore et toujours un glorieux petit pays, qui de par sa constitution est obligé de demander son avis au peuple pour toute affaire européenne (d'ailleurs on devrait prendre exemple). L'Irlande a organisé un référendum, hier, dans l'anonymat le plus glauque, alors que toutes les informations étaient concentrées sur les choses véritablement importantes dans le monde, comme le foot ou les JO.

Sauf que les tondeurs de moutons semblent décidés à provoquer un petit tremblement de terre politique. Car le non semble, pour l'instant, largement en tête, et le camp du oui est en galère. Au pays où la bière se mâche (copyright Poulette), les seuls à pouvoir encore sauvegarder la véritable démocratie européenne sont sur le point de faire ce que tous les Européens attachés à la démocratie et à la liberté attendent: envoyer, une fois encore, bouler la constitution européenne.

Croisons les doigts et espérons que les Irlandais sauront traduire les craintes de toute l'Europe...

Epilogue ce soir.

Edit du soir: victoire du Non à 53%. Youhou!

La suite s'annonce intéressante, mais l'espoir est mince: Superprésident Sarko fera revoter le texte jusqu'à ce qu'il passe, ou enverra bouler l'Irlande... Quoi qu'il arrive, leur pourriture de texte finira par passer, au déni de la démocratie la plus élémentaire... Vive l'Europe tiens...