"Nous sommes tous frères...
- Bon, alors tu peux me prêter ta mob, frangin?
- Ta gueule Judas."
Jesus et Judas, dialogues
Pfff... L'après-midi, je m'ennuie. J'ai tapoté des stats, lu un chapitre ou deux de Harry Potter en anglais, fait mumuse avec le logiciel de carto, tenté de lire Pratchett... Mais bon, pas envie. La flemme intense, là. Alors avant d'aller m'affaler sur le plumard histoire de comater une heure ou deux, direction le blog de Nuche, avec un trip-délire-kiff-grave-qui-déchire-sa-race-aux-pingouins, le questionnaire pour les garçons pour que les filles les désirent trop leur mère. Une vente aux enchères, en vantant les qualités du produit par une série de questions.
J'ai trouvé ça marrant, et comme je suis fourbe, vil et sans vergogne, je chourre le questionnaire pour me le faire. Parce qu'à l'instar de la Poulette, les questionnaires à la con, quand je m'ennuie, j'adore ça.
Par contre, désolé pour celles qui n'attendaient que ça, mais je ne me vends pas. Je ne suis pas à vendre aux enchères, non mais sans blague. Au pire vous pouvez toujours me signer un chèque si vraiment ça vous démange.
Alors alors...
Question 1: Qu’est-ce qui t’énerve plus que tout chez une fille ?
La fille, c'est comme le cochon: tout est bon dedans.
Plus sérieusement, ce qui peut potentiellement me donner envie de mordre les murs, en admettant que je sois avec l'hypothétique nana en question, ce serait... le manque de confiance. Qu'elle ne soit pas foutue de me parler, de se laisser aller, qu'il y ait toujours une sorte de retenue, d'abcès increvable, de distance. J'aime bien quand les relations sont totales et absolues. Les histoires à 50%, c'est terminé.
Question 2: Quel est le vêtement que tu ne supportes pas chez les filles ?
Etrangement, le string et la mini jupe. Mais c'est parce que j'ai une imagination débordante: je préfère mille fois imaginer ce qui se dissimule sous un pantalon plus ou moins moulant, pendant que le tissu se tend quand la nana marche, plutôt que tout savoir directement, voir la marchandise même quand on n'en a pas envie. Voir autant de la nudité de la fille, ça enlève le mystère et le charme.
Et puis quand je suis avec la nana en question, pas question que d'autres nazes puissent baver sur ses formes exhibées dans ces fringues de playmobil anémique. En burka, la gonzesse, comme chez les gens civilisés. Non mais sans blague.
Question 3: Selon toi, un bon coup c’est quoi ?
Une fusion des esprits et des corps.
Dit comme ça, ça semble très beau, mais en fait ça veut dire éviter de faire mal à la nana en pinçant ou mordant là ou là (ou même là) trop fort, ou en allant trop vite ou trop brusquement quand on fait ça ou ça (ou ça, pour les plus acrobatiques), ou encore ne pas faire ce qu'il faut assez longtemps pour que la lubrification soit suffisante pour que ça plaise à tout le monde. Le tout en évitant de se moquer de l'un ou de l'autre et en profitant de l'instant, ce qui signifie éviter de raconter sa journée pendant l'acte, par exemple.
Donc en clair, de l'attention et du respect pour l'autre et de la part de l'autre, tout en prenant un maximum de plaisir. Je vous jure que ça existe.
(J'ai été super soft dis-donc...)
Question 4: Ca fait quoi de coucher sans sentiments ?
Jamais essayé. Je suppose que ça doit être comme reprendre du dessert: on croit en avoir envie, mais en fait non, et on regrette après coup.
Ou alors, c'est un bon moyen de destresser: le sexe pour le sexe, tant que c'est clair pour les deux, pourquoi pas?
Question 5: Tu préfères les filles qui boivent des kirs-mûre ou de la bière ?
De la bière. Les chichiteuses qui boivent des cocktails goyave-menthe-citron-malibu-avec-une-ombrelle-parce-que-c'est-des-filles-et-que-les-filles-ça-boit-pas-de-bière-pasque-c'est-moche, ça m'agace au plus haut point. Les nanas que je connais qui boivent de la bière sont autrement plus féminines que les nénettes qui boivent leurs trucs de filles, et de mon point de vue, plus naturelles et donc vachement plus attirantes.
Question 6: Les filles entreprenantes, ça fait peur aux mecs ou ça plaît ?
Ca dépend des filles entreprenantes, et ça dépend des mecs. Moi j'ai jamais testé, ça a toujours été à moi de faire presque tout le boulot (et comme je suis assez timide à ce niveau là, ça n'a jamais volé haut). Mais je pense que ça me plairait, même si je ne nie pas que ça puisse aussi me faire légèrement flipper...
Après tout, les femmes ont voulu la parité. On fait la vaisselle, et vous faites le premier pas. Deal?
Question 7: Qu’est-ce que tu as envie de donner comme conseil aux filles qui te lisent ?
Quelque chose du genre "vous n'avez rien de mieux à faire que lire mes conneries?"
Sinon dans le style magazine psycho pour nanas, j'ai aussi:
"restez naturelles"
"n'écoutez que votre coeur"
"si vous pensez que ça vaut le coup, accrochez vous"
"soyez honnêtes"
"livrez-vous si vous vous sentez en confiance"
"et si vous ne mangez pas votre soupe le grand méchant loup va venir vous manger"
Voilà, questionnaire expédié, je vais me coucher moi...
A part ça, sauvez un loup, mangez un berger.
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
jeudi 26 juillet 2007
Avertissement
"Harry Potter, c'est comme la tartiflette: c'est trop bon, c'est difficile de s'arrêter, et ceux qui n'aiment pas, ils craignent grave."
Gandhi
Avertissement à ceux qui lisent ou n'ont pas encore lu le dernier Harry Potter, en anglais ou non. Aujourd'hui, évitez le glob d'ASP Explorer (dans mes favoris) comme la peste. Révélation dedans. N'en étant qu'au chapitre 12, je ne sais pas ce que ça vaut, mais on ne sait jamais.
A part ça, j'ai trouvé une tortue ce matin, jamais répertoriée. La classe moi.
Gandhi
Avertissement à ceux qui lisent ou n'ont pas encore lu le dernier Harry Potter, en anglais ou non. Aujourd'hui, évitez le glob d'ASP Explorer (dans mes favoris) comme la peste. Révélation dedans. N'en étant qu'au chapitre 12, je ne sais pas ce que ça vaut, mais on ne sait jamais.
A part ça, j'ai trouvé une tortue ce matin, jamais répertoriée. La classe moi.
mercredi 25 juillet 2007
TF1 a les moyens
"Ca veut dire quoi au fait TF1?
- Têtes de Flans 1er choix."
Etienne Mougeotte et Patrick Lelay
Aujourd'hui, après le radiotracking des tortues (seulement 1h15 pour trois tortues, je m'améliore!), on a été rejoints par des journalistes de TF1, qui montent un sujet sur l'écovolontariat. E., l'autre stagiaire, anti-TF1 de base, a refusé d'apparaître à l'image. Comme il fallait bien un écovolontaire sur la video et que j'estime pour ma part que quand la télé parle de nature (même à TF1), c'est toujours bon à prendre, j'ai été la bête de cirque du reportage.
Ma maîtresse de stage, Madame B., n'aime pas non plus TF1. Elle dit, d'expérience, que ceux de Fr3 et Fr5, ainsi que M6, sont vachement plus professionnels et respectueux du travail des autres. Après plusieurs heures supplémentaires de terrain à me faire filmer par ces sympathiques guignols, j'avoue que je suis assez d'accord.
Présentation des spécimens: le preneur de son et le caméraman étaient sympas, pas lourds, enfin ils se taisaient quoi... Deux jeunes, entre vingt et trente ans. Et le journaliste, qui se dit "réâlisâteur" (oui oui, avec les accents circonflexes), un gars de la quarantaine bien sonnée, cheveux gris, lunettes carrées, un peu comme l'actuel maire de Belfort (qui fait partie de ma famille)(éloignée, certes)(mais je me la pète quand même), à qui il ressemble vachement. Et lui, vraiment... Mais attendez que je vous raconte.
D'abord, ils nous ont dit que ça allait durer 1h à tout casser. Il était, montre en main, 10h15. Ensuite première prise de vue, il faut qu'on voie bien tout ce qui fait un peu spectaculaire... A savoir moi, d'abord, splendide jeune premier avide de faire mes débuts devant l'objectif; la radio qui fait "shshshshshsh" et "doup doup" quand une tortue n'est pas trop loin ; et surtout, surtout, l'antenne dépliable qu'on trimballe partout sur le terrain pour repérer le signal des balises des tortues. J'ai donc fait et refait et rerefait selon les besoins des prises de vue des trajets qu'on ne fait normalement jamais ("mais c'est joli derrière"), à des endroits qui ne sont pas DU TOUT des lieux que les tortues apprécient ("c'est pas grave pour nous"), le tout sous un soleil cuisant (à cette heure là, on les a finis depuis un moment les points), dans un milieu que je ne connais pas du tout (d'habitude, c'est E. qui la fait cette zone), en trimballant à bout de bras l'antenne en métal et en faisant semblant de suivre la trace d'une tortue que l'on savait très bien être à l'autre bout de la parcelle. Ah, et évidemment, histoire de pouvoir insérer des commentaires, je devais faire comme si j'étais un pauvre naze qui ne sait pas encore se servir d'une antenne et d'une radio au bout de trois jours: comme ça, Madame B. était avec moi pour me "montrer comment ça marche" et raconter plein de choses sur les tortues. Entre autres, j'ai du demander si "les tortues se baignaient", bien que sachant qu'elles ne le faisaient pas, histoire de. Bon.
La magie de la télé, parlons-en. Aucune des prises de vues réalisées pour ce reportage ne sont des prises réelles. La tortue, je l'ai trouvée en cinq minutes, mais on a mis 25 minutes pour tout filmer. Et histoire de faire beau, on a du déplacer la pauvre bestiole au bord de la rivière. Et ce crétin de journaliste, qui la chope et la place bien comme il faut, plusieurs fois... Je vous raconte pas le stress de cette pauvre tortue. En plus il paraît (j'ai pas vu, j'étais en train de préparer mon apparition derrière un rideau de peupliers) qu'il l'a presque mise à l'horizontale pour la "faire boire". Croyez-moi, c'est pas avec CA qu'on sensibilisera les gens à la nature...
Le pire, ça a été le trajet en voiture (il était 13h bien sonnées), où il a passé son temps à "discuter" avec Madame B. En gros, elle l'a engueulé comme du poisson pas frais, avec son attitude genre "mwâ j'ai vu plein de biotopes (on dit écosystèmes, les biotopes c'est juste le milieu), j'ai fait le tour du mondeuh, donc j'ai lâ science infuse", ses "interrogations" stupides, genre je suis un maître à faire penser les autres (exemple: "si un gamin est mangé par un loup, vous faites quoi?" ...ma réponse aurait été "on lui emballe les restes pour le lendemain", mais c'est pas à moi qu'il parlait à ce moment... Il voulait qu'on dise "faut tuer le loup?")(en plus les loups n'attaquent JAMAIS l'être humain)(et puis d'abord qu'est-ce qu'il foutrait tout seul dehors avec des loups ce con de gosse??), et son incompréhension de la complexité des écosystèmes... Je l'accorde, comprendre comment fonctionne un écosystème, avec toutes les interractions, les modifications de dynamique de population, les successions, les événements rares, etc, c'est plutôt compliqué. Mais quand on ne sait pas, on se tait, je suis désolé. Lui affirme qu'il faudrait tuer les phoques parce qu'ils réduisent le stock de morues et que ça met en danger l'espèce...
Mon cul! Aucune espèce n'a jamais été éradiquée par une autre, sauf quand l'autre en question est l'humain. Sinon, les grandeurs des populations s'autorégulent en fonction du nombre des proies ou des prédateurs: quand il y a beaucoup de proies, les populations de prédateurs explosent, normal. Et quand il n'y a plus assez de morues pour nourrir tous les Bibi Phoques, ben les trois quarts des Bibi Phoques meurent, et les autres survivent et se partagent les morues, qui ont alors moins de contraintes et peuvent agrandir leurs populations de nouveau. Ben lui, monsieur "je m'y connais en nâture", ne sait pas ça. Il connaît l'écologie par ce qu'on en dit de bouche à oreille, de ce qu'on voit à la télé (sur TF1? Ahahahaha...), sur ce que les gens disent, etc...
Et je ne parlerai pas de ses positions contre Natura 2000, parce que sinon je vais vraiment m'énerver.
Bref, on a fini les prises de vues avec les nanas qui patrouillent à vélo à 14h15. Youhou.
Je suis rentré il n'y a pas longtemps, avec E. Le bonheur tient à pas grand chose: une platrée de pâtes au fromage et un documentaire écolo à la télévision, sur la 5, loin, très loin des journaleux de TF1.
On attend le montage du documentaire, qui passera plusieurs fois pendant 30 ans, il paraît. Donc au moins une fois en praïme taïme sur TF1, et plusieurs fois dans des magazines de nuit ou de matinée, en France/Belgique/Suisse/Canada et Amérique Latine. C'te classe dis-donc. Je vais devenir mondialement connu et on fera de moi la tête de gondole de l'écologie moderne... Ou alors des réalisateurs vont me voir et me contacteront pour faire des films sur "qu'est ce que ça fait d'être jeune, beau et plein de talent?"
Enfin, vu que Madame B. peut les envoyer chier d'une minute à l'autre, je peux tout aussi bien atterrir au 20h de Chazal avec le titre "Ecovolontaires, de jeunes délinquants en perte de repaires"...
Alala, trop dure la vie d'artiste...
A part ça, je lis Harry Potter en anglais, mouahaha... Si vous saviez ce qui s'y passe...
- Têtes de Flans 1er choix."
Etienne Mougeotte et Patrick Lelay
Aujourd'hui, après le radiotracking des tortues (seulement 1h15 pour trois tortues, je m'améliore!), on a été rejoints par des journalistes de TF1, qui montent un sujet sur l'écovolontariat. E., l'autre stagiaire, anti-TF1 de base, a refusé d'apparaître à l'image. Comme il fallait bien un écovolontaire sur la video et que j'estime pour ma part que quand la télé parle de nature (même à TF1), c'est toujours bon à prendre, j'ai été la bête de cirque du reportage.
Ma maîtresse de stage, Madame B., n'aime pas non plus TF1. Elle dit, d'expérience, que ceux de Fr3 et Fr5, ainsi que M6, sont vachement plus professionnels et respectueux du travail des autres. Après plusieurs heures supplémentaires de terrain à me faire filmer par ces sympathiques guignols, j'avoue que je suis assez d'accord.
Présentation des spécimens: le preneur de son et le caméraman étaient sympas, pas lourds, enfin ils se taisaient quoi... Deux jeunes, entre vingt et trente ans. Et le journaliste, qui se dit "réâlisâteur" (oui oui, avec les accents circonflexes), un gars de la quarantaine bien sonnée, cheveux gris, lunettes carrées, un peu comme l'actuel maire de Belfort (qui fait partie de ma famille)(éloignée, certes)(mais je me la pète quand même), à qui il ressemble vachement. Et lui, vraiment... Mais attendez que je vous raconte.
D'abord, ils nous ont dit que ça allait durer 1h à tout casser. Il était, montre en main, 10h15. Ensuite première prise de vue, il faut qu'on voie bien tout ce qui fait un peu spectaculaire... A savoir moi, d'abord, splendide jeune premier avide de faire mes débuts devant l'objectif; la radio qui fait "shshshshshsh" et "doup doup" quand une tortue n'est pas trop loin ; et surtout, surtout, l'antenne dépliable qu'on trimballe partout sur le terrain pour repérer le signal des balises des tortues. J'ai donc fait et refait et rerefait selon les besoins des prises de vue des trajets qu'on ne fait normalement jamais ("mais c'est joli derrière"), à des endroits qui ne sont pas DU TOUT des lieux que les tortues apprécient ("c'est pas grave pour nous"), le tout sous un soleil cuisant (à cette heure là, on les a finis depuis un moment les points), dans un milieu que je ne connais pas du tout (d'habitude, c'est E. qui la fait cette zone), en trimballant à bout de bras l'antenne en métal et en faisant semblant de suivre la trace d'une tortue que l'on savait très bien être à l'autre bout de la parcelle. Ah, et évidemment, histoire de pouvoir insérer des commentaires, je devais faire comme si j'étais un pauvre naze qui ne sait pas encore se servir d'une antenne et d'une radio au bout de trois jours: comme ça, Madame B. était avec moi pour me "montrer comment ça marche" et raconter plein de choses sur les tortues. Entre autres, j'ai du demander si "les tortues se baignaient", bien que sachant qu'elles ne le faisaient pas, histoire de. Bon.
La magie de la télé, parlons-en. Aucune des prises de vues réalisées pour ce reportage ne sont des prises réelles. La tortue, je l'ai trouvée en cinq minutes, mais on a mis 25 minutes pour tout filmer. Et histoire de faire beau, on a du déplacer la pauvre bestiole au bord de la rivière. Et ce crétin de journaliste, qui la chope et la place bien comme il faut, plusieurs fois... Je vous raconte pas le stress de cette pauvre tortue. En plus il paraît (j'ai pas vu, j'étais en train de préparer mon apparition derrière un rideau de peupliers) qu'il l'a presque mise à l'horizontale pour la "faire boire". Croyez-moi, c'est pas avec CA qu'on sensibilisera les gens à la nature...
Le pire, ça a été le trajet en voiture (il était 13h bien sonnées), où il a passé son temps à "discuter" avec Madame B. En gros, elle l'a engueulé comme du poisson pas frais, avec son attitude genre "mwâ j'ai vu plein de biotopes (on dit écosystèmes, les biotopes c'est juste le milieu), j'ai fait le tour du mondeuh, donc j'ai lâ science infuse", ses "interrogations" stupides, genre je suis un maître à faire penser les autres (exemple: "si un gamin est mangé par un loup, vous faites quoi?" ...ma réponse aurait été "on lui emballe les restes pour le lendemain", mais c'est pas à moi qu'il parlait à ce moment... Il voulait qu'on dise "faut tuer le loup?")(en plus les loups n'attaquent JAMAIS l'être humain)(et puis d'abord qu'est-ce qu'il foutrait tout seul dehors avec des loups ce con de gosse??), et son incompréhension de la complexité des écosystèmes... Je l'accorde, comprendre comment fonctionne un écosystème, avec toutes les interractions, les modifications de dynamique de population, les successions, les événements rares, etc, c'est plutôt compliqué. Mais quand on ne sait pas, on se tait, je suis désolé. Lui affirme qu'il faudrait tuer les phoques parce qu'ils réduisent le stock de morues et que ça met en danger l'espèce...
Mon cul! Aucune espèce n'a jamais été éradiquée par une autre, sauf quand l'autre en question est l'humain. Sinon, les grandeurs des populations s'autorégulent en fonction du nombre des proies ou des prédateurs: quand il y a beaucoup de proies, les populations de prédateurs explosent, normal. Et quand il n'y a plus assez de morues pour nourrir tous les Bibi Phoques, ben les trois quarts des Bibi Phoques meurent, et les autres survivent et se partagent les morues, qui ont alors moins de contraintes et peuvent agrandir leurs populations de nouveau. Ben lui, monsieur "je m'y connais en nâture", ne sait pas ça. Il connaît l'écologie par ce qu'on en dit de bouche à oreille, de ce qu'on voit à la télé (sur TF1? Ahahahaha...), sur ce que les gens disent, etc...
Et je ne parlerai pas de ses positions contre Natura 2000, parce que sinon je vais vraiment m'énerver.
Bref, on a fini les prises de vues avec les nanas qui patrouillent à vélo à 14h15. Youhou.
Je suis rentré il n'y a pas longtemps, avec E. Le bonheur tient à pas grand chose: une platrée de pâtes au fromage et un documentaire écolo à la télévision, sur la 5, loin, très loin des journaleux de TF1.
On attend le montage du documentaire, qui passera plusieurs fois pendant 30 ans, il paraît. Donc au moins une fois en praïme taïme sur TF1, et plusieurs fois dans des magazines de nuit ou de matinée, en France/Belgique/Suisse/Canada et Amérique Latine. C'te classe dis-donc. Je vais devenir mondialement connu et on fera de moi la tête de gondole de l'écologie moderne... Ou alors des réalisateurs vont me voir et me contacteront pour faire des films sur "qu'est ce que ça fait d'être jeune, beau et plein de talent?"
Enfin, vu que Madame B. peut les envoyer chier d'une minute à l'autre, je peux tout aussi bien atterrir au 20h de Chazal avec le titre "Ecovolontaires, de jeunes délinquants en perte de repaires"...
Alala, trop dure la vie d'artiste...
A part ça, je lis Harry Potter en anglais, mouahaha... Si vous saviez ce qui s'y passe...
Libellés :
Coup de gueule,
Ecologie,
Ma vie mon oeuvre
lundi 23 juillet 2007
Lettre de colo
Chers gens du blog,
Je suis bien arrivé à la maison. En arrivant, ma voiture s'est cassée. Il paraît que c'est le câble d'embrayage. J'espère que je trouverai un garagiste.
La dame qui me loge est gentille. Elle a trois chats, ils sont mignons. Les deux chattes s'appellent Symbelmynë et Cenedra. J'ai marqué des points dans son estime quand j'ai dit que je savais que la symbelmynë était une fleur dans Tolkien.
Les deux autres stagiaires sont des filles, elles sont sympa. Hier j'ai mangé du couscous sans viande.
Ce matin, c'était dur, je me suis levé à 6h30 et j'ai fouillé le maquis pendant 5 heures. Le radio-tracking de tortues, ça consiste à chercher les tortues équipées d'émetteurs qui se planquent dans les fourrés, en dépliant une antenne qui capte le signal émis. Plus les "doup doup" sont forts, plus on se rapproche de la bestiole. Quand on l'a enfin trouvée, on note la température, l'orientation de la tortue (qui est très mignonne), la végétation alentours, tout ça, et on passe à la suivante. Inutile de dire qu'en général, il faut bourriner pour traverser la végétation épineuse et sèche qui griffe tout ce qui bouge.
Les stagiaires ont un signe distinctif: ils ont les avant-bras couverts de cicatrices. Moi je n'ai fait qu'une matinée, et je suis déjà comme eux. C'est cool de se sentir intégré.
Cet après-midi, je suis allé visiter le Village des Tortues, à Gonfaron. Allez-y, c'est trop bien.
Je mange bien, je dors bien, je m'amuse bien.
Mon nounours me manque, et les autres enfants me donnent des coups de pieds, mais sinon, ça va.
Et vous?
Je vous embrasse fort,
Moune
PS: il y a une connexion wifi ici... Qui l'avait deviné?
PPS: vu que je suis ici pour bosser, je ne vais quand même pas faire de billet tous les jours...
Je suis bien arrivé à la maison. En arrivant, ma voiture s'est cassée. Il paraît que c'est le câble d'embrayage. J'espère que je trouverai un garagiste.
La dame qui me loge est gentille. Elle a trois chats, ils sont mignons. Les deux chattes s'appellent Symbelmynë et Cenedra. J'ai marqué des points dans son estime quand j'ai dit que je savais que la symbelmynë était une fleur dans Tolkien.
Les deux autres stagiaires sont des filles, elles sont sympa. Hier j'ai mangé du couscous sans viande.
Ce matin, c'était dur, je me suis levé à 6h30 et j'ai fouillé le maquis pendant 5 heures. Le radio-tracking de tortues, ça consiste à chercher les tortues équipées d'émetteurs qui se planquent dans les fourrés, en dépliant une antenne qui capte le signal émis. Plus les "doup doup" sont forts, plus on se rapproche de la bestiole. Quand on l'a enfin trouvée, on note la température, l'orientation de la tortue (qui est très mignonne), la végétation alentours, tout ça, et on passe à la suivante. Inutile de dire qu'en général, il faut bourriner pour traverser la végétation épineuse et sèche qui griffe tout ce qui bouge.
Les stagiaires ont un signe distinctif: ils ont les avant-bras couverts de cicatrices. Moi je n'ai fait qu'une matinée, et je suis déjà comme eux. C'est cool de se sentir intégré.
Cet après-midi, je suis allé visiter le Village des Tortues, à Gonfaron. Allez-y, c'est trop bien.
Je mange bien, je dors bien, je m'amuse bien.
Mon nounours me manque, et les autres enfants me donnent des coups de pieds, mais sinon, ça va.
Et vous?
Je vous embrasse fort,
Moune
PS: il y a une connexion wifi ici... Qui l'avait deviné?
PPS: vu que je suis ici pour bosser, je ne vais quand même pas faire de billet tous les jours...
dimanche 22 juillet 2007
Décollage
"De chelonia mobilAAAAaaaaargh!!"
Le dernier chélonaute à avoir approché une tortue-garou
Bon alors je tiens à préciser, aucune tortue n'a (pour l'instant) été maltraitée pour écrire cette citation pourrie.
Autre chose: le terme "chélonaute" provient étymologiquement du grec "chelos", tortue, et "nautos", marin, voyageur. C'est une sorte de parodie des Argonautes que maître Pratchett a voulu faire là. Et moi je l'ai récupéré à ma sauce en m'octroyant ce titre, parce que le voyageur des tortues, c'est aussi moi, voilà. C'était la petite histoire.
Tout ça pour dire que je me barre: mon stage sur le suivi des populations des tortues d'Hermann commence dès demain (7h du mat', ouch), et que j'ai décidé d'aller m'installer la veille, à savoir aujourd'hui (pour ceux qui n'auraient pas suivi), histoire de ne rien louper. Donc dans maintenant 20 minutes, je charge mes fringues d'écolo même pas noires, mon chapeau, mon ordinateur, mes livres et mes gâteaux dans la Mounemobile©, et je m'en vais m'installer dans la maison de ma maîtresse de stage.
Donc je vous prive de billet quotidien pendant 5 jours, voilà. Bande de garnements.
Passez une bonne semaine les gens, et pensez à moi quand j'agoniserai au soleil en peinant à suivre une pauvre tortue arthritique et asthmatique.
A part ça, j'ai toujours pas vu Harry Potter, et il paraît que tant mieux parce que c'est d'la merde.
Le dernier chélonaute à avoir approché une tortue-garou
Bon alors je tiens à préciser, aucune tortue n'a (pour l'instant) été maltraitée pour écrire cette citation pourrie.
Autre chose: le terme "chélonaute" provient étymologiquement du grec "chelos", tortue, et "nautos", marin, voyageur. C'est une sorte de parodie des Argonautes que maître Pratchett a voulu faire là. Et moi je l'ai récupéré à ma sauce en m'octroyant ce titre, parce que le voyageur des tortues, c'est aussi moi, voilà. C'était la petite histoire.
Tout ça pour dire que je me barre: mon stage sur le suivi des populations des tortues d'Hermann commence dès demain (7h du mat', ouch), et que j'ai décidé d'aller m'installer la veille, à savoir aujourd'hui (pour ceux qui n'auraient pas suivi), histoire de ne rien louper. Donc dans maintenant 20 minutes, je charge mes fringues d'écolo même pas noires, mon chapeau, mon ordinateur, mes livres et mes gâteaux dans la Mounemobile©, et je m'en vais m'installer dans la maison de ma maîtresse de stage.
Donc je vous prive de billet quotidien pendant 5 jours, voilà. Bande de garnements.
Passez une bonne semaine les gens, et pensez à moi quand j'agoniserai au soleil en peinant à suivre une pauvre tortue arthritique et asthmatique.
A part ça, j'ai toujours pas vu Harry Potter, et il paraît que tant mieux parce que c'est d'la merde.
Littérature
"Mais putain qu'est-ce qu'elles peuvent bien vouloir ces grognasses? Trente ans que je suis dessus et j'ai toujours pas pigé!"
Siegmund Freud, Traité sur les Femmes, conclusion
Sur le blog de Mnémo et sur celui de l'Autruche, j'ai vu apparaître hier soir, en rentrant de Beauf-Land (voir billet précédent), une liste de lecture. Que personne ne m'a envoyée, à moi. Qu'à cela ne tienne: je la fais quand même. Manquerait plus que ça, tiens.
Alors alors, allons-y...
#Quatre livres de ma jeunesse
- L'ensemble des bouquins d'Anthony Horowitz, comprenant l'Île du Crâne (prémice de Harry Potter avec l'école de sorcellerie) et sa suite, Maudit Graal ; la série des Cinq contre les Anciens, et les enquêtes de Tim et Nick Diamant (le Faucon malté, l'ennemi public n°2...), enfin bref, le meilleur auteur de littérature fantastique et policière pour jeunes.
- Fantômette, de George Chaulet. Fantômette a trop la classe, elle a encore une maîtresse (donc elle est en primaire), et pourtant elle fait trembler les grands méchants pleins de cicatrices et déjoue tous les noirs complots avec un caillou et deux trombones.
- L'intégrale de Roald Dahl, mon héros de quand j'étais petit, l'auteur de Matilda, James et la grosse pêche, Charlie et la chocolaterie...
- Bilbo le Hobbit, de Tolkien. Je me souviens l'avoir acheté par hasard, dans une brocante parmi d'autres bouquins, l'avoir commencé, m'en être lassé, l'avoir retrouvé trois ans après et l'avoir dévoré en quelques heures, calé au coin du feu lors des chutes de neiges démentielles d'il y a six ou sept ans.
#Quatre écrivains que je lirai encore et encore:
- Daniel Pennac, l'auteur de la tribu Malaussène et de Messieurs les Enfants, le meilleur auteur français de tous les temps (Voltaire, Zola et Maupassant, c'est des nazes à côté)
- David Gemmel, le roi de la fantasy orientée celtique, mais aussi l'auteur de la série du Lion de Macédoine et surtout de Renégats, l'un de mes livres favoris.
- Orson Scott Card, dieu du fantastique et de la science-fiction, auteur de la Stratégie Ender et de la Stratégie de l'ombre, des Chroniques d'Alvin le Faiseur (qu'il faut que je lise), d'Abyss (un bouquin génial) et surtout, surtout, d'Enchantement, mon livre préféré.
- ASP Explorer, qui malgré son pseudonyme étrange n'en est pas moins celui qui m'a incité à écrire pour tenter (vainement, certes) de faire aussi bien que lui. Il a écrit les aventures de Kalon, barbare sans cervelle mais attachant, du magicien Morgoth et en ce moment de Vertu, la catin de Baentcher. A découvrir absolument pour ceux qui ne connaissent pas.
#Quatre écrivains que je ne lirai plus:
- Gustave Flaubert. Madame Bovary m'a suffi. Plus jamais ça.
- Emile Zola. Tout le monde l'encense, moi je déteste. Trop ampoulé, trop descriptif pour moi.
- Frank Herbert. Dune ça va, les Enfants de Dune ça passe, mais au bout de six, je sature.
- John Steinbeck. La Perle m'a traumatisé à vie, je ne toucherai plus un bouquin de ce type, même si c'est fort bien écrit.
#Quatre livres que j'adore:
- Le Prince et le Pauvre, de Mark Twain. Une splendeur.
- Ruy Blas, de Victor Hugo. Le ver de terre amoureux d'une étoile, l'amour impossible... La seule pièce de théâtre que je puisse lire d'une traite sans m'ennuyer et sans jamais l'avoir vue représentée.
- E=mc² mon amour, de Patrick Cauvin. Deux enfants surdoués qui se rencontrent, s'aiment et font les quatre cent coups, le tout sur un fond de 70's, de western et de vitriol. Un bijou d'humour, bien ficelé et très touchant.
- Enchantement, de Orson Scott Card, bien entendu. L'histoire du jeune Ivan, étudiant en littérature russe, qui découvre au fin fond de l'Ukraine la Belle au Bois Dormant, qui s'avère être une chieuse de première et l'emmène avec elle au Moyen-Âge pour vaincre Baba Yaga la sorcière. Mon livre préféré, sans contestation.
#Quatre livres sur ma pile:
- Le huitième sortilège, de Terry Pratchett, qu'il va falloir que je finisse, un jour.
- La huitième fille, pareil.
- Mémoire d'un amnésique, un bouquin à la couverture noire qui traîne dans la bibliothèque et dont le titre m'amuse et m'intrigue depuis un moment.
- Enchantement, parce qu'il est toujours sur ma pile.
#Quatre personnes à qui refiler le questionnaire:
- La Poulette, même si je suis convaincu de voir apparaître Douglas Adams à presque toutes les lignes
- Ma frangine, même si je ne suis pas tout à fait certain qu'elle ait de quoi le remplir, vu sa tendance à éviter la lecture comme la peste
- Marine, parce que 4 jours sans billet ça suffit comme ça, au boulot!
- Bulle, parce qu'elle a eu mention très bien au bac et que puisque c'est comme ça je vais la faire bosser, na.
A part ça, je pars en stage dès ce soir... Si je n'ai pas le temps de retaper un billet, soyez sages les gens!
Siegmund Freud, Traité sur les Femmes, conclusion
Sur le blog de Mnémo et sur celui de l'Autruche, j'ai vu apparaître hier soir, en rentrant de Beauf-Land (voir billet précédent), une liste de lecture. Que personne ne m'a envoyée, à moi. Qu'à cela ne tienne: je la fais quand même. Manquerait plus que ça, tiens.
Alors alors, allons-y...
#Quatre livres de ma jeunesse
- L'ensemble des bouquins d'Anthony Horowitz, comprenant l'Île du Crâne (prémice de Harry Potter avec l'école de sorcellerie) et sa suite, Maudit Graal ; la série des Cinq contre les Anciens, et les enquêtes de Tim et Nick Diamant (le Faucon malté, l'ennemi public n°2...), enfin bref, le meilleur auteur de littérature fantastique et policière pour jeunes.
- Fantômette, de George Chaulet. Fantômette a trop la classe, elle a encore une maîtresse (donc elle est en primaire), et pourtant elle fait trembler les grands méchants pleins de cicatrices et déjoue tous les noirs complots avec un caillou et deux trombones.
- L'intégrale de Roald Dahl, mon héros de quand j'étais petit, l'auteur de Matilda, James et la grosse pêche, Charlie et la chocolaterie...
- Bilbo le Hobbit, de Tolkien. Je me souviens l'avoir acheté par hasard, dans une brocante parmi d'autres bouquins, l'avoir commencé, m'en être lassé, l'avoir retrouvé trois ans après et l'avoir dévoré en quelques heures, calé au coin du feu lors des chutes de neiges démentielles d'il y a six ou sept ans.
#Quatre écrivains que je lirai encore et encore:
- Daniel Pennac, l'auteur de la tribu Malaussène et de Messieurs les Enfants, le meilleur auteur français de tous les temps (Voltaire, Zola et Maupassant, c'est des nazes à côté)
- David Gemmel, le roi de la fantasy orientée celtique, mais aussi l'auteur de la série du Lion de Macédoine et surtout de Renégats, l'un de mes livres favoris.
- Orson Scott Card, dieu du fantastique et de la science-fiction, auteur de la Stratégie Ender et de la Stratégie de l'ombre, des Chroniques d'Alvin le Faiseur (qu'il faut que je lise), d'Abyss (un bouquin génial) et surtout, surtout, d'Enchantement, mon livre préféré.
- ASP Explorer, qui malgré son pseudonyme étrange n'en est pas moins celui qui m'a incité à écrire pour tenter (vainement, certes) de faire aussi bien que lui. Il a écrit les aventures de Kalon, barbare sans cervelle mais attachant, du magicien Morgoth et en ce moment de Vertu, la catin de Baentcher. A découvrir absolument pour ceux qui ne connaissent pas.
#Quatre écrivains que je ne lirai plus:
- Gustave Flaubert. Madame Bovary m'a suffi. Plus jamais ça.
- Emile Zola. Tout le monde l'encense, moi je déteste. Trop ampoulé, trop descriptif pour moi.
- Frank Herbert. Dune ça va, les Enfants de Dune ça passe, mais au bout de six, je sature.
- John Steinbeck. La Perle m'a traumatisé à vie, je ne toucherai plus un bouquin de ce type, même si c'est fort bien écrit.
#Quatre livres que j'adore:
- Le Prince et le Pauvre, de Mark Twain. Une splendeur.
- Ruy Blas, de Victor Hugo. Le ver de terre amoureux d'une étoile, l'amour impossible... La seule pièce de théâtre que je puisse lire d'une traite sans m'ennuyer et sans jamais l'avoir vue représentée.
- E=mc² mon amour, de Patrick Cauvin. Deux enfants surdoués qui se rencontrent, s'aiment et font les quatre cent coups, le tout sur un fond de 70's, de western et de vitriol. Un bijou d'humour, bien ficelé et très touchant.
- Enchantement, de Orson Scott Card, bien entendu. L'histoire du jeune Ivan, étudiant en littérature russe, qui découvre au fin fond de l'Ukraine la Belle au Bois Dormant, qui s'avère être une chieuse de première et l'emmène avec elle au Moyen-Âge pour vaincre Baba Yaga la sorcière. Mon livre préféré, sans contestation.
#Quatre livres sur ma pile:
- Le huitième sortilège, de Terry Pratchett, qu'il va falloir que je finisse, un jour.
- La huitième fille, pareil.
- Mémoire d'un amnésique, un bouquin à la couverture noire qui traîne dans la bibliothèque et dont le titre m'amuse et m'intrigue depuis un moment.
- Enchantement, parce qu'il est toujours sur ma pile.
#Quatre personnes à qui refiler le questionnaire:
- La Poulette, même si je suis convaincu de voir apparaître Douglas Adams à presque toutes les lignes
- Ma frangine, même si je ne suis pas tout à fait certain qu'elle ait de quoi le remplir, vu sa tendance à éviter la lecture comme la peste
- Marine, parce que 4 jours sans billet ça suffit comme ça, au boulot!
- Bulle, parce qu'elle a eu mention très bien au bac et que puisque c'est comme ça je vais la faire bosser, na.
A part ça, je pars en stage dès ce soir... Si je n'ai pas le temps de retaper un billet, soyez sages les gens!
Bienvenue à Beauf-Land
"Le beauf, c'est un peu comme un parpaing: c'est lourd, moche, grossier et bête. Quand on empile plusieurs parpaings, on peut avoir un mur, c'est quand même utile. Quand on empile plusieurs beaufs, dans une fosse commune par exemple, c'est inutile mais ça fait quand même plaisir."
Alfred Hitchcock
Hier, je suis allé, comme annoncé, à l'anniversaire de ma tante du côté de mon père. Rien que d'y repenser j'ai envie de m'enfermer dans la salle de bain et de me pelotonner contre un mur en tremblant et en hurlant des propos incohérents. Mais comme je suis un homme viril, courageux et fort, je vais passer outre et vous raconter à quoi ça ressemble, une fête de beaufs, et vous apprendre les réflexes qui sauvent.
Mais avant tout, petite parenthèse haineuse pour maudire sur plusieurs périodes géologiques cette foutue Combe du Lourmarin, vingt bornes de virages et de route de montagne traîtresse ("Wicked, false, trixie, my preciouuussss...") , et surtout pour pester contre ces foutus connards de saloperies de leur race de la putain de leur mère en string dans les marécages du Mordor de cyclistes. Je HAIS, j'EXECRE, je DETESTE, je VOMIS, j'ABHORRE ces tortilleurs du cul en plastique fluo et casque aérodynamique qui n'ont que ça à foutre de ralentir les voitures sur des routes déjà nerveusement épuisantes. Parce que les cyclistes, en plus d'être ridicules, sont fourbes: on ne les voit JAMAIS sur les lignes droites des routes, mais par contre ils pullulent comme des lemmings dans les petits virages. Et puis comme dirait Coluche, "Oh la la, qu'est-ce qu'il faut être con pour faire ça comme sport!"
Bon, reprenons le cours du récit.
Après une arrivée légèrement verdâtre dans le graaaaaand terrain de mon oncle, chez qui se déroulait la fête, moi et ma frangine, en tant qu'êtres vaguement civilisés, allons dire bonjour aux gens déjà présents. J'apprends alors avec horreur (et un poil de fatalisme, aussi) que les seules personnes que je me réjouissais vraiment de revoir, à savoir ma cousine K., mon cousin L., ma cousine A. et ma petite cousine C., ne seront pas là. Aucun des quatre. Au lieu de ça, il a fallu composer avec les potes de ma tante, ses frères et soeurs et toute la smala.
Procédons par ordre. D'abord, le trio fatal :
- mon connard d'oncle à moustaches, qui a l'air gentil comme ça avec sa voix toute douce, mais qui est un chasseur convaincu et vote FN depuis ses 18 ans. Pour une fois je ne l'ai pas entendu râler sur ces "cons de bougnoules", c'est déjà ça. Mais fallait voir sa tête quand j'ai dit que je faisais des études d'écologie. "Faut être très ouvert dans ce domaine", m'a-t-il dit. J'ai compris qu'il ne voulait pas que je devienne un vilain écolo qui s'enchaîne aux arbres et pense que les chasseurs devraient servir de gibier. Ah ah ah... trop tard.
- sa pétasse de femme qui se veut gentille et qui, étrangement, ne m'a pas trop horripilé hier. D'habitude j'évite à tout prix d'avoir à parler avec elle.
(parenthèse: aussi étrange que ça puisse paraître, les trois enfants de mon oncle et les deux en plus qu'il a eus avec cette nana sont adorables... allez comprendre)
- ma cagole de cousine de 14 ans, qui nous a ramené son copaing et tortille du cul avec les autres pépettes décérébrées de la soirée. L'avantage d'un ramassis de cagoles, c'est qu'au moins, elle nous a foutu la paix.
A part ça, beaucoup de chasseurs, pétasses décolorées de 50 ans, gens qui parlent fort, gros rires et tout et tout, qu'on nous évidemment présentés un à un. Résultat: main droite moite et les deux joues recouvertes de plusieurs couches disparates de fond de teint premier prix. Sans compter l'éternel Boute-En-Train de la soirée, un gros lourd adipeux, barbu, qui parle fort et se croit spirituel. Il a pris pour cible ma frangine, qui profitait du seul élément valable de la soirée, à savoir le buffet (même pas d'alcool, je conduisais et elle avait déjà bu la veille). Mais à force de sourires crispés et d'esquives, on a fini par le vaincre.
Premier commandement: dans une fête de beaufs, faux-cul tu seras. Il ne faut pas trop donner l'impression d'avoir envie de mourir, ça n'apporte que des ennuis (comme les gros lourds qui veulent te faire danser pour que ça aille mieux ou les nanas qui déplorent qu'il n'y ait aucun jeune de notre âge, mes pauvres enfants, blablabla...). Non, offrez de gentils sourires, certifiez que "ça va" quand on vous dit que vous devez vous ennuyer, ne répondez pas aux questions avec plus que 5 mots, et tout ira bien, on finira par vous oublier.
Pendant l'apéro (qui a duré jusqu'à 22h30), j'ai partagé mon temps entre les sièges de pêcheurs super confortables dans un coin avec ma soeur, et dès que le mari de ma cousine est venu nous parler de "bonne musique" en associant le terme avec celui de "compil des Hits 2007", j'ai préféré fuir et m'enfermer une petite demie-heure dans l'enclos de l'âne (il y avait un âne et deux moutons, quand même). Après avoir bien profité de mon statut d'asocial, je suis retourné à la "fête". Sandwiches et concombres en sauce, au moins j'ai eu à manger.
Et évidemment, que serait une fête de beaufs sans les fameuses chansons des années 80?
Ne vous méprenez pas, j'aime bien les vieux succès des 80's, c'est rigolo. Je connais même par coeur les paroles de plusieurs d'entre eux, comme "T'as le look coco", "Femme libérée" (tu sais c'est pas si facile) ou les fameux "Démons de minuits". J'ai dansé sur ce genre de trucs, jadis, avec des potes ou la famille et une dose d'alcool conséquente dans le sang. Et j'assume. Sauf que déjà, sans boire, c'est tout de suite moins drôle. Ensuite quand y'a personne d'autres que des vieux de 45 ans qui se trémoussent sur scène en se croyant gracieux (mention spéciale à Monsieur Lego (en référence aux personnages de jeu de construction) dont on a du accrocher le mauvais haut aux jambes, qui bougeaient pas trop mal mais avec les bras le long du corps et les épaules immobiles - on aurait dit un orang-outan sous LSD), on a plus de mal à y aller. Et puis le facteur qui tue tout, c'est le DJ de fête foraine, avec son micro-qui-fait-des-échos-et-que-ça-fait-qu'on-pige-que-dalle-à-ce-qu'il-raconte, ses lumières multicolores, ses vieux fumigènes qui puent la fraise pourrie et ses liaisons entre les chansons qui laissent le temps d'aller boire un verre, le temps qu'il comprenne comment trouver la bonne chanson.
Monsieur Lego a essayé de nous recruter avec des arguments aussi frappants que "allez les jeunes, faut danser", mais comme on s'est dit avec ma frangine: y'a pas moy.
Enfin, à minuit pile (on s'était donnés cette limite), décolage, vite vite, la bise à ma cousine et son mec, les moins pires, à ma tante, à mon autre tante (que j'aime bien, parce qu'elle n'a pas la langue dans sa poche), à mon père et sa nana, et hop, voiture, rhaaaa les Cranberries ça fait du bieeeen... et deux heures de retour par autoroute, parce que la combe du Lourmarin de nuit, même si ça raccourcit le trajet, je me sentais vraiment pas.
La prochaine fois, je vous parlerai de la méthode de survie dans une fête de beaufs dite "du Survivant". A savoir c'est celui qui trouve le flingue qui gagne.
Merci à la Poulette pour avoir tenté de me remonter le moral et conseillé l'usage de l'extincteur, parce qu'en cas d'urgence, un extincteur c'est toujours utile, il paraît (mais ça fait des traces, m'a appris T., qui m'a plutôt conseillé le dictionnaire).
A part ça, j'entame tout de suite un second billet, vous endormez pas.
Alfred Hitchcock
Hier, je suis allé, comme annoncé, à l'anniversaire de ma tante du côté de mon père. Rien que d'y repenser j'ai envie de m'enfermer dans la salle de bain et de me pelotonner contre un mur en tremblant et en hurlant des propos incohérents. Mais comme je suis un homme viril, courageux et fort, je vais passer outre et vous raconter à quoi ça ressemble, une fête de beaufs, et vous apprendre les réflexes qui sauvent.
Mais avant tout, petite parenthèse haineuse pour maudire sur plusieurs périodes géologiques cette foutue Combe du Lourmarin, vingt bornes de virages et de route de montagne traîtresse ("Wicked, false, trixie, my preciouuussss...") , et surtout pour pester contre ces foutus connards de saloperies de leur race de la putain de leur mère en string dans les marécages du Mordor de cyclistes. Je HAIS, j'EXECRE, je DETESTE, je VOMIS, j'ABHORRE ces tortilleurs du cul en plastique fluo et casque aérodynamique qui n'ont que ça à foutre de ralentir les voitures sur des routes déjà nerveusement épuisantes. Parce que les cyclistes, en plus d'être ridicules, sont fourbes: on ne les voit JAMAIS sur les lignes droites des routes, mais par contre ils pullulent comme des lemmings dans les petits virages. Et puis comme dirait Coluche, "Oh la la, qu'est-ce qu'il faut être con pour faire ça comme sport!"
Bon, reprenons le cours du récit.
Après une arrivée légèrement verdâtre dans le graaaaaand terrain de mon oncle, chez qui se déroulait la fête, moi et ma frangine, en tant qu'êtres vaguement civilisés, allons dire bonjour aux gens déjà présents. J'apprends alors avec horreur (et un poil de fatalisme, aussi) que les seules personnes que je me réjouissais vraiment de revoir, à savoir ma cousine K., mon cousin L., ma cousine A. et ma petite cousine C., ne seront pas là. Aucun des quatre. Au lieu de ça, il a fallu composer avec les potes de ma tante, ses frères et soeurs et toute la smala.
Procédons par ordre. D'abord, le trio fatal :
- mon connard d'oncle à moustaches, qui a l'air gentil comme ça avec sa voix toute douce, mais qui est un chasseur convaincu et vote FN depuis ses 18 ans. Pour une fois je ne l'ai pas entendu râler sur ces "cons de bougnoules", c'est déjà ça. Mais fallait voir sa tête quand j'ai dit que je faisais des études d'écologie. "Faut être très ouvert dans ce domaine", m'a-t-il dit. J'ai compris qu'il ne voulait pas que je devienne un vilain écolo qui s'enchaîne aux arbres et pense que les chasseurs devraient servir de gibier. Ah ah ah... trop tard.
- sa pétasse de femme qui se veut gentille et qui, étrangement, ne m'a pas trop horripilé hier. D'habitude j'évite à tout prix d'avoir à parler avec elle.
(parenthèse: aussi étrange que ça puisse paraître, les trois enfants de mon oncle et les deux en plus qu'il a eus avec cette nana sont adorables... allez comprendre)
- ma cagole de cousine de 14 ans, qui nous a ramené son copaing et tortille du cul avec les autres pépettes décérébrées de la soirée. L'avantage d'un ramassis de cagoles, c'est qu'au moins, elle nous a foutu la paix.
A part ça, beaucoup de chasseurs, pétasses décolorées de 50 ans, gens qui parlent fort, gros rires et tout et tout, qu'on nous évidemment présentés un à un. Résultat: main droite moite et les deux joues recouvertes de plusieurs couches disparates de fond de teint premier prix. Sans compter l'éternel Boute-En-Train de la soirée, un gros lourd adipeux, barbu, qui parle fort et se croit spirituel. Il a pris pour cible ma frangine, qui profitait du seul élément valable de la soirée, à savoir le buffet (même pas d'alcool, je conduisais et elle avait déjà bu la veille). Mais à force de sourires crispés et d'esquives, on a fini par le vaincre.
Premier commandement: dans une fête de beaufs, faux-cul tu seras. Il ne faut pas trop donner l'impression d'avoir envie de mourir, ça n'apporte que des ennuis (comme les gros lourds qui veulent te faire danser pour que ça aille mieux ou les nanas qui déplorent qu'il n'y ait aucun jeune de notre âge, mes pauvres enfants, blablabla...). Non, offrez de gentils sourires, certifiez que "ça va" quand on vous dit que vous devez vous ennuyer, ne répondez pas aux questions avec plus que 5 mots, et tout ira bien, on finira par vous oublier.
Pendant l'apéro (qui a duré jusqu'à 22h30), j'ai partagé mon temps entre les sièges de pêcheurs super confortables dans un coin avec ma soeur, et dès que le mari de ma cousine est venu nous parler de "bonne musique" en associant le terme avec celui de "compil des Hits 2007", j'ai préféré fuir et m'enfermer une petite demie-heure dans l'enclos de l'âne (il y avait un âne et deux moutons, quand même). Après avoir bien profité de mon statut d'asocial, je suis retourné à la "fête". Sandwiches et concombres en sauce, au moins j'ai eu à manger.
Et évidemment, que serait une fête de beaufs sans les fameuses chansons des années 80?
Ne vous méprenez pas, j'aime bien les vieux succès des 80's, c'est rigolo. Je connais même par coeur les paroles de plusieurs d'entre eux, comme "T'as le look coco", "Femme libérée" (tu sais c'est pas si facile) ou les fameux "Démons de minuits". J'ai dansé sur ce genre de trucs, jadis, avec des potes ou la famille et une dose d'alcool conséquente dans le sang. Et j'assume. Sauf que déjà, sans boire, c'est tout de suite moins drôle. Ensuite quand y'a personne d'autres que des vieux de 45 ans qui se trémoussent sur scène en se croyant gracieux (mention spéciale à Monsieur Lego (en référence aux personnages de jeu de construction) dont on a du accrocher le mauvais haut aux jambes, qui bougeaient pas trop mal mais avec les bras le long du corps et les épaules immobiles - on aurait dit un orang-outan sous LSD), on a plus de mal à y aller. Et puis le facteur qui tue tout, c'est le DJ de fête foraine, avec son micro-qui-fait-des-échos-et-que-ça-fait-qu'on-pige-que-dalle-à-ce-qu'il-raconte, ses lumières multicolores, ses vieux fumigènes qui puent la fraise pourrie et ses liaisons entre les chansons qui laissent le temps d'aller boire un verre, le temps qu'il comprenne comment trouver la bonne chanson.
Monsieur Lego a essayé de nous recruter avec des arguments aussi frappants que "allez les jeunes, faut danser", mais comme on s'est dit avec ma frangine: y'a pas moy.
Enfin, à minuit pile (on s'était donnés cette limite), décolage, vite vite, la bise à ma cousine et son mec, les moins pires, à ma tante, à mon autre tante (que j'aime bien, parce qu'elle n'a pas la langue dans sa poche), à mon père et sa nana, et hop, voiture, rhaaaa les Cranberries ça fait du bieeeen... et deux heures de retour par autoroute, parce que la combe du Lourmarin de nuit, même si ça raccourcit le trajet, je me sentais vraiment pas.
La prochaine fois, je vous parlerai de la méthode de survie dans une fête de beaufs dite "du Survivant". A savoir c'est celui qui trouve le flingue qui gagne.
Merci à la Poulette pour avoir tenté de me remonter le moral et conseillé l'usage de l'extincteur, parce qu'en cas d'urgence, un extincteur c'est toujours utile, il paraît (mais ça fait des traces, m'a appris T., qui m'a plutôt conseillé le dictionnaire).
A part ça, j'entame tout de suite un second billet, vous endormez pas.
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