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vendredi 9 novembre 2007
7 trucs sur moi
L'évangile selon Saint Jules
Oui, je sais, ça fait fort longtemps que je n'ai pas mis à jour ce blog, que je délaisse honteusement, lapidez-moi tiens, je le mérite.
Mais bon, je bosse moi.
Bon ok, pas beaucoup. C'est pas comme si j'étais étudiant. Et de surcroît dans une ville de gauche où les facs sont bloquées pour cause de LRU. J'en parlerai certainement ici, un jour ou l'autre, mais tel n'est pas mon but ici.
Enfin bref, histoire de me faire pardonner, je vais révéler en exclusivité 7 trucs sur moi que vous ne savez pas. Même les plus assidus. Attention, révélations choc!
...putain comment je vais trouver 7 trucs à dire moi... comme si je suintais le mystère par tous les pores de ma peau...
Alors...
1. J'ai la phobie des pissotières. Je ne supporte pas ces bidules, ça me bloque de devoir exhiber ma puissante virilité aux impressionnantes proportions à côté de celles d'autres gens. Ca me gène. Pour eux. Après ils font des complexes, et comme je suis bon et généreux et que j'ai la souffrance d'autrui en horreur, je préfère ne pas ruiner leur vie et je m'enferme dans les toilettes avec des portes.
2. Je me suis déjà perdu dans un magasin.
3. Quand j'étais petit, je faisais des crises de nerfs quand ma mère me laissait dans la voiture, même pour pas longtemps, parce que je croyais qu'elle m'avait abandonné.
4. Je ne sais absolument pas pourquoi j'ai une dent contre les psys ; n'empêche que le premier qui essaie de m'analyser va expérimenter les lois de la gravité du haut d'une Calanque.
5. J'ai dépassé la barre des 70 kilos que je ne devais plus atteindre, et je compte me mettre au régime (un peu).
6. J'ai un problème aux hanches depuis ma naissance, qui fait que quand je fais une roulade, je finis avec les jambes croisées en tailleur. Ce qui a participé à mes mauvaises notes en gym (avec ma flemme et mon dégoût du sport).
7. J'ai volé aujourd'hui pour la première fois de ma vie, ce qui est mal, mais bon, hein, 25 euros le masque de plongée, c'est quand même pas ma faute s'ils regardent pas dans leurs boîtes à masques à 3€50...
A part ça, je vais faire ma vaisselle
dimanche 4 novembre 2007
Skål - partie 2
"Ouaip, regarde!"
"...c'est une bouteille de bière ça."
"Ben oui et alors?"
Moune exhibe ses souvenirs de Suède
Deuxième partie de mes péripéties au pays des Krisprolls.
A l'aéroport, donc, je rejoignis avec bonheur et félicité Puce et Piou, qui m'avaient fichtrement manqué. Après avoir changé 60 euros en 530 couronnes suédoises (ça taxe pas mal), nous partîmes en voiture jusqu'à Lund, ville étudiante où résident mes hôtes. Après avoir déposé leurs amis français, direction la maison de Ulf, le vieux garçon qui leur loue (voir le blog de Puce et Piou pour plus de détails sur la conception très particulière de ce monsieur quant à l'hygiène et la propreté). La tornade de monsieur et madame Propre étant passée par là, la demeure est très confortable, très classe, avec une grande cuisine, un grand séjour et une grande chambre (et une petite salle de bains, quand même, pour ne pas faire trop)(ouais enfin avec mon placard option douche, je la ramène pas).
La première journée fut consacrée au repos, au glandage devant les ordis, aux bavardages en tous genres, histoire de se remettre de ma nuit blanche train-avion (et pour eux d'une soirée qui les avait laissés passablement amochés, à ce que j'ai compris).
Ensuite j'avoue que la chronologie n'est pas mon fort et que si je me souviens de presque tout ce qui s'est passé cette semaine, je ne suis plus certain de savoir quel jour a vu quel événement... Alors dans l'ordre spatiotemporel relatif mounesque cycloïde à géode pentaradiée (communément appelé "en vrac"), j'ai:
- glandé (faisage de geeks, dodo, regardure de films, de séries et de vidéos débiles sur le net, etc).
- visité Lund (j'y reviendrai en images)
- fait une soirée alcool-twister-boulettes de viande-bonbons [ajout post-com: ET TORTILLA, comment ai-je pu l'oublier vu le temps de préparation, les vapeurs d'oignons, la poële renversée par terre (mais c'est pas grave c'est propre par terre) et surtout le fait qu'elles soient super bonnes], où j'ai rencontré leurs amis, dont une fort jolie Suédoise (brune)(que je dépassais)(et toc pour les clichés) et surtout une encore plus fort jolie Néo-zélandaise (qui parlait sans jamais fermer la bouche pour former les consonnes, ce qui mettait à mal mes déjà faibles capacités de compréhension orale en anglais)
- fait des crèpes avec trois des amies sus-citées, où j'ai montré mes talents de serveur (et où j'ai appris "ça déchire sa race aux pingouins" à une Suissesse)(oui Moune est un grand vecteur de connaissances internationales)
- participé à un "repas de corridor" avec des étudiants erasmus de tous horizons, avec pain à la banane, melon, ragoût indien, gâteaux divers, crèpes et bonbons (vous comprendrez bientôt pourquoi je parle tout le temps de bonbons)
- visité la fac d'écologie de Lund (qui est une ville étudiante avec pratiquement QUE des facs ou bâtiments assimilés dans la ville)
- joué à dessinez c'est gagné sur un tableau de cette même fac
- monté un personnage jusqu'au niveau 15 à Oblivion
- fait une soirée avec de la musique de m**** mais une super ambiance à une Nation (une sorte de "maison" d'étudiants, comme aux Etats-Unis, qui organisent des soirées)
- appris à fabriquer des animaux en ballons gonflables (le caniche rose qui m'a été offert par Puce n'a malheureusement pas survécu au voyage)
- lu et critiqué un article scientifique d'un groupe d'étudiants de la promo des deux zigotos, histoire qu'ils puissent les attaquer dessus lors de leur présentation (la raison étant que ces étudiants étaient en réalité des Vénusiens mauves, alliés à des Atlantes de Nû qui, comme chacun sait, ont pour seul but de réduire en esclavage les peuples libres et, accessoirement, de leur dévorer le cerveau)(ou alors c'est parce que ces étudiants avaient pour coutume de casser les autres groupes, je sais plus bien).
- vu des corbeaux freux, des choucas, un lapin taille XXL, des canards, un élan (je crois), des aigles, des daims, pas de chat (dommage), pas de pigeon (le pied).
- apprécié le fait que la Suède en automne ressemble à des illustrations de contes pour enfants, avec du orange et du vert partout, des arbres à perte de vue, même en ville (surtout en ville), des aubépines, des érables et des charmes (je crois), bref, très joli.
-profité de ma Puce, qui m'avait vraiment manqué
Sinon, en images, quelques particularités de la Suède :
Le ciel est parfois bleu, mais c'est super rare.
Les cimetières sont super beaux, on dirait des jardins botaniques.
Encore le cimetière
La pizza drakkar, la classe intégrale
En Suède, non seulement les bonbons coûtent 4€ le KILO, mais en plus il y a du choix. Devinez ce que j'ai ramené comme souvenirs??
Hé oui, y'en avait aussi de l'autre côté.
Les bonbons gaypride, j'en ai ramené à la Poulette.
La phonétique suédoise.
Les Suédois aiment le vélo, la preuve: une station de gonflage de pneus au milieu de la ville.
Quand je vous disais qu'ils aimaient le vélo...
En Suède, la nuit tombe très vite. Je ne sais pas si on voit bien, mais l'horloge indique 16h35...
En Suède, ils ne retirent pas les affiches des supports destinés au placardage. On se demande même s'il n'y a pas de cadavre planqué à l'intérieur...
Une ferme suédoise, rouge, prise depuis la route.
A part ça, j'ai sommeil, mais j'ai du ménage à faire. Le clapier (chez moi, donc) a besoin d'un bon coup de balai (mais heureusement, j'ai un aspirateur, pas folle la guèpe).
lundi 29 octobre 2007
Skål - partie 1
L'Elfe, la classe incarnée
Billet en direct du pays des Krisprolls, c'est pas trop la classe? Oh ben oui alors, ma bonne dame, de nos jours ce que permettent les nouvelles technologies, c'est fou, c'est à peine croyable.
Non mais en fait, internet en Suède, ce n'est pas alimenté par des dynamos actionnées par les troupeaux de rennes, contrairement à ce que je pensais. Ca marche comme chez nous. Donc je ne suis pas en train d'accomplir un acte d'un héroïsme ou d'une originalité folle en tapotant un billet depuis Lund.
Petit récapitulatif de ce début de vacances: j'ai quitté vendredi soir Lille, emportant avec moi les recommandations de mes potes qui m'enjoignaient de bien profiter des Suédoises, voire d'en ramener une (alors que je ne vois pas ce que j'en foutrais, je fais déjà ma vaisselle, ma lessive, mon ménage et ma cuisine tout seul), et j'ai débarqué avec la traditionnelle demi-heure de retard estampillée SNCF à Aix. De là, retour dans le Var pour un séjour d'au moins deux heures, le temps de transvaser mes affaires des cinq sacs que je me trimballais à seulement deux, et de faire un sort au fromage de chèvre et au pain maison de ma génitrice. Et d'embrasser rapidement ma famille, bien sûr.
Ensuite je suis parti à Marignane, poireautage en règle dans le hall d'aéroport vide, puis paperasse, billet, bagages, fouille (j'ai échappé de justesse à la fouille anale, mes piercings ont sonné), puis, enfin, deux heures et demie après être arrivé, j'ai accédé à l'avion. J'ai suivi avec curiosité les gesticulations étrangement coordonnées des stewarts et hôtesses qui nous montraient dans un alignement parfait les uns avec les autres les gestes de sécurité qui nous permettront une mort plus confortable en cas d'incident technique en plein vol. Puis ce fut le décollage.
J'use et j'abuse de ce mot depuis fort longtemps pour qualifier le départ vers une destination lointaine. Ben je vous assure que ça n'a rien à voir.
Je n'avais jamais pris l'avion, et c'est quand même plutôt flippant comme sensation. Mais je n'ai pas vomi, pas eu mal au coeur, au contraire c'était génial. Bon, ça pollue l'avion, c'est mal, tout ça, mais y'a pas de tégévé pour Lund, alors pas ma faute hein.
Après une demie-heure de contemplation des nuages, je me suis lassé, et j'ai dormi par intermittence, réveillé de temps en temps par les hôtesses qui couinent "coffee, coffee!" dans les allées et le regard étrange de ma voisine quinquagénaire qui me regardait avec un attendrissement flippant. D'autant qu'elle était suédoise et que j'ai pas pigé un broc de ce qu'elle m'a raconté.
Bref, ensuite ce fut l'atterrissage à Malmö (qui se prononce Malmeu, hop, cours de suédois intégré), où je fus accueilli par la Puce et le Piou (sur un tabouret)(je l'avais jamais faite celle-là encore...)(et j'en suis fier), et une de leurs amies française qui attendait son roméo.
La suite se révèle passionnante, pleine de mystères et d'imprévus, de rebondissements, de suédoises accortes à forte poitrine et de sexe débridé (si si), mais là j'ai sommeil, alors je bouge, je finirai plus tard.
A part ça, Skål (qui se prononce Skaul) ça veut dire "santé" ou "cheers". Et après on dira qu'on ne s'instruit pas sur mon blog...
jeudi 25 octobre 2007
Décollage
Ma puce
Aujourd'hui, j'ai été abordé par un mec saoul. C'est dans ce genre de situations que je suis heureux de ne pas avoir d'odorat. Dialogue:
Lui: "On est pareils, t'vois!"
Moi: "Euh..."
Lui: "Mais si! R'gade, toi t'écoutes de la musique, t'vois, et moi aussi!"
(de fait, il avait tout comme moi ses écouteurs sur ses oreilles)
Moi: "Hum... Je pense pas non."
Lui: "Non mais ok, on n'a pas le même style, mais on est des skins tous les deux!"
Moi (cheveux longs, trench coat noir et pull à col roulé): "Euh... J'crois pas..."
Lui: "Mais si, chuis sur qu'on écoute le même genre de musique."
Moi: "Là encore, j'en doute." (je tens un de mes écouteurs. Il écoute. Il grimace.)
Lui: "Ah non, c'est pas le même délire en fait."
Moi, triomphant: "Voilà."
Et je le plante là.
Quelle est cette musique qui fait fuir les gros lourds, me demanderez-vous, avides vous aussi d'avoir cette arme à portée de main, bien plus pratique qu'une banale bombe lacrymogène?
Voilà:
Ca claque, et ça repousse les nazes. Que demande le peuple?
Bon, sinon, je m'envolle dès demain (enfin, après-demain matin super tôt, mais je prends le train demain soir) pour le pays d'Ikéa, de Krisprolls, des saunas et grandes chaudasses blondes, à savoir la Suède. Je vais aller voir Ma Puce et son Piou, qui ont eu l'idée saugrenue d'aller faire leurs études là-bas en étant casés, je vous demande un peu.
Moi, bien malin, j'y vais en tant que célibataire. Non pas que j'espère quoi que ce soit. En ce moment, j'ai plus envie de voir mes potes qu'avoir une nana. Comme quoi tout arrive. Mais on ne sait jamais, pas vrai? Comme dit Ma Puce, une suédoise comme ex, ça en impose toujours, ce serait dommage de ne pas profiter de l'occase.
Donc voilà, pendant les vacances je lâche ce blog une petite semaine, soyez sages! Si vous avez du bol, vous aurez peut-être un billet made in Sweden, ce serait trop la classe non?
A part ça, ce soir, c'était chèvre-chaud et kiwi, un mélange géant pour les amateurs des bonnes choses.
mercredi 24 octobre 2007
Scoop révélation

A part ça, j'ai faim.
lundi 22 octobre 2007
Actualités épistolaires
- Ouais, il regrette le bon vieux temps, où la chasse n'était pas encore interdite..."
Inconnu
Aujourd'hui, pour les Suédois, Suisses et autres incultes qui nous lisent, était le jour choisi par notre bien-aimé Président de la République pour faire lire dans les collèges et lycées la lettre à sa famille de Guy Môquet, jeune résistant communiste dénoncé et arrêté par la police française, puis fusillé par les Allemands. Le but est de faire ressentir l'importance du sentiment patriotique aux jeunes Français, leur faire goûter la saveur de la fierté de son pays et du courage face à la tyrannie, tout ça.
Comme quoi, on peut être un salaud de rouge et quand même avoir des qualités.
Car notre président adoré, dans sa circulaire adressée aux profs, a oublié un léger détail: l'engagement communiste du jeune homme. A l'époque, c'était quand même le seul parti politique ouvertement opposé aux Allemands (qui par ailleurs étaient ouvertement opposés au communisme, ce qui fait que l'un dans l'autre, ça s'équilibre) ET, c'est important de le préciser, dont le leader ne s'était pas barré en Angleterre pour diffuser des messages radio haineux contre nos amis les Boches. Parce que le père de Gaulle, à part rester le cul posé sur sa chaise devant son micro, hein, bon. C'est bien gentil d'exhorter à le rebellion dans un salon style Stuart à Londres. Mais ceux qui ont fait sauter les trains, c'est quand même les cocos.
Bref. A la limite, on peut admettre que le but de notre président qu'on aime plus que tout, c'était seulement de réveiller le sentiment patriotique chez le collégien moyen, de faire ressentir aux juvéniles boutonneux la puissance du vigoureux cocorico bien d'chez nous, et qu'après tout, qu'il soit rouge, vert ou violet à pois bruns, on s'en tamponne un peu le coquillard avec une demi-brique. A la limite. Genre ce qui est important, dans tout ça, c'est l'amour de son pays, la fierté d'être français, la ferveur patriotique et tout et tout.
Notre fabuleux président, après avoir précisé que la France, soit tu l'aimes, soit tu la quittes (soit tu l'aimes mais tu la quittes quand même en charter parce que ton ADN correspond pas, t'vois), semble bien déterminé à faire comprendre aux jeunes que tant qu'à faire, vaut mieux l'aimer, la France. Quand même.
Déterminé à braver héroïquement tous les dangers, notre super président n'hésite pas à déverser une larmichouille d'émotion lors de la première récitation du texte, et de généraliser sa lecture, paf, comme ça, sur un coup de tête, à l'ensemble des collèges et lycées. La lecture d'une lettre d'un communiste. Comme quoi, hein, il est quand même sacrément ouvert, notre président, après avoir récupéré Lang, Strauss-Kahn et DSK, voilà qu'il grapille chez les cocos...
Permission d'exprimer mon opinion, sir?
Permission accordée.
Le patriotisme, c'est d'la merde. Ce n'est qu'en favorisant la coopération et l'amitié entre les peuples qu'on parviendra à ne pas faire péter la planète, en signant des accords internationaux, tant au niveau écologique (réchauffement climatique, gaz à effet de serre, conservation de la biodiversité...) qu'humains (limitation puis démantèlement des armes nucléaires, interdiction des mines antipersonnels, etc...). Ce n'est pas avec une exhortation continue à la fierté patriotique, par le rugby, le foot, les souvenirs de la guerre et tout, que ça marchera.
La lettre de Guy Môquet a seulement deux intérêts, selon moi, deux éléments que les gosses peuvent prendre en exemple: la résistance contre la tyrannie (et je précise que le fait d'être français, dans le cas de la guerre 39-45 où le taux de collaborationisme français dépassait de loin le taux de résistance, joue moins que le fait d'être communiste dans l'entrée dans la résistance, parce que presque tous les rouges de l'époque étaient résistants, EUX) et le courage face à la mort, tant qu'elle est inéluctable.
Si elle ne l'est pas, mentez, dites que vous n'êtes pas communiste, pas résistant, dites un ou deux "heil Hitler", pleurez un peu, et sortez de taule. Ensuite, faites sauter les trains. Ou ne faites rien, c'est vous qui voyez. La mort ne vaut jamais le coup, même pour des idées. Surtout pour des idées.
A part ça, je m'en vais nourrir le fauve de la Poulette.
jeudi 18 octobre 2007
Sortie en plein air
Moune, qui a le don de désespérer les ornithologues
Aujourd'hui, ça a fait du bien, on a fait une sortie nature avec la fac.
L'inconvénient était que j'étais sorti la veille.
Reprenons tout depuis le début.
D'abord, non, je n'ai pas sombré dans la dépression suite au billet précédent. C'était un coup de blues comme ça arrive aux meilleurs d'entre nous (la preuve, ça m'est arrivé), no souçaï, je gère.
Ensuite, hier soir, après avoir passé mon aprem à faire un gâteau au chocolat, je suis allé chez M., une pote de la Poulette (je mets le lien vers son blog parce qu'après elle râle qu'elle n'a pas de visiteurs)(oui ben c'est pas vous qui subissez ses crises de jalousies!), où j'ai passé une bonne soirée à bavarder avec mes anciennes conquêtes amoureuses réunies en harem éperdu de désir autour de moi.
...plus sérieusement, avec les nanas qui avaient participé au concours des lèvres les plus douces au cours duquel j'ai été nommé testeur officiel. Enfin, quelques unes. Entre les poèmes porno, le perudo-expliqué-aux-littéraires (dur quand on n'a pas fait de terminale S, apparemment)(je déconne bien sur)(encore que...), les pizzas, le raid gynoporté sur mon gâteau (gynoporté ça veut dire effectué par des femmes)(je sais ce que je dis, steuplé, j'ai fait un an de grec moi, chuis pas d'la merde t'vois!) et la Poulette (je remets le lien, tu as vu comme je fais bien de la pub Poulette?) qui s'est déchaînée sur les lacets de tout le monde de manière à en faire des oeuvres d'art... C'était bien cool.
La soirée s'est terminée avec un retour dans le coffre du père de la Poulette (ouais bon ça va bien comme ça la pub maintenant!), j'ai du faire de la gym pour m'en extirper, dur. A une heure du mat, prendre une douche, ça réveille: résultat, je n'étais pas couché avant deux heures.
Bref, le lendemain, réveil à 5h50 le temps de tout bien préparer mes affaires, et comme je suis un stressé de la vie ayant une confiance toute relative en son sens de l'orientation, j'ai prévu une demie heure de rab au cas où je ne parvenais pas à trouver le point de rendez-vous à la fac.
Evidemment, j'ai trouvé du premier coup. Une demie-heure sous la bruine pour rien. Bon.
Le bus, c'était cool: rattrapage du dodo en retard.
Ensuite, sortie, oiseaux, plantes, déconnages en tous genres avec les gens de la promo (on commence à être moins select à l'entrée maintenant, on tolère dans notre entourage immédiat des gens qui n'ont pas fait Wimereux)(mais bon, ça reste quand même des êtres inférieures hein...), on s'est rendus compte avec stupeur que, à l'instar des physiciens, matheux et informaticiens, nous aussi on avait des blagues lamentables qui ne faisaient rire vraiment QUE nous.
Genre "Cette fille est un cageot. Mais avec 5% de risque d'erreur."
Ou "Les chasseurs ont une stratégie r: reproduction rapide et peu de chance de survie des jeunes: ils se font descendre par leurs parents. Heureusement qu'ils font plein de gosses, que certains puissent survivre jusqu'à l'âge adulte."
Enfin, vous voyez le genre.
Au cours de cette longue balade, où je suis passé pour le naze en ornithologie (la citation d'aujourd'hui a réellement été prononcée), où on a bien vanné nos Normandes sur les vaches qu'on croisait, où on a déliré sur le chemin pour aveugles qui permet aux non-voyants (restons politiquement corrects) de se balader dans la nature en pouvant sans contrainte se casser la gueule des rebords des pontons, et où on a remporté le record ex-aequo avec ceux de l'an dernier du plus grand nombre de personnes dans une barge à fond plat: dix-sept!! (dont la moitié mouillée à la fin du trajet), je ne finis pas ma phrase parce que je n'ai pas de conclusion appropriée à assener. Alors tant pis, la flemme de la reconstruire, tiens.
Oui, désolé, le billet de ce soir est assez nul, pas très bien écrit, pas franchement marrant, tout ça. Mais je suis fatigué, alors j'ai une excuse. Et puis c'était pour faire plaisir à la Poulette.
A part ça, d'ailleurs, Poulette, tu as raison: elle est carrément naze la chanson de Caliméro là...
