"Faut que tu te trouves une Suédoise modèle Ikéa: 2 minutes pour la monter."
L'Elfe, la classe incarnée
Billet en direct du pays des Krisprolls, c'est pas trop la classe? Oh ben oui alors, ma bonne dame, de nos jours ce que permettent les nouvelles technologies, c'est fou, c'est à peine croyable.
Non mais en fait, internet en Suède, ce n'est pas alimenté par des dynamos actionnées par les troupeaux de rennes, contrairement à ce que je pensais. Ca marche comme chez nous. Donc je ne suis pas en train d'accomplir un acte d'un héroïsme ou d'une originalité folle en tapotant un billet depuis Lund.
Petit récapitulatif de ce début de vacances: j'ai quitté vendredi soir Lille, emportant avec moi les recommandations de mes potes qui m'enjoignaient de bien profiter des Suédoises, voire d'en ramener une (alors que je ne vois pas ce que j'en foutrais, je fais déjà ma vaisselle, ma lessive, mon ménage et ma cuisine tout seul), et j'ai débarqué avec la traditionnelle demi-heure de retard estampillée SNCF à Aix. De là, retour dans le Var pour un séjour d'au moins deux heures, le temps de transvaser mes affaires des cinq sacs que je me trimballais à seulement deux, et de faire un sort au fromage de chèvre et au pain maison de ma génitrice. Et d'embrasser rapidement ma famille, bien sûr.
Ensuite je suis parti à Marignane, poireautage en règle dans le hall d'aéroport vide, puis paperasse, billet, bagages, fouille (j'ai échappé de justesse à la fouille anale, mes piercings ont sonné), puis, enfin, deux heures et demie après être arrivé, j'ai accédé à l'avion. J'ai suivi avec curiosité les gesticulations étrangement coordonnées des stewarts et hôtesses qui nous montraient dans un alignement parfait les uns avec les autres les gestes de sécurité qui nous permettront une mort plus confortable en cas d'incident technique en plein vol. Puis ce fut le décollage.
J'use et j'abuse de ce mot depuis fort longtemps pour qualifier le départ vers une destination lointaine. Ben je vous assure que ça n'a rien à voir.
Je n'avais jamais pris l'avion, et c'est quand même plutôt flippant comme sensation. Mais je n'ai pas vomi, pas eu mal au coeur, au contraire c'était génial. Bon, ça pollue l'avion, c'est mal, tout ça, mais y'a pas de tégévé pour Lund, alors pas ma faute hein.
Après une demie-heure de contemplation des nuages, je me suis lassé, et j'ai dormi par intermittence, réveillé de temps en temps par les hôtesses qui couinent "coffee, coffee!" dans les allées et le regard étrange de ma voisine quinquagénaire qui me regardait avec un attendrissement flippant. D'autant qu'elle était suédoise et que j'ai pas pigé un broc de ce qu'elle m'a raconté.
Bref, ensuite ce fut l'atterrissage à Malmö (qui se prononce Malmeu, hop, cours de suédois intégré), où je fus accueilli par la Puce et le Piou (sur un tabouret)(je l'avais jamais faite celle-là encore...)(et j'en suis fier), et une de leurs amies française qui attendait son roméo.
La suite se révèle passionnante, pleine de mystères et d'imprévus, de rebondissements, de suédoises accortes à forte poitrine et de sexe débridé (si si), mais là j'ai sommeil, alors je bouge, je finirai plus tard.
A part ça, Skål (qui se prononce Skaul) ça veut dire "santé" ou "cheers". Et après on dira qu'on ne s'instruit pas sur mon blog...
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
lundi 29 octobre 2007
jeudi 25 octobre 2007
Décollage
"Faut que tu te fasses une Suédoise! Ca fait toujours bien sur un CV!"
Ma puce
Aujourd'hui, j'ai été abordé par un mec saoul. C'est dans ce genre de situations que je suis heureux de ne pas avoir d'odorat. Dialogue:
Lui: "On est pareils, t'vois!"
Moi: "Euh..."
Lui: "Mais si! R'gade, toi t'écoutes de la musique, t'vois, et moi aussi!"
(de fait, il avait tout comme moi ses écouteurs sur ses oreilles)
Moi: "Hum... Je pense pas non."
Lui: "Non mais ok, on n'a pas le même style, mais on est des skins tous les deux!"
Moi (cheveux longs, trench coat noir et pull à col roulé): "Euh... J'crois pas..."
Lui: "Mais si, chuis sur qu'on écoute le même genre de musique."
Moi: "Là encore, j'en doute." (je tens un de mes écouteurs. Il écoute. Il grimace.)
Lui: "Ah non, c'est pas le même délire en fait."
Moi, triomphant: "Voilà."
Et je le plante là.
Quelle est cette musique qui fait fuir les gros lourds, me demanderez-vous, avides vous aussi d'avoir cette arme à portée de main, bien plus pratique qu'une banale bombe lacrymogène?
Voilà:
Ca claque, et ça repousse les nazes. Que demande le peuple?
Bon, sinon, je m'envolle dès demain (enfin, après-demain matin super tôt, mais je prends le train demain soir) pour le pays d'Ikéa, de Krisprolls, des saunas et grandes chaudasses blondes, à savoir la Suède. Je vais aller voir Ma Puce et son Piou, qui ont eu l'idée saugrenue d'aller faire leurs études là-bas en étant casés, je vous demande un peu.
Moi, bien malin, j'y vais en tant que célibataire. Non pas que j'espère quoi que ce soit. En ce moment, j'ai plus envie de voir mes potes qu'avoir une nana. Comme quoi tout arrive. Mais on ne sait jamais, pas vrai? Comme dit Ma Puce, une suédoise comme ex, ça en impose toujours, ce serait dommage de ne pas profiter de l'occase.
Donc voilà, pendant les vacances je lâche ce blog une petite semaine, soyez sages! Si vous avez du bol, vous aurez peut-être un billet made in Sweden, ce serait trop la classe non?
A part ça, ce soir, c'était chèvre-chaud et kiwi, un mélange géant pour les amateurs des bonnes choses.
Ma puce
Aujourd'hui, j'ai été abordé par un mec saoul. C'est dans ce genre de situations que je suis heureux de ne pas avoir d'odorat. Dialogue:
Lui: "On est pareils, t'vois!"
Moi: "Euh..."
Lui: "Mais si! R'gade, toi t'écoutes de la musique, t'vois, et moi aussi!"
(de fait, il avait tout comme moi ses écouteurs sur ses oreilles)
Moi: "Hum... Je pense pas non."
Lui: "Non mais ok, on n'a pas le même style, mais on est des skins tous les deux!"
Moi (cheveux longs, trench coat noir et pull à col roulé): "Euh... J'crois pas..."
Lui: "Mais si, chuis sur qu'on écoute le même genre de musique."
Moi: "Là encore, j'en doute." (je tens un de mes écouteurs. Il écoute. Il grimace.)
Lui: "Ah non, c'est pas le même délire en fait."
Moi, triomphant: "Voilà."
Et je le plante là.
Quelle est cette musique qui fait fuir les gros lourds, me demanderez-vous, avides vous aussi d'avoir cette arme à portée de main, bien plus pratique qu'une banale bombe lacrymogène?
Voilà:
Ca claque, et ça repousse les nazes. Que demande le peuple?
Bon, sinon, je m'envolle dès demain (enfin, après-demain matin super tôt, mais je prends le train demain soir) pour le pays d'Ikéa, de Krisprolls, des saunas et grandes chaudasses blondes, à savoir la Suède. Je vais aller voir Ma Puce et son Piou, qui ont eu l'idée saugrenue d'aller faire leurs études là-bas en étant casés, je vous demande un peu.
Moi, bien malin, j'y vais en tant que célibataire. Non pas que j'espère quoi que ce soit. En ce moment, j'ai plus envie de voir mes potes qu'avoir une nana. Comme quoi tout arrive. Mais on ne sait jamais, pas vrai? Comme dit Ma Puce, une suédoise comme ex, ça en impose toujours, ce serait dommage de ne pas profiter de l'occase.
Donc voilà, pendant les vacances je lâche ce blog une petite semaine, soyez sages! Si vous avez du bol, vous aurez peut-être un billet made in Sweden, ce serait trop la classe non?
A part ça, ce soir, c'était chèvre-chaud et kiwi, un mélange géant pour les amateurs des bonnes choses.
mercredi 24 octobre 2007
Scoop révélation
"En même temps, quand on se balade encore en robe à paillettes à 80 ans..."

A part ça, j'ai faim.
Harry Potter
C'est officiel: J.K.Rowling a annoncé que le professeur Albus Dumbledore, directeur de Poudlard et plus grand sorcier de tous les temps, était gay.
Certains parlent d'une opération marketing de la part de l'auteur : je me demande comment elle pourrait être plus riche qu'elle l'est déjà... D'autres jubilent et imaginent déjà Dumbledore avec une plume là où je pense et un chapeau-capote sur un char de la Gaypride : pas de bol, il est mort. Mais c'est en effet une belle preuve d'ouverture d'esprit, de tolérance, toussa...
Enfin bref, je ne vais pas transformer ce blog, déjà largement perverti par mes élucubrations, en sanctuaire d'adorateurs de Harry Potter. Déjà parce que la plupart de mes lecteurs s'en foutent, de Harry Potter, ce que je conçois, car le bon goût n'est pas universel et on peut tout à fait être assez brillant pour suivre mon blog et assez obtus pour ne pas reconnaître le génie de Rowling. Et ensuite parce que la vie sexuelle de Dumbledore m'indiffère au plus haut point. J'écris juste ce billet pour vous montrer l'image qui va avec, nettement plus marrante de mon point de vue:

A part ça, j'ai faim.
lundi 22 octobre 2007
Actualités épistolaires
"Sarkozy fait lire une lettre d'un communiste fusillé??
- Ouais, il regrette le bon vieux temps, où la chasse n'était pas encore interdite..."
Inconnu
Aujourd'hui, pour les Suédois, Suisses et autres incultes qui nous lisent, était le jour choisi par notre bien-aimé Président de la République pour faire lire dans les collèges et lycées la lettre à sa famille de Guy Môquet, jeune résistant communiste dénoncé et arrêté par la police française, puis fusillé par les Allemands. Le but est de faire ressentir l'importance du sentiment patriotique aux jeunes Français, leur faire goûter la saveur de la fierté de son pays et du courage face à la tyrannie, tout ça.
Comme quoi, on peut être un salaud de rouge et quand même avoir des qualités.
Car notre président adoré, dans sa circulaire adressée aux profs, a oublié un léger détail: l'engagement communiste du jeune homme. A l'époque, c'était quand même le seul parti politique ouvertement opposé aux Allemands (qui par ailleurs étaient ouvertement opposés au communisme, ce qui fait que l'un dans l'autre, ça s'équilibre) ET, c'est important de le préciser, dont le leader ne s'était pas barré en Angleterre pour diffuser des messages radio haineux contre nos amis les Boches. Parce que le père de Gaulle, à part rester le cul posé sur sa chaise devant son micro, hein, bon. C'est bien gentil d'exhorter à le rebellion dans un salon style Stuart à Londres. Mais ceux qui ont fait sauter les trains, c'est quand même les cocos.
Bref. A la limite, on peut admettre que le but de notre président qu'on aime plus que tout, c'était seulement de réveiller le sentiment patriotique chez le collégien moyen, de faire ressentir aux juvéniles boutonneux la puissance du vigoureux cocorico bien d'chez nous, et qu'après tout, qu'il soit rouge, vert ou violet à pois bruns, on s'en tamponne un peu le coquillard avec une demi-brique. A la limite. Genre ce qui est important, dans tout ça, c'est l'amour de son pays, la fierté d'être français, la ferveur patriotique et tout et tout.
Notre fabuleux président, après avoir précisé que la France, soit tu l'aimes, soit tu la quittes (soit tu l'aimes mais tu la quittes quand même en charter parce que ton ADN correspond pas, t'vois), semble bien déterminé à faire comprendre aux jeunes que tant qu'à faire, vaut mieux l'aimer, la France. Quand même.
Déterminé à braver héroïquement tous les dangers, notre super président n'hésite pas à déverser une larmichouille d'émotion lors de la première récitation du texte, et de généraliser sa lecture, paf, comme ça, sur un coup de tête, à l'ensemble des collèges et lycées. La lecture d'une lettre d'un communiste. Comme quoi, hein, il est quand même sacrément ouvert, notre président, après avoir récupéré Lang, Strauss-Kahn et DSK, voilà qu'il grapille chez les cocos...
Permission d'exprimer mon opinion, sir?
Permission accordée.
Le patriotisme, c'est d'la merde. Ce n'est qu'en favorisant la coopération et l'amitié entre les peuples qu'on parviendra à ne pas faire péter la planète, en signant des accords internationaux, tant au niveau écologique (réchauffement climatique, gaz à effet de serre, conservation de la biodiversité...) qu'humains (limitation puis démantèlement des armes nucléaires, interdiction des mines antipersonnels, etc...). Ce n'est pas avec une exhortation continue à la fierté patriotique, par le rugby, le foot, les souvenirs de la guerre et tout, que ça marchera.
La lettre de Guy Môquet a seulement deux intérêts, selon moi, deux éléments que les gosses peuvent prendre en exemple: la résistance contre la tyrannie (et je précise que le fait d'être français, dans le cas de la guerre 39-45 où le taux de collaborationisme français dépassait de loin le taux de résistance, joue moins que le fait d'être communiste dans l'entrée dans la résistance, parce que presque tous les rouges de l'époque étaient résistants, EUX) et le courage face à la mort, tant qu'elle est inéluctable.
Si elle ne l'est pas, mentez, dites que vous n'êtes pas communiste, pas résistant, dites un ou deux "heil Hitler", pleurez un peu, et sortez de taule. Ensuite, faites sauter les trains. Ou ne faites rien, c'est vous qui voyez. La mort ne vaut jamais le coup, même pour des idées. Surtout pour des idées.
A part ça, je m'en vais nourrir le fauve de la Poulette.
- Ouais, il regrette le bon vieux temps, où la chasse n'était pas encore interdite..."
Inconnu
Aujourd'hui, pour les Suédois, Suisses et autres incultes qui nous lisent, était le jour choisi par notre bien-aimé Président de la République pour faire lire dans les collèges et lycées la lettre à sa famille de Guy Môquet, jeune résistant communiste dénoncé et arrêté par la police française, puis fusillé par les Allemands. Le but est de faire ressentir l'importance du sentiment patriotique aux jeunes Français, leur faire goûter la saveur de la fierté de son pays et du courage face à la tyrannie, tout ça.
Comme quoi, on peut être un salaud de rouge et quand même avoir des qualités.
Car notre président adoré, dans sa circulaire adressée aux profs, a oublié un léger détail: l'engagement communiste du jeune homme. A l'époque, c'était quand même le seul parti politique ouvertement opposé aux Allemands (qui par ailleurs étaient ouvertement opposés au communisme, ce qui fait que l'un dans l'autre, ça s'équilibre) ET, c'est important de le préciser, dont le leader ne s'était pas barré en Angleterre pour diffuser des messages radio haineux contre nos amis les Boches. Parce que le père de Gaulle, à part rester le cul posé sur sa chaise devant son micro, hein, bon. C'est bien gentil d'exhorter à le rebellion dans un salon style Stuart à Londres. Mais ceux qui ont fait sauter les trains, c'est quand même les cocos.
Bref. A la limite, on peut admettre que le but de notre président qu'on aime plus que tout, c'était seulement de réveiller le sentiment patriotique chez le collégien moyen, de faire ressentir aux juvéniles boutonneux la puissance du vigoureux cocorico bien d'chez nous, et qu'après tout, qu'il soit rouge, vert ou violet à pois bruns, on s'en tamponne un peu le coquillard avec une demi-brique. A la limite. Genre ce qui est important, dans tout ça, c'est l'amour de son pays, la fierté d'être français, la ferveur patriotique et tout et tout.
Notre fabuleux président, après avoir précisé que la France, soit tu l'aimes, soit tu la quittes (soit tu l'aimes mais tu la quittes quand même en charter parce que ton ADN correspond pas, t'vois), semble bien déterminé à faire comprendre aux jeunes que tant qu'à faire, vaut mieux l'aimer, la France. Quand même.
Déterminé à braver héroïquement tous les dangers, notre super président n'hésite pas à déverser une larmichouille d'émotion lors de la première récitation du texte, et de généraliser sa lecture, paf, comme ça, sur un coup de tête, à l'ensemble des collèges et lycées. La lecture d'une lettre d'un communiste. Comme quoi, hein, il est quand même sacrément ouvert, notre président, après avoir récupéré Lang, Strauss-Kahn et DSK, voilà qu'il grapille chez les cocos...
Permission d'exprimer mon opinion, sir?
Permission accordée.
Le patriotisme, c'est d'la merde. Ce n'est qu'en favorisant la coopération et l'amitié entre les peuples qu'on parviendra à ne pas faire péter la planète, en signant des accords internationaux, tant au niveau écologique (réchauffement climatique, gaz à effet de serre, conservation de la biodiversité...) qu'humains (limitation puis démantèlement des armes nucléaires, interdiction des mines antipersonnels, etc...). Ce n'est pas avec une exhortation continue à la fierté patriotique, par le rugby, le foot, les souvenirs de la guerre et tout, que ça marchera.
La lettre de Guy Môquet a seulement deux intérêts, selon moi, deux éléments que les gosses peuvent prendre en exemple: la résistance contre la tyrannie (et je précise que le fait d'être français, dans le cas de la guerre 39-45 où le taux de collaborationisme français dépassait de loin le taux de résistance, joue moins que le fait d'être communiste dans l'entrée dans la résistance, parce que presque tous les rouges de l'époque étaient résistants, EUX) et le courage face à la mort, tant qu'elle est inéluctable.
Si elle ne l'est pas, mentez, dites que vous n'êtes pas communiste, pas résistant, dites un ou deux "heil Hitler", pleurez un peu, et sortez de taule. Ensuite, faites sauter les trains. Ou ne faites rien, c'est vous qui voyez. La mort ne vaut jamais le coup, même pour des idées. Surtout pour des idées.
A part ça, je m'en vais nourrir le fauve de la Poulette.
jeudi 18 octobre 2007
Sortie en plein air
"Il y a deux classes d'oiseaux: les piafs, et les canards."
Moune, qui a le don de désespérer les ornithologues
Aujourd'hui, ça a fait du bien, on a fait une sortie nature avec la fac.
L'inconvénient était que j'étais sorti la veille.
Reprenons tout depuis le début.
D'abord, non, je n'ai pas sombré dans la dépression suite au billet précédent. C'était un coup de blues comme ça arrive aux meilleurs d'entre nous (la preuve, ça m'est arrivé), no souçaï, je gère.
Ensuite, hier soir, après avoir passé mon aprem à faire un gâteau au chocolat, je suis allé chez M., une pote de la Poulette (je mets le lien vers son blog parce qu'après elle râle qu'elle n'a pas de visiteurs)(oui ben c'est pas vous qui subissez ses crises de jalousies!), où j'ai passé une bonne soirée à bavarder avec mes anciennes conquêtes amoureuses réunies en harem éperdu de désir autour de moi.
...plus sérieusement, avec les nanas qui avaient participé au concours des lèvres les plus douces au cours duquel j'ai été nommé testeur officiel. Enfin, quelques unes. Entre les poèmes porno, le perudo-expliqué-aux-littéraires (dur quand on n'a pas fait de terminale S, apparemment)(je déconne bien sur)(encore que...), les pizzas, le raid gynoporté sur mon gâteau (gynoporté ça veut dire effectué par des femmes)(je sais ce que je dis, steuplé, j'ai fait un an de grec moi, chuis pas d'la merde t'vois!) et la Poulette (je remets le lien, tu as vu comme je fais bien de la pub Poulette?) qui s'est déchaînée sur les lacets de tout le monde de manière à en faire des oeuvres d'art... C'était bien cool.
La soirée s'est terminée avec un retour dans le coffre du père de la Poulette (ouais bon ça va bien comme ça la pub maintenant!), j'ai du faire de la gym pour m'en extirper, dur. A une heure du mat, prendre une douche, ça réveille: résultat, je n'étais pas couché avant deux heures.
Bref, le lendemain, réveil à 5h50 le temps de tout bien préparer mes affaires, et comme je suis un stressé de la vie ayant une confiance toute relative en son sens de l'orientation, j'ai prévu une demie heure de rab au cas où je ne parvenais pas à trouver le point de rendez-vous à la fac.
Evidemment, j'ai trouvé du premier coup. Une demie-heure sous la bruine pour rien. Bon.
Le bus, c'était cool: rattrapage du dodo en retard.
Ensuite, sortie, oiseaux, plantes, déconnages en tous genres avec les gens de la promo (on commence à être moins select à l'entrée maintenant, on tolère dans notre entourage immédiat des gens qui n'ont pas fait Wimereux)(mais bon, ça reste quand même des êtres inférieures hein...), on s'est rendus compte avec stupeur que, à l'instar des physiciens, matheux et informaticiens, nous aussi on avait des blagues lamentables qui ne faisaient rire vraiment QUE nous.
Genre "Cette fille est un cageot. Mais avec 5% de risque d'erreur."
Ou "Les chasseurs ont une stratégie r: reproduction rapide et peu de chance de survie des jeunes: ils se font descendre par leurs parents. Heureusement qu'ils font plein de gosses, que certains puissent survivre jusqu'à l'âge adulte."
Enfin, vous voyez le genre.
Au cours de cette longue balade, où je suis passé pour le naze en ornithologie (la citation d'aujourd'hui a réellement été prononcée), où on a bien vanné nos Normandes sur les vaches qu'on croisait, où on a déliré sur le chemin pour aveugles qui permet aux non-voyants (restons politiquement corrects) de se balader dans la nature en pouvant sans contrainte se casser la gueule des rebords des pontons, et où on a remporté le record ex-aequo avec ceux de l'an dernier du plus grand nombre de personnes dans une barge à fond plat: dix-sept!! (dont la moitié mouillée à la fin du trajet), je ne finis pas ma phrase parce que je n'ai pas de conclusion appropriée à assener. Alors tant pis, la flemme de la reconstruire, tiens.
Oui, désolé, le billet de ce soir est assez nul, pas très bien écrit, pas franchement marrant, tout ça. Mais je suis fatigué, alors j'ai une excuse. Et puis c'était pour faire plaisir à la Poulette.
A part ça, d'ailleurs, Poulette, tu as raison: elle est carrément naze la chanson de Caliméro là...
Moune, qui a le don de désespérer les ornithologues
Aujourd'hui, ça a fait du bien, on a fait une sortie nature avec la fac.
L'inconvénient était que j'étais sorti la veille.
Reprenons tout depuis le début.
D'abord, non, je n'ai pas sombré dans la dépression suite au billet précédent. C'était un coup de blues comme ça arrive aux meilleurs d'entre nous (la preuve, ça m'est arrivé), no souçaï, je gère.
Ensuite, hier soir, après avoir passé mon aprem à faire un gâteau au chocolat, je suis allé chez M., une pote de la Poulette (je mets le lien vers son blog parce qu'après elle râle qu'elle n'a pas de visiteurs)(oui ben c'est pas vous qui subissez ses crises de jalousies!), où j'ai passé une bonne soirée à bavarder avec mes anciennes conquêtes amoureuses réunies en harem éperdu de désir autour de moi.
...plus sérieusement, avec les nanas qui avaient participé au concours des lèvres les plus douces au cours duquel j'ai été nommé testeur officiel. Enfin, quelques unes. Entre les poèmes porno, le perudo-expliqué-aux-littéraires (dur quand on n'a pas fait de terminale S, apparemment)(je déconne bien sur)(encore que...), les pizzas, le raid gynoporté sur mon gâteau (gynoporté ça veut dire effectué par des femmes)(je sais ce que je dis, steuplé, j'ai fait un an de grec moi, chuis pas d'la merde t'vois!) et la Poulette (je remets le lien, tu as vu comme je fais bien de la pub Poulette?) qui s'est déchaînée sur les lacets de tout le monde de manière à en faire des oeuvres d'art... C'était bien cool.
La soirée s'est terminée avec un retour dans le coffre du père de la Poulette (ouais bon ça va bien comme ça la pub maintenant!), j'ai du faire de la gym pour m'en extirper, dur. A une heure du mat, prendre une douche, ça réveille: résultat, je n'étais pas couché avant deux heures.
Bref, le lendemain, réveil à 5h50 le temps de tout bien préparer mes affaires, et comme je suis un stressé de la vie ayant une confiance toute relative en son sens de l'orientation, j'ai prévu une demie heure de rab au cas où je ne parvenais pas à trouver le point de rendez-vous à la fac.
Evidemment, j'ai trouvé du premier coup. Une demie-heure sous la bruine pour rien. Bon.
Le bus, c'était cool: rattrapage du dodo en retard.
Ensuite, sortie, oiseaux, plantes, déconnages en tous genres avec les gens de la promo (on commence à être moins select à l'entrée maintenant, on tolère dans notre entourage immédiat des gens qui n'ont pas fait Wimereux)(mais bon, ça reste quand même des êtres inférieures hein...), on s'est rendus compte avec stupeur que, à l'instar des physiciens, matheux et informaticiens, nous aussi on avait des blagues lamentables qui ne faisaient rire vraiment QUE nous.
Genre "Cette fille est un cageot. Mais avec 5% de risque d'erreur."
Ou "Les chasseurs ont une stratégie r: reproduction rapide et peu de chance de survie des jeunes: ils se font descendre par leurs parents. Heureusement qu'ils font plein de gosses, que certains puissent survivre jusqu'à l'âge adulte."
Enfin, vous voyez le genre.
Au cours de cette longue balade, où je suis passé pour le naze en ornithologie (la citation d'aujourd'hui a réellement été prononcée), où on a bien vanné nos Normandes sur les vaches qu'on croisait, où on a déliré sur le chemin pour aveugles qui permet aux non-voyants (restons politiquement corrects) de se balader dans la nature en pouvant sans contrainte se casser la gueule des rebords des pontons, et où on a remporté le record ex-aequo avec ceux de l'an dernier du plus grand nombre de personnes dans une barge à fond plat: dix-sept!! (dont la moitié mouillée à la fin du trajet), je ne finis pas ma phrase parce que je n'ai pas de conclusion appropriée à assener. Alors tant pis, la flemme de la reconstruire, tiens.
Oui, désolé, le billet de ce soir est assez nul, pas très bien écrit, pas franchement marrant, tout ça. Mais je suis fatigué, alors j'ai une excuse. Et puis c'était pour faire plaisir à la Poulette.
A part ça, d'ailleurs, Poulette, tu as raison: elle est carrément naze la chanson de Caliméro là...
lundi 15 octobre 2007
You can hear it in the music...
"Mais arrête de déprimer!
- Mais arrête de respirer!
- Je peux pas!
- Moi non plus!"
Inconnu
Il y a des jours où la bonne humeur est à fond de cale, aux fers, au pain sec et à l'eau. Des jours où on a envie de se noyer sous sa douche, de pomper toute la flotte disponible du monde pour que l'humanité crève le plus vite possible. Et puis non, quand même, on est écolo, alors on ferme les vannes.
Des jours où la mention de choses qu'on n'aime pas rend presque violent, une envie atroce de coller son poing dans la figure d'un archétype, une envie de détruire plus ou moins symboliquement l'une des multiples choses qu'on juge lamentables dans le monde. La religion, le capitalisme, la science au service des loisirs ou de l'économie, les secrétaires de fac, l'intellectualisme, les animateurs de radio, le déterrage des blaireaux, la chasse aux baleines, l'armée, les frontières entre les pays, les supporters, la télé, Karine Ferri...
Tout à l'heure, on m'a parlé de psys. En plaisantant. J'ai tremblé de rage en pensant à ce que je ferais au moindre psychanalyste tentant de me cerner ou de trouver des indices dans mon comportement, des éléments "typiquement masculins" ou autres, j'ai pensé à la volée que je lui mettrais, moi qui suis taillé comme un cure-pipe et qui suis si adepte de la non-violence qu'à côté de moi Gandhi passerait pour Conan le Barbare à qui on aurait pincé les fesses.
Il y a des jours où le ciel gris, l'ennui et la déprime poussent au bilan. Un bilan de vingt-et-un ans, dans un cocon de soie, dans un pays civilisé et techniquement avancé où il n'y a pas de guerre, pas de dictature, pas de famine, ou alors on les cache, un bilan de mec "normal" qui a vécu le divorce de ses parents comme l'un des pires événements de sa vie quand d'autres galèrent avec des histoires de viols, d'adultères ou de violences familiales. Un bilan devant lequel il est facile de se dire "pauvre con gâté par la vie, tu ne connais pas ton bonheur", un bilan touchant de naïveté et de bêtise arrogante quand des gosses sautent sur des mines et que des hommes d'affaires décident du sort des baleines. A côté de ça, le pire que j'ai pu vivre n'est qu'une amusante facétie.
Mais à mon échelle, ça me plombe. Ca me plombe d'avoir eu pour "modèle paternel" un père qui a trompé sa femme aux pires moments, qui l'a laissée tomber comme un voleur et qui veut constituer une image de père cool et attentif alors qu'il ne s'intéresse à moi que depuis qu'il ne vit plus avec nous. Et encore, en ce moment je n'ai pas de nouvelle depuis plus d'un mois. Ca me plombe d'avoir peur de devenir comme mon père.
Ca me plombe d'être un amoureux romantique et décidé, qui considère avoir trouvé la femme de sa vie et qui veut tout faire pour la rendre heureuse, sans pour autant y arriver. La bonne volonté peut donner les meilleurs résultats comme les pires des catastrophes, et manque de bol tout ce que je fais ne donne jamais rien de bon.
Je pourrais continuer, dire que le monde me dégoûte, que la vie étudiante m'emmerde, je pourrais cracher sur ma vie et me dire qu'elle est pourrie, mais ce ne serait pas vrai. Je garde espoir de changer le monde, ou à défaut d'essayer. J'ai une famille aimante, des amis géniaux, et puis la vie est pleine d'opportunités. Je vais faire de la plongée. Je me suis (un peu) remis à écrire. Je sais dessiner, raconter des histoires, jouer deux ou trois morceaux sur un violon. Je suis amoureux de la nature et j'ai assez d'humour pour que les gens aient envie de passer des soirées avec moi. Tout ne va pas mal dans ma vie, globalement ça va même plutôt bien. Mais j'ai deux problèmes, et au lieu d'en parler à un putain de connard de psy, à un sinistre charlatan trop stupide pour comprendre qu'on ne peut pas aider quelqu'un qu'on ne connaît pas, j'en parle ici, sur un blog, où de parfaits inconnus peuvent me lire, mais aussi des gens que je connais. Et alors? J'ai des tendances exhibitonnistes couplées à une timidité d'huître. Le blog, ça permet d'être lu sans le demander.
J'ai peur de devenir père et de ressembler au mien. J'ai peur d'être seul, et j'ai peur d'être dans une relation que je serais incapable de maîtriser. J'ai peur de ne pas savoir rendre quelqu'un heureux, ce que toutes mes relations n'ont fait que démontrer. J'ai peur de ne jamais apprendre.
Et ça, ça me plombe. Ca et tous les "ça viendra", "je suis sur que tu ferais un bon père" et toutes ces petites phrases soi-disant rassurantes lâchées par les proches mais sans développer plus avant. Une certitude. Pas d'argument. "Je te connais, je le sais, tu peux faire un bon père/un bon amoureux." Mais moi j'ai reçu une formation scientifique, et je me dis que recevoir ce genre de certitudes sans argument de la part de gens qui m'aiment bien, ce n'est qu'une preuve d'affection. Pas une véritable preuve. Et c'est de ça que j'ai besoin: que quelqu'un me démontre de manière logique, mathématique, construite, raisonnée, que je vaux quelque chose de ces points de vue.
Impossible, me direz-vous. Et vous aurez raison.
Il ne me reste donc plus qu'à espérer que ce blues se dissipe rapidement et passe en arrière-plan derrière d'autres préoccupations plus importantes, comme par exemple comment draguer la jolie blonde dont je me suis entiché.
A part ça, j'ai fini la première saison de Californication. J'ai l'impression que les personnages sont tous une partie de moi qui ont réussi à s'échapper de mon corps. En particulier le héros. C'est flippant.
- Mais arrête de respirer!
- Je peux pas!
- Moi non plus!"
Inconnu
Il y a des jours où la bonne humeur est à fond de cale, aux fers, au pain sec et à l'eau. Des jours où on a envie de se noyer sous sa douche, de pomper toute la flotte disponible du monde pour que l'humanité crève le plus vite possible. Et puis non, quand même, on est écolo, alors on ferme les vannes.
Des jours où la mention de choses qu'on n'aime pas rend presque violent, une envie atroce de coller son poing dans la figure d'un archétype, une envie de détruire plus ou moins symboliquement l'une des multiples choses qu'on juge lamentables dans le monde. La religion, le capitalisme, la science au service des loisirs ou de l'économie, les secrétaires de fac, l'intellectualisme, les animateurs de radio, le déterrage des blaireaux, la chasse aux baleines, l'armée, les frontières entre les pays, les supporters, la télé, Karine Ferri...
Tout à l'heure, on m'a parlé de psys. En plaisantant. J'ai tremblé de rage en pensant à ce que je ferais au moindre psychanalyste tentant de me cerner ou de trouver des indices dans mon comportement, des éléments "typiquement masculins" ou autres, j'ai pensé à la volée que je lui mettrais, moi qui suis taillé comme un cure-pipe et qui suis si adepte de la non-violence qu'à côté de moi Gandhi passerait pour Conan le Barbare à qui on aurait pincé les fesses.
Il y a des jours où le ciel gris, l'ennui et la déprime poussent au bilan. Un bilan de vingt-et-un ans, dans un cocon de soie, dans un pays civilisé et techniquement avancé où il n'y a pas de guerre, pas de dictature, pas de famine, ou alors on les cache, un bilan de mec "normal" qui a vécu le divorce de ses parents comme l'un des pires événements de sa vie quand d'autres galèrent avec des histoires de viols, d'adultères ou de violences familiales. Un bilan devant lequel il est facile de se dire "pauvre con gâté par la vie, tu ne connais pas ton bonheur", un bilan touchant de naïveté et de bêtise arrogante quand des gosses sautent sur des mines et que des hommes d'affaires décident du sort des baleines. A côté de ça, le pire que j'ai pu vivre n'est qu'une amusante facétie.
Mais à mon échelle, ça me plombe. Ca me plombe d'avoir eu pour "modèle paternel" un père qui a trompé sa femme aux pires moments, qui l'a laissée tomber comme un voleur et qui veut constituer une image de père cool et attentif alors qu'il ne s'intéresse à moi que depuis qu'il ne vit plus avec nous. Et encore, en ce moment je n'ai pas de nouvelle depuis plus d'un mois. Ca me plombe d'avoir peur de devenir comme mon père.
Ca me plombe d'être un amoureux romantique et décidé, qui considère avoir trouvé la femme de sa vie et qui veut tout faire pour la rendre heureuse, sans pour autant y arriver. La bonne volonté peut donner les meilleurs résultats comme les pires des catastrophes, et manque de bol tout ce que je fais ne donne jamais rien de bon.
Je pourrais continuer, dire que le monde me dégoûte, que la vie étudiante m'emmerde, je pourrais cracher sur ma vie et me dire qu'elle est pourrie, mais ce ne serait pas vrai. Je garde espoir de changer le monde, ou à défaut d'essayer. J'ai une famille aimante, des amis géniaux, et puis la vie est pleine d'opportunités. Je vais faire de la plongée. Je me suis (un peu) remis à écrire. Je sais dessiner, raconter des histoires, jouer deux ou trois morceaux sur un violon. Je suis amoureux de la nature et j'ai assez d'humour pour que les gens aient envie de passer des soirées avec moi. Tout ne va pas mal dans ma vie, globalement ça va même plutôt bien. Mais j'ai deux problèmes, et au lieu d'en parler à un putain de connard de psy, à un sinistre charlatan trop stupide pour comprendre qu'on ne peut pas aider quelqu'un qu'on ne connaît pas, j'en parle ici, sur un blog, où de parfaits inconnus peuvent me lire, mais aussi des gens que je connais. Et alors? J'ai des tendances exhibitonnistes couplées à une timidité d'huître. Le blog, ça permet d'être lu sans le demander.
J'ai peur de devenir père et de ressembler au mien. J'ai peur d'être seul, et j'ai peur d'être dans une relation que je serais incapable de maîtriser. J'ai peur de ne pas savoir rendre quelqu'un heureux, ce que toutes mes relations n'ont fait que démontrer. J'ai peur de ne jamais apprendre.
Et ça, ça me plombe. Ca et tous les "ça viendra", "je suis sur que tu ferais un bon père" et toutes ces petites phrases soi-disant rassurantes lâchées par les proches mais sans développer plus avant. Une certitude. Pas d'argument. "Je te connais, je le sais, tu peux faire un bon père/un bon amoureux." Mais moi j'ai reçu une formation scientifique, et je me dis que recevoir ce genre de certitudes sans argument de la part de gens qui m'aiment bien, ce n'est qu'une preuve d'affection. Pas une véritable preuve. Et c'est de ça que j'ai besoin: que quelqu'un me démontre de manière logique, mathématique, construite, raisonnée, que je vaux quelque chose de ces points de vue.
Impossible, me direz-vous. Et vous aurez raison.
Il ne me reste donc plus qu'à espérer que ce blues se dissipe rapidement et passe en arrière-plan derrière d'autres préoccupations plus importantes, comme par exemple comment draguer la jolie blonde dont je me suis entiché.
A part ça, j'ai fini la première saison de Californication. J'ai l'impression que les personnages sont tous une partie de moi qui ont réussi à s'échapper de mon corps. En particulier le héros. C'est flippant.
dimanche 14 octobre 2007
Week end ardent
"Les Anglais mangent les bébés!
- Ouais, les Français aussi, mais ils ont au moins la décence de les cuisiner convenablement, et pas bouillis avec une sauce à la menthe..."
Moune joue au supporter
Je passe un week-end génial.
Vendredi soir, après la plongée (on n'a pas pu se faire ré-initier, alors avec J. on s'est entraînés à nager avec masque et tuba, c'était naze), on a rejoint A. et C. au Mac Ewans. La réalité nous a frappés avec la violence d'un sac de brique manié par un psychopathe: le hasard des désistements avait réuni les quatre fondus de Wimereux adeptes de la nage marine à 4h du mat en plein mois de septembre. Après un début de soirée très agréable à goûter une bonne partie des bières pression proposées (la Cuvée des Trolls déchire), nous avons fini par quitter l'établissement qui fermait afin d'aller nous poser ailleurs. Or, ailleurs, c'était dans un autre bar, ou chez quelqu'un. Après avoir erré dans les rues de Lille et tenté un bref passage (3 minutes chrono) à la Boucherie, une boîte charmante mais gardée par un videur (que les flammes de l'enfer rôtissent cette caste immonde de décérébrés), on a étudié les choix qui s'offraient à nous: chez moi, chez C., chez A., chez J. Chez moi, ça fait quatre mètres sur deux et les cloisons sont en papier crépon. Chez C., il n'y avait rien à boire et il paraît que ça sentait le moisi et le joint de carrelage. Chez J., c'était loin et il habite chez ses parents qui n'auraient pas apprécié de se faire réveiller par quatre jeunes éméchés rendus stupides par l'alcool.
Donc, direction chez A., intérieur joliment décoré à coup de Luis Royo, calage autour d'une table basse, alcools divers et variés, whisky, crème de je-sais-plus-quoi au caramel, bière brune (que je commence à apprécier)(tant que ce n'est pas cette saloperie de Guiness) et gin, jeux de cartes stupides (trou du c** et kems), puis jeu de dés non moins stupide... On s'est retrouvés à manger des chips au fromage et à boire du whisky à 7 heures du matin après une nuit aussi blanche que la capuche d'un adepte du Ku Klux Klan.
Le fait de croiser dans la rue des lycéens et des gens qui partent travailler alors qu'on rentre se coucher est quelque chose de très agréable.
Samedi, dodo jusqu'à 17h, gueule de bois, mal de crâne, tout ça, mais la motivation ne faiblit pas: ce soit, on prend presque les mêmes et on recommence. Après avoir regardé un ou deux épisodes de Californication (décidémment, j'adore), je rejoins J. et Y. à Rihour. Le thème de la soirée: la demie-finale France-Angleterre. Oui je sais, je suis un sale traître vendu aux trusts capitalistes nazis des Vénusiens Mauves venus asservir les peuples libres en les lobotomisant à coups de sports d'équipe. Mais comme je souhaitais ardemment la défaite de la France, afin d'éviter les habituels débordements des supporters décérébrés (c'est mon mot du moment ça) tous fiers d'être "champions du monde" alors qu'à part agiter des drapeaux et s'exciter devant la télé, ils n'ont pas franchement contribué à la victoire; l'honneur était sauf.
A. ne venait pas, ayant passé la journée à étudier l'intérieur de ses toilettes, et les deux autres nanas qui devaient nous rejoindre étaient, de par le fait de leurs chromosomes XX, en retard. J. fut chargé de les attendre, et moi et Y. allâmes constituer une belle provision d'alcool "soft" (C., J. et moi ne désirant pas trop nous démonter la tête après la soirée (ou plutôt matinée) éprouvante de la veille).
Après avoir regardé le match en terrasse dans un café où le coca coûtait 3€70 (!!!) (Y. et moi fûmes dispensés d'en prendre, étant arrivés après les autres parce qu'on avait faim et qu'on voulait un kebab) et, pour les uns déploré, pour moi savouré le cuisant échec des boeufs français, direction chez la Poulette pour fêter l'événement.
Retour des jeux de dés à la con, photomatons, tortures diverse de la pauvre Lunicole par Y., création du Club des Blaireaux en se racontant nos cicatrices les plus ridicules, Munchkin rapidement avorté pour cause de règles trop complexes passé un certain degré d'éthylisme, bref, soirée géniale. Et le dodo fut moins tardif: seulement 5h du matin.
Comme quoi, la fin des rapports d'océano, ça se fête dignement.
A part ça, Harry Potter 7 sort dans 12 jours... Vais-je oser mettre un compte à rebours?
- Ouais, les Français aussi, mais ils ont au moins la décence de les cuisiner convenablement, et pas bouillis avec une sauce à la menthe..."
Moune joue au supporter
Je passe un week-end génial.
Vendredi soir, après la plongée (on n'a pas pu se faire ré-initier, alors avec J. on s'est entraînés à nager avec masque et tuba, c'était naze), on a rejoint A. et C. au Mac Ewans. La réalité nous a frappés avec la violence d'un sac de brique manié par un psychopathe: le hasard des désistements avait réuni les quatre fondus de Wimereux adeptes de la nage marine à 4h du mat en plein mois de septembre. Après un début de soirée très agréable à goûter une bonne partie des bières pression proposées (la Cuvée des Trolls déchire), nous avons fini par quitter l'établissement qui fermait afin d'aller nous poser ailleurs. Or, ailleurs, c'était dans un autre bar, ou chez quelqu'un. Après avoir erré dans les rues de Lille et tenté un bref passage (3 minutes chrono) à la Boucherie, une boîte charmante mais gardée par un videur (que les flammes de l'enfer rôtissent cette caste immonde de décérébrés), on a étudié les choix qui s'offraient à nous: chez moi, chez C., chez A., chez J. Chez moi, ça fait quatre mètres sur deux et les cloisons sont en papier crépon. Chez C., il n'y avait rien à boire et il paraît que ça sentait le moisi et le joint de carrelage. Chez J., c'était loin et il habite chez ses parents qui n'auraient pas apprécié de se faire réveiller par quatre jeunes éméchés rendus stupides par l'alcool.
Donc, direction chez A., intérieur joliment décoré à coup de Luis Royo, calage autour d'une table basse, alcools divers et variés, whisky, crème de je-sais-plus-quoi au caramel, bière brune (que je commence à apprécier)(tant que ce n'est pas cette saloperie de Guiness) et gin, jeux de cartes stupides (trou du c** et kems), puis jeu de dés non moins stupide... On s'est retrouvés à manger des chips au fromage et à boire du whisky à 7 heures du matin après une nuit aussi blanche que la capuche d'un adepte du Ku Klux Klan.
Le fait de croiser dans la rue des lycéens et des gens qui partent travailler alors qu'on rentre se coucher est quelque chose de très agréable.
Samedi, dodo jusqu'à 17h, gueule de bois, mal de crâne, tout ça, mais la motivation ne faiblit pas: ce soit, on prend presque les mêmes et on recommence. Après avoir regardé un ou deux épisodes de Californication (décidémment, j'adore), je rejoins J. et Y. à Rihour. Le thème de la soirée: la demie-finale France-Angleterre. Oui je sais, je suis un sale traître vendu aux trusts capitalistes nazis des Vénusiens Mauves venus asservir les peuples libres en les lobotomisant à coups de sports d'équipe. Mais comme je souhaitais ardemment la défaite de la France, afin d'éviter les habituels débordements des supporters décérébrés (c'est mon mot du moment ça) tous fiers d'être "champions du monde" alors qu'à part agiter des drapeaux et s'exciter devant la télé, ils n'ont pas franchement contribué à la victoire; l'honneur était sauf.
A. ne venait pas, ayant passé la journée à étudier l'intérieur de ses toilettes, et les deux autres nanas qui devaient nous rejoindre étaient, de par le fait de leurs chromosomes XX, en retard. J. fut chargé de les attendre, et moi et Y. allâmes constituer une belle provision d'alcool "soft" (C., J. et moi ne désirant pas trop nous démonter la tête après la soirée (ou plutôt matinée) éprouvante de la veille).
Après avoir regardé le match en terrasse dans un café où le coca coûtait 3€70 (!!!) (Y. et moi fûmes dispensés d'en prendre, étant arrivés après les autres parce qu'on avait faim et qu'on voulait un kebab) et, pour les uns déploré, pour moi savouré le cuisant échec des boeufs français, direction chez la Poulette pour fêter l'événement.
Retour des jeux de dés à la con, photomatons, tortures diverse de la pauvre Lunicole par Y., création du Club des Blaireaux en se racontant nos cicatrices les plus ridicules, Munchkin rapidement avorté pour cause de règles trop complexes passé un certain degré d'éthylisme, bref, soirée géniale. Et le dodo fut moins tardif: seulement 5h du matin.
Comme quoi, la fin des rapports d'océano, ça se fête dignement.
A part ça, Harry Potter 7 sort dans 12 jours... Vais-je oser mettre un compte à rebours?
Inscription à :
Articles (Atom)
