"Stage (nm): période dans la vie d'un humain effectuant des études où il va se mêler à ceux qui travaillent déjà, bosser plus qu'eux, leur apporter en sus leurs cafés et ne pas gagner d'argent. On considère en général que le paiement des stagiaires est l'expérience retirée, ce qui montre le faible degré d'évolution des humains."
Encyclopaedia Multiversalis Alien
"Primates!"
Note dans la marge
Ca y est, je déstresse, je sais à peu près ce que je fais cet été. Des stages.
Je suis pris en Corse, et également pris pour le suivi des tortues d'Hermann. Les deux stages se touchent, ce qui signifie que je vais travailler dans l'écologie presque tout l'été, ce qui me comble de joie. Je vais enfin pouvoir faire ce que je veux faire.
*Avantages:
- La Corse ça va me faire voyager
- Pendant la traversée je vais peut-être voir des baleines
- Il paraît que le camping est super classe et tous frais payés, on me file même 50 euros par semaine pour me nourrir (à Metz je tenais une semaine avec 30 euros, et je mangeais vachement plus)
- Je vais faire autre chose que poireauter devant mon ordinateur
- Je vais avoir l'occasion de rencontrer des gens
- Les tortues c'est trop bien
- Mes deux maîtres de stage ont l'air extrêmement sympathiques (d'ailleurs malgré mes angoisses j'ai quand même retéléphoné pour les tortues, et elle me prend quand même!!)
- Deux stages c'est un super bonus pour être sélectionné pour le M2
*Inconvénients:
- La traversée pour la Corse coûte 140 euros minimum (l'association où je fais le stage en payera environ 40)
- Il faut que je me remette à la botanique méditerranéenne, voire que je me trouve un bouquin
- Je n'aurais pas un instant de libre de tout l'été, en tout cas pas avant août
- Je serai coupé de tout en Corse
- Je ne gagnerai pas une thune de l'été, ce qui m'ennuie parce que j'ai l'impression d'abuser de la bonté de ma mère, qui me certifie pourtant que je DOIS faire des stages.
*Re-avantages:
- Le dossier de l'accident de février 2006 semble (enfin) avancer, je vais peut-être recevoir des sous de l'assurance qui compenseront en partie le fait que je ne gagne pas d'argent.
Donc au boulot, d'ici fin juin je dois:
- Me trouver pantacourts et shorts pour la Corse
- Dégotter un bouquin d'écologie méditerranéenne et corse
- Ranger mes affaires qui trainent dans ma chambre depuis mon retour de Metz
- Finir mes dossiers d'inscription aux facs que je veux
- Appeler la CAF pour les aides au logement
- Être sur que V. ne va pas se barrer en Suède quand j'aurais le dos tourné.
A part ça, je vais changer de T shirt, celui là est trop petit, j'ai l'air d'un gogo dancer.
Statistiques
Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.
mercredi 13 juin 2007
mardi 12 juin 2007
Artiste peintre
"La peinture, c'est comme la confiture, plus on en a, plus on en met."
Vincent Van Gogh
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Je rentre de l'école de ma mère. J'ai fait pour elle un chouli dessin sur un bout de contreplaqué, qui servira de support pour les ballons à éclater à coups de fléchettes, pour la kermesse annuelle. J'ai patouillé pendant trois heures à coups de gouache et de marqueur, pour tirer quelque chose d'à peu près potable, un lutin sur un oiseau... Tenez je vous montre, je l'ai pris en photo avec mon portaïbeul de la mort qui tue:
Vous pouvez cliquer pour agrandir, mais entre nous je ne vous le conseille pas.
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Comme les petits dormaient dans la salle de motricité (=salle de gym en langue instit), j'ai du m'installer par terre, dans l'entrée, offrant une vue sublime de mon postérieur penché sur mon dessin à tous ceux qui entraient dans les locaux.
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Dans une école, il y a plein de gens: des instits, des ATSEM (le personnel d'aide), des stagiaires, des parents d'élève, et surtout plein plein de gnomes. Je ne sais pas comment est la culture artistique à la maternelle, mais vu les réactions, tant chez les tétards que chez le personnel, on aurait dit que je venais de reproduire le plafond de la Chapelle Sixtine. Pendant les trois étapes du dessin (crayonné, peinture, repassage des contours) j'ai eu droit à:
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- Une cinquantaine de "tu fais quoi?", de la part des chiards, qui ont d'ailleurs cru que j'étais le spectacle de la journée et se sont agglutinés autour de moi.
- Une bonne centaine de "c'est pour la kermesse?", des mômes toujours, quand les adultes ont eu la bonne idée de le leur dire.
- Deux ou trois "tu dessines troooop bien", même venant de gosses ça fait toujours plaisir.
- Vingt "c'est quoi?", tant des gamins que des adultes.
- Trois ou quatre "tu as pris quoi comme modèle?" des adultes, accompagné des traditionnels yeux ronds quand ils ont appris que je travaillais toujours sans modèle.
- Deux "c'est un lutin du seigneur des Anneaux?"
- Quatre "c'est un Minimoy?"
- Une quinzaine de "il est trop bien" de la part des ATSEM, une fois qu'il fut fini.
- Quatre "on CONTOURNE en FAISANT ATTENTION" quand les gluants sortaient des classes et passaient par là.
- Trois réactions scandalisées quand on a su que non, je ne voulais pas en faire mon métier.
- Une suggestion intelligente de me faire un book et d'aller proposer mes services comme décorateur de vitrines pour Noël et Pâques.
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Enfin bon, je sais que mon dessin n'était pas extraordinaire, mais quand même, j'aimais bien... et même si je n'aime pas trop être au centre de l'attention, j'avoue que ça fait toujours plaisir d'être complimenté.
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A part ça, il y a un dytique dans mon bassin.
Déjà
"Le temps est un salaud. Normal, c'est un mec."
George Sand
Ca fait deux semaines sans un mot, et plus d'un mois et demie depuis la rupture.
Déjà.
A part ça, je suis AUSSI pris en Corse. Va falloir faire des choix, et vite.
George Sand
Ca fait deux semaines sans un mot, et plus d'un mois et demie depuis la rupture.
Déjà.
A part ça, je suis AUSSI pris en Corse. Va falloir faire des choix, et vite.
lundi 11 juin 2007
Malaise
"Découragement (nm) : sensation qui s'empare de temps à autre de l'humain normal, qui semble alors penser que tout est vain, que rien de bon ne peut plus lui arriver et que quoi qu'il fasse il n'y arrivera pas. En général c'est un bon prémisce à la déprime et à l'inactivité, voire à l'angoisse. Les raisons peuvent être aussi variées que le manque de soleil ou des échecs répétés."
Encylopaedia Multiversalis Alien
"Ptites natures..."
Note dans la marge.
Je réfute solennellement la théorie qui veut qu'on se sente déprimé quand on ne voit pas le soleil. Il est vrai que les nuages de Metz, jadis, n'améliorèrent pas mon humeur, mais bon. Depuis quelques jours, ici, on alterne les orages violents et les éclaircies ensoleillées. Etrangement, j'étais de bonne humeur.
Depuis deux jours, il fait grand soleil. Et je me sens découragé au possible.
Les autres facteurs qui expliquent cet état de fait sont multiples... Le premier est "personne avec qui partager le beau temps pour faire une balade main dans la main", comme tout le monde s'en doute. Annexe: "et surtout pas elle".
En vrac, il y a mon manque de thune flagrant, mon incapacité à trouver du travail, le fait que je ne sorte presque pas justement pour ces raisons, ce qui entraîne que je ne rencontre personne et encore moins de dulcinée potentielle, le stress du manque d'argent potentiel pour continuer mes études, bourses ou pas, mes résultats d'examens qui tombent tel le couperet moyen sur ma tronche dans deux jours, les dossiers d'inscription à envoyer à Toulouse, ma maîtresse de stage qui ne me contacte plus depuis que je lui ai dit que je ne pouvais pas avoir de convention de stage et que je n'ose pas recontacter de peur de sembler lourd et insistant, le fait qu'en deux semaines à peine j'aie pris trois ou quatre kilos parce que je mange comme un affamé (à Metz je n'avais pas les sous pour avoir de la viande ou du fromage au menu tous les jours), l'un des deux chatons qui a été donné et l'autre qui en a profité pour disparaître, et tant qu'on y est mon ordinateur qui commence à ramer et refuse de s'allumer une fois sur deux.
Donc oui, je me sens découragé. On appelle ça une "mauvaise passe". Je passe mon temps sur l'ordinateur, sans même avoir assez de motivation pour continuer d'écrire mes histoires. La loque de base.
Enfin bon, une mauvaise passe ne dure pas éternellement, il paraît.
Je crois.
A part ça, je voulais écrire le procès de Morphée, mais j'ai déjà oublié mes rêves et en quoi ils étaient franchement désagréables, une fois encore.
Encylopaedia Multiversalis Alien
"Ptites natures..."
Note dans la marge.
Je réfute solennellement la théorie qui veut qu'on se sente déprimé quand on ne voit pas le soleil. Il est vrai que les nuages de Metz, jadis, n'améliorèrent pas mon humeur, mais bon. Depuis quelques jours, ici, on alterne les orages violents et les éclaircies ensoleillées. Etrangement, j'étais de bonne humeur.
Depuis deux jours, il fait grand soleil. Et je me sens découragé au possible.
Les autres facteurs qui expliquent cet état de fait sont multiples... Le premier est "personne avec qui partager le beau temps pour faire une balade main dans la main", comme tout le monde s'en doute. Annexe: "et surtout pas elle".
En vrac, il y a mon manque de thune flagrant, mon incapacité à trouver du travail, le fait que je ne sorte presque pas justement pour ces raisons, ce qui entraîne que je ne rencontre personne et encore moins de dulcinée potentielle, le stress du manque d'argent potentiel pour continuer mes études, bourses ou pas, mes résultats d'examens qui tombent tel le couperet moyen sur ma tronche dans deux jours, les dossiers d'inscription à envoyer à Toulouse, ma maîtresse de stage qui ne me contacte plus depuis que je lui ai dit que je ne pouvais pas avoir de convention de stage et que je n'ose pas recontacter de peur de sembler lourd et insistant, le fait qu'en deux semaines à peine j'aie pris trois ou quatre kilos parce que je mange comme un affamé (à Metz je n'avais pas les sous pour avoir de la viande ou du fromage au menu tous les jours), l'un des deux chatons qui a été donné et l'autre qui en a profité pour disparaître, et tant qu'on y est mon ordinateur qui commence à ramer et refuse de s'allumer une fois sur deux.
Donc oui, je me sens découragé. On appelle ça une "mauvaise passe". Je passe mon temps sur l'ordinateur, sans même avoir assez de motivation pour continuer d'écrire mes histoires. La loque de base.
Enfin bon, une mauvaise passe ne dure pas éternellement, il paraît.
Je crois.
A part ça, je voulais écrire le procès de Morphée, mais j'ai déjà oublié mes rêves et en quoi ils étaient franchement désagréables, une fois encore.
samedi 9 juin 2007
Critique constructive
"La critique c'est comme la douleur: ça fait mal mais ça attire l'attention là où ça foire."
A peu près Winston Churchill
Il y a peu, j'ai publié un billet quelque peu incendiaire à l'encontre de la presse à scandale, de Karine Ferri et de la famille de feu Grégory Lemarchal, à cause des gros titres des feuilles de chou à scandale qui se gargarisaient des révélations-choc des proches du jeune homme, dans le genre "Avec Grégory, ils voulaient un bébé" ou "le terrible chagrin de Karine: interview exclusive".
Hier, j'ai reçu un commentaire virulent d'une vengeuse masquée anonyme qui n'a, semble-t-il, pas trop apprécié mon coup de gueule. Par soucis d'honnêteté, je le retranscris tel quel ici.
"Anonyme a dit…
Mademoiselle ou Madame peut importe. Moi c'est vous qui m'exaspéré. Comment peut-on critiqué une famille qui est en deuil ? qui essaie tant bien que mal de faire connaitre cette maladie pour éviter que d'autres grégory meurent de cette saloperie. Avez vous pris la peine d'ouvrir et de lire les articles dans la presse à scandale ?? j'en doute très fort vous vous rendrez compte qu'une seule ITv a été donné de la part de Karine Ferri à Paris Match et oui c'est parents ont aussi donné une ITV à se journal. Ses ITv sont issus d'un très long entretien. C'est leur facon à eux de lui rendre hommage et de continuer le combat ... Les Voici, Public, Closer n'ont fait que reprendre ces 2 ITV. Vous vous seriez informer un peu avant de critiquer vous seriez au courant des propos tenus par Mr Pierre Lemarchal (son papa) le jour de l'enterrement de Grégory. "Je ne sais pas si Dieu leur pardonnera, moi en tout cas j'ai du mal" Ces paroles ont été prononcés à l'encontre de toute la presse à scandale qui a raconté n'importe quoi sur Grégory. Donc ce n'est pas aujourd'hui que sa famille va allez donner des ITv à public, voici ect. Alors avant de juger renseignez vous et dites vous que plus on en parle plus cela ouvre les yeux aux gens sur cette maladie. Ce n'est pas un garçon qui est mort d'un accident, il est mort d'une MALADIE, une maladie qu'on peut combattre si on s'y mets tous ensemble ... Sur ce Bonne jourée Une fan outrée par vos jugements hâtifs. Et tenez un peu de PUB : Association Grégory Lemarchal BP 90124 73 001 Chambery Cedex Rendez-vous à la fête de la vie, le 29 juin au jardin des tuileries à Paris."
Pour une fois qu'on me propose un défi d'argumentation, je compte bien me jeter dessus.
Alors d'une, reprocher à quelqu'un son manque de sources pour traiter d'un sujet alors qu'on ne prend même pas la peine de se renseigner sur son sexe, c'est un peu gros. Apprenez donc chère fan outragée que je suis un mec, et que si vous aviez lu avec attention le billet dont il est question, vous le sauriez simplement en remarquant que j'ai accordé au masculin des adjectifs tel que "cruel", pourtant en première ligne.
A moins bien sur que ce "peu importe" ait pour seul but de m'indiquer que ma personne vous indiffère au plus haut point et que peu vous chaut que je sois homme ou femme. Auquel cas vous m'indifférez autant que je vous indiffère et j'arrête là ma réponse. Mais je vais vous croire plus maligne que ça et faire comme si ces premiers mots n'étaient dus qu'à de l'inattention.
Comment peut-on critiquer une famille en deuil? Mais ma chère, toute personne qui s'expose ainsi à la presse et à la célébrité encourt le risque d'être critiqué. Toute personne publique, chanteur, politicien, acteur ou autre, lorsqu'elle acquiert de la notoriété, s'engage en contrepartie à faire partie des conversations des autres, et de ce fait à être critiqué. Je ne me priverai pas de ce droit pour une question d'éthique mal définie.
Parler de la maladie de son enfant dans un magazine, oui, pourquoi pas... Parler de la douleur, du passé de son enfant, accorder des interviews pour que des fans puissent en savoir le maximum sur feu leur chanteur adoré, je trouve ça ignoble, irrespectueux de sa mémoire et franchement déplaisant quand on voit des couvertures ou qu'on entend des spots publicitaires qui vantent les dernières révélations de ses proches en exclusivité. Ca me donne l'impression de marchandages sur son cadavre, et ça me débecte.
Prendre la peine d'ouvrir un magazine pipol? Et puis quoi encore? Je ne suis pas du genre à foncer sur les articles qui nous tiennent au courant de qui couche avec qui, contrairement, apparemment, à vous, qui semblez suivre avec enthousiasme tous les événements majeurs du monde pipol... C'est vrai, quoi de plus intéressant que de savoir que Karine Ferri voulait un enfant de Grégory, à l'heure où le monde se meurt, où le climat se réchauffe, où les espèces s'éteignent par milliers et où l'eau commence à manquer? Chacun ses priorités, les magazines pipol sont les vôtres, pas les miennes. Et si au passage j'ai l'occasion de cracher sur les gens qui se délectent des détails de la vie des autres, c'est un bonus, je n'ai jamais supporté l'indiscrétion.
Karine Ferri a accordé une interview, ce qui fait... une de trop. Je ne retire rien de ce que j'ai dit, je trouve définitivement navrant de s'épancher sur son amour défunt dans un magazine pour salle d'attente alors qu'elle devrait, de mon point de vue toujours, garder précieusement ces instants et ces secrets pour elle, plutôt que de les partager avec la pléthore d'indiscrets qui raffolent de détails croustillants. De même pour ses parents. Imaginez que vous-même veniez à trépasser: apprécieriez-vous que des détails de votre existence soient jetés en pâture à de parfaits inconnus juste pour satisfaire leur curiosité? Et par vos parents et votre conjoint, en plus? Qu'ils accordent des interviews sur votre corps à peine froid? Moi ça me donnerait envie de vomir.
Rendre hommage à Grégory, faire avancer le combat contre la maladie en disant qu'elle voulait un enfant de lui? Pardon de l'expression, mais: mon cul! Quand on continue le combat, on parle d'avenir, on parle d'espoirs, de traitements, de soins. On ne s'épanche pas sur l'épaule d'un journaliste en disant qu'on voulait avoir un enfant. On ne dit rien qui permette de faire des couvertures portant les mots "révélations choc". On a de la pudeur et du respect pour le défunt: ça, c'est un hommage.
En parler plus, informer sur les maladies, d'accord. Alors qu'on me montre un article de ces magazines merdiques, UN SEUL, consacré à la maladie en question, à ses origines, ses symptômes et ses moyens de traitements actuels et à envisager, et je retirerai ce que j'ai dit. Qu'on me prouve que les magazines pipol contribuent à l'information concernant cette maladie autrement qu'en disant que c'est une "terrible maladie qui l'a emporté trop tôt". Trouvez-moi un article utile concernant cette maladie, ayant pour but autre chose que tirer des larmes de crocodile aux lecteurs.
D'ailleurs, donnez-moi le nom de cette maladie, vous qui êtes si bien informée. En un certain nombre de lignes, vous avez, comme moi le mal informé, écrit à de nombreuses reprises "cette maladie". Quelle est-elle? Si vous le saviez, vous n'auriez pas manqué de nous en informer, pas vrai? Et pourtant, pas de nom... C'est dire comme la lecture de ces magazines vous a informée... A part dire que c'est mal et qu'il faut se battre, que savez-vous d'elle?
Je peux attendre longtemps je pense, non?
A part ça, non le billet précédent n'est pas autobiographique. Simplement issu de mon imagination.
A peu près Winston Churchill
Il y a peu, j'ai publié un billet quelque peu incendiaire à l'encontre de la presse à scandale, de Karine Ferri et de la famille de feu Grégory Lemarchal, à cause des gros titres des feuilles de chou à scandale qui se gargarisaient des révélations-choc des proches du jeune homme, dans le genre "Avec Grégory, ils voulaient un bébé" ou "le terrible chagrin de Karine: interview exclusive".
Hier, j'ai reçu un commentaire virulent d'une vengeuse masquée anonyme qui n'a, semble-t-il, pas trop apprécié mon coup de gueule. Par soucis d'honnêteté, je le retranscris tel quel ici.
"Anonyme a dit…
Mademoiselle ou Madame peut importe. Moi c'est vous qui m'exaspéré. Comment peut-on critiqué une famille qui est en deuil ? qui essaie tant bien que mal de faire connaitre cette maladie pour éviter que d'autres grégory meurent de cette saloperie. Avez vous pris la peine d'ouvrir et de lire les articles dans la presse à scandale ?? j'en doute très fort vous vous rendrez compte qu'une seule ITv a été donné de la part de Karine Ferri à Paris Match et oui c'est parents ont aussi donné une ITV à se journal. Ses ITv sont issus d'un très long entretien. C'est leur facon à eux de lui rendre hommage et de continuer le combat ... Les Voici, Public, Closer n'ont fait que reprendre ces 2 ITV. Vous vous seriez informer un peu avant de critiquer vous seriez au courant des propos tenus par Mr Pierre Lemarchal (son papa) le jour de l'enterrement de Grégory. "Je ne sais pas si Dieu leur pardonnera, moi en tout cas j'ai du mal" Ces paroles ont été prononcés à l'encontre de toute la presse à scandale qui a raconté n'importe quoi sur Grégory. Donc ce n'est pas aujourd'hui que sa famille va allez donner des ITv à public, voici ect. Alors avant de juger renseignez vous et dites vous que plus on en parle plus cela ouvre les yeux aux gens sur cette maladie. Ce n'est pas un garçon qui est mort d'un accident, il est mort d'une MALADIE, une maladie qu'on peut combattre si on s'y mets tous ensemble ... Sur ce Bonne jourée Une fan outrée par vos jugements hâtifs. Et tenez un peu de PUB : Association Grégory Lemarchal BP 90124 73 001 Chambery Cedex Rendez-vous à la fête de la vie, le 29 juin au jardin des tuileries à Paris."
Pour une fois qu'on me propose un défi d'argumentation, je compte bien me jeter dessus.
Alors d'une, reprocher à quelqu'un son manque de sources pour traiter d'un sujet alors qu'on ne prend même pas la peine de se renseigner sur son sexe, c'est un peu gros. Apprenez donc chère fan outragée que je suis un mec, et que si vous aviez lu avec attention le billet dont il est question, vous le sauriez simplement en remarquant que j'ai accordé au masculin des adjectifs tel que "cruel", pourtant en première ligne.
A moins bien sur que ce "peu importe" ait pour seul but de m'indiquer que ma personne vous indiffère au plus haut point et que peu vous chaut que je sois homme ou femme. Auquel cas vous m'indifférez autant que je vous indiffère et j'arrête là ma réponse. Mais je vais vous croire plus maligne que ça et faire comme si ces premiers mots n'étaient dus qu'à de l'inattention.
Comment peut-on critiquer une famille en deuil? Mais ma chère, toute personne qui s'expose ainsi à la presse et à la célébrité encourt le risque d'être critiqué. Toute personne publique, chanteur, politicien, acteur ou autre, lorsqu'elle acquiert de la notoriété, s'engage en contrepartie à faire partie des conversations des autres, et de ce fait à être critiqué. Je ne me priverai pas de ce droit pour une question d'éthique mal définie.
Parler de la maladie de son enfant dans un magazine, oui, pourquoi pas... Parler de la douleur, du passé de son enfant, accorder des interviews pour que des fans puissent en savoir le maximum sur feu leur chanteur adoré, je trouve ça ignoble, irrespectueux de sa mémoire et franchement déplaisant quand on voit des couvertures ou qu'on entend des spots publicitaires qui vantent les dernières révélations de ses proches en exclusivité. Ca me donne l'impression de marchandages sur son cadavre, et ça me débecte.
Prendre la peine d'ouvrir un magazine pipol? Et puis quoi encore? Je ne suis pas du genre à foncer sur les articles qui nous tiennent au courant de qui couche avec qui, contrairement, apparemment, à vous, qui semblez suivre avec enthousiasme tous les événements majeurs du monde pipol... C'est vrai, quoi de plus intéressant que de savoir que Karine Ferri voulait un enfant de Grégory, à l'heure où le monde se meurt, où le climat se réchauffe, où les espèces s'éteignent par milliers et où l'eau commence à manquer? Chacun ses priorités, les magazines pipol sont les vôtres, pas les miennes. Et si au passage j'ai l'occasion de cracher sur les gens qui se délectent des détails de la vie des autres, c'est un bonus, je n'ai jamais supporté l'indiscrétion.
Karine Ferri a accordé une interview, ce qui fait... une de trop. Je ne retire rien de ce que j'ai dit, je trouve définitivement navrant de s'épancher sur son amour défunt dans un magazine pour salle d'attente alors qu'elle devrait, de mon point de vue toujours, garder précieusement ces instants et ces secrets pour elle, plutôt que de les partager avec la pléthore d'indiscrets qui raffolent de détails croustillants. De même pour ses parents. Imaginez que vous-même veniez à trépasser: apprécieriez-vous que des détails de votre existence soient jetés en pâture à de parfaits inconnus juste pour satisfaire leur curiosité? Et par vos parents et votre conjoint, en plus? Qu'ils accordent des interviews sur votre corps à peine froid? Moi ça me donnerait envie de vomir.
Rendre hommage à Grégory, faire avancer le combat contre la maladie en disant qu'elle voulait un enfant de lui? Pardon de l'expression, mais: mon cul! Quand on continue le combat, on parle d'avenir, on parle d'espoirs, de traitements, de soins. On ne s'épanche pas sur l'épaule d'un journaliste en disant qu'on voulait avoir un enfant. On ne dit rien qui permette de faire des couvertures portant les mots "révélations choc". On a de la pudeur et du respect pour le défunt: ça, c'est un hommage.
En parler plus, informer sur les maladies, d'accord. Alors qu'on me montre un article de ces magazines merdiques, UN SEUL, consacré à la maladie en question, à ses origines, ses symptômes et ses moyens de traitements actuels et à envisager, et je retirerai ce que j'ai dit. Qu'on me prouve que les magazines pipol contribuent à l'information concernant cette maladie autrement qu'en disant que c'est une "terrible maladie qui l'a emporté trop tôt". Trouvez-moi un article utile concernant cette maladie, ayant pour but autre chose que tirer des larmes de crocodile aux lecteurs.
D'ailleurs, donnez-moi le nom de cette maladie, vous qui êtes si bien informée. En un certain nombre de lignes, vous avez, comme moi le mal informé, écrit à de nombreuses reprises "cette maladie". Quelle est-elle? Si vous le saviez, vous n'auriez pas manqué de nous en informer, pas vrai? Et pourtant, pas de nom... C'est dire comme la lecture de ces magazines vous a informée... A part dire que c'est mal et qu'il faut se battre, que savez-vous d'elle?
Je peux attendre longtemps je pense, non?
A part ça, non le billet précédent n'est pas autobiographique. Simplement issu de mon imagination.
vendredi 8 juin 2007
Dialogue téléphonique
*sonnerie de téléphone*
- Mgn... mmmâllo?
- Théo?
- Angèle?
- Salut.
- Euh... salut. Il est quelle heure?
- Cinq heures.
- Du matin?
- Oui.
- Ah ok, donc en fait tu as décidé de m'achever.
- Désolée d'appeler si tôt.
- C'est pas grave. Qu'est-ce qui se passe?
- J'ai pas mal réfléchi tu sais...
- Ah?
- Je voulais te parler...
- Ah.
- Euh... comment ça va?
- Hum... je viens de me faire réveiller à cinq heures du matin par mon ex qui me demande comment je vais... On va dire que ça pourrait être pire, ça aurait pu être dimanche.
- ...
- Oui je sais, on EST dimanche, je tentais une pointe de cynisme. Désolé, quand j'ai pas mes quatorze heures de sommeil je suis irritable...
- ...
- ...bref, c'est toi qui voulais me parler... Je t'écoute. N'hésite pas à me crier dessus si tu penses que je me suis rendormi.
- J'ai pas mal réfléchi à nous deux... Enfin, j'ai repensé à ce qu'on avait vécu, à ce qu'il y avait entre nous... Ca me hante la nuit, j'arrête pas d'y penser.
- Penser à quoi?
- Au fait que ça se soit terminé. Je trouve ça dommage en fait... On était bien tous les deux non?
- ...tu m'appelles à cinq heures du mat pour me parler de notre couple?
- Et alors? Il faut une horaire précise?
- Une heure où l'autre est à peu près frais me semble plus adaptée, mais bon... Maintenant que je suis totalement réveillé, parlons-en, si tu veux.
- D'accord.
- ...
- ...
- ...euh, Angèle, c'est TOI qui m'a appelé, c'est TOI qui parle.
- J'ai dit ce que j'avais à dire.
- Ouais, comme d'hab quoi. Tu me sors deux phrases, et c'est à moi de me débrouiller pour en trouver le sens précis et comprendre immédiatement tout ce que tu veux, ressens, penses et espères.
- ...écoute si c'est comme ça que tu le prends...
- Ok, excuse-moi... Je pensais juste que si tu m'appelais à cette heure c'était pour me dire quelque chose de particulier, un truc énorme qui vient de te frapper, je sais pas...
- Je ne vois pas comment être plus claire. J'arrête pas de penser à nous et je trouve qu'on a perdu quelque chose. Tu n'es pas d'accord?
- Puis-je te rappeler que c'est TOI qui a décidé de rompre?
- Tu n'étais pas contre.
- Comme si j'avais le choix. Je te signale que ça faisait deux semaines que tu m'embrassais du bout des lèvres, que tu répondais des "moi aussi" vagues quand je te disais que je t'aimais et que quand on faisait l'amour, tu avais plus d'intérêt pour les fissures du plafond que pour moi.
- Tu n'as pas l'impression d'exagérer? Alors comme ça c'est moi la salope qui était distante et tu n'as fait que subir les immenses souffrances que je t'ai infligées? Arrête, tu vas me faire pleurer...
- "Angèle Docteur Love, ou: comment repartir sur des bases saines". Au cas où ça ne t'aurait pas marqué, c'est toi qui a décidé que tu en avais assez, que tu voulais autre chose, que je ne t'apportais pas assez, que je n'étais pas pour toi ni toi pour moi...
- Et tu étais d'accord.
- J'ai dit que j'étais d'accord, nuance. Non mais tu imagines le crampon qui secoue la tête en faisant "non non" quand sa nana lui dit ses quatre vérités? Tu voulais quoi, que je dise que je t'aimais plus que tout, que je te supplie de rester, que ce que tu disais était faux, qu'il y avait quelque chose de spécial entre nous?
- Pourquoi pas? Au moins j'aurais su combien tu tenais à moi.
- Ah parce que je ne te le disais pas assez?
- ...
- Non mais foutage de gueule, sans dec...
- Ecoute...
- Non, toi écoute. Je t'aimais, Angèle. Je crois même que je t'aime toujours. J'ai toujours cru qu'il y avait quelque chose de spécial entre nous. Mais je ne l'ai pas dit quand tu m'as quitté, parce que ça ne voulait dire qu'une chose: que ça n'existait que pour moi. Quand ça s'est dégradé entre nous, j'ai tout fait pour que ça aille mieux, je voulais que tu me parles, je venais te chercher le soir à ton travail, je nous faisais des dîners aux chandelles, je t'écrivais des histoires ou des chansons... Enfin encore plus souvent que d'habitude. Tu te souviens non?
- ...
- Je prends ça pour un oui. Malgré mes super efforts, tu es partie. Malgré mon amour pour toi, tu as décidé que je n'étais pas pour toi. Et maintenant, tu t'aperçois que je te manque? Après six mois, alors que je commence à peine à m'en sortir, à réussir à t'oublier, tu me rappelles en pleine nuit pour m'annoncer que tu as passé des nuits à cogiter et que finalement, si, je suis bien celui qu'il te faut? Je suis le seul à trouver ça un peu gros?
- Je sais que c'est nul de faire ça, mais avant cette nuit, c'était très embrouillé pour moi... Je n'arrivais pas à être sure de mes sentiments, de ce que je voulais vraiment... J'avais besoin d'un moment pour réfléchir, pour me recentrer, tu comprends?
- Et pour te recentrer il fallait forcément que tu me dises que tu ne m'aimais plus?
- Mais j'en savais rien! Je savais plus ce que je ressentais!
- Alors pourquoi me le dire?
- J'en sais rien. Peut-être pour me faire prendre conscience que c'était définitif, que je partais pour toujours. Te dire que je ne t'aimais plus pour m'en persuader, pour me convaincre que je prenais la bonne décision.
- J'ai le droit de trouver ça complètement crétin?
- Je suppose qu'il y a de quoi... Mais c'est comme ça que je fonctionne, Théo, tu le sais non? Je ne suis pas comme tout le monde...
- Tu es unique, je le sais très bien.
- Merci.
- Je ne suis pas certain que c'était un compliment, mais tu peux le prendre en tant que tel.
- ...
- ...
- Tu veux bien y penser?
- Penser à quoi?
- A... nous deux? A nous revoir, pour... euh... essayer encore?
- Tu te rends compte de ce que tu me demandes?
- Oui, je sais, c'est dégueulasse. Mais... s'il te plaît?
- ...
- A moins que tu aies quelqu'un en ce moment?
- Non. Comme si j'avais réussi à te remplacer en six mois...
- ...
- J'ai imaginé, j'ai rêvé de ce moment tu sais... Tous les soirs après ton départ, je t'imaginais revenir et me dire que tu m'aimais, que finalement tu regrettais d'être partie... Tous les soirs j'imaginais que j'ouvrais grand les bras.
- Et maintenant?
- Maintenant... J'en sais rien. C'est peut-être trop tard. Six mois ont peut-être réussi à tuer mon envie dévorante d'être avec toi.
- ...
- Mais je vais y penser.
- Merci.
- Je te rappellerai peut-être.
- Ok.
- Je... tu... euh...
- Oui?
- On la refait: tu m'as beaucoup manqué.
- Je ne sais pas ce que ça vaut dans ma bouche, mais... toi aussi. Vraiment.
- ...
- Alors... euh... je te laisse dormir?
- Tu parles, tu as foutu ma nuit en l'air. Je vais cogiter maintenant.
- Héhé.
- Sale fourbe.
- Moi aussi je t'aime.
- ...
- ...désolée... C'est venu tout seul.
- Pas grave. Bon... bonne fin de nuit alors.
- Toi aussi.
- Alors à... bientôt? Peut-être?
- J'espère. Je t'embrasse.
- Moi aussi. Bye.
- Bye.
*clic*
- Mgn... mmmâllo?
- Théo?
- Angèle?
- Salut.
- Euh... salut. Il est quelle heure?
- Cinq heures.
- Du matin?
- Oui.
- Ah ok, donc en fait tu as décidé de m'achever.
- Désolée d'appeler si tôt.
- C'est pas grave. Qu'est-ce qui se passe?
- J'ai pas mal réfléchi tu sais...
- Ah?
- Je voulais te parler...
- Ah.
- Euh... comment ça va?
- Hum... je viens de me faire réveiller à cinq heures du matin par mon ex qui me demande comment je vais... On va dire que ça pourrait être pire, ça aurait pu être dimanche.
- ...
- Oui je sais, on EST dimanche, je tentais une pointe de cynisme. Désolé, quand j'ai pas mes quatorze heures de sommeil je suis irritable...
- ...
- ...bref, c'est toi qui voulais me parler... Je t'écoute. N'hésite pas à me crier dessus si tu penses que je me suis rendormi.
- J'ai pas mal réfléchi à nous deux... Enfin, j'ai repensé à ce qu'on avait vécu, à ce qu'il y avait entre nous... Ca me hante la nuit, j'arrête pas d'y penser.
- Penser à quoi?
- Au fait que ça se soit terminé. Je trouve ça dommage en fait... On était bien tous les deux non?
- ...tu m'appelles à cinq heures du mat pour me parler de notre couple?
- Et alors? Il faut une horaire précise?
- Une heure où l'autre est à peu près frais me semble plus adaptée, mais bon... Maintenant que je suis totalement réveillé, parlons-en, si tu veux.
- D'accord.
- ...
- ...
- ...euh, Angèle, c'est TOI qui m'a appelé, c'est TOI qui parle.
- J'ai dit ce que j'avais à dire.
- Ouais, comme d'hab quoi. Tu me sors deux phrases, et c'est à moi de me débrouiller pour en trouver le sens précis et comprendre immédiatement tout ce que tu veux, ressens, penses et espères.
- ...écoute si c'est comme ça que tu le prends...
- Ok, excuse-moi... Je pensais juste que si tu m'appelais à cette heure c'était pour me dire quelque chose de particulier, un truc énorme qui vient de te frapper, je sais pas...
- Je ne vois pas comment être plus claire. J'arrête pas de penser à nous et je trouve qu'on a perdu quelque chose. Tu n'es pas d'accord?
- Puis-je te rappeler que c'est TOI qui a décidé de rompre?
- Tu n'étais pas contre.
- Comme si j'avais le choix. Je te signale que ça faisait deux semaines que tu m'embrassais du bout des lèvres, que tu répondais des "moi aussi" vagues quand je te disais que je t'aimais et que quand on faisait l'amour, tu avais plus d'intérêt pour les fissures du plafond que pour moi.
- Tu n'as pas l'impression d'exagérer? Alors comme ça c'est moi la salope qui était distante et tu n'as fait que subir les immenses souffrances que je t'ai infligées? Arrête, tu vas me faire pleurer...
- "Angèle Docteur Love, ou: comment repartir sur des bases saines". Au cas où ça ne t'aurait pas marqué, c'est toi qui a décidé que tu en avais assez, que tu voulais autre chose, que je ne t'apportais pas assez, que je n'étais pas pour toi ni toi pour moi...
- Et tu étais d'accord.
- J'ai dit que j'étais d'accord, nuance. Non mais tu imagines le crampon qui secoue la tête en faisant "non non" quand sa nana lui dit ses quatre vérités? Tu voulais quoi, que je dise que je t'aimais plus que tout, que je te supplie de rester, que ce que tu disais était faux, qu'il y avait quelque chose de spécial entre nous?
- Pourquoi pas? Au moins j'aurais su combien tu tenais à moi.
- Ah parce que je ne te le disais pas assez?
- ...
- Non mais foutage de gueule, sans dec...
- Ecoute...
- Non, toi écoute. Je t'aimais, Angèle. Je crois même que je t'aime toujours. J'ai toujours cru qu'il y avait quelque chose de spécial entre nous. Mais je ne l'ai pas dit quand tu m'as quitté, parce que ça ne voulait dire qu'une chose: que ça n'existait que pour moi. Quand ça s'est dégradé entre nous, j'ai tout fait pour que ça aille mieux, je voulais que tu me parles, je venais te chercher le soir à ton travail, je nous faisais des dîners aux chandelles, je t'écrivais des histoires ou des chansons... Enfin encore plus souvent que d'habitude. Tu te souviens non?
- ...
- Je prends ça pour un oui. Malgré mes super efforts, tu es partie. Malgré mon amour pour toi, tu as décidé que je n'étais pas pour toi. Et maintenant, tu t'aperçois que je te manque? Après six mois, alors que je commence à peine à m'en sortir, à réussir à t'oublier, tu me rappelles en pleine nuit pour m'annoncer que tu as passé des nuits à cogiter et que finalement, si, je suis bien celui qu'il te faut? Je suis le seul à trouver ça un peu gros?
- Je sais que c'est nul de faire ça, mais avant cette nuit, c'était très embrouillé pour moi... Je n'arrivais pas à être sure de mes sentiments, de ce que je voulais vraiment... J'avais besoin d'un moment pour réfléchir, pour me recentrer, tu comprends?
- Et pour te recentrer il fallait forcément que tu me dises que tu ne m'aimais plus?
- Mais j'en savais rien! Je savais plus ce que je ressentais!
- Alors pourquoi me le dire?
- J'en sais rien. Peut-être pour me faire prendre conscience que c'était définitif, que je partais pour toujours. Te dire que je ne t'aimais plus pour m'en persuader, pour me convaincre que je prenais la bonne décision.
- J'ai le droit de trouver ça complètement crétin?
- Je suppose qu'il y a de quoi... Mais c'est comme ça que je fonctionne, Théo, tu le sais non? Je ne suis pas comme tout le monde...
- Tu es unique, je le sais très bien.
- Merci.
- Je ne suis pas certain que c'était un compliment, mais tu peux le prendre en tant que tel.
- ...
- ...
- Tu veux bien y penser?
- Penser à quoi?
- A... nous deux? A nous revoir, pour... euh... essayer encore?
- Tu te rends compte de ce que tu me demandes?
- Oui, je sais, c'est dégueulasse. Mais... s'il te plaît?
- ...
- A moins que tu aies quelqu'un en ce moment?
- Non. Comme si j'avais réussi à te remplacer en six mois...
- ...
- J'ai imaginé, j'ai rêvé de ce moment tu sais... Tous les soirs après ton départ, je t'imaginais revenir et me dire que tu m'aimais, que finalement tu regrettais d'être partie... Tous les soirs j'imaginais que j'ouvrais grand les bras.
- Et maintenant?
- Maintenant... J'en sais rien. C'est peut-être trop tard. Six mois ont peut-être réussi à tuer mon envie dévorante d'être avec toi.
- ...
- Mais je vais y penser.
- Merci.
- Je te rappellerai peut-être.
- Ok.
- Je... tu... euh...
- Oui?
- On la refait: tu m'as beaucoup manqué.
- Je ne sais pas ce que ça vaut dans ma bouche, mais... toi aussi. Vraiment.
- ...
- Alors... euh... je te laisse dormir?
- Tu parles, tu as foutu ma nuit en l'air. Je vais cogiter maintenant.
- Héhé.
- Sale fourbe.
- Moi aussi je t'aime.
- ...
- ...désolée... C'est venu tout seul.
- Pas grave. Bon... bonne fin de nuit alors.
- Toi aussi.
- Alors à... bientôt? Peut-être?
- J'espère. Je t'embrasse.
- Moi aussi. Bye.
- Bye.
*clic*
Comment perdre sa journée
"J'hésite... kéké, c'est supérieur ou inférieur à protozoaire?"
Charles Darwin (qui a finalement opté pour "inférieur")
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J'ai perdu ma journée aujourd'hui. Mais alors grave de chez grave.
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Si j'étais d'humeur badine, je raconterais que j'ai passé plusieurs heures à étudier le kéké dans son habitat naturel. Mais là j'ai trop mal à la tête. Alors bon, on va voir ce que je vais bien pouvoir sortir comme idioties en racontant tout ça...
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D'abord, ça commence mal, il a fallu que je me réveille à 7h. Je vous explique: j'avais rendez-vous à l'école que dirige ma mère avec le fils d'une de ses collègues/assistantes/assimilés/rien-à-foutre-de-toutes-façons. Ce jeune homme travaille dans une cafétaria et était sensé m'aider à trouver du travail au même endroit pour cet été.
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Voilà, contexte replacé, poursuivons. Je me retrouve à l'école, des enfants partout, je cherche désespérément un coin obscur dans lequel me blottir, mais en vain. Je supporte donc avec une bravoure toute mounesque le regard intrigué des gnomes qui tentent d'assimiler que leur maîtresse peut avoir un fils qui n'a pas 7 ans. Apparemment c'est dur à comprendre, étais-je aussi bête quand j'étais petit?
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Le mec arrive. Moi qui espérais un garçon normal (j'aurais même toléré un babacool-fumeur-de-géraniums-écouteur-de-reggae), odieux coup du sort, je me retrouve en face d'un kéké pure race. Pour les incultes qui nous lisent, un kéké est une sous-espèce humanoïde pourvue de tares graves et souvent irréversibles et dotée d'un intellect qu'un haricot n'envierait pas. Le moyen le plus efficace de les distinguer dans une population humaine est d'observer l'apparence physique, blindée de "Cerutti", "CK", "Nike", avec des gourmettes qui brillent, des cheveux luisants de gel et une fâcheuse tendance à avoir l'air con.
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Oui je sais, je suis vindicatif et sectaire, mais j'assume complètement. En plus c'est un kéké de Gardanne, et V. m'a délivré mon permis d'éradication en bonne et due forme, alors hein, j'ai le droit.
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Bref, ce jeune homme ne reculant devant aucun cliché ("ohlala des études supérieures c'est horrible", "tu aimes le èrènbi/aouze/teghno/râpe? Moi j'adore, tiens écoute celle-là!", "moi j'adore le tuning", "avant c'était ma copine qui passait l'aspirateur mais maintenant qu'on a rompu je le fais plus", "oah elle est trop bonne elle... euh je veux dire elle est trop charmante") m'emmène chez lui. On aurait du y être pour 9h, mais le programme a changé au dernier moment, le responsable n'est pas là, on ira vers midi et avec du bol il y sera.
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Chez lui, je passe quatre heures (montre en main) à regarder le papier peint pendant qu'il se déchaîne sur un jeu vidéo de voitures-tuning-fuck-les-keufs. Il ne me propose pas d'y jouer (j'aurais refusé de toutes façons), et pense à me proposer à boire au bout de trois heures de jeu, pendant que je fais... absolument rien d'autre qu'attendre.
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Mal de crâne persistant quand nous décollons enfin vers la cafétaria, avec son frère (le même avec un grand nez et des tongs bleu ciel). On mange à la cafétaria (ça nage dans la graisse, beeeuuurgh), le responsable n'est pas là, mon kéké vitupère en bonne et due forme sur tous ses collègues qu'il aperçoit et avec qui il est pourtant fort aimable, et enfin, ENFIN, après tant d'épreuves, il me ramène à l'école. Vu qu'on n'a pas vu le responsable, je suis sensé y retourner demain. Il est gentil, il me demande s'il veut qu'on se retrouve. Nan. Même pas en rêve, "t'inquiètes je retrouverai, je dirai que je viens de ta part". Et il se casse. Je ne compte pas y retourner. Servir des horreurs huileuses avec des kékés et des cagoles (= femelle de kéké) partout à 40 bornes de chez moi alors que j'ai des chances d'être pris à la pizzeria à 5 bornes de chez moi, merci bien.
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Je bondis donc avec le crâne en miettes sous les assauts de aouze électro de la mort qui tue dans ma Mounemobile©, où je fais pendant le trajet du retour une cure de rock intensive. Rhaaa lovely.
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Et me voilà chez moi. J'achève ce billet, et je vais faire la sieste. C'est con, ce matin j'avais de l'inspiration pour un billet spécial, mais là j'ai carrément plus envie. On verra ce soir si ça me rebranche.
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A part ça... "boyaux dedans ou boyaux dehors?" (réminiscence de Hannibal)
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