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jeudi 4 octobre 2007

Patriotisme

"Quand un homme seul chante mal, c'est du bruit. Quand plusieurs hommes chantent mal, c'est du patriotisme."
Yves Montand

Hier, enfin cette nuit, avec la Poulette, on a eu une conversation pré-dodo, en beuglant entre deux étages, chacun allongé sur son lit respectif. Le sujet: le patriotisme. Elle n'y voit pas d'inconvénient. Moi je suis contre.

Cela tient sans doute en partie de ma formation d'écologue. On nous apprend dès les premières années que le monde est découpé en zones écologiques et climatiques, bien plus sensées et logiques que le réseau de frontières puzzlesques et changeantes de la géopolitique humaine. Les animaux et les plantes créent les limites de leur territoire selon les ressources dont ils ont besoin, le climat dans lequel ils peuvent survivre et la potentialité de se reproduire avec un partenaire (ou tout seul dans le cas des végétaux). Les humains tracent leurs frontières à coups de guerres, de traités, de compromis et de traditions. Ces limites n'ont aucune réalité dans la nature: autant dire que pour moi, ce ne sont que des désagréments stupides qui empêchent les gens d'aller où ils veulent sans passer sous l'haleine avinée des douaniers. Les écologues ont déjà poussé de nombreux coups de gueule, contre les différents gouvernements auprès de qui ils devaient demander des autorisations pour poursuivre leurs recherches sur un biotope compris dans plusieurs pays. Et je les comprends. Vive l'Europe, donc, vive l'ouverture des frontières et la fin des frontières gardées.

En outre, le patriotisme a pour moi de désagréables relents d'idéologies d'extrême droite, genre la France qui surpasse tout, la France plus beau pays du monde et tous ces ramassis de conneries, qui ont d'ailleurs beaucoup en commun avec la mentalité des supporters. Être fier d'un pays, de son pays? Non.

On pourrait me rétorquer "la France tu l'aimes ou tu la quittes", comme dirait un crétin que je ne nommerais pas par pur charité (et aussi pour ne pas me faire flasher par les RG). Ben non. La France, j'y suis né, par hasard certes, mais j'y suis né. On me demanderait mon avis maintenant, je dirais bien l'Irlande, la Grèce ou la Mongolie, à choisir, mais il se trouve que je n'ai pas choisi. La France, j'y suis, ce n'est pas ma faute, alors je ne vois pas pourquoi je devrais l'aimer. Je suis attaché à certaines personnes, à certains lieux qui ont jalonné ma vie et qui se trouvent en France, mais la France en tant que pays bleu-blanc-rouge qu'on vénère et qu'on fait passer avant tout, non, désolé, j'adhère pas. Et non, je ne la quitterai pas non plus. Pas par attachement. Simplement parce que maintenant que j'y ai vécu vingt ans, je parle français et je connais les us et coutumes du pays. Parce que je n'ai pas assez d'argent et de motivation pour aller voir ailleurs.

Alors oui, bien sûr, la France a plein d'avantage, j'apprécie pleinement la chance d'avoir l'eau, l'électricité, la nourriture, la démocratie, internet, la culture, tout ça. J'en suis content et je me réjouis d'être né ici plutôt qu'aux Etats-Unis, en Ethiopie ou en Birmanie. Mais je ne vois quand même pas pourquoi je devrais être patriote et me sentir ému quand des pèquenauds beuglent un horrible et archaïque chant guerrier dans un stade rempli de veaux décérébrés peinturlurés en bleublanrouj. Par gratitude? Je suis né en France de père français et de mère française: ce n'est pas un cadeau, c'est un état de fait. Je ne passe pas ma vie en dévotion envers l'éclair qui a agité les molécules dans la mer il y a plusieurs milliards d'années, pour donner les premiers acides aminés qui ont entraîné la création de la vie.

Et pourtant, cette image me parle plus. Parce que je préfère appartenir à une espèce, ou même mieux, à un monde, une planète, une biosphère, qu'à un pays qui n'a aucune réalité écologique. Je préfère être citoyen du monde plutôt que patriote français. Je vois plus loin que les limites étriquées de notre culture téléfoot-gastronomie-tour Eiffel. Je me sens fier d'être Terrien, dans le sens biologique et culturel du terme. Pas d'être français.

Cette vision des choses explique peut-être que le foot, le rugby, le 14 juillet et les commémorations diverses me laissent aussi froid, et que je préfère m'égorger avec une pelle à tarte plutôt qu'entonner la Marseillaise. Être patriote, c'est comme être chauvin: penser qu'une zone géographique mérite plus de respect qu'une autre simplement parce qu'on habite dedans. Il y a une sorte de mégalomanie là-dedans qui ne me plaît pas. Alors qu'être fier d'être Terrien, c'est plus sympa: tout le monde peut être terrien.

Sauf si nous ne sommes pas seuls, auquel cas je réviserai ma copie.

A part ça, j'ai rien foutu aujourd'hui, c'est mal.

mercredi 3 octobre 2007

Passage à vide

"Attachez-les bien! Renforcez les doses de morphine, et balancez carrément l'héroïne aux plus atteints!"
Le docteur chargé de prendre en charge mes malheureux lecteurs qui n'ont pas vu de billet depuis quatre jours

Oui, je sais, je n'écris pas grand chose.

Non, je ne suis pas mort.
Non, je ne déprime pas et je ne passe pas mes journées au lit avec une boîte de mouchoirs et un pot de glace devant un téléfilm glauque à l'eau de rose.
Non, je ne suis pas overbooké au point de prendre mes repas en perfusion pour ne pas perdre de temps.
Non, je n'ai pas perdu tout intérêt pour ce blog parce que je passe mon temps à faire tellement d'autres choses vachement plus sympa, genre sortir et voir des gens, t'vois?
Non, il ne m'est pas soudain poussé une pudeur qui m'empêche de dévoiler ma vie à de parfaits inconnus (qui pourraient me prendre pour une gamine de six ans et me faire des propositions indécentes via mon blog).
Non, les Vénusiens Mauves n'ont pas débarqué et ne m'ont pas choisi parmi les milliards d'humains pour représenter notre espèce au Congrès Intergalactique en tant qu'ambassadeur (mais ils étudient mon CV).
Non, je ne me suis pas découvert de coupable passion pour ma douche thalasso, sous laquelle je passe en réalité bien peu de temps, parce que j'économise l'eau et que je veux sauver la planète, tout ça.
Non, je ne me suis pas (encore) fait de triple fracture ouverte en roller.
Non, les moustiques ne m'ont pas eu.

C'est juste que je n'ai pas d'inspi.

A part ça, vendredi soir, c'est initiation à la plongée. En piscine. Si.

samedi 29 septembre 2007

Moune et les folles soirées lilloises

"Soirée (nf): 1. Période comprise entre la journée et la nuit. 2. Manière d'occuper cette période en se pochtronnant la gueule en compagnie d'autres tarés et de perdre ses inhibitions en disant ou faisant des choses dont on a honte plus tard."
Encyclopaedia Multiversalis Alien

"Tas de décadents!"
Note dans la marge

Ces derniers temps, j'ai un peu correspondu au cliché de l'étudiant moyen qui passe ses nuits un verre à la main en se montrant encore plus con qu'à l'accoutumée, déjà que les jeunes c'est pas malin, ah je vous jure, votons Sarko tiens, il y en aura moins dans nos rues. Bon.

Jeudi, soirée chez la Poulette, où tout le monde ramène une bouteille d'alcool, mais personne ne pense à prendre de quoi le diluer, cet alcool. Autant dire que le whisky et la vodka sont restés sagement dans leurs bouteilles. Mais il restait quand même les gin fizz de la Poulette, qu'elle fait super bien (je ne fais que répéter parce qu'avant les siens je n'avais jamais goûté, mais comme ils étaient bons je suppose qu'elle les fait bien), et le Mélange Démoniaque de L., celui qui m'a arraché la tête à l'anniversaire de S. l'an dernier, une mixture chelou avec de la limonade, de la grenadine et de la vodka (je crois), où on a l'impression de boire du diabolo, un verre, deux verres, par terre.

J'ai rencontré nombre des amis de la Poulette, et je pense que ça a bien accroché. Le fait qu'on se casse la gueule les uns sur les autres en jouant au jeu à la con, là, celui avec les ronds rouges, verts, bleus et jaunes où on doit poser les pieds et les mains (edit: le Twister!!); et le fait que j'aie été désigné comme juge impartial pour déterminer quelle fille avait les lèvres les plus douces (est-il besoin de préciser que j'ai été enchanté de l'honneur qui m'avait été fait?) ont certainement aidé. Quelques répliques qui me sont restées:

"Une fille c'est comme un rhinocéros, c'est marrant cinq minutes, mais après tu ferais rien avec."
"Euh, tu me dragues là non?
- Hein?
- Ah désolée je croyais.
- ...ok."

Bref, très bonne soirée, on a fini à 4 heures du mat à arpenter les rues de Lille (plus de métro, évidemment), avec la pauvre M. qui avait l'orteil cassé et qui galérait à mettre un pied devant l'autre. Est-il besoin de dire que j'avais cours le lendemain?

Et hier soir, c'était parti pour la soirée tranquille, je suis allé faire un tour à la Nuit de la Science, où il avait entre autres une conférence sur l'Antarctique, avec un "ârtiste" qui a récolté le musc du manchot empereur qui contribuera à créer son parfum des 6 continents. Quand on voit ce que ça sent, on prie pour que les odeurs des cinq autres continents soient comprises entre l'orchidée et la cannelle, parce que sinon il y aura un nouveau paragraphe à rajouter dans la Convention de Genève concernant les armes chimiques.

Il y avait aussi quelques ateliers sympa, comme des démonstrations de capteurs infrarouge (se voir avec les joues rouge couperose et les cheveux violet flashy mode 70's, c'est flippant) ou de sonde échographique (le mec a mis environ 10 minutes à trouver mon coeur, tout le monde pensait que j'étais un alien ou que je sortais d'une relation délicate)(l'une des deux propositions est vraie, mais je ne dirai pas laquelle)(sinon le Grand Züg*%lbz pourrait me sucrer ma prime si je dévoilais ma couverture).

Y. (un des Onze) m'a rejoint, on a fait un test à la con sur les sciences en se moquant de ceux qui n'arrivaient pas à répondre aux questions super faciles pour nous (genre la longueur d'un brin d'ADN), et on s'est assis devant l'écran en ricanant mesquinement du 8/10 du couple d'avant. Fin du test: 7/10. La honte intégrale. Mais on l'a bien vécu.

On a ensuite décidé de sortir, parce qu'un vendredi soir c'était indécent de rester enfermé. On a tenté d'appeler C., qui était chez M., pour les faire sortir. Dialogue:

"Salut, ça te dit de sortir, chuis avec Y.? (je précise bien pour que ça ne fasse pas traquenard foireux)
- Euh... chuis chez M., attends...
*bruits de conversations*
- Euh nan ce soir je vais pas sortir, désolée, mais merci de proposer.
- Ah ok... Bon tant pis."

On l'a eu un peu en travers de la gorge avec Y., genre les soirées privées, déjà les petits groupes qui se forment, tout ça... Ou alors on est des boulets et à Wimereux elles n'avaient pas d'autre choix que de nous supporter, et maintenant elles trouvent des excuses pour nous éjecter. Possible aussi. Enfin bon, ça ne nous a pas empêchés de visiter deux bars, un latino où j'ai été initié au daiquiri (sa mère en string dans le Mordor comment c'est trop bon!) puis, après avoir hésité devant le pub écossais (il y avait des gens qui regardaient le rugby en beuglant dedans) on a finalement atterri à la Baignoire, où on a squatté dans le décor kitsch en diable, mauve et fluo partout, en se racontant nos vies devant des pintes de Leffe pression, qui ressemblaient fichtrement au Saint Graal.

Après s'être gentiment faits virer à 1h30 parce que ça fermait, on a bavardé sur la Place de la Rep (ça y est je parle en djeunz lillois) jusqu'à quasiment 3h, c'était bien cool, et on a conclu qu'on n'a vraiment pas besoin des nanas pour passer une bonne soirée. Mais quand même, hein, ça fait mal au... Bref.

Enfin bon, j'ai enfin l'impression de vivre pleinement ma jeunesse en ce moment, celle que j'aurais du vivre entre 16 et 20 ans, avec bamboche, alcool et compagnie, le vrai cliché de l'étudiant. C'est agréable, comme sensation, mais j'ai vraiment l'impression de ne plus avoir l'âge pour ça.

Ce soir, j'enchaîne sur une soirée chez ma cousine qui est enfin revenue de Thaïlande. Heureux de la revoir, évidemment. En plus je pense que ça va être assez soft comme soirée, ça me reposera un peu. Aujourd'hui, c'est glandage. Demain, c'est dossier océano.

A part ça, la Poulette a un nouveau chat, il faut que je voie ça.

jeudi 27 septembre 2007

Moune s'en va-t-en guerre (mironton mironton... bref.)

"Les étudiants et les phoques ont ceci en commun qu'ils font tout leur possible pour dépenser le moins d'énergie possible à d'autres tâches que la nutrition, la sieste ou la reproduction."
Charles Darwin, études naturalistes

Avant de commencer, un petit écart hors-sujet, sur la publicité de Toscani contre l'anorexie. Pour ceux qui ne l'auraient pas encore vue:

Le milieu de la mode s'engage pour la première fois contre l'anorexie, ce qui est une bonne chose de mon point de vue: on cessera peut-être enfin de considérer cette maladie comme une obsession de midinette de vouloir garder un corps mince et svelte. Le danger, cependant, est que la publicité fonctionne sur les classes les plus débiles de la société italienne comme elle l'aurait fait si elle avait montré une bimbo manucurée à la taille de guèpe anémique: "je veux être comme elle". Il paraît que c'est la grande peur des Italiens, que les gamines ne voient pas l'ironie et le cynisme du truc.

A présent, changement total de sujet, on va parler de la Haine Ordinaire. Vous savez, celle qui fait dire "putains de moustiques", "connasse de prof" et autres "mort aux flics"?

Personnellement, il n'y a pas beaucoup de castes de personnes que j'ai définitivement du mal à encadrer. Pourtant, dans le lot, on retrouve les psys, les videurs de boîtes de nuit et les secrétaires de fac. Autant pour d'autres catégories de personnes, je suis capable de me dire qu'il ne faut pas tous les mettre dans le même panier, que dans le tas il y en a des biens qui savent faire leur travail, comme les chasseurs (si, y'en a des bien! 'sont toujours cons de chasser, mais ils aident aussi à la protection de la nature, alors on prend ce qu'on a). Mais alors ces trois-là, non, jamais, même pas en rêve, faut tous les brûler!

Aujourd'hui ma foudre va tomber sur... (roulements de tambour) les secrétaires de fac.

J'ai toujours refusé de croire au "cliché du fonctionnaire", qui a des horaires démentielles et est payé plus que le SMIC, qui n'en rame pas une et qui passe son temps en pause café. Ma famille est en grande partie constituée de profs, et s'ils ne bossaient pas ça se saurait. Mais il y a d'autres catégories de fonctionnaires, et pour eux, le cliché, il fonctionne. Je serais presque d'accord avec la volonté de Sarko de ne pas remplacer 11.000 fonctionnaires, si dans le tas il n'y avait pas 9.000 profs.

Les secrétaires de fac, disais-je, sont à l'humanité ce qu'un dipneuste est à une grenouille : le chaînon manquant de l'évolution. Entre les rats et les singes, pas entre les singes et les humains. Et je suis encore méchant envers les rongeurs.

Non contente d'être agréables comme des punaises dans un pantalon et compétentes comme un manchot empereur à l'ONU, elles ont bel et bien des horaires indécentes (je cite: "ouverture des bureaux: 9h-11h30 et 14h-17h", ce qui fait un nombre d'heures quotidien de 5h30, sans compter qu'elles ne travaillent pas le samedi) et l'action la plus technique qu'elles sont aptes à effectuer constitue à placer une pièce dans une machine à café.

Pourquoi suis-je si agressif envers cette caste, vous demandez-vous? Tout simple: pour leur monstrueuse arrogance. Elles ne bossent que 5h30 par jour, elles pourraient au moins apprendre à être agréables non? Eh bien non. Quand on OSE les déranger pendant leurs discussions avec leurs collègues, elles tirent la gueule et soupirent sans cesse. Elles prennent de haut, disent "vous avez bien compris?" avec la tête de celle qui pense qu'on n'a rien capté mais tant pis...

Un exemple? Un exemple.

Je téléphone à la fac de Metz pour demander mon transfert de dossier. Je tombe sur une nana qui soupire tout le temps, aimable comme un chien affamé, qui commence par un "vous n'avez pas trouvé ça sur le site?" Non connasse, si je l'avais trouvé je ne me ferais pas chier à appeler une créature simesque à qui on a donné du travail par pur sadisme envers les étudiants. "Non, j'ai pas trouvé." "Ah. Pfff. Bon, vous étiez en quoi?" "Master environnement. M1". "M1 EA" "Oui c'est ça." Bravo tu connais les six masters de la fac par coeur. "Votre nom?" "A.... T...." "Vous habitez où?" "13 boulevard J...." "D'accord, 3 square J..." "Euh non, 13... Treize... Et boulevard, pas square..." "D'accord, 13 square J..." "Non mais... bon tant pis. Sinon c'est 59000 à Lille." "D'accord. Et votre faculté d'accueil?" "Ben c'est la cité scientifique, faut marquer ça sur l'enveloppe, bâtiment A3..." "Non mais le nom de la rue." "Y'a pas de nom de rue, c'est "cité scientifique", et vous précisez seulement bâtiment A3." "D'accord. C'est où?" "Villeneuve d'Ascq? A-S-C..." "Je SAIS, je connais!" Oh pardon connasse, je ne savais pas que tu avais passé ton diplôme de branleuse là-bas. Et puis si tu connais tu devrais savoir qu'il n'y a pas de nom de rue à la cité scientifique. "Et sinon c'est quoi le nom de la rue." "Il n'y en a PAS, vous marquez bâtiment A3 et..." "D'accord, c'est compris, on s'en occupe." "Ah sinon faut que je vous dise que c'est ur..." *clic* "...gent. Connasse!!!"

Donc voilà, mon transfert de dossier doit arriver aujourd'hui dernier carat, parce mon inscription a lieu demain. Alors comme je suis un stressé de la vie et que je suis un peu masochiste sur les bords, j'envoie un mail à une autre secrétaire de la fac de Metz, histoire de savoir où j'aurais bien pu le trouver, ce putain de transfert de dossier, sur le site.

Réponse:

"bonjour,
Afin de pouvoir envoyer avec mail dans le bon service, merci de nous préciser dans quel cycle et quelle filière vous souhaitez vous inscrire ! Car ce sera plus facile pour un transfert de dossier
Cordialement"

Genre prends-moi pour un con. Je te demande comment je peux le trouver sur le site, ce document, et tu veux m'orienter sur un service. En plus en te foutant de ma gueule, genre "non mais faut me dire où vous voulez allez, enfin, lol, mdr, comme si on le savait nous, ah ces étudiants, ils comprennent vraiment rien..."

Ca m'énerve. Je tente une dernière approche et je leur explique tout bien ma situation. Ensuite je les égorge avec leurs ouvre-lettres.

A part ça, chuis malade. Pouleeeeette viens me faire un grog!

lundi 24 septembre 2007

Youhou, encore un test pourri!

"Bonzour tas de miséreux, ze vous méprise, savez-vous? Petite Merde, va me chercher oune salade!"
Dracula

Si vous ne pigez pas un broc de la citation de ce soir, c'est normal. En fait ça fait un moment que j'attends d'avoir l'occasion de vous parler du blog de Petite Merde, découvert grâce à l'Autre Hystérique Là. Petite Merde, c'est une secrétaire qui a une patience d'ange, un humour dévastateur et une patronne complètement jetée. Elle raconte ses journées, les coups vaches et les mésaventures que lui fait subir sa tyrannique patronne, toujours avec dérision et finesse, bref, un grand blog comme je les aime.

Maintenant que je lui ai bien fait de la pub pour compenser le fait que je lui chourre un questionnaire réalisé par Mojita, sa co-bloggeuse, passons aux choses sérieuses. Avec la Poulette, comme le savent ceux qui suivent un peu, on a répertorié (enfin surtout elle) l'ensemble des questions connes qu'on pose ordinairement sur les questionnaires débiles qui circulent sur le net. Non pas dans le but ultime d'avoir toujours sous la main des réponses toutes préparées à ces crétineries (on en improvise de nouvelles à chaque fois), non, pour un but encore plus grand: aucun. Ca, c'est la classe.

Bref, voilà, cinq nouvelles questions volées à Mojita et adaptées à tous par votre serviteur.

1- Qu'est ce que ça t'apporte réellement de blogguer ?

Plein de trucs. L'occasion de montrer à des gens ce que je sais faire en dessin ou en écriture. L'occasion de raconter ma vie au quotidien, de graver mes souvenirs et en même temps de pouvoir les partager avec les gens. L'occasion de pouvoir discuter directement de choses que j'ai déjà racontées sur mon blog, sans avoir besoin de les expliquer à dix personnes différentes. L'occasion de me faire connaître par des gens, sans pour autant les forcer à m'écouter: c'est eux qui choisissent s'ils veulent me connaître mieux en me lisant, ou pas, ce n'est pas moi qui viens leur parler, je mets seulement une partie de ma vie à leur disposition ; ça conforte mon caractère de timide qui déteste s'imposer aux gens. L'occasion de pouvoir rencontrer des gens intéressants, d'échanger des idées, des questionnaires alakon(TM), des chaînes débiles. L'occasion de ne pas perdre le contact avec des gens qui me lisent (même s'ils ne commentent pas, ces fourbes). L'occasion de m'amuser, surtout, de laisser sortir mes idées et de pouvoir les montrer tout de suite à des gens. Je n'aurais jamais cru que je deviendrais un addicted, un geek ridicule qui se dit à chaque moment marrant ou intéressant de sa journée "tiens, et si je le mettais dans mon blog?" comme dans les caricatures... il semble que ce soit trop tard, le mal est fait.

2. Que faudrait-il pour que tu arrêtes ce que tu fais dans la vie?

Pour que j'arrête l'écologie, il faudrait qu'il ne reste plus rien à sauver. Autant dire que ce n'est pas demain la veille. Ou alors que je me trouve un boulot de conteur, et encore, même ça, c'est pas certain.

Ajout suite à la réponse de la Poulette: non, même l'amour ne m'empêcherait pas de tout faire pour sauver le monde. Je pense être capable de faire passer ma planète avant un déchaînement hormonal, et de toutes façons une nana qui m'empêche de faire de l'écologie n'est pas une nana pour moi. Et toc.

3. Raconte ta plus grosse cuite!

Bon là c'est facile, tout le monde la connaît. Une soirée chez T. (non, l'autre), fin bourré à 23h, crise de larmes parce qu'un pote avait défoncé le nez d'un autre pote et que je me sentais responsable (allez comprendre...), démolissage en règle des chiottes de T. par un coup de chasse d'eau par trop vigoureux, vomi (mais pas trop quand même), bad trip, "j'vais mouriiiiiir!" tonitrué pendant quelques heures, heures mises à profit par ma Puce pour me taper dessus pour que j'arrête (elle stressait en fait) et par mes potes pour me tatouer des "on t'aime Moumoune" ou "Moumoune superstar" sur le ventre. Je vous raconte pas ma tête au réveil.

4. Raconte quelque chose que j'ignore sur toi !

J'ai appris que j'étais de groupe A+ et non O+ (comme marqué sur mon carnet de santé) il y a seulement deux ans, pour mon premier don du sang (oui je sais vous espériez un truc crade... Et ben non, je ne vous raconterai pas que j'ai un membre d'airain aux proportions éléphantesques, comme ASP Explorer. Et pourtant j'en ai un plus gros que lui. Alala, que je suis modeste quand même...)

5. C'est pour quand le marmot?

Quand les conditions optimales seront réunies. A savoir:
- Avec la femme idéale
- Quand j'aurais trouvé un prénom qui déchire sa race aux pingouins
- Quand j'aurais fait deux fois le tour du monde
- Quand mon instinct paternel sera plus développé que celui d'un champignon (malgré les dires grotesques de la Poulette qui certifie que je serais un papa poule)
- Quand ma mère sera à la retraite et ma soeur devenue instit, que je puisse m'en débarrasser chez elles pour les six premières années de sa vie.
- Quand j'aurais moins honte du monde dans lequel le bestiau pourrait naître
- Quand j'en aurais envie, non mais sans blague, c'est pas un peu fini de me stresser avec ça non??

A part ça, la lessive au lavabo, c'est pénible.

Accidentally in love, le club

"Le plus beau sentiment du monde, c'est l'a...
*clic*
- Euh...
- Vas-y, dis-le, fils de pute, dis-le, si tu veux vraiment que je t'explose la tête comme un melon trop mûr!!"
Richard Gere et Moune, dialogues



Avec la Poulette, on est des handicapés sentimentaux, mais on s'assume. On a monté un club. Ca s'appelle Accidentally in love. Du même nom que la chanson, qui est également notre hymne. Et comme ça fait longtemps que je n'ai pas fait de paroles, c'est le moment de le faire (oui oui d'accord, après je vais m'occuper de mes rapports d'océano, promis!)
.
So she said what's the problem baby
What's the problem I don't know
Well maybe I'm in love (love)
Think about it every time
I think about it
Can't stop thinking 'bout it

Alors elle dit quel est le problème bébé
Quel est le problème j'en sais rien
Peut-être bien que je suis amoureux
'Pense à ça tout le temps
Je pense à ça
Je ne peux pas arrêter de penser à ça

Ce qui traduit fort bien la tendance de ce sentiment à monopoliser les neurones de ceux qui pensent le ressentir, ainsi que sa fourberie puisque, comme dit plus haut, il n'est pas facile d'être certain de sa présence ou de son absence. Saloperie va.

How much longer will it take to cure this
Just to cure it cause I can't ignore it if it's love (love)
Makes me wanna turn around and face me but I don't know nothing 'bout love

Combien de temps est-ce que ça prendra pour guérir ça
Simplement pour soigner ça parce que je ne peux pas l'ignorer si c'est l'amour
Ca me donne envie de tourner autour et de faire face, mais je ne connais rien à l'amour

Saloperie de sentiment, qu'est-ce que je disais? Comment transformer un mec normal en engrenage ambulant centré sur son analyse interne? Comment le rendre irascible, bête, méchant, inapte à se concentrer sur quoi que ce soit d'autre que sa petite personne? Facile. Faites-le tomber amoureux, mais sans le lui dire.
.
Come on, come on
Turn a little faster
Come on, come on
The world will follow after
Come on, come on
Cause everybody's after love
.
Allez viens, viens
Tourne un peu plus vite
Allez viens, viens
Le monde suivra plus tard
Allez viens, viens
Parce que tout le monde cherche l'amour

Je ne vois vraiment pas de quoi être fier.

So I said I'm a snowball running
Running down into the spring that's coming all this love
Melting under blue skies
Belting out sunlight
Shimmering love
.
Alors je dis que je suis une boule de neige courant
Roulant à travers le printemps qui vient de cet amour
Fondant sous les cieux bleus
Chantant à pleins poumons sous le soleil
Cet amour chatoyant

Ca a un peu les mêmes effets que certaines drogues dures, vous ne trouvez pas?

Well baby I surrender
To the strawberry ice cream
Never ever end of all this love
Well I didn't mean to do it
But there's no escaping your love
.
Hé bien bébé je me rends
A la glace à la fraise
Il n'y a jamais jamais de fin à cet amour
Je ne voulais pas faire ça
Mais il n'y a pas de porte de secours à ton amour

Là, je me dis 1. tain ça arrache le cerveau de tomber amoureux et 2. vivement que je reprenne les cours d'anglais finalement, ça urge.
.

These lines of lightning
Mean we're never alone,
Never alone, no, no
.
Ces lignes de lumières
Signifient que nous ne sommes jamais seuls
Jamais seuls, non, non

Je vois des gens qui sont morts.

Come on, Come on
Move a little closer
Come on, Come on
I want to hear you whisper
Come on, Come on
Settle down inside my love
.
Allez viens, viens
Bouge un peu plus près
Allez viens, viens
Je veux t'entendre chuchoter
Allez viens, viens
Installe-toi dans mon amour

Il y a quand même mieux pour demander à une fille de vivre avec soi.

Come on, come on
Jump a little higher
Come on, come on
If you feel a little lighter
Come on, come on
We were once
Upon a time in love
.
Allez viens, viens
Saute un peu plus haut
Allez viens, viens
Si tu te sens un peu plus légère
Allez viens, viens
Nous étions il était une fois l'amour

Allez viens Rufus, viens! Saute! Va chercher la baballe! Rapporte! Brave bête...

We're accidentally in love
Accidentally in love [x7]
.
Nous sommes accidentellement amoureux
Accidentellement amoureux [7 fois]

C'est ça, c'est par accident que tu t'es retrouvé dans elle quand ta copine rentrait à la maison...

Accidentally
I'm In Love, I'm in Love,
I'm in Love, I'm in Love,
I'm in Love, I'm in Love,
Accidentally [x2]
.
Par accident
Je suis amoureux, je suis amoureux,
Je suis amoureux, je suis amoureux,
Je suis amoureux, je suis amoureux,
Par accident [2 fois]

Ca rend légèrement gâteux l'amour non? Au bout d'une fois on avait compris...

Come on, come on
Spin a little tighter
Come on, come on
And the world's a little brighter
Come on, come on
Just get yourself inside her
.
Allez viens, viens
Tourne un peu plus serré
Allez viens, viens
Et le monde est un peu plus brillant
Allez viens, viens
Mets-toi juste à l'intérieur d'elle

Qu'est-ce que je disais... Sale pervers!



Love ...I'm in love
.
Amoureux... Je suis amoureux

On le saura...

Je sais, je suis un peu acide là. Ma maman me disait toujours "si tu n'aimes pas, n'en dégoûte pas les autres". Oui mais là, il se trouve que j'adore cette chanson. Alors je ne vois vraiment pas pourquoi je n'en dégoûterais pas les autres.

A part ça, direction l'océano... Mais d'abord, deux cachets, ça va aller, on respire...

dimanche 23 septembre 2007

Elfe noire

"..."
Le Mime Marceau, mort ou vivant



Un petit dessin vite fait, made in la station d'océanologie (et oui, je n'ai pas fait que des fêtes et des expériences). Ca se remarque au logo et à la marque bleue sur la feuille: je n'avais que mon bloc notes à disposition.

A part ça, je m'en vais de ce pas me pochtronner au grog chez la Poulette.