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mardi 19 juin 2007
Interlude téléphonique
"Allô?
- Joyeux anniversaire.
- Théo?
- Salut Angèle.
- Salut... euh, merci! J'aurais jamais cru que tu me le souhaiterais.
- Pourquoi pas?
- Parce que tu m'en veux non?
- La rancunière du couple c'était toi, tu te souviens? Je n'ai jamais réussi à te faire la gueule plus de dix minutes.
- ...
- Bon d'accord, sur la dernière action de ta part j'ai battu mon record.
- C'est cool que tu m'appelles. Ca... me fait plaisir.
- Ca doit être la première fois que tu me dis que me parler te fait plaisir.
- On est obligés de déjà commencer à se tirer dans les pattes?
- Excuse-moi. Je dois être plus rancunier que ce que je croyais.
- Bon... A part ça, ça va toi?
- Ca va, rien de spécial...
- Comment va *Camille*?
- Très bien... C'est moi ou tu as eu ta petite intonation jalouse à l'instant là?
- Non.
- Mouais... Tu veux lui parler?
- Non merci.
- Ouch, tu es jalouse là.
- Arrête de jubiler c'est malsain. Et je ne suis pas jalouse. Tant que tu ne me demandes pas d'être ton témoin à votre mariage...
- Ah merde... (voix étouffée) ma chérie, elle n'a pas l'air très chaude pour juillet, je vais plutôt demander à mon cousin!
- ...très drôle.
- Désolé.
- Et Camille accepte que tu appelles ton ex pour son anniversaire?
- Je ne pense pas que ça la gène.
- Ah?
- Et de toutes façons elle n'est pas là.
- Ah. Donc tu m'appelles en cachette? C'est excitant...
- Non. Camille n'est pas jalouse, je lui dirai quand elle reviendra.
- Bien sûr...
- Bien sûr. Tu m'as déjà surpris à te mentir?
- ...
- Voilà.
- D'accord. Désolée de m'emporter, je ne dois pas vivre ça aussi bien que je le pensais.
- Quoi "ça"?
- Que tu sois avec une autre.
- Il fallait...
- ...y penser avant, oui je sais. Pourquoi tu m'as appelée?
- Pour ton anniversaire.
- En vrai.
- Pour ton anniversaire.
- Ecoute Théo, je te connais mieux que personne, et si tu avais juste voulu me souhaiter mon anniversaire, tu l'aurais fait par lettre ou par message. Tu veux qu'on aborde un sujet précis, et quitte à gagner du temps, je veux savoir lequel.
- ...
- Tu veux quoi, qu'on s'engueule un bon coup pour te rappeller que c'est une bonne chose qu'on ne soit plus ensemble? Me dire mes quatre vérités pour soulager ta rancoeur?
- ...Camille est enceinte.
- ...
- Angèle?
- ...
- Tu es là?
- ...oui. Désolée j'ai un peu de mal là. Camille, enceinte?
- Oui.
- De toi?
- ...
- Question idiote, désolée. Tu... as fait un enfant à cette fille?
- "Cette fille" est ma fiancée depuis presque un an.
- Et tu as accepté d'avoir un enfant avec elle, alors que tu as toujours refusé catégoriquement d'en entendre parler quand on était ensemble?
- Ecoute...
- Non, là ça m'énerve. Tu m'appelles le jour de mon anniversaire pour me dire que tu as foutu en cloque une nana que tu connais depuis un an, putain! Après que j'aie passé trois ans à essayer de t'en parler! C'est quoi ton but, me jeter ton bonheur à la face, me montrer que si j'avais patienté un an de plus au lieu de te jeter je serais enceinte de toi aujourd'hui? Me convaincre que j'étais trop nulle pour que tu aies envie d'avoir un enfant avec moi, ou que je ne te rassurais pas assez pour que tu aies envie d'être père? Merci, Théo, c'est super, je suis contente pour vous deux, mais ton sadisme sinistre et rancunier j'en ai ma claque!
- Angèle...
- Je regrette, ok? Je suis DESOLEE d'être partie, je suis au courant que mon comportement envers toi pendant l'année précédente était nul à chier, j'ai compris que j'ai fait une erreur en te quittant. Ca te va? Tu n'es plus obligé d'en rajouter maintenant, je vais regretter encore un moment de ne pas avoir réessayé avec toi, t'en fais pas, j'ai mon quota d'amertume pour la prochaine décennie! Alors fous-moi la paix, arrête d'en rajouter!
- Arrête. Je ne voulais pas te faire mal.
- Mon oeil!
- C'est vrai. J'ai juste très peur de devenir père, je ne suis pas sur d'avoir envie de le devenir. On n'a pas tout fait pour que ça arrive, c'est arrivé comme ça. Ca va trop vite pour moi. Je sais que je t'en demande beaucoup, mais... je voulais juste... t'en parler. Savoir comment tu aurais voulu que je réagisse si ça nous était arrivés.
- Ca n'aurait pas pu nous arriver. Je prenais la pilule je te rappelle.
- Tu ne la prenais plus, à la fin.
- ...tu le savais?
- Oui.
- ...
- ...
- Et tu m'as laissée faire? Tu n'as pas exigé que je la reprenne?
- Pourquoi? Tu l'aurais fait?
- Je ne sais pas.
- Dans le doute, je n'ai rien dit. Si tu voulais vraiment un enfant de moi et si le hasard s'en mêlait, je me disais que ça arriverait et que je finirais par l'accepter. Le fait est que ça n'a jamais eu lieu...
- ...
- Ca va?
- Ca fait trop de nouveaux éléments d'un coup pour moi, là...
- Je sais.
- Ecoute, je suis désolée... je vais sortir ce soir avec des amis, pour fêter mon anniversaire. Je...te rappellerai. Pour en parler. Si tu veux.
- D'accord. Merci.
- Salut.
*clic*
- ...salut Angèle."
lundi 18 juin 2007
Grand ménage de printemps (dernière démarque)
"Le ménage c'est un peu comme le sexe: si on en fait trop, on habitue l'autre à l'excellence. Dans le doute, ne vous fatiguez pas."
Jean-Paul II
Demain, la Poulette débarque chez moi. Je suis ravi, comme on s'en doute: on va enfin pouvoir trinquer autrement que par webcams interposées.
Elle arrive demain midi et repartira vendredi... Ce qui fait qu'on passera la fête de la musique ensemble. Attention les gens, je compte sur vous! Je veux vous présenter mon double féminin, alors bloquez une soirée dans la semaine! On se retrouvera tous à Aix pour picoler, et je pourris celui qui ne vient pas!
Evidemment, pour faire comme Peter Parker, il me faut préciser que de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. J'ai le pouvoir d'accueillir la Poulette chez moi, mais j'ai en contrepartie la grande responsabilité de nettoyer les chiottes. Ouais, il suffit que je parte quelques petits mois de chez moi pour que je rentre et que ce soit le bordel à l'étage. Je vous jure.
(Par honnêteté, je précise que quand j'y habitais ce n'était pas forcément plus rangé, mais bon...)
Donc voilà, j'ai ENFIN une bonne raison de déblayer le chantier paléontologique qui me sert de chambre (pourtant ça me faisait marrer de voir les gens sauter par dessus mes sacs et mes cartons pour m'atteindre devant l'ordi), et en prime il faut que je rende les commodités (toilettes et salle de bain) utilisables par des gens ayant un quelconque sens de l'hygiène.
Pas que nous soyons de gros dégueulasses dans la barraque, loin de là. Simplement le calcaire et les traces de dentifrices dans le lavabo, on s'en cogne comme de l'an quarante, ça n'empêche personne de se brosser les dents, et les pyramides de rouleaux de papier toilette vides sur le radiateurs ont le double avantage d'avoir une esthétique vague et de ne pas avoir à les jeter au fur et à mesure.
Mais là, il faut faire bonne impression. Pour une fois que j'invite une fille à la maison... Certes, elle a autant de chance de finir dans mon lit que moi de devenir chasseur, pour la simple raison qu'elle s'intéressera probablement davantage à ma soeur qu'à ma personne... Mais même, le prestige implique un minimum de standing.
Bref, j'arrête d'écrire pour retarder le moment où il faudra que je m'y mette sérieusement (non mais j'ai QUAND MÊME enlevé mes sacs de fringues! ...plus que trois cartons et deux montagnes de BD à évacuer).
Sinon, je tourne avec quatre chansons en ce moment. Je n'écoute que ça, et ce sont les quatre qui vont tourner pendant la séquence ménage.
- Snow, des Red Hot Chili Peppers
- w+wr hand, de Pink
- Mad World, de... euh... un gars.
- Last Top This Town, de Eels
Je ne sais pas du tout de quoi elles parlent (si, de coke pour Snow, mais à part ça...), ni pourquoi je n'arrive pas à me les sortir de la tête. Mais c'est pas grave, parce que ce sont des bonnes chansons. Ce n'est pas comme à l'époque où j'avais la musique de Hawaii Police d'Etat dans la tête, depuis une certaine soirée en mode alcool et Shrek 2.
A part ça, je n'ai toujours pas eu mes résultats, et ça m'éneeeeerve.
Jean-Paul II
Demain, la Poulette débarque chez moi. Je suis ravi, comme on s'en doute: on va enfin pouvoir trinquer autrement que par webcams interposées.
Elle arrive demain midi et repartira vendredi... Ce qui fait qu'on passera la fête de la musique ensemble. Attention les gens, je compte sur vous! Je veux vous présenter mon double féminin, alors bloquez une soirée dans la semaine! On se retrouvera tous à Aix pour picoler, et je pourris celui qui ne vient pas!
Evidemment, pour faire comme Peter Parker, il me faut préciser que de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. J'ai le pouvoir d'accueillir la Poulette chez moi, mais j'ai en contrepartie la grande responsabilité de nettoyer les chiottes. Ouais, il suffit que je parte quelques petits mois de chez moi pour que je rentre et que ce soit le bordel à l'étage. Je vous jure.
(Par honnêteté, je précise que quand j'y habitais ce n'était pas forcément plus rangé, mais bon...)
Donc voilà, j'ai ENFIN une bonne raison de déblayer le chantier paléontologique qui me sert de chambre (pourtant ça me faisait marrer de voir les gens sauter par dessus mes sacs et mes cartons pour m'atteindre devant l'ordi), et en prime il faut que je rende les commodités (toilettes et salle de bain) utilisables par des gens ayant un quelconque sens de l'hygiène.
Pas que nous soyons de gros dégueulasses dans la barraque, loin de là. Simplement le calcaire et les traces de dentifrices dans le lavabo, on s'en cogne comme de l'an quarante, ça n'empêche personne de se brosser les dents, et les pyramides de rouleaux de papier toilette vides sur le radiateurs ont le double avantage d'avoir une esthétique vague et de ne pas avoir à les jeter au fur et à mesure.
Mais là, il faut faire bonne impression. Pour une fois que j'invite une fille à la maison... Certes, elle a autant de chance de finir dans mon lit que moi de devenir chasseur, pour la simple raison qu'elle s'intéressera probablement davantage à ma soeur qu'à ma personne... Mais même, le prestige implique un minimum de standing.
Bref, j'arrête d'écrire pour retarder le moment où il faudra que je m'y mette sérieusement (non mais j'ai QUAND MÊME enlevé mes sacs de fringues! ...plus que trois cartons et deux montagnes de BD à évacuer).
Sinon, je tourne avec quatre chansons en ce moment. Je n'écoute que ça, et ce sont les quatre qui vont tourner pendant la séquence ménage.
- Snow, des Red Hot Chili Peppers
- w+wr hand, de Pink
- Mad World, de... euh... un gars.
- Last Top This Town, de Eels
Je ne sais pas du tout de quoi elles parlent (si, de coke pour Snow, mais à part ça...), ni pourquoi je n'arrive pas à me les sortir de la tête. Mais c'est pas grave, parce que ce sont des bonnes chansons. Ce n'est pas comme à l'époque où j'avais la musique de Hawaii Police d'Etat dans la tête, depuis une certaine soirée en mode alcool et Shrek 2.
A part ça, je n'ai toujours pas eu mes résultats, et ça m'éneeeeerve.
Législatives
"Les politiciens, c'est comme les pneus: quand c'est trop lisse, c'est pas fiable."
Léon Blum
Je viens d'achever mon récapitulatif en images des résultats des législatives. Il faut dire que je m'ennuyais sévère, alors tant qu'à faire j'ai fait des cartes, des graphiques et des calculs. C'est pas ce que je fais d'habitude quand je m'ennuie, je tiens à rassurer ceux qui songent déjà à appeler les urgences psychiatriques. Mais là ça m'a pris. Vous pouvez cliquer pour agrandir, parce qu'en vrai, c'est grand.
Après avoir bien rigolé en voyant ma mère et mon beau-père faire "ouaaaiiiis" devant chaque candidat PS élu comme autant de buts marqués par l'OM acclamés par les supporters (et pourtant ils sont tous les deux anti-foot au possible, comme quoi le foot et la politique ça suscite le même genre de réaction: bêtes et connement basées sur la compétition), j'ai eu LA bonne nouvelle de la journée: Alain Juppé, le numéro 2 du gouvernement Fillon, s'est fait battre à Bordeaux et doit remettre sa démission.
Le fait qu'un mec de droite se ramasse, ça ne me fait pas plus jubiler que ça (enfin, normal quoi, un ou deux verres de champagne). Ce qui m'a plu, en revanche, c'est que c'était le ministre de l'Ecologie, et que je l'imaginais aussi bien se préoccuper de la Terre que devenir honnête, c'est dire.
Juppé va sauter, voilà qui a sauvé ma soirée.
Nicolas Sarkozy prépare lui-même le buffet d'adieu d'Alain Juppé
A part ça, la petite black qui représente la jeunesse UMP est à croquer. Dommage qu'elle soit assez conne pour trouver normal de négocier la réforme de l'Université pendant que les étudiants sont en vacances d'été.
dimanche 17 juin 2007
L'histoire éternelle
"Disney c'est comme un David Copperfield, mais sans trucage."
Maximilien de Robespierre
Je suis fan de Disney. Et j'assume totalement. Depuis que je suis tout petit je suis bercé à coups de Mary Poppins et Merlin l'Enchanteur, j'ai grandi avec Mowgli, Alice et Peter Pan, et les premières chansons que j'ai apprises par coeur de moi-même doivent être celles de Robin des Bois et de la Petite Sirène.
Même à l'âge où les jeunes préfèrent découvrir les joies du foot, des films d'action ou ceux de Clara Morgan, j'allais encore au cinéma pour voir Mulan, Hercule ou Atlantide. C'est beau, c'est magique, c'est simple et c'est sans bavure. Disney, ça redonne confiance en l'impossible et ça donne envie de croire à ses rêves.
Aux studios Disney, ce sont des magiciens. Sur l'ensemble des Disney que j'ai vus, seul un m'a fait mauvaise impression, et contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas un récent. Pour le nommer, il s'agit de Taram et le chaudron magique, une vilaine tentative d'accrocher la Fantasy au monopole du rêve que détient (ou détenait) Disney.
Parce qu'avant de rire de Shrek et des parodies, il faut avoir rêvé avec Disney. Tout le monde ou presque est passé par le stade traumatisant de Bambi ("mais la maman elle meeeuuurt!"), non? Tout le monde connaît les grands classiques, les histoires simples et totalement imaginaires mais qui font penser à autre chose, au moins pendant quelques dizaines de minutes... Et c'est déjà ça.
Là, je viens de m'enfiler coup sur coup Bernard et Bianca au Pays des Kangourous (ça m'a redonné envie de me bouger pour sauver la biodiversité, le coup du braconnier qui capture les kookaburras et les aigles royaux) et surtout la Belle et la Bête, ma première leçon de tolérance... "on peut s'aimer même quand on n'est pas pareils". Le premier Disney où l'héroïne est autre chose qu'une courge écervelée qui chante en attendant le prince charmant. Belle lit (!), remballe ses prétendants, rêve, prend les choses en main et n'a pas peur de dire ce qu'elle pense. Rien que d'avoir vu ça, ça me redonne confiance en l'amour: si une héroïne de dessin animé peut être aussi cool, il doit bien y avoir des filles qu'on a pris comme modèles pour la créer, non?
Enfin voilà, là vous avez la chance d'observer à peu près en direct mon état d'esprit quand je viens de finir le visionnement de ce dessin animé: admiratif devant le génie des créateurs, sous le charme de Belle, ensorcelé par l'histoire et empli d'espoir en l'Amour avec un grand A. Pathétique non?
Et ben vous savez quoi? J'assume carrément.
A part ça, la roue de ces p***** de souris va passer par la fenêtre, c'est moi qui vous le dit!
Maximilien de Robespierre
Je suis fan de Disney. Et j'assume totalement. Depuis que je suis tout petit je suis bercé à coups de Mary Poppins et Merlin l'Enchanteur, j'ai grandi avec Mowgli, Alice et Peter Pan, et les premières chansons que j'ai apprises par coeur de moi-même doivent être celles de Robin des Bois et de la Petite Sirène.
Même à l'âge où les jeunes préfèrent découvrir les joies du foot, des films d'action ou ceux de Clara Morgan, j'allais encore au cinéma pour voir Mulan, Hercule ou Atlantide. C'est beau, c'est magique, c'est simple et c'est sans bavure. Disney, ça redonne confiance en l'impossible et ça donne envie de croire à ses rêves.
Aux studios Disney, ce sont des magiciens. Sur l'ensemble des Disney que j'ai vus, seul un m'a fait mauvaise impression, et contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas un récent. Pour le nommer, il s'agit de Taram et le chaudron magique, une vilaine tentative d'accrocher la Fantasy au monopole du rêve que détient (ou détenait) Disney.
Parce qu'avant de rire de Shrek et des parodies, il faut avoir rêvé avec Disney. Tout le monde ou presque est passé par le stade traumatisant de Bambi ("mais la maman elle meeeuuurt!"), non? Tout le monde connaît les grands classiques, les histoires simples et totalement imaginaires mais qui font penser à autre chose, au moins pendant quelques dizaines de minutes... Et c'est déjà ça.
Là, je viens de m'enfiler coup sur coup Bernard et Bianca au Pays des Kangourous (ça m'a redonné envie de me bouger pour sauver la biodiversité, le coup du braconnier qui capture les kookaburras et les aigles royaux) et surtout la Belle et la Bête, ma première leçon de tolérance... "on peut s'aimer même quand on n'est pas pareils". Le premier Disney où l'héroïne est autre chose qu'une courge écervelée qui chante en attendant le prince charmant. Belle lit (!), remballe ses prétendants, rêve, prend les choses en main et n'a pas peur de dire ce qu'elle pense. Rien que d'avoir vu ça, ça me redonne confiance en l'amour: si une héroïne de dessin animé peut être aussi cool, il doit bien y avoir des filles qu'on a pris comme modèles pour la créer, non?
Enfin voilà, là vous avez la chance d'observer à peu près en direct mon état d'esprit quand je viens de finir le visionnement de ce dessin animé: admiratif devant le génie des créateurs, sous le charme de Belle, ensorcelé par l'histoire et empli d'espoir en l'Amour avec un grand A. Pathétique non?
Et ben vous savez quoi? J'assume carrément.
A part ça, la roue de ces p***** de souris va passer par la fenêtre, c'est moi qui vous le dit!
samedi 16 juin 2007
"Allez dégnomer le jardin!"
"Il n'existe pas de monstre plus insupportable, terrifiant, immonde, stupide et cruel... Rien ne prépare à sa venue, et seuls les plus braves parviennent à survivre à l'affrontement."
Manuel Donjons et Dragons, édition 3.5, article "enfant"
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Titre emprunté à Harry Potter, pour ceux qui se demanderaient.
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Ce matin, j'ai l'occasion de mettre à l'épreuve mon légendaire instinct de paternité: je vais donner un coup de main à la kermesse de l'école de ma mère. Le but? Y tuer le moins d'enfants possible en un temps donné.
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Je suis apparamment affecté au jeu des fléchettes-ballon que j'ai peint. Je redoute la centième fois où j'entendrais "c'est un Minimoy?", parce qu'à ce moment-là j'égorgerai à coup de fléchette l'impudent crétin qui croit qu'il faut absolument que ça soit passé à la télé pour exister.
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Les kermesses, quand j'étais petit, à Venizel -Picardie (ça fait quand même moins classe que Houston - Texas ou Greenbow - Alabama), j'adorais ça. J'étais super doué aux fléchettes, je gagnais le grand prix une fois sur deux, et j'adorais acheter plein de conneries avec mes potes avec les tickets que l'on gagnait aux divers jeux, comme le chamboule-tout, les quilles ou le 421 avec les gros dés en mousse.
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Maintenant que j'ai un peu passé l'âge, il faut que je me les coltine quand même, en tant qu'adulte responsable gentil avec les enfants. Je me marre. Quand j'étais petit, je ne supportais pas qu'on m'avantage quand j'étais prêt à perdre, alors les mômes pourront toujours courir pour avoir droit à une fléchette supplémentaire.
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Je me suis quand même fait beau (enfin je me suis rasé quoi), je ne sais pas trop pourquoi... Techniquement si je dois rencontrer la femme de ma vie, ça ne sera pas dans un endroit où on va pour faire plaisir aux enfants... Ou alors je vais rencontrer une future poule pondeuse qui jubile au milieu des chiards et qui me transmettra sa passion pour la progéniture...
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...mouahahahaha. Non, je reste célibataire (Papageno style).
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A part ça, j'ai trouvé un super jeu gratuit sur internet, un vrai MMORPG sur les pirates. Tales of Pirates ça s'appelle. Il faut tuer des champignons, des moutons, des pandas volants et des kangourous boxeurs. J'en parlerai bientôt.
jeudi 14 juin 2007
Rencontre fortuite
"Théo! Oh, Théo!
- Angèle?
- Tu m'as pas entendue? Ca fait dix minutes que je te cours après!
- Heureux de voir que ton légendaire sens de l'exagération est intact.
- Tu... euh... ça va?
- Depuis la dernière fois qu'on ne s'est PAS vus, tu veux dire? Oui, j'ai survécu, comme tu vois.
- Oh... Euh... Tu nous présentes?
- Camille, ma fiancée. Angèle, une... ancienne connaissance.
- Ravie.
- Moi aussi.
- Camille, vous... vous pouvez nous laisser un moment? J'ai quelques petites choses à dire à Théo...
- Camille peut tout entendre.
- J'en doute, mon chéri. Je te laisse régler cette histoire... En attendant je vais à la librairie au coin de la rue.
- ...d'accord.
*départ de Camille*
- Tu... avais quelque chose à me dire?
- Tu es venimeux aujourd'hui. Alors comme ça, tu t'es fiancé?
- Tu te demandes pourquoi tu n'étais pas invitée?
- ...ça fait plaisir de te revoir c'est dingue...
- Désolé, au bout d'un an j'ai fini par perdre mes anciennes habitudes de gentillesse en toutes occasions...
- Je vois ça. Je suppose que tu m'en veux?
- Quelle idée. Tu me laisses tomber comme une vieille chaussette, tu me rappelles six mois après pour me dire que tu as réfléchi et que tu veux nous donner une autre chance, et quand je te rappelle pour te dire que je suis prêt à réessayer, tu ne décroches même pas ton téléphone. Et quand j'ai enfin réussi à passer à autre chose - je suis BIEN avec Camille, est-il besoin de le préciser? - tu réapparais au milieu de la rue avec un grand sourire aux lèvres, comme si on s'était quittés la veille.
- Tu voudrais que j'aie l'air terrifiée de ta réaction, que j'ose à peine t'aborder et que je me répande en excuses?
- Franchement ça serait pas mal, au moins les excuses.
- Ok, ok. Je suis désolée de t'avoir fait ça, c'est ma faute, pardon.
- Ouais... Tu n'as toujours pas appris à demander pardon sincèrement. Il faut toujours que tu donnes l'impression que celui à qui tu t'excuses est un parfait crétin à qui il faut adresser des excuses bidon pour le calmer... A moins que tu ne fasses ça qu'avec moi?
- Tu es d'une humeur charmante dis-moi...
- Mets-toi à ma place.
- Sans façons. Ecoute, je sais que ça ne vaut rien pour toi, mais je suis vraiment désolée, d'accord? Je n'ai pas osé te répondre il y a six mois, parce que j'ai... rencontré quelqu'un.
- ...
- Je sais ce que tu vas dire: "ça montre à quel point tu avais envie de reprendre avec moi, deux jours sans nouvelle et tu sautes sur le premier qui passe, blablabla..."
- Je n'avais pas encore commencé à envisager les choses comme ça, mais ça aurait pu venir, oui...
- J'avais peur de ta réaction, de te faire encore souffrir alors que je t'avais rendu espoir...
- Si seulement tu étais moins égoïste...
- Moi, égoïste? J'ai pensé à toi, je t'ai offert le moindre mal! Je voulais te protéger!
- Mon cul! Si tu étais vraiment préoccupée par moi, tu aurais refusé cette histoire pour nous offrir une nouvelle chance! Tu m'aurais offert le bonheur, au lieu de choisir pour moi entre la peste et le choléra! Tu voulais quoi, que je te remercie de m'avoir laissé tomber au dernier moment après m'avoir fait espérer? Tu ne penses qu'à toi, à ton petit bonheur égoïste et autocentré! Si tu avais vraiment pensé à moi, tu aurais attendu que je te rappelle! Mais non, tu as d'abord pensé à ta pomme, à ton histoire avec ce gars, et ENSUITE tu as pensé à moi et tu as réfléchi à comment limiter la casse! Arrête avec ta soi-disant bonté, tu es aussi altruiste qu'Hitler!
- C'est dégueulasse de dire ça!
- J'assume. Et arrête de pleurer, tu n'as même pas idée des larmes que MOI j'ai versées pendant que tu batifolais avec ta nouvelle conquête, sans même penser à me dire ce qu'il en était de moi! J'espère qu'il t'a rendu heureuse, je suis sûr que ça va me consoler!
- Je ne suis plus avec lui.
- Ah ouais? Depuis quand? Hier? C'est pour ça que tu es venue me trouver? Le gentil Théo, toujours disponible pour toi, qu'importe les orages et les tempêtes? Allons-y, tiens, retournons voir Théo le bouche-trou, il me reprendra sûrement maintenant que je n'ai plus personne en vue!
- Ca fait trois mois que je ne suis plus avec lui! Et c'est par hasard que je t'ai retrouvé! Je suis peut-être égoïste, mais je ne suis pas aussi ignoble que tu as l'air de le penser! Je voulais juste... savoir comment tu allais.
- Ca va. Ca fait quatre mois que je suis avec Camille. Elle est patiente, à mon écoute, drôle, belle, passionnée, elle a une libido trois fois supérieure à la tienne, et elle a autant besoin de moi que moi d'elle.
- Mon double opposé, quoi.
- C'est toi qui l'as dit.
- Tu n'as jamais supporté mon indépendance hein?
- Je n'ai jamais supporté que tu me tiennes à l'écart de ta vie, et que tu viennes me trouver quand TU en avais envie seulement. Je ne suis pas un porte-avion duquel tu peux t'envoler et où tu peux atterrir à volonté.
- Daniel Pennac.
- Tu te souviens de nos classiques.
- Je sais, je n'étais pas tout à fait ce que tu attendais de moi.
- Pas tout à fait non.
- Je suis désolée. Je voulais juste que tu saches que... quand je t'ai appelé la dernière fois, j'étais sincère... J'avais vraiment envie de réessayer. Je n'aurais pas du me laisser approcher par ce mec, c'est toi qui as raison. J'aurais du t'attendre.
- Ce n'est pas grave. C'est en sortant me bourrer la gueule pour oublier que j'ai rencontré Camille. Je te dois mon bonheur, finalement.
- Une dernière pique pour la route?
- Désolé.
- Je suppose que je l'ai méritée. Si jamais on se revoit... j'espère qu'on sera tous les deux libres.
- Tu ne renonces jamais?
- Aucune idée. Je crois que je me rends compte seulement maintenant de ce que j'ai perdu.
- Un peu tard.
- Je sais. Sois heureux.
- Toi aussi.
- Bye."
*départ d'Angèle, Théo retrouve Camille à la librairie*
- Alors, raconte-moi? Qui c'était cette Angèle?
- Le Fantôme des Noëls Passés.
- Charles Dickens.
- Tu connais nos classiques."
Ogres, mélancolie et araignées
"Il y a deux sortes de gens: ceux qui disent des conneries, et ceux qui les écoutent. Toi, tu m'écoutes."
Platon
"Je cherche un homme... "
Diogène, au milieu d'une séance photo des Dieux du Stade.
Eh oui, ce soir deux citations pour le prix d'une. Elle est pas belle la vie?
Je viens d'aller voir Shrek 3, avec ma frangine (désolé Poulette j'ai pas pu résister... Je te promets que je te réserve le 4). J'avais eu pas mal de critiques négatives, qui disaient que c'était bof bof, la magie commençait à s'épuiser...
C'est peut-être vrai, mais il reste quelques tonneaux en réserve.
Le film tarde un peu à démarrer, le début ne m'a pas trop fait rire, mais la suite retrouve le rythme des précédents opus. On trouve un peu moins de références (dont quelques unes en français à Dubosc et Brice de Nice, beuh), mais l'histoire est très drôle, les gags fendards (même si on observe un retour à une tendance un poil plus scato, comme au premier), les personnages à pleurer de rire, et le brushing de Charmant toujours aussi parfait.
J'ai eu la bêtise de regarder la bande-annonce: ne le faites pas, ça gâche plein de parties drôles du film! Bref, une suite toujours excellente, qui commence un peu à s'essouffler de temps en temps mais qui se rattrape vraiment bien aussitôt, ce qui fait vite oublier les quelques "passages à vide". A voir absolument.
Dans ce troisième volet, on a l'intégration de la mythologie de la Table Ronde. Les références à Arthur, Guenièvre et Lancelot m'ont fait hurler de rire... Et j'avoue que j'aurais aimé avoir T. à côté de moi pour bavarder de notre grand débat sur le fait que Lancelot soit le pire enfoiré que la terre ait porté ou non.
Ca m'a rendu mélancolique à la sortie. Le deuxième, j'étais allé le voir avec elle. Bon, ce n'était pas une référence, l'été 2004 n'était pas la partie la plus reluisante de notre chaotique relation. Mais même. J'aurais aimé qu'elle soit là. J'aurais aimé qu'elle soit encore dans ma vie.
J'ai l'impression de parler d'elle comme une morte. C'est peut-être ça la clé. Chérir son souvenir et y penser comme une disparue...
...j'ai du mal.
Ma soeur m'a posé une question rhétorique à propos du blaireau de connard de la putain de sa race maudite d'enculé de sa mère avec qui elle "ressort", malgré l'avis négatif d'à peu près 99,8% de son entourage (les 0,2% restants sont le naze en question et ma cousine qui lui dit de faire ce qu'elle veut)(d'ailleurs Z. va falloir qu'on cause...) : "ça fait trois ans que c'est comme ça, que veux-tu que j'y fasse?" Ce à quoi j'ai répondu au tac au tac: "et c'est à moi que tu poses la question?"
Je me suis fendu sur le trajet du retour d'un couplet sur la bêtise absolue de se baser sur ses espoirs. J'ai espéré pendant trois ans après les hauts et les bas d'une histoire aléatoire (tiens ça ferait de bonnes paroles de chanson ça). Résultat: une expérience de l'amour qui frôle le néant, des années à ne penser qu'à elle et au fameux "et si...?", et même pas de souvenirs à chérir puisque, de son propre aveu, elle ne sait pas vraiment si elle était vraiment amoureuse. Bilan incontestablement négatif non? Oui, on a eu de bons moments, d'excellents même, mais au final ça compense vraiment ce que j'ai perdu et les baffes que je me suis prises? J'en doute.
La faute à qui? A moi, sans aucun doute. Moi le rêveur, l'empathe et l'accro à l'espoir.
Moi l'anti-mystère, comme me l'a rappelé V., le pauvre crétin qui se rapproche trop des filles pour devenir autre chose que leur ami le plus proche, celui qui se dévoile trop tôt et ne sait pas séduire.
Ca laisse un goût amer tout ça. Et c'est ce que j'ai essayé d'expliquer à ma frangine. Mais en même temps, je n'étais pas vraiment sur d'y croire vraiment. Parce que (patapé ma puce), de l'espoir il m'en reste quelques fragments pris dans les coutures de mes manches, quelques poussières sous mes bottes et quelques fils dans les cheveux. Je sais, c'est con. Mais j'espère finir par lui manquer comme elle me manque. Et j'assume.
Et puis, tout à mes réflexions, je suis arrivé à l'entrée de mon village. Et comme d'hab mon coeur a raté un battement, quand j'ai vu le panneau rond et bleu avec la flèche blanche dedans, qui indique où il faut tourner. Une peur irraisonnée, bête. J'ai vu dans un rêve qu'un jour je mourrai ici, sous ce panneau, avec la flèche pointant vers mon cadavre. Il y a déjà eu des accidents à cet endroit, et il y a souvent des fleurs accrochées au panneau, en souvenir des victimes.
D'habitude, je n'accorde aucune importance aux rêves. Mais maintenant je ne peux plus arriver dans mon village sans avoir une fraction de seconde la peur que le jour de ma mort au pied de ce panneau soit aujourd'hui. C'est complètement débile, mais pas moyen de me débarrasser de cette peur idiote.
J'ai repensé à mes autres peurs irraisonnées. Les ascenseurs, pourtant maintes fois vérifiés, dans lesquels on ne craint rien... Et pourtant je déteste être dans une de ces cages d'acier opaques et étouffantes. Ou alors la statue de Cézanne, à Aix. J'ai toujours l'impression qu'il se met à bouger dans mon dos et se prépare à me sauter dessus avec sa canne. Je déteste cette statue. Sans doute que je me suis inventé cette haine pour une obscure raison, mais je déteste passer devant.
Avec tout ça, je me suis dit que je ferais mieux de ne pas trop me moquer de l'arachnophobie, parce que je dois faire pire dans le genre peur irraisonnée...
A part ça, ma vengeuse masquée m'a répondu, sur mon second billet à propos de l'affaire Lemarchal.
Platon
"Je cherche un homme... "
Diogène, au milieu d'une séance photo des Dieux du Stade.
Eh oui, ce soir deux citations pour le prix d'une. Elle est pas belle la vie?
Je viens d'aller voir Shrek 3, avec ma frangine (désolé Poulette j'ai pas pu résister... Je te promets que je te réserve le 4). J'avais eu pas mal de critiques négatives, qui disaient que c'était bof bof, la magie commençait à s'épuiser...
C'est peut-être vrai, mais il reste quelques tonneaux en réserve.
Le film tarde un peu à démarrer, le début ne m'a pas trop fait rire, mais la suite retrouve le rythme des précédents opus. On trouve un peu moins de références (dont quelques unes en français à Dubosc et Brice de Nice, beuh), mais l'histoire est très drôle, les gags fendards (même si on observe un retour à une tendance un poil plus scato, comme au premier), les personnages à pleurer de rire, et le brushing de Charmant toujours aussi parfait.
J'ai eu la bêtise de regarder la bande-annonce: ne le faites pas, ça gâche plein de parties drôles du film! Bref, une suite toujours excellente, qui commence un peu à s'essouffler de temps en temps mais qui se rattrape vraiment bien aussitôt, ce qui fait vite oublier les quelques "passages à vide". A voir absolument.
Dans ce troisième volet, on a l'intégration de la mythologie de la Table Ronde. Les références à Arthur, Guenièvre et Lancelot m'ont fait hurler de rire... Et j'avoue que j'aurais aimé avoir T. à côté de moi pour bavarder de notre grand débat sur le fait que Lancelot soit le pire enfoiré que la terre ait porté ou non.
Ca m'a rendu mélancolique à la sortie. Le deuxième, j'étais allé le voir avec elle. Bon, ce n'était pas une référence, l'été 2004 n'était pas la partie la plus reluisante de notre chaotique relation. Mais même. J'aurais aimé qu'elle soit là. J'aurais aimé qu'elle soit encore dans ma vie.
J'ai l'impression de parler d'elle comme une morte. C'est peut-être ça la clé. Chérir son souvenir et y penser comme une disparue...
...j'ai du mal.
Ma soeur m'a posé une question rhétorique à propos du blaireau de connard de la putain de sa race maudite d'enculé de sa mère avec qui elle "ressort", malgré l'avis négatif d'à peu près 99,8% de son entourage (les 0,2% restants sont le naze en question et ma cousine qui lui dit de faire ce qu'elle veut)(d'ailleurs Z. va falloir qu'on cause...) : "ça fait trois ans que c'est comme ça, que veux-tu que j'y fasse?" Ce à quoi j'ai répondu au tac au tac: "et c'est à moi que tu poses la question?"
Je me suis fendu sur le trajet du retour d'un couplet sur la bêtise absolue de se baser sur ses espoirs. J'ai espéré pendant trois ans après les hauts et les bas d'une histoire aléatoire (tiens ça ferait de bonnes paroles de chanson ça). Résultat: une expérience de l'amour qui frôle le néant, des années à ne penser qu'à elle et au fameux "et si...?", et même pas de souvenirs à chérir puisque, de son propre aveu, elle ne sait pas vraiment si elle était vraiment amoureuse. Bilan incontestablement négatif non? Oui, on a eu de bons moments, d'excellents même, mais au final ça compense vraiment ce que j'ai perdu et les baffes que je me suis prises? J'en doute.
La faute à qui? A moi, sans aucun doute. Moi le rêveur, l'empathe et l'accro à l'espoir.
Moi l'anti-mystère, comme me l'a rappelé V., le pauvre crétin qui se rapproche trop des filles pour devenir autre chose que leur ami le plus proche, celui qui se dévoile trop tôt et ne sait pas séduire.
Ca laisse un goût amer tout ça. Et c'est ce que j'ai essayé d'expliquer à ma frangine. Mais en même temps, je n'étais pas vraiment sur d'y croire vraiment. Parce que (patapé ma puce), de l'espoir il m'en reste quelques fragments pris dans les coutures de mes manches, quelques poussières sous mes bottes et quelques fils dans les cheveux. Je sais, c'est con. Mais j'espère finir par lui manquer comme elle me manque. Et j'assume.
Et puis, tout à mes réflexions, je suis arrivé à l'entrée de mon village. Et comme d'hab mon coeur a raté un battement, quand j'ai vu le panneau rond et bleu avec la flèche blanche dedans, qui indique où il faut tourner. Une peur irraisonnée, bête. J'ai vu dans un rêve qu'un jour je mourrai ici, sous ce panneau, avec la flèche pointant vers mon cadavre. Il y a déjà eu des accidents à cet endroit, et il y a souvent des fleurs accrochées au panneau, en souvenir des victimes.
D'habitude, je n'accorde aucune importance aux rêves. Mais maintenant je ne peux plus arriver dans mon village sans avoir une fraction de seconde la peur que le jour de ma mort au pied de ce panneau soit aujourd'hui. C'est complètement débile, mais pas moyen de me débarrasser de cette peur idiote.
J'ai repensé à mes autres peurs irraisonnées. Les ascenseurs, pourtant maintes fois vérifiés, dans lesquels on ne craint rien... Et pourtant je déteste être dans une de ces cages d'acier opaques et étouffantes. Ou alors la statue de Cézanne, à Aix. J'ai toujours l'impression qu'il se met à bouger dans mon dos et se prépare à me sauter dessus avec sa canne. Je déteste cette statue. Sans doute que je me suis inventé cette haine pour une obscure raison, mais je déteste passer devant.
Voilà le monstre. Atroce non? ...bon ok.
Avec tout ça, je me suis dit que je ferais mieux de ne pas trop me moquer de l'arachnophobie, parce que je dois faire pire dans le genre peur irraisonnée...
A part ça, ma vengeuse masquée m'a répondu, sur mon second billet à propos de l'affaire Lemarchal.
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