"La meilleure chose qui puisse t'arriver, c'est de t'ennuyer."
Démocrite
"Y'en a qui ne connaissent pas la Picardie..."
Les Fatals Picards
Quand les emmerdes arrivent, ça arrive toujours par paquets. Au début, je n'y croyais pas, je me disais naïvement que ce n'était qu'une façade, la tendance qu'ont les gens de toujours voir le mauvais côté des choses et de croire qu'ils accumulent les mauvaises expériences sans voir les bonnes... Que nenni. Les emmerdes, c'est treize à la douzaine.
Par exemple, moi, à La Rochelle. Exemple totalement aléatoire, bien entendu.
Les préliminaires, pour bien commencer. D'abord, juste avant les vacances d'été, une engueulade mémorable avec mon père qui m'a plus ou moins fait couper les ponts. Ensuite, plus tard, au milieu du mois d'août, la décision très difficile que j'ai prise de laisser définitivement tomber T. pour "avancer dans la vie". Je n'ai pas la moindre idée de ce que ça peut bien vouloir dire, tout ce que je sais c'est que j'ai cessé de communiquer avec l'une des personnes à qui je tiens le plus. Vous n'en saurez pas plus, c'est comme ça.
Bon, ça c'est le début, ça ne compte pas vraiment dans les événements (même si le soutien de l'un et de l'autre auraient été non négligeables pendant mon installation).
Ensuite, le fait d'être tombé en panne de voiture en venant emménager à La Rochelle. A trente bornes de la ville, après 800km de trajet sans histoire (à part que j'ai failli me faire noyer par une tempête à Montpellier... ils s'y connaissent en drache là-bas...). Bilan: après deux semaines d'immobilisation, le verdict: allumeur mort. Comme c'est évidemment une voiture assez vieille et assez particulière, c'est inréparable, il faut le changer. Rien dans les casses des alentours, donc il faut du neuf. Prix de l'opération TTC: 740 euros. Après discussion avec le conseil familial, une autre solution est trouvée: je reste sans voiture encore un moment pendant qu'on cherche la pièce par chez moi, dans le Sud. La pièce neuve vaut 400 euros, d'occasion 150. Bon. Donc je suis sans voiture après trois semaines à La Rochelle. Conséquence non négligeable: je ne bouge pas le week end pour Poitiers, le Puy du Fou, Guérande, la Bretagne, je reste chez moi. Autre conséquence: au lieu d'aller faire mes courses pas cher à Lidul, je suis forcé de les faire à pied à Chumpion, et croyez-moi, 10 kilos de conserves et de bouteilles de lait sur le dos plus les sacs, c'est moyennement drôle.
Bon, mais ce n'est pas fini. Car je me suis abonné à ED*F. Sauf qu'ils n'ont pas été foutus d'envoyer les papiers à mon adresse, donc je me suis tapé 5 bornes à pied jusqu'à leur bureau pour refaire mon contrat et prendre rendez-vous pour qu'ils me remettent le gaz qu'ils m'avaient coupé.
Et puis je me suis inscrit à la fac. Mais comme je suis super doué, j'ai perdu le coupon à donner à la LMD*E sur la route, et j'ai dû donc y retourner.
Et puis internet... Aaah, internet. Eux non plus, ils n'ont pas réussi à m'envoyer mes papiers. Alors j'ai fait trois allers-retours jusqu'à leur bureau, et après avoir épuisé trois opérateurs, j'ai enfin eu mes paramètres de connexion. Qui ne m'ont servi qu'une petite après-midi, puisque le soir même la Livebux agonisait lamentablement dans une gerbe de lumières clignotantes et refusait fermement de me rendre ma connexion. J'ai donc dû aller à... euh... loin, genre 5km, pour échanger ma Livebux auprès d'un point Orunge. Car Orunge n'a pas de point relais au centre-ville. Seulement en banlieue. Par bonheur, cette fois-là, j'ai réussi à comprendre les bus de La Rochelle.
Sans oublier, bien sûr, l'annulation de la seule matière qui me plaisait dans mon cursus universitaire (voir article précédent).
Ah, et je me suis aussi engueulé avec l'une de mes meilleures amies quand j'ai fait la braderie de Lille, au début du mois.
Et l'organisation de la fac est lamentable, je viens de recevoir par mail l'emploi du temps de la semaine prochaine.
Je cherche, hein... mais je ne vois pas grand chose de positif dans mes mésaventures des dernières semaines...
A part ça, j'espère que le net va tenir...
Statistiques
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samedi 27 septembre 2008
jeudi 25 septembre 2008
Boom baby!
"Rien ne vaut la vie à deux, si ce n'est la vie à un."
Diogène
Je savoure intensément ces mots jetés sur ce blog, comme tous les ans à la même période (à peu près) depuis trois ans: j'ai enfin le net chez moi.
Oui, je suis un nerd. J'assume.
Il s'en est passé des choses depuis la dernière fois. Je suis arrivé à La Rochelle, j'ai rencontré des gens, retrouvé la demoiselle croisée dans le train au début de l'été, commencé la fac, visité la ville, tout ça. Désormais, je fais le trajet entre ma maison et la fac en dix minutes, au lieu des quarante des premiers jours. C'est que je m'intègre. La preuve, aujourd'hui je suis allé dans le centre ville, tenez-vous bien, SANS CARTE. Quel homme, pas vrai? Eh bien je ne me suis presque pas perdu. Je commence à m'y repérer, même.
Bon, les banalités d'usage: bla bla bla vivre au bord de la mer, bla bla bla bonheur intégral, bla bla bla impression de revivre, bla bla bla vive la mer, les cités médiévales ET marines et les mouettes. Ca c'est fait.
Maintenant on va passer à un petit coup de gueule légèrement plus politique. Oh non, vous direz-vous. Eh si, rétorquerai-je. Et je vais y aller franco, en plus, quitte à me refaire harponner par la militante de droite qui écrivait en texto pour m'insulter lorsque j'en parlais l'an dernier: je vais ressortir la LRU du tiroir.
Vous vous souvenez de la LRU? La Loi de Réforme des Universités? Le joli projet monté par notre jolie ministre de l'Enseignement Supérieur, Valérie Pécresse, pour changer tout plein de choses dans les facs, les rendre libres, indépendantes, performantes, tout ça. Mais si, souvenez-vous, même que nos jolies rues étaient pleines de vils étudiants aux cheveux longs qui fumaient de la drogue et se croyaient de retour en mai 68! Oui, voilà, ces vilains petits gauchistes embrigandés par l'opposition et décérébrés par les syndicats, ceux qui ne voulaient pas de la LRU, les sots. Même qu'à l'intérieur des facs, les gens se sont battus entre ceux qui ne voulaient pas de la LRU mais qui ne voulaient pas non plus qu'on les empêche d'avoir cours, et ceux qui ne voulaient pas de la LRU et qui étaient prêts à fermer la fac pour obtenir ce qu'ils voulaient.
L'histoire s'est bien terminée: les gentils étudiants travailleurs ont obtenu après quelques semaines que les vilains glandeurs porteurs de banderoles retournent travailler au lieu de fermer les facs, la jolie ministre de l'Enseignement Supérieur a confirmé sa loi en affirmant toutefois qu'elle nous avais compris (ou alors elle a dit "je vous hais, compris?", la question se pose encore), et les facs ont dû commencer à travailler pour devenir des pôles d'excellence.
Oui mais au bout du compte, ça sert à quoi, la LRU? Techniquement, à donner de l'indépendance aux universités. En clair, à couper le cordon avec l'Etat, qui finance beaucoup moins, de manière à ce que les universités accueillent en leur sein des entreprises régionales pour financer les programmes. C'est de l'indépendance, mes amis. Ce qui se traduit par des petites modifications sans importance des budgets et de l'organisation administrative des universités.
Je vais vous donner un exemple de la magnifique utilité de la loi LRU. J'ai choisi la fac de La Rochelle parce que c'était la seule à proposer en master 2 un module de biologie sous-marine. Pour postuler dans ce module, j'ai dû passer mon niveau 2 de plongée en accéléré à la fin de l'été, claquant dans l'opération un peu plus de 600 euros, sur les 2000 que j'ai gagnés cet été. J'ai refusé des masters d'autres facs plus réputées, comme celle de Brest, ou dans la continuité directe du M1 que j'avais effectué, comme Calais/Lille. J'ai choisi de bouger encore une fois, de changer de vie une fois encore, de déménager dans un endroit où, contrairement à Lille et, dans une moindre mesure, Metz, je ne connaissais personne en arrivant. Parce que mon projet professionnel, c'est la biologie sous-marine, le métier et les compétences de plongeur scientifique. J'ai fait ce choix sans regret, j'ai payé le déménagement, l'inscription, l'installation dans l'appart avec l'argent gagné cet été, pensant pouvoir acquérir l'expérience nécessaire à mon avenir professionnel.
Mais grâce à la LRU, l'université doit, je cite nos profs, "faire des économies". Ben oui, certaines facs ont moins des âmes de requins et de publicitaires que d'autres, donc celles qui n'attirent pas toutes les entreprises de la région ont moins d'argent que les autres. A La Rochelle, pour une raison ou une autre, les modules où moins de 12 personnes s'inscrivent sont considérés comme "non rentables" et sont fermés. En biologie sous-marine, on est 9. Donc le module pour lequel plusieurs d'entre nous ont déménagé et payé ne sera pas ouvert. Merci la LRU!
Et attendez, vous n'avez pas le plus drôle. Si jamais 12 étudiants avaient postulé pour ce module, il n'aurait pas ouvert quand même: pour pouvoir le mettre en place, il ne faut pas que les étudiants soient trop nombreux, sinon ça pose problème pour la sécurité et les sorties sur le terrain. L'idéal d'effectifs serait... 8 ou 9 personnes maximum. N'est-ce point cocasse?
J'en pouffe encore.
Donc merci, chers amis étudiants, pour avoir refusé un combat contre le gouvernement quand il en était encore temps, merci d'avoir voté, un à un, l'ouverture des facs pour pouvoir passer vos précieux examens, merci d'avoir pensé à ceux qui se retrouvent et se retrouveront obligés de rentrer dans les filières "rentables" financées par les patrons d'entreprises, merci d'avoir préféré étudier studieusement et égoïstement, merci d'avoir pensé à votre année, votre avenir, vos cours, plutôt que d'avoir pensé à tout le monde, aux futurs étudiants qui prendront bientôt votre place sur les bancs des amphithéâtres et qui devront bientôt faire des choix d'options proposés par Mac Donalds, Bonduelle ou SFR (et je ne dis pas ça pour rire: des représentants de ces trois firmes siègent désormais au conseil d'administration de la faculté des sciences et techniques de Lille), à tous, vraiment, merci pour votre sens du sacrifice, votre solidarité et votre ouverture d'esprit.
L'individualisme nous tuera tous, je pense.
A part ça, j'ai les nerfs.
Diogène
Je savoure intensément ces mots jetés sur ce blog, comme tous les ans à la même période (à peu près) depuis trois ans: j'ai enfin le net chez moi.
Oui, je suis un nerd. J'assume.
Il s'en est passé des choses depuis la dernière fois. Je suis arrivé à La Rochelle, j'ai rencontré des gens, retrouvé la demoiselle croisée dans le train au début de l'été, commencé la fac, visité la ville, tout ça. Désormais, je fais le trajet entre ma maison et la fac en dix minutes, au lieu des quarante des premiers jours. C'est que je m'intègre. La preuve, aujourd'hui je suis allé dans le centre ville, tenez-vous bien, SANS CARTE. Quel homme, pas vrai? Eh bien je ne me suis presque pas perdu. Je commence à m'y repérer, même.
Bon, les banalités d'usage: bla bla bla vivre au bord de la mer, bla bla bla bonheur intégral, bla bla bla impression de revivre, bla bla bla vive la mer, les cités médiévales ET marines et les mouettes. Ca c'est fait.
Maintenant on va passer à un petit coup de gueule légèrement plus politique. Oh non, vous direz-vous. Eh si, rétorquerai-je. Et je vais y aller franco, en plus, quitte à me refaire harponner par la militante de droite qui écrivait en texto pour m'insulter lorsque j'en parlais l'an dernier: je vais ressortir la LRU du tiroir.
Vous vous souvenez de la LRU? La Loi de Réforme des Universités? Le joli projet monté par notre jolie ministre de l'Enseignement Supérieur, Valérie Pécresse, pour changer tout plein de choses dans les facs, les rendre libres, indépendantes, performantes, tout ça. Mais si, souvenez-vous, même que nos jolies rues étaient pleines de vils étudiants aux cheveux longs qui fumaient de la drogue et se croyaient de retour en mai 68! Oui, voilà, ces vilains petits gauchistes embrigandés par l'opposition et décérébrés par les syndicats, ceux qui ne voulaient pas de la LRU, les sots. Même qu'à l'intérieur des facs, les gens se sont battus entre ceux qui ne voulaient pas de la LRU mais qui ne voulaient pas non plus qu'on les empêche d'avoir cours, et ceux qui ne voulaient pas de la LRU et qui étaient prêts à fermer la fac pour obtenir ce qu'ils voulaient.
L'histoire s'est bien terminée: les gentils étudiants travailleurs ont obtenu après quelques semaines que les vilains glandeurs porteurs de banderoles retournent travailler au lieu de fermer les facs, la jolie ministre de l'Enseignement Supérieur a confirmé sa loi en affirmant toutefois qu'elle nous avais compris (ou alors elle a dit "je vous hais, compris?", la question se pose encore), et les facs ont dû commencer à travailler pour devenir des pôles d'excellence.
Oui mais au bout du compte, ça sert à quoi, la LRU? Techniquement, à donner de l'indépendance aux universités. En clair, à couper le cordon avec l'Etat, qui finance beaucoup moins, de manière à ce que les universités accueillent en leur sein des entreprises régionales pour financer les programmes. C'est de l'indépendance, mes amis. Ce qui se traduit par des petites modifications sans importance des budgets et de l'organisation administrative des universités.
Je vais vous donner un exemple de la magnifique utilité de la loi LRU. J'ai choisi la fac de La Rochelle parce que c'était la seule à proposer en master 2 un module de biologie sous-marine. Pour postuler dans ce module, j'ai dû passer mon niveau 2 de plongée en accéléré à la fin de l'été, claquant dans l'opération un peu plus de 600 euros, sur les 2000 que j'ai gagnés cet été. J'ai refusé des masters d'autres facs plus réputées, comme celle de Brest, ou dans la continuité directe du M1 que j'avais effectué, comme Calais/Lille. J'ai choisi de bouger encore une fois, de changer de vie une fois encore, de déménager dans un endroit où, contrairement à Lille et, dans une moindre mesure, Metz, je ne connaissais personne en arrivant. Parce que mon projet professionnel, c'est la biologie sous-marine, le métier et les compétences de plongeur scientifique. J'ai fait ce choix sans regret, j'ai payé le déménagement, l'inscription, l'installation dans l'appart avec l'argent gagné cet été, pensant pouvoir acquérir l'expérience nécessaire à mon avenir professionnel.
Mais grâce à la LRU, l'université doit, je cite nos profs, "faire des économies". Ben oui, certaines facs ont moins des âmes de requins et de publicitaires que d'autres, donc celles qui n'attirent pas toutes les entreprises de la région ont moins d'argent que les autres. A La Rochelle, pour une raison ou une autre, les modules où moins de 12 personnes s'inscrivent sont considérés comme "non rentables" et sont fermés. En biologie sous-marine, on est 9. Donc le module pour lequel plusieurs d'entre nous ont déménagé et payé ne sera pas ouvert. Merci la LRU!
Et attendez, vous n'avez pas le plus drôle. Si jamais 12 étudiants avaient postulé pour ce module, il n'aurait pas ouvert quand même: pour pouvoir le mettre en place, il ne faut pas que les étudiants soient trop nombreux, sinon ça pose problème pour la sécurité et les sorties sur le terrain. L'idéal d'effectifs serait... 8 ou 9 personnes maximum. N'est-ce point cocasse?
J'en pouffe encore.
Donc merci, chers amis étudiants, pour avoir refusé un combat contre le gouvernement quand il en était encore temps, merci d'avoir voté, un à un, l'ouverture des facs pour pouvoir passer vos précieux examens, merci d'avoir pensé à ceux qui se retrouvent et se retrouveront obligés de rentrer dans les filières "rentables" financées par les patrons d'entreprises, merci d'avoir préféré étudier studieusement et égoïstement, merci d'avoir pensé à votre année, votre avenir, vos cours, plutôt que d'avoir pensé à tout le monde, aux futurs étudiants qui prendront bientôt votre place sur les bancs des amphithéâtres et qui devront bientôt faire des choix d'options proposés par Mac Donalds, Bonduelle ou SFR (et je ne dis pas ça pour rire: des représentants de ces trois firmes siègent désormais au conseil d'administration de la faculté des sciences et techniques de Lille), à tous, vraiment, merci pour votre sens du sacrifice, votre solidarité et votre ouverture d'esprit.
L'individualisme nous tuera tous, je pense.
A part ça, j'ai les nerfs.
dimanche 31 août 2008
En vrac
"Les relations amoureuses, c'est comme les fourmis: ça chatouille, on gigote, on se dit que c'est la nature, et puis à la fin on en a marre et on les écrase."
Pline le Jeune
Plein de choses à dire, aujourd'hui.
D'abord, je m'adresse à toi, ami fumeur. Ami fumeur, tu fumes. Donc tu sens mauvais de la bouche, tes fringues et ton canapé sentent le tabac froid et tu mourras plus vite que moi. D'un cancer des poumons ou d'autre chose (parce qu'on peut très bien traverser la route et se faire écraser avant d'avoir un cancer à cause du tabac, il paraît, donc autant fumer)(sauf que moi je regarde avant de traverser, et toi si tu meurs pas écrasé, tu mourras d'un cancer, et c'est pas marrant les cancers tu sais?). Mais en tous cas, tu es parfois sympathique. Si. J'ai des amis fumeurs. Plein, même. Au point qu'il y a des chances que j'attrape un cancer du poumon avant vous, merci amis fumeurs! Bref, même si tu es fort sympathique, il y a des fois où j'ai envie de t'éclater la tête contre un coin de table. Non pas parce que tu fumes alors qu'il y a des non-fumeurs qui aiment l'air pur autour de toi: si ça te gênait, ça se saurait. Non, parce que quand tu vas au resto et qu'il y a des cendriers devant toi, par un réflexe aussi inconscient que profondément stupide, tu jettes ta clope par terre, dans les graviers. Et qui c'est qui ramasse? Le brave serveur-plongeur, le matin à 10h, accroupi dans les cailloux avec les mains pleines de mégots. En l'occurence, moi. Alors comment dire? Ami fumeur, je veux bien que tu sois frustré parce que tu vas mourir avant moi. Mais si tu continues à me faire chier, il va y avoir du sport. Et comme tu fumes, tu ne tiendras pas la distance.
Les fumeurs, c'est comme les chiens. Sauf qu'au lieu de leur apprendre le caniveau, faut leur apprendre le cendrier.
Autre chose. Ami client-qui-va-au-resto, ce n'est pas parce que tu as la conversation d'une loutre tétraplégique que tu dois te venger de ton manque d'éloquence sur le serveur. En particulier en faisant de grosses blagues stupides ayant l'originalité d'une brique au congrès des matériaux de construction, et assez fort pour que ta tablée d'ahuris glousse. Les assiettes que je retire de sous tes sales pattes, ce sont des assiettes de présentation. Alors tes blagues du genre "ah ça y est, on a fini de manger? Bon on s'en va alors...", surtout quand tu les entends trois fois par jour, tu m'excuseras de n'avoir à te proposer en échange qu'un sourire crispé... Ou alors quand tu me demandes d'amener la soustraction au lieu de l'addition... Ne compte pas sur moi pour louer ton esprit spirituel.
Ca se voit ou pas, que je suis revenu de mon boulot de serveur?
Après sept semaines de travail, j'ai enchaîné à peine 24h après mon retour dans le Sud par un stage intensif de plongée, dans un espèce de luau marseillais rempli de surfers en combinaison avec les cheveux en pétard, les yeux bleu ou vert océan et un sourire de pub de dentifrice. Après 10 plongées, de la théorie dans un bouquin deux heures par soir, cinq réveil à 6h, dix trajets entre le club et ma maison, deux mac-do, un ciné, un appareil photo d'immersion changé au bout de 3 jours (parce que c'était un modèle d'exposition, donc complètement détraqué et aussi étanche que du papier toilette), des exercices, des pressions, des manomètres, du sel sur la peau, des coups de soleil qui me font ressembler à un homard cuit et pas mal de debriefings avec les surfers, j'ai enfin mon niveau 2 de plongée subaquatique! Ce qui me permet de faire des balades en autonomie avec mon cousin, qui l'a passé avec moi, à 20m de profondeur!
Note intéressante: TOUTES les plongées que le club nous a fait faire étaient, je cite, "l'une des plus belles plongées de la rade de Marseille".
Dernière chose: ruez-vous au ciné voir The Dark Knight, de Christopher Nolan. Non seulement Maggie Gyllenhaal (Rachel Dawe, autrefois Katie Holmes: pas une grosse perte) joue dedans (ce qui est déjà garantie d'un film de qualité), mais en plus le film est carrément génial. Feu Heath Ledger campe un Joker tout simplement parfait, psychotique et impitoyable à souhait, qui parvient sans trop de mal à occulter la performance pourtant réputée indétrônable de Jack Nicholson dans le film de Tim Burton. Michael Caine (Alfred), Morgan Freeman (Lucius Fox) et Gary Oldman (Jim Gordon) sont également géniaux, et Christian Bale (Bruce Wayne), bien que ne collant pas vraiment à l'image que je me faisais de Batman, reste cependant tout à fait convainquant. L'histoire est haletante, le film magnifiquement filmé, les effets spéciaux sublimes et les acteurs plus que bons. Mention spéciale à Aaron Eckhart, alias Harvey Dent, alias Double-Face, parfait en procureur zélé qui s'effondre et passe du statut de chevalier blanc à celui de meurtrier dérangé avide de justice et de hasard. Une continuité de Batman Begins qui transcende le premier film, déjà franchement éclatant. 19/20.
A part ça, j'ai sommeil.
Pline le Jeune
Plein de choses à dire, aujourd'hui.
D'abord, je m'adresse à toi, ami fumeur. Ami fumeur, tu fumes. Donc tu sens mauvais de la bouche, tes fringues et ton canapé sentent le tabac froid et tu mourras plus vite que moi. D'un cancer des poumons ou d'autre chose (parce qu'on peut très bien traverser la route et se faire écraser avant d'avoir un cancer à cause du tabac, il paraît, donc autant fumer)(sauf que moi je regarde avant de traverser, et toi si tu meurs pas écrasé, tu mourras d'un cancer, et c'est pas marrant les cancers tu sais?). Mais en tous cas, tu es parfois sympathique. Si. J'ai des amis fumeurs. Plein, même. Au point qu'il y a des chances que j'attrape un cancer du poumon avant vous, merci amis fumeurs! Bref, même si tu es fort sympathique, il y a des fois où j'ai envie de t'éclater la tête contre un coin de table. Non pas parce que tu fumes alors qu'il y a des non-fumeurs qui aiment l'air pur autour de toi: si ça te gênait, ça se saurait. Non, parce que quand tu vas au resto et qu'il y a des cendriers devant toi, par un réflexe aussi inconscient que profondément stupide, tu jettes ta clope par terre, dans les graviers. Et qui c'est qui ramasse? Le brave serveur-plongeur, le matin à 10h, accroupi dans les cailloux avec les mains pleines de mégots. En l'occurence, moi. Alors comment dire? Ami fumeur, je veux bien que tu sois frustré parce que tu vas mourir avant moi. Mais si tu continues à me faire chier, il va y avoir du sport. Et comme tu fumes, tu ne tiendras pas la distance.
Les fumeurs, c'est comme les chiens. Sauf qu'au lieu de leur apprendre le caniveau, faut leur apprendre le cendrier.
Autre chose. Ami client-qui-va-au-resto, ce n'est pas parce que tu as la conversation d'une loutre tétraplégique que tu dois te venger de ton manque d'éloquence sur le serveur. En particulier en faisant de grosses blagues stupides ayant l'originalité d'une brique au congrès des matériaux de construction, et assez fort pour que ta tablée d'ahuris glousse. Les assiettes que je retire de sous tes sales pattes, ce sont des assiettes de présentation. Alors tes blagues du genre "ah ça y est, on a fini de manger? Bon on s'en va alors...", surtout quand tu les entends trois fois par jour, tu m'excuseras de n'avoir à te proposer en échange qu'un sourire crispé... Ou alors quand tu me demandes d'amener la soustraction au lieu de l'addition... Ne compte pas sur moi pour louer ton esprit spirituel.
Ca se voit ou pas, que je suis revenu de mon boulot de serveur?
Après sept semaines de travail, j'ai enchaîné à peine 24h après mon retour dans le Sud par un stage intensif de plongée, dans un espèce de luau marseillais rempli de surfers en combinaison avec les cheveux en pétard, les yeux bleu ou vert océan et un sourire de pub de dentifrice. Après 10 plongées, de la théorie dans un bouquin deux heures par soir, cinq réveil à 6h, dix trajets entre le club et ma maison, deux mac-do, un ciné, un appareil photo d'immersion changé au bout de 3 jours (parce que c'était un modèle d'exposition, donc complètement détraqué et aussi étanche que du papier toilette), des exercices, des pressions, des manomètres, du sel sur la peau, des coups de soleil qui me font ressembler à un homard cuit et pas mal de debriefings avec les surfers, j'ai enfin mon niveau 2 de plongée subaquatique! Ce qui me permet de faire des balades en autonomie avec mon cousin, qui l'a passé avec moi, à 20m de profondeur!
Note intéressante: TOUTES les plongées que le club nous a fait faire étaient, je cite, "l'une des plus belles plongées de la rade de Marseille".
Dernière chose: ruez-vous au ciné voir The Dark Knight, de Christopher Nolan. Non seulement Maggie Gyllenhaal (Rachel Dawe, autrefois Katie Holmes: pas une grosse perte) joue dedans (ce qui est déjà garantie d'un film de qualité), mais en plus le film est carrément génial. Feu Heath Ledger campe un Joker tout simplement parfait, psychotique et impitoyable à souhait, qui parvient sans trop de mal à occulter la performance pourtant réputée indétrônable de Jack Nicholson dans le film de Tim Burton. Michael Caine (Alfred), Morgan Freeman (Lucius Fox) et Gary Oldman (Jim Gordon) sont également géniaux, et Christian Bale (Bruce Wayne), bien que ne collant pas vraiment à l'image que je me faisais de Batman, reste cependant tout à fait convainquant. L'histoire est haletante, le film magnifiquement filmé, les effets spéciaux sublimes et les acteurs plus que bons. Mention spéciale à Aaron Eckhart, alias Harvey Dent, alias Double-Face, parfait en procureur zélé qui s'effondre et passe du statut de chevalier blanc à celui de meurtrier dérangé avide de justice et de hasard. Une continuité de Batman Begins qui transcende le premier film, déjà franchement éclatant. 19/20.
A part ça, j'ai sommeil.
Libellés :
Coup de gueule,
J'ai testé,
Ma vie mon oeuvre
vendredi 18 juillet 2008
Billet made in Corrèze
Hi haaaaaaan! Cocoricoooooooo!!
Mon réveil matin (à 6h sinon c'est pas drôle)
En direct de Corrèze, je mets à jour mon blog. Saluez l'exploit. Car c'est un exploit. Si. Passer quatorze minutes pour parvenir à se connecter avec le vieux 56k-qui-fait-que-du-33k, c'est un exploit, ne vous en déplaise.
Allez, je mets à jour les péripéties de mon existence passionnante (d'ailleurs c'est marrant, tous les blogueurs disent ça à un moment ou un autre: que leur existence est passionnante, d'un ton ironique bien sur, pour bien montrer qu'ils n'en pensent rien mais que, hein, ça le fait de le dire).
J'ai donc quitté le Sud il y a un peu plus d'une semaine. Mais juste avant ça, j'ai fait ma première plongée en milieu naturel. Avec mon oncle. Un peu plus d'une demie-heure dans un silence absolu, dans l'eau à 15° (j'étais le seul à ne pas avoir eu froid)(remarque moi j'ai fait la Manche en septembre steuplé, alors 15° c'est une température de tafiole)(y voulaient pas un pull non plus?), au milieu des coraux violets, des mérous, des poulpes et des poissons. Le pied intégral. Mais bon, comme notre mono est tombé malade le temps qu'on arrive sur le site (oui même les profs de plongée peuvent choper le mal de mer)(...tapette) on s'est mis à la bourre. Ce qui posait problème puisque je suis sorti du bateau à 12h05, et que je devais être à la gare de Marseille, changé, garé et prêt à monter dans le train, au plus tard à 12h55. Là, ceux qui n'ont jamais foutu les pieds à Marseille en été me diront "pouah, trop facile, c'est dans la même ville". Grave erreur. Marseille en été c'est le combo blaireau-de-touriste-qui-avance-pas-pour-profiter-du-paysage + feu rouge tous les douze mètres. Mais par un miracle absolu, j'y suis arrivé.
J'ai passé une heure enfermé dans le train à me laver dans le lavabo de la taille d'un cendrier, histoire de virer le sel et la sueur et moins donner envie aux gens de mon compartiment de descendre au prochain arrêt. Et après deux changements, je suis arrivé à La Rochelle. Mais au dernier changement, surprise: pour la première fois de ma vie, j'ai lié connaissance dans un train, avec une jolie jeune fille qui a à peu près les mêmes goûts littéraires que moi, qui fait de la plongée et qui a de l'humour. Et qui a un mec, bien sur, sinon c'est pas drôle.
Bref, à La Rochelle j'ai passé mon oral, les profs étaient plutôt emballés, résultat une semaine plus tard, les résultats: je suis pris! Donc si la confirmation par mail n'a pas foiré, l'an prochain c'est La Rochelle. Sinon Brest m'a pris aussi, mais dans le master recherche. D'ailleurs faut que je pense à me désister... Mais je préfère être certain que La Rochelle sait que je viens.
Après avoir visité la ville et l'aquarium (j'étais bloqué deux jours pour 10 minutes d'entretien), j'ai repris le train, deux changements et la Corrèze! Et là, depuis un peu plus d'une semaine, je bosse comme serveur/plongeur. Je ferais bien une bannière exprès, mais avec le 33k je doute pouvoir uploader. En plus y'a que 20h de forfait par moi, la loose.
C'est super sympa, cadre campagnard avec ânes, poules, chiens, oies, canards, tourterelles et... mouches, malheureusement (ben oui y'a des ânes), je me la pète ami des animaux en faisant se poser les tourterelles sur moi (avec des miettes de pain dans la main, mouahaha suis-je machiavélique), je fais du charme aux clientes pour qu'elles laissent des pourboires (en général ça marche pas, d'ailleurs), et je fais la vaisselle en écoutant mon oncle tonitruer des chansons en cuisinant (en particulier Brassens, il a la même voix que lui, je l'imagine revenu d'entre les morts en train de chanter adossé aux casseroles). D'ici peu, j'irai voir les dolmens et les ruines de la région, histoire de dire...
Bon c'est pas tout ça mais en fait le forfait file...
A plus tard (le mois prochain?) pour de nouvelles aventures!
A part ça, ce midi, une table de cinq et j'ai fini à 16h... connards de touristes!
Mon réveil matin (à 6h sinon c'est pas drôle)
En direct de Corrèze, je mets à jour mon blog. Saluez l'exploit. Car c'est un exploit. Si. Passer quatorze minutes pour parvenir à se connecter avec le vieux 56k-qui-fait-que-du-33k, c'est un exploit, ne vous en déplaise.
Allez, je mets à jour les péripéties de mon existence passionnante (d'ailleurs c'est marrant, tous les blogueurs disent ça à un moment ou un autre: que leur existence est passionnante, d'un ton ironique bien sur, pour bien montrer qu'ils n'en pensent rien mais que, hein, ça le fait de le dire).
J'ai donc quitté le Sud il y a un peu plus d'une semaine. Mais juste avant ça, j'ai fait ma première plongée en milieu naturel. Avec mon oncle. Un peu plus d'une demie-heure dans un silence absolu, dans l'eau à 15° (j'étais le seul à ne pas avoir eu froid)(remarque moi j'ai fait la Manche en septembre steuplé, alors 15° c'est une température de tafiole)(y voulaient pas un pull non plus?), au milieu des coraux violets, des mérous, des poulpes et des poissons. Le pied intégral. Mais bon, comme notre mono est tombé malade le temps qu'on arrive sur le site (oui même les profs de plongée peuvent choper le mal de mer)(...tapette) on s'est mis à la bourre. Ce qui posait problème puisque je suis sorti du bateau à 12h05, et que je devais être à la gare de Marseille, changé, garé et prêt à monter dans le train, au plus tard à 12h55. Là, ceux qui n'ont jamais foutu les pieds à Marseille en été me diront "pouah, trop facile, c'est dans la même ville". Grave erreur. Marseille en été c'est le combo blaireau-de-touriste-qui-avance-pas-pour-profiter-du-paysage + feu rouge tous les douze mètres. Mais par un miracle absolu, j'y suis arrivé.
J'ai passé une heure enfermé dans le train à me laver dans le lavabo de la taille d'un cendrier, histoire de virer le sel et la sueur et moins donner envie aux gens de mon compartiment de descendre au prochain arrêt. Et après deux changements, je suis arrivé à La Rochelle. Mais au dernier changement, surprise: pour la première fois de ma vie, j'ai lié connaissance dans un train, avec une jolie jeune fille qui a à peu près les mêmes goûts littéraires que moi, qui fait de la plongée et qui a de l'humour. Et qui a un mec, bien sur, sinon c'est pas drôle.
Bref, à La Rochelle j'ai passé mon oral, les profs étaient plutôt emballés, résultat une semaine plus tard, les résultats: je suis pris! Donc si la confirmation par mail n'a pas foiré, l'an prochain c'est La Rochelle. Sinon Brest m'a pris aussi, mais dans le master recherche. D'ailleurs faut que je pense à me désister... Mais je préfère être certain que La Rochelle sait que je viens.
Après avoir visité la ville et l'aquarium (j'étais bloqué deux jours pour 10 minutes d'entretien), j'ai repris le train, deux changements et la Corrèze! Et là, depuis un peu plus d'une semaine, je bosse comme serveur/plongeur. Je ferais bien une bannière exprès, mais avec le 33k je doute pouvoir uploader. En plus y'a que 20h de forfait par moi, la loose.
C'est super sympa, cadre campagnard avec ânes, poules, chiens, oies, canards, tourterelles et... mouches, malheureusement (ben oui y'a des ânes), je me la pète ami des animaux en faisant se poser les tourterelles sur moi (avec des miettes de pain dans la main, mouahaha suis-je machiavélique), je fais du charme aux clientes pour qu'elles laissent des pourboires (en général ça marche pas, d'ailleurs), et je fais la vaisselle en écoutant mon oncle tonitruer des chansons en cuisinant (en particulier Brassens, il a la même voix que lui, je l'imagine revenu d'entre les morts en train de chanter adossé aux casseroles). D'ici peu, j'irai voir les dolmens et les ruines de la région, histoire de dire...
Bon c'est pas tout ça mais en fait le forfait file...
A plus tard (le mois prochain?) pour de nouvelles aventures!
A part ça, ce midi, une table de cinq et j'ai fini à 16h... connards de touristes!
vendredi 27 juin 2008
Stress
"Le stress est le trac de celui qui ne monte jamais sur scène."
Stephanie de Monaco
Le stress est le mal du siècle. Enfin il paraît. En tous cas, c'est le mien.
Le stress, c'est le vilain pli dans les boyaux, l'impression que son coeur rate une pulsation ou que celle-ci est pleine de glace, l'estomac noué au sens propre, les tremblements incontrôlés et le besoin de, parfois, juste fermer les yeux adossé contre un mur et de prendre de grandes inspirations. Le flirt avec la panique, l'envie de tout envoyer bouler et de s'enfuir dans des pays tropicaux avec du sable, des palmiers et des madames toutes nues avec des colliers de fleur.
J'ai passé avec succès mes examens de M1, mon oral de stage, j'ai expédié plus ou moins dans les temps mes dossiers d'inscriptions aux facs pour l'an prochain, j'ai pris l'avion sans le rater pour aller en Espagne, je suis parvenu à communiquer là-bas malgré mes lacunes en espagnol (ah oui, je raconte vite fait: soleil écrasant, gens géniaux, ma S. adorée, alcool et nuits blanches: allez-y si vous êtes jeune et que vous avez la santé)... Que des choses qui me stressaient énormément, mais ça s'est dissipé une fois passé...
Là, j'étais dans une phase no-stress, hyper rare chez moi. Je profitais de mes souvenirs d'Espagne, je savourais le fait d'être en vacances pendant quelques semaines, d'avoir la piscine, les sorties, la famille, les potes, d'aller voir les Celtic Legends à Gardanne demain soir et de retrouver ma Puce...
Et ben non. C'était trop beau. Ce matin, mail, ding! "Monsieur, veuillez vous présenter le 8 juillet pour un oral de 5 minutes avec 5 minutes de questions pour vous présenter devant un jury d'enseignants chercheurs, pour votre entrée au M2 de La Roch*lle".
Ben tiens. J'avais deux semaines de liberté, ben non, il faut que je prépare un oral. Pour me présenter, en plus!! "Salut les gens, je m'appelle Moune, j'ai 22 piges, j'ai la classe et un corps de rêve, je vous fais un p'tit strip? Non, sûrs?"
Vais encore devoir me plonger dans mes CV et anticiper les questions qu'on va me poser, remettre le nez dans l'océano parce que c'est sûrement sur ça qu'on va me coincer, et me taper un trajet en train de douze heures pour passer 10 minutes dans une fac!!
Le tout en étant stressé depuis dix jours.
J'aime ma vie.
A part ça, j'ai fini mon deuxième livre. Libération!!
Stephanie de Monaco
Le stress est le mal du siècle. Enfin il paraît. En tous cas, c'est le mien.
Le stress, c'est le vilain pli dans les boyaux, l'impression que son coeur rate une pulsation ou que celle-ci est pleine de glace, l'estomac noué au sens propre, les tremblements incontrôlés et le besoin de, parfois, juste fermer les yeux adossé contre un mur et de prendre de grandes inspirations. Le flirt avec la panique, l'envie de tout envoyer bouler et de s'enfuir dans des pays tropicaux avec du sable, des palmiers et des madames toutes nues avec des colliers de fleur.
J'ai passé avec succès mes examens de M1, mon oral de stage, j'ai expédié plus ou moins dans les temps mes dossiers d'inscriptions aux facs pour l'an prochain, j'ai pris l'avion sans le rater pour aller en Espagne, je suis parvenu à communiquer là-bas malgré mes lacunes en espagnol (ah oui, je raconte vite fait: soleil écrasant, gens géniaux, ma S. adorée, alcool et nuits blanches: allez-y si vous êtes jeune et que vous avez la santé)... Que des choses qui me stressaient énormément, mais ça s'est dissipé une fois passé...
Là, j'étais dans une phase no-stress, hyper rare chez moi. Je profitais de mes souvenirs d'Espagne, je savourais le fait d'être en vacances pendant quelques semaines, d'avoir la piscine, les sorties, la famille, les potes, d'aller voir les Celtic Legends à Gardanne demain soir et de retrouver ma Puce...
Et ben non. C'était trop beau. Ce matin, mail, ding! "Monsieur, veuillez vous présenter le 8 juillet pour un oral de 5 minutes avec 5 minutes de questions pour vous présenter devant un jury d'enseignants chercheurs, pour votre entrée au M2 de La Roch*lle".
Ben tiens. J'avais deux semaines de liberté, ben non, il faut que je prépare un oral. Pour me présenter, en plus!! "Salut les gens, je m'appelle Moune, j'ai 22 piges, j'ai la classe et un corps de rêve, je vous fais un p'tit strip? Non, sûrs?"
Vais encore devoir me plonger dans mes CV et anticiper les questions qu'on va me poser, remettre le nez dans l'océano parce que c'est sûrement sur ça qu'on va me coincer, et me taper un trajet en train de douze heures pour passer 10 minutes dans une fac!!
Le tout en étant stressé depuis dix jours.
J'aime ma vie.
A part ça, j'ai fini mon deuxième livre. Libération!!
vendredi 13 juin 2008
Allez l'Irlande!
"Pog mo thoin!"
Réponse espérée de l'Irlande au référendum
Vous vous souvenez du référendum de 2005? La double baffe franco-néerlandaise au traité européen? A l'époque, on avait demandé l'avis du peuple, et après des résultats serrés en Espagne, la France et les Pays-Bas avaient enterré le traité: non.
Depuis, lespatrons dirigeants des pays européens ont baisé les électeurs contourné le problème en faisant adopter le texte par voie parlementaire. Ce qui signifie qu'au lieu de demander son avis au peuple et de tenir compte de la dernière fois où on l'a fait, les dirigeants européens ont demandé à leurs potes députés et sénateurs de voter le texte. On va pas se laisser emmerder par le peuple non plus hein, non mais oh, ils se prennent pour qui ces connards de pauvres?
On nous a demandé notre avis. On a dit non. Alors on a bidouillé trois virgules sur le texte, on a appelé ça "traité de Lisbonne" et on a redemandé leur avis... à nos élus, qui comme chacun sait sont d'une honnêteté irréprochable et qui ont avant tout à coeur de traduire l'opinion du peuple français plutôt que celle de leur parti... Ouais. On y croirait presque hein?
Sauf que, surprise, texte adopté à une large majorité. La gueule de la représentation du peuple français...
Mais heureusement, à quelques centaines de kilomètres de là, résiste encore et toujours un glorieux petit pays, qui de par sa constitution est obligé de demander son avis au peuple pour toute affaire européenne (d'ailleurs on devrait prendre exemple). L'Irlande a organisé un référendum, hier, dans l'anonymat le plus glauque, alors que toutes les informations étaient concentrées sur les choses véritablement importantes dans le monde, comme le foot ou les JO.
Sauf que les tondeurs de moutons semblent décidés à provoquer un petit tremblement de terre politique. Car le non semble, pour l'instant, largement en tête, et le camp du oui est en galère. Au pays où la bière se mâche (copyright Poulette), les seuls à pouvoir encore sauvegarder la véritable démocratie européenne sont sur le point de faire ce que tous les Européens attachés à la démocratie et à la liberté attendent: envoyer, une fois encore, bouler la constitution européenne.
Croisons les doigts et espérons que les Irlandais sauront traduire les craintes de toute l'Europe...
Epilogue ce soir.
Edit du soir: victoire du Non à 53%. Youhou!
La suite s'annonce intéressante, mais l'espoir est mince: Superprésident Sarko fera revoter le texte jusqu'à ce qu'il passe, ou enverra bouler l'Irlande... Quoi qu'il arrive, leur pourriture de texte finira par passer, au déni de la démocratie la plus élémentaire... Vive l'Europe tiens...
Réponse espérée de l'Irlande au référendum
Vous vous souvenez du référendum de 2005? La double baffe franco-néerlandaise au traité européen? A l'époque, on avait demandé l'avis du peuple, et après des résultats serrés en Espagne, la France et les Pays-Bas avaient enterré le traité: non.
Depuis, les
On nous a demandé notre avis. On a dit non. Alors on a bidouillé trois virgules sur le texte, on a appelé ça "traité de Lisbonne" et on a redemandé leur avis... à nos élus, qui comme chacun sait sont d'une honnêteté irréprochable et qui ont avant tout à coeur de traduire l'opinion du peuple français plutôt que celle de leur parti... Ouais. On y croirait presque hein?
Sauf que, surprise, texte adopté à une large majorité. La gueule de la représentation du peuple français...
Mais heureusement, à quelques centaines de kilomètres de là, résiste encore et toujours un glorieux petit pays, qui de par sa constitution est obligé de demander son avis au peuple pour toute affaire européenne (d'ailleurs on devrait prendre exemple). L'Irlande a organisé un référendum, hier, dans l'anonymat le plus glauque, alors que toutes les informations étaient concentrées sur les choses véritablement importantes dans le monde, comme le foot ou les JO.
Sauf que les tondeurs de moutons semblent décidés à provoquer un petit tremblement de terre politique. Car le non semble, pour l'instant, largement en tête, et le camp du oui est en galère. Au pays où la bière se mâche (copyright Poulette), les seuls à pouvoir encore sauvegarder la véritable démocratie européenne sont sur le point de faire ce que tous les Européens attachés à la démocratie et à la liberté attendent: envoyer, une fois encore, bouler la constitution européenne.
Croisons les doigts et espérons que les Irlandais sauront traduire les craintes de toute l'Europe...
Epilogue ce soir.
Edit du soir: victoire du Non à 53%. Youhou!
La suite s'annonce intéressante, mais l'espoir est mince: Superprésident Sarko fera revoter le texte jusqu'à ce qu'il passe, ou enverra bouler l'Irlande... Quoi qu'il arrive, leur pourriture de texte finira par passer, au déni de la démocratie la plus élémentaire... Vive l'Europe tiens...
lundi 26 mai 2008
Intolérance
"La tolérance, c'est la lâcheté du critique."
Démocrite
On me dit régulièrement que je suis intolérant. Et je crois que c'est vrai. Mais pas tout à fait quand même.
Il se trouve que je me considère comme un homme de goût. Qui a décidé ça? Ben moi, c'te question. J'aime mes goûts, donc mes goûts sont bons. Cherchez pas c'est comme ça, sinon va encore falloir que je passe deux plombes à vous expliquer par A+B pourquoi je suis largement et indubitablement supérieur à tous les autres êtres vivants de cette planète (sauf les pyracanthas, dont la résistance fourbe et déloyale est une injure à ma suprématie, mais passons), et ça va me fatiguer.
Bref, j'ai effectivement une confiance assez forte en mes propres goûts. Et quand quelque chose ne me plaît pas, j'ai tendance à le signifier. En général en des termes assez peu équivoques, genre "c'est d'la merde". Ce qui ne veut pas dire que je pense que les amateurs de ces choses qui sont en contradiction avec mon goût sont des abrutis en puissance qui ont la capacité esthétique d'un pot de chambre. Pour moi, ça veut dire "j'aime pas, prière de rester à distance de moi lorsque tu écoutes ce truc/regardes ce truc/lis ce truc/bouffe ce truc/whatever ce truc". Je déteste m'embarrasser de circonvolutions de langage du genre "je n'aime pas" ou "ça ne me plaît pas". J'économise ma salive, je dis "c'est naze". D'une part, c'est plus court, et ça donne tout de suite le ton, et d'autre part, ceux qui aiment, au lieu de dire "ah bon? pourtant y'a ça et ça qui sont sympa, j'aurais cru que ça te plairait, gna gna gna", froncent les sourcils et dans le meilleur des cas abandonnent la partie, dans d'autres moins sympathiques, genre "pff t'as aucun goût" (pauvre innocent, s'il savait...) mais quand même moins chiants que le débat destiné à me convaincre que y'a du bon dans le tas.
Au moins, mes positions sont claires dès le début. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez, tant que vous ne me l'imposez pas si je trouve ça pourri. C'est ma vision de la tolérance.
Pour votre culture, une liste non exhaustive des choses que je déteste:
Catégorie Musique
- Les musiques sur portable, n'importe lesquelles, des kékés dans le métro
- Le RnB avec les gugusses keubla avec les chaînes en or, les bagues, les turbans sous les casquettes, les grosses voitures brillantes, les danses ridicules et les madames à gros lolos (encore que, les nanas à gros lolos.........bref).
- Les commerciaux découverts par la télé plutôt que par le talent. Les losers de la Starac et de la Nouvelle Star entrent dans cette catégorie.
- Le rap. J'aime quand on chante. Parler sur de la musique c'est moche.
- La techno. Boum boum oumshti oumshti boum boum trzzzzrz uip uip. C'est pas mon trip. Du tout.
- Le metal. Là je vais pas me faire des potes, mais le metal m'agace. Remarque, pas tout. En fait, deux catégories de metal me sont particulièrement désagréables: celui où les chanteurs gueulent à se déchirer la gorge, et celui où la musique fait "artificielle", avec des synthétiseurs partout, si vous voyez ce que je veux dire...
- Je crois que pour résumer, j'aime la musique avec des instruments qui ne dépassent pas la modernité d'une guitare électrique ou d'une basse. Pas de boîtes à rythmes, de sons informatiques, de platines, de synthétiseurs, etc. Et la musique avec du chant. Pas des cris.
- Ah sinon, mention spéciale pour la quasi-totalité de la "nouvelle scène" de la chanson française: prière de fermer vos gueules. Du moins quand je suis là. Raphaël, Calogero, Renan Luce, Benabar, Thomas Fersen, Jeanne Cherhal, Miossec et la smala: vos-gueu-les. Y'a que Cali que je supporte, allez savoir pourquoi.
- Ah et puis le raï, aussi. Aucune trace de racisme ou autre là-dedans, mais le raï, ça me fout la migraine.
Catégorie Livres
- J'ai une grosse antipathie pour les auteurs de pavés indigestes comme Flaubert, Zola, Maupassant, Steinbeck et compagnie. Sauf Victor Hugo, le seul qui me fait décoller. La littérature au sens littéraire du terme, j'aime pas. Mais ce n'est pas la période qui me déplaît: j'aime bien les vieux bouquins genre Jules Verne, Arthur Conan Doyle et tout ça, ceux qui ont une imagination un peu plus débridée que la vie paysanne d'un notable et de sa femme dans un village paumé au nom imprononçable. Là normalement on me rétorque que c'est pas la même période, et je contre par un royal "rien à carrer".
- Sinon je suis ouvert à tout, à peu près: tant que les auteurs vendent du rêve ou de l'aventure, ils méritent d'être lus. Les livres, c'est pour s'évader. Plonger dans des grimoires obscurs pour en extraire au bout de six-cent pages le mal-être d'une société bourgeoise deshumanisée du milieu du XIXe siècle, c'est définitivement pas mon truc.
Catégorie Films
- J'ai du mal avec les blockbusters d'action pure, en particulier quand ils s'alimentent de choses que j'aime bien. Par exemple Troie est pour moi une daube innommable (malgré l'apparition de Brad Pitt en jupette, certes, vos gueules les filles). Je suis quand même assez eclectique, je ne refuse pas d'aller voir un film juste parce qu'il est hypermédiatisé et qu'il a un gros budget. Par exemple j'ai bien aimé King Kong, et j'aime aussi Pirates des Caraïbes ou le Seigneur des Anneaux.
- J'execre les comédies romantiques gnan-gnan, genre Coup de foudre à Notting Hill/Manhattan/Nobody Cares, Wyoming/Ersh El Falah (Ouzbékistan). En particulier quand Hugh Grand ou Richard Gere sont de la partie. Certes, j'ai quand même bien aimé 4 mariages et un enterrement, vu que c'était de l'humour anglais au vitriol à mi-mesure avec le romantisme gluant. Mais personne n'a jamais réussi à me faire regarder Love Actually, et à mon avis c'est pas demain la veille.
- Les vieux films "culte" des midinettes des 80's, genre Dirty Dancing, la Boum, la Boum 2 et compagnie... Comment dire... NON.
- Les films français "sérieux", en général, je les évite comme la peste. Parce que ça fleure le pathos et la philosophie de quadra post-soixante-huitarde, et ça me lourde. Là encore, des exceptions, rares: Ne le dis à personne, de Guillaume Canet (je peux pas encaisser l'acteur mais j'ai aimé le film, allez comprendre), par exemple, ou Amélie Poulain. Mais ça reste anecdotique.
- De manière générale, tout film où apparait Romain Duris, le pire acteur du monde.
- Pareil avec Mathilde Seigner.
Catégorie bouffe
- Endives = MAL
- Choux de Bruxelles = MAL²
- Carottes cuites: beuh
- De manière générale, tout ce qui sort de la mer: poissons (sauf cru), crustacés, fruits de mer...
- Pamplemousse
- Café
Voilà, maintenant vous savez à quoi vous attendre si vous me parlez d'une de ces catégories... Je suis peut-être intolérant, mais j'assume très bien.
Démocrite
On me dit régulièrement que je suis intolérant. Et je crois que c'est vrai. Mais pas tout à fait quand même.
Il se trouve que je me considère comme un homme de goût. Qui a décidé ça? Ben moi, c'te question. J'aime mes goûts, donc mes goûts sont bons. Cherchez pas c'est comme ça, sinon va encore falloir que je passe deux plombes à vous expliquer par A+B pourquoi je suis largement et indubitablement supérieur à tous les autres êtres vivants de cette planète (sauf les pyracanthas, dont la résistance fourbe et déloyale est une injure à ma suprématie, mais passons), et ça va me fatiguer.
Bref, j'ai effectivement une confiance assez forte en mes propres goûts. Et quand quelque chose ne me plaît pas, j'ai tendance à le signifier. En général en des termes assez peu équivoques, genre "c'est d'la merde". Ce qui ne veut pas dire que je pense que les amateurs de ces choses qui sont en contradiction avec mon goût sont des abrutis en puissance qui ont la capacité esthétique d'un pot de chambre. Pour moi, ça veut dire "j'aime pas, prière de rester à distance de moi lorsque tu écoutes ce truc/regardes ce truc/lis ce truc/bouffe ce truc/whatever ce truc". Je déteste m'embarrasser de circonvolutions de langage du genre "je n'aime pas" ou "ça ne me plaît pas". J'économise ma salive, je dis "c'est naze". D'une part, c'est plus court, et ça donne tout de suite le ton, et d'autre part, ceux qui aiment, au lieu de dire "ah bon? pourtant y'a ça et ça qui sont sympa, j'aurais cru que ça te plairait, gna gna gna", froncent les sourcils et dans le meilleur des cas abandonnent la partie, dans d'autres moins sympathiques, genre "pff t'as aucun goût" (pauvre innocent, s'il savait...) mais quand même moins chiants que le débat destiné à me convaincre que y'a du bon dans le tas.
Au moins, mes positions sont claires dès le début. Vous avez le droit de faire ce que vous voulez, tant que vous ne me l'imposez pas si je trouve ça pourri. C'est ma vision de la tolérance.
Pour votre culture, une liste non exhaustive des choses que je déteste:
Catégorie Musique
- Les musiques sur portable, n'importe lesquelles, des kékés dans le métro
- Le RnB avec les gugusses keubla avec les chaînes en or, les bagues, les turbans sous les casquettes, les grosses voitures brillantes, les danses ridicules et les madames à gros lolos (encore que, les nanas à gros lolos.........bref).
- Les commerciaux découverts par la télé plutôt que par le talent. Les losers de la Starac et de la Nouvelle Star entrent dans cette catégorie.
- Le rap. J'aime quand on chante. Parler sur de la musique c'est moche.
- La techno. Boum boum oumshti oumshti boum boum trzzzzrz uip uip. C'est pas mon trip. Du tout.
- Le metal. Là je vais pas me faire des potes, mais le metal m'agace. Remarque, pas tout. En fait, deux catégories de metal me sont particulièrement désagréables: celui où les chanteurs gueulent à se déchirer la gorge, et celui où la musique fait "artificielle", avec des synthétiseurs partout, si vous voyez ce que je veux dire...
- Je crois que pour résumer, j'aime la musique avec des instruments qui ne dépassent pas la modernité d'une guitare électrique ou d'une basse. Pas de boîtes à rythmes, de sons informatiques, de platines, de synthétiseurs, etc. Et la musique avec du chant. Pas des cris.
- Ah sinon, mention spéciale pour la quasi-totalité de la "nouvelle scène" de la chanson française: prière de fermer vos gueules. Du moins quand je suis là. Raphaël, Calogero, Renan Luce, Benabar, Thomas Fersen, Jeanne Cherhal, Miossec et la smala: vos-gueu-les. Y'a que Cali que je supporte, allez savoir pourquoi.
- Ah et puis le raï, aussi. Aucune trace de racisme ou autre là-dedans, mais le raï, ça me fout la migraine.
Catégorie Livres
- J'ai une grosse antipathie pour les auteurs de pavés indigestes comme Flaubert, Zola, Maupassant, Steinbeck et compagnie. Sauf Victor Hugo, le seul qui me fait décoller. La littérature au sens littéraire du terme, j'aime pas. Mais ce n'est pas la période qui me déplaît: j'aime bien les vieux bouquins genre Jules Verne, Arthur Conan Doyle et tout ça, ceux qui ont une imagination un peu plus débridée que la vie paysanne d'un notable et de sa femme dans un village paumé au nom imprononçable. Là normalement on me rétorque que c'est pas la même période, et je contre par un royal "rien à carrer".
- Sinon je suis ouvert à tout, à peu près: tant que les auteurs vendent du rêve ou de l'aventure, ils méritent d'être lus. Les livres, c'est pour s'évader. Plonger dans des grimoires obscurs pour en extraire au bout de six-cent pages le mal-être d'une société bourgeoise deshumanisée du milieu du XIXe siècle, c'est définitivement pas mon truc.
Catégorie Films
- J'ai du mal avec les blockbusters d'action pure, en particulier quand ils s'alimentent de choses que j'aime bien. Par exemple Troie est pour moi une daube innommable (malgré l'apparition de Brad Pitt en jupette, certes, vos gueules les filles). Je suis quand même assez eclectique, je ne refuse pas d'aller voir un film juste parce qu'il est hypermédiatisé et qu'il a un gros budget. Par exemple j'ai bien aimé King Kong, et j'aime aussi Pirates des Caraïbes ou le Seigneur des Anneaux.
- J'execre les comédies romantiques gnan-gnan, genre Coup de foudre à Notting Hill/Manhattan/Nobody Cares, Wyoming/Ersh El Falah (Ouzbékistan). En particulier quand Hugh Grand ou Richard Gere sont de la partie. Certes, j'ai quand même bien aimé 4 mariages et un enterrement, vu que c'était de l'humour anglais au vitriol à mi-mesure avec le romantisme gluant. Mais personne n'a jamais réussi à me faire regarder Love Actually, et à mon avis c'est pas demain la veille.
- Les vieux films "culte" des midinettes des 80's, genre Dirty Dancing, la Boum, la Boum 2 et compagnie... Comment dire... NON.
- Les films français "sérieux", en général, je les évite comme la peste. Parce que ça fleure le pathos et la philosophie de quadra post-soixante-huitarde, et ça me lourde. Là encore, des exceptions, rares: Ne le dis à personne, de Guillaume Canet (je peux pas encaisser l'acteur mais j'ai aimé le film, allez comprendre), par exemple, ou Amélie Poulain. Mais ça reste anecdotique.
- De manière générale, tout film où apparait Romain Duris, le pire acteur du monde.
- Pareil avec Mathilde Seigner.
Catégorie bouffe
- Endives = MAL
- Choux de Bruxelles = MAL²
- Carottes cuites: beuh
- De manière générale, tout ce qui sort de la mer: poissons (sauf cru), crustacés, fruits de mer...
- Pamplemousse
- Café
Voilà, maintenant vous savez à quoi vous attendre si vous me parlez d'une de ces catégories... Je suis peut-être intolérant, mais j'assume très bien.
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