Statistiques

Environ 0% des lecteurs actuels de ce blog sont morts au cours des dernières secondes.

mardi 12 juin 2007

Déjà

"Le temps est un salaud. Normal, c'est un mec."
George Sand

Ca fait deux semaines sans un mot, et plus d'un mois et demie depuis la rupture.

Déjà.

A part ça, je suis AUSSI pris en Corse. Va falloir faire des choix, et vite.

lundi 11 juin 2007

Malaise

"Découragement (nm) : sensation qui s'empare de temps à autre de l'humain normal, qui semble alors penser que tout est vain, que rien de bon ne peut plus lui arriver et que quoi qu'il fasse il n'y arrivera pas. En général c'est un bon prémisce à la déprime et à l'inactivité, voire à l'angoisse. Les raisons peuvent être aussi variées que le manque de soleil ou des échecs répétés."
Encylopaedia Multiversalis Alien

"Ptites natures..."
Note dans la marge.

Je réfute solennellement la théorie qui veut qu'on se sente déprimé quand on ne voit pas le soleil. Il est vrai que les nuages de Metz, jadis, n'améliorèrent pas mon humeur, mais bon. Depuis quelques jours, ici, on alterne les orages violents et les éclaircies ensoleillées. Etrangement, j'étais de bonne humeur.

Depuis deux jours, il fait grand soleil. Et je me sens découragé au possible.

Les autres facteurs qui expliquent cet état de fait sont multiples... Le premier est "personne avec qui partager le beau temps pour faire une balade main dans la main", comme tout le monde s'en doute. Annexe: "et surtout pas elle".

En vrac, il y a mon manque de thune flagrant, mon incapacité à trouver du travail, le fait que je ne sorte presque pas justement pour ces raisons, ce qui entraîne que je ne rencontre personne et encore moins de dulcinée potentielle, le stress du manque d'argent potentiel pour continuer mes études, bourses ou pas, mes résultats d'examens qui tombent tel le couperet moyen sur ma tronche dans deux jours, les dossiers d'inscription à envoyer à Toulouse, ma maîtresse de stage qui ne me contacte plus depuis que je lui ai dit que je ne pouvais pas avoir de convention de stage et que je n'ose pas recontacter de peur de sembler lourd et insistant, le fait qu'en deux semaines à peine j'aie pris trois ou quatre kilos parce que je mange comme un affamé (à Metz je n'avais pas les sous pour avoir de la viande ou du fromage au menu tous les jours), l'un des deux chatons qui a été donné et l'autre qui en a profité pour disparaître, et tant qu'on y est mon ordinateur qui commence à ramer et refuse de s'allumer une fois sur deux.

Donc oui, je me sens découragé. On appelle ça une "mauvaise passe". Je passe mon temps sur l'ordinateur, sans même avoir assez de motivation pour continuer d'écrire mes histoires. La loque de base.

Enfin bon, une mauvaise passe ne dure pas éternellement, il paraît.

Je crois.

A part ça, je voulais écrire le procès de Morphée, mais j'ai déjà oublié mes rêves et en quoi ils étaient franchement désagréables, une fois encore.

samedi 9 juin 2007

Critique constructive

"La critique c'est comme la douleur: ça fait mal mais ça attire l'attention là où ça foire."
A peu près Winston Churchill

Il y a peu, j'ai publié un billet quelque peu incendiaire à l'encontre de la presse à scandale, de Karine Ferri et de la famille de feu Grégory Lemarchal, à cause des gros titres des feuilles de chou à scandale qui se gargarisaient des révélations-choc des proches du jeune homme, dans le genre "Avec Grégory, ils voulaient un bébé" ou "le terrible chagrin de Karine: interview exclusive".

Hier, j'ai reçu un commentaire virulent d'une vengeuse masquée anonyme qui n'a, semble-t-il, pas trop apprécié mon coup de gueule. Par soucis d'honnêteté, je le retranscris tel quel ici.

"Anonyme a dit…

Mademoiselle ou Madame peut importe. Moi c'est vous qui m'exaspéré. Comment peut-on critiqué une famille qui est en deuil ? qui essaie tant bien que mal de faire connaitre cette maladie pour éviter que d'autres grégory meurent de cette saloperie. Avez vous pris la peine d'ouvrir et de lire les articles dans la presse à scandale ?? j'en doute très fort vous vous rendrez compte qu'une seule ITv a été donné de la part de Karine Ferri à Paris Match et oui c'est parents ont aussi donné une ITV à se journal. Ses ITv sont issus d'un très long entretien. C'est leur facon à eux de lui rendre hommage et de continuer le combat ... Les Voici, Public, Closer n'ont fait que reprendre ces 2 ITV. Vous vous seriez informer un peu avant de critiquer vous seriez au courant des propos tenus par Mr Pierre Lemarchal (son papa) le jour de l'enterrement de Grégory. "Je ne sais pas si Dieu leur pardonnera, moi en tout cas j'ai du mal" Ces paroles ont été prononcés à l'encontre de toute la presse à scandale qui a raconté n'importe quoi sur Grégory. Donc ce n'est pas aujourd'hui que sa famille va allez donner des ITv à public, voici ect. Alors avant de juger renseignez vous et dites vous que plus on en parle plus cela ouvre les yeux aux gens sur cette maladie. Ce n'est pas un garçon qui est mort d'un accident, il est mort d'une MALADIE, une maladie qu'on peut combattre si on s'y mets tous ensemble ... Sur ce Bonne jourée Une fan outrée par vos jugements hâtifs. Et tenez un peu de PUB : Association Grégory Lemarchal BP 90124 73 001 Chambery Cedex Rendez-vous à la fête de la vie, le 29 juin au jardin des tuileries à Paris."

Pour une fois qu'on me propose un défi d'argumentation, je compte bien me jeter dessus.

Alors d'une, reprocher à quelqu'un son manque de sources pour traiter d'un sujet alors qu'on ne prend même pas la peine de se renseigner sur son sexe, c'est un peu gros. Apprenez donc chère fan outragée que je suis un mec, et que si vous aviez lu avec attention le billet dont il est question, vous le sauriez simplement en remarquant que j'ai accordé au masculin des adjectifs tel que "cruel", pourtant en première ligne.

A moins bien sur que ce "peu importe" ait pour seul but de m'indiquer que ma personne vous indiffère au plus haut point et que peu vous chaut que je sois homme ou femme. Auquel cas vous m'indifférez autant que je vous indiffère et j'arrête là ma réponse. Mais je vais vous croire plus maligne que ça et faire comme si ces premiers mots n'étaient dus qu'à de l'inattention.

Comment peut-on critiquer une famille en deuil? Mais ma chère, toute personne qui s'expose ainsi à la presse et à la célébrité encourt le risque d'être critiqué. Toute personne publique, chanteur, politicien, acteur ou autre, lorsqu'elle acquiert de la notoriété, s'engage en contrepartie à faire partie des conversations des autres, et de ce fait à être critiqué. Je ne me priverai pas de ce droit pour une question d'éthique mal définie.

Parler de la maladie de son enfant dans un magazine, oui, pourquoi pas... Parler de la douleur, du passé de son enfant, accorder des interviews pour que des fans puissent en savoir le maximum sur feu leur chanteur adoré, je trouve ça ignoble, irrespectueux de sa mémoire et franchement déplaisant quand on voit des couvertures ou qu'on entend des spots publicitaires qui vantent les dernières révélations de ses proches en exclusivité. Ca me donne l'impression de marchandages sur son cadavre, et ça me débecte.

Prendre la peine d'ouvrir un magazine pipol? Et puis quoi encore? Je ne suis pas du genre à foncer sur les articles qui nous tiennent au courant de qui couche avec qui, contrairement, apparemment, à vous, qui semblez suivre avec enthousiasme tous les événements majeurs du monde pipol... C'est vrai, quoi de plus intéressant que de savoir que Karine Ferri voulait un enfant de Grégory, à l'heure où le monde se meurt, où le climat se réchauffe, où les espèces s'éteignent par milliers et où l'eau commence à manquer? Chacun ses priorités, les magazines pipol sont les vôtres, pas les miennes. Et si au passage j'ai l'occasion de cracher sur les gens qui se délectent des détails de la vie des autres, c'est un bonus, je n'ai jamais supporté l'indiscrétion.

Karine Ferri a accordé une interview, ce qui fait... une de trop. Je ne retire rien de ce que j'ai dit, je trouve définitivement navrant de s'épancher sur son amour défunt dans un magazine pour salle d'attente alors qu'elle devrait, de mon point de vue toujours, garder précieusement ces instants et ces secrets pour elle, plutôt que de les partager avec la pléthore d'indiscrets qui raffolent de détails croustillants. De même pour ses parents. Imaginez que vous-même veniez à trépasser: apprécieriez-vous que des détails de votre existence soient jetés en pâture à de parfaits inconnus juste pour satisfaire leur curiosité? Et par vos parents et votre conjoint, en plus? Qu'ils accordent des interviews sur votre corps à peine froid? Moi ça me donnerait envie de vomir.

Rendre hommage à Grégory, faire avancer le combat contre la maladie en disant qu'elle voulait un enfant de lui? Pardon de l'expression, mais: mon cul! Quand on continue le combat, on parle d'avenir, on parle d'espoirs, de traitements, de soins. On ne s'épanche pas sur l'épaule d'un journaliste en disant qu'on voulait avoir un enfant. On ne dit rien qui permette de faire des couvertures portant les mots "révélations choc". On a de la pudeur et du respect pour le défunt: ça, c'est un hommage.

En parler plus, informer sur les maladies, d'accord. Alors qu'on me montre un article de ces magazines merdiques, UN SEUL, consacré à la maladie en question, à ses origines, ses symptômes et ses moyens de traitements actuels et à envisager, et je retirerai ce que j'ai dit. Qu'on me prouve que les magazines pipol contribuent à l'information concernant cette maladie autrement qu'en disant que c'est une "terrible maladie qui l'a emporté trop tôt". Trouvez-moi un article utile concernant cette maladie, ayant pour but autre chose que tirer des larmes de crocodile aux lecteurs.

D'ailleurs, donnez-moi le nom de cette maladie, vous qui êtes si bien informée. En un certain nombre de lignes, vous avez, comme moi le mal informé, écrit à de nombreuses reprises "cette maladie". Quelle est-elle? Si vous le saviez, vous n'auriez pas manqué de nous en informer, pas vrai? Et pourtant, pas de nom... C'est dire comme la lecture de ces magazines vous a informée... A part dire que c'est mal et qu'il faut se battre, que savez-vous d'elle?

Je peux attendre longtemps je pense, non?

A part ça, non le billet précédent n'est pas autobiographique. Simplement issu de mon imagination.

vendredi 8 juin 2007

Dialogue téléphonique

*sonnerie de téléphone*
- Mgn... mmmâllo?
- Théo?
- Angèle?
- Salut.
- Euh... salut. Il est quelle heure?
- Cinq heures.
- Du matin?
- Oui.
- Ah ok, donc en fait tu as décidé de m'achever.
- Désolée d'appeler si tôt.
- C'est pas grave. Qu'est-ce qui se passe?
- J'ai pas mal réfléchi tu sais...
- Ah?
- Je voulais te parler...
- Ah.
- Euh... comment ça va?
- Hum... je viens de me faire réveiller à cinq heures du matin par mon ex qui me demande comment je vais... On va dire que ça pourrait être pire, ça aurait pu être dimanche.
- ...
- Oui je sais, on EST dimanche, je tentais une pointe de cynisme. Désolé, quand j'ai pas mes quatorze heures de sommeil je suis irritable...
- ...
- ...bref, c'est toi qui voulais me parler... Je t'écoute. N'hésite pas à me crier dessus si tu penses que je me suis rendormi.
- J'ai pas mal réfléchi à nous deux... Enfin, j'ai repensé à ce qu'on avait vécu, à ce qu'il y avait entre nous... Ca me hante la nuit, j'arrête pas d'y penser.
- Penser à quoi?
- Au fait que ça se soit terminé. Je trouve ça dommage en fait... On était bien tous les deux non?
- ...tu m'appelles à cinq heures du mat pour me parler de notre couple?
- Et alors? Il faut une horaire précise?
- Une heure où l'autre est à peu près frais me semble plus adaptée, mais bon... Maintenant que je suis totalement réveillé, parlons-en, si tu veux.
- D'accord.
- ...
- ...
- ...euh, Angèle, c'est TOI qui m'a appelé, c'est TOI qui parle.
- J'ai dit ce que j'avais à dire.
- Ouais, comme d'hab quoi. Tu me sors deux phrases, et c'est à moi de me débrouiller pour en trouver le sens précis et comprendre immédiatement tout ce que tu veux, ressens, penses et espères.
- ...écoute si c'est comme ça que tu le prends...
- Ok, excuse-moi... Je pensais juste que si tu m'appelais à cette heure c'était pour me dire quelque chose de particulier, un truc énorme qui vient de te frapper, je sais pas...
- Je ne vois pas comment être plus claire. J'arrête pas de penser à nous et je trouve qu'on a perdu quelque chose. Tu n'es pas d'accord?
- Puis-je te rappeler que c'est TOI qui a décidé de rompre?
- Tu n'étais pas contre.
- Comme si j'avais le choix. Je te signale que ça faisait deux semaines que tu m'embrassais du bout des lèvres, que tu répondais des "moi aussi" vagues quand je te disais que je t'aimais et que quand on faisait l'amour, tu avais plus d'intérêt pour les fissures du plafond que pour moi.
- Tu n'as pas l'impression d'exagérer? Alors comme ça c'est moi la salope qui était distante et tu n'as fait que subir les immenses souffrances que je t'ai infligées? Arrête, tu vas me faire pleurer...
- "Angèle Docteur Love, ou: comment repartir sur des bases saines". Au cas où ça ne t'aurait pas marqué, c'est toi qui a décidé que tu en avais assez, que tu voulais autre chose, que je ne t'apportais pas assez, que je n'étais pas pour toi ni toi pour moi...
- Et tu étais d'accord.
- J'ai dit que j'étais d'accord, nuance. Non mais tu imagines le crampon qui secoue la tête en faisant "non non" quand sa nana lui dit ses quatre vérités? Tu voulais quoi, que je dise que je t'aimais plus que tout, que je te supplie de rester, que ce que tu disais était faux, qu'il y avait quelque chose de spécial entre nous?
- Pourquoi pas? Au moins j'aurais su combien tu tenais à moi.
- Ah parce que je ne te le disais pas assez?
- ...
- Non mais foutage de gueule, sans dec...
- Ecoute...
- Non, toi écoute. Je t'aimais, Angèle. Je crois même que je t'aime toujours. J'ai toujours cru qu'il y avait quelque chose de spécial entre nous. Mais je ne l'ai pas dit quand tu m'as quitté, parce que ça ne voulait dire qu'une chose: que ça n'existait que pour moi. Quand ça s'est dégradé entre nous, j'ai tout fait pour que ça aille mieux, je voulais que tu me parles, je venais te chercher le soir à ton travail, je nous faisais des dîners aux chandelles, je t'écrivais des histoires ou des chansons... Enfin encore plus souvent que d'habitude. Tu te souviens non?
- ...
- Je prends ça pour un oui. Malgré mes super efforts, tu es partie. Malgré mon amour pour toi, tu as décidé que je n'étais pas pour toi. Et maintenant, tu t'aperçois que je te manque? Après six mois, alors que je commence à peine à m'en sortir, à réussir à t'oublier, tu me rappelles en pleine nuit pour m'annoncer que tu as passé des nuits à cogiter et que finalement, si, je suis bien celui qu'il te faut? Je suis le seul à trouver ça un peu gros?
- Je sais que c'est nul de faire ça, mais avant cette nuit, c'était très embrouillé pour moi... Je n'arrivais pas à être sure de mes sentiments, de ce que je voulais vraiment... J'avais besoin d'un moment pour réfléchir, pour me recentrer, tu comprends?
- Et pour te recentrer il fallait forcément que tu me dises que tu ne m'aimais plus?
- Mais j'en savais rien! Je savais plus ce que je ressentais!
- Alors pourquoi me le dire?
- J'en sais rien. Peut-être pour me faire prendre conscience que c'était définitif, que je partais pour toujours. Te dire que je ne t'aimais plus pour m'en persuader, pour me convaincre que je prenais la bonne décision.
- J'ai le droit de trouver ça complètement crétin?
- Je suppose qu'il y a de quoi... Mais c'est comme ça que je fonctionne, Théo, tu le sais non? Je ne suis pas comme tout le monde...
- Tu es unique, je le sais très bien.
- Merci.
- Je ne suis pas certain que c'était un compliment, mais tu peux le prendre en tant que tel.
- ...
- ...
- Tu veux bien y penser?
- Penser à quoi?
- A... nous deux? A nous revoir, pour... euh... essayer encore?
- Tu te rends compte de ce que tu me demandes?
- Oui, je sais, c'est dégueulasse. Mais... s'il te plaît?
- ...
- A moins que tu aies quelqu'un en ce moment?
- Non. Comme si j'avais réussi à te remplacer en six mois...
- ...
- J'ai imaginé, j'ai rêvé de ce moment tu sais... Tous les soirs après ton départ, je t'imaginais revenir et me dire que tu m'aimais, que finalement tu regrettais d'être partie... Tous les soirs j'imaginais que j'ouvrais grand les bras.
- Et maintenant?
- Maintenant... J'en sais rien. C'est peut-être trop tard. Six mois ont peut-être réussi à tuer mon envie dévorante d'être avec toi.
- ...
- Mais je vais y penser.
- Merci.
- Je te rappellerai peut-être.
- Ok.
- Je... tu... euh...
- Oui?
- On la refait: tu m'as beaucoup manqué.
- Je ne sais pas ce que ça vaut dans ma bouche, mais... toi aussi. Vraiment.
- ...
- Alors... euh... je te laisse dormir?
- Tu parles, tu as foutu ma nuit en l'air. Je vais cogiter maintenant.
- Héhé.
- Sale fourbe.
- Moi aussi je t'aime.
- ...
- ...désolée... C'est venu tout seul.
- Pas grave. Bon... bonne fin de nuit alors.
- Toi aussi.
- Alors à... bientôt? Peut-être?
- J'espère. Je t'embrasse.
- Moi aussi. Bye.
- Bye.
*clic*

Comment perdre sa journée

"J'hésite... kéké, c'est supérieur ou inférieur à protozoaire?"
Charles Darwin (qui a finalement opté pour "inférieur")
.
J'ai perdu ma journée aujourd'hui. Mais alors grave de chez grave.
.
Si j'étais d'humeur badine, je raconterais que j'ai passé plusieurs heures à étudier le kéké dans son habitat naturel. Mais là j'ai trop mal à la tête. Alors bon, on va voir ce que je vais bien pouvoir sortir comme idioties en racontant tout ça...
.
D'abord, ça commence mal, il a fallu que je me réveille à 7h. Je vous explique: j'avais rendez-vous à l'école que dirige ma mère avec le fils d'une de ses collègues/assistantes/assimilés/rien-à-foutre-de-toutes-façons. Ce jeune homme travaille dans une cafétaria et était sensé m'aider à trouver du travail au même endroit pour cet été.
.
Voilà, contexte replacé, poursuivons. Je me retrouve à l'école, des enfants partout, je cherche désespérément un coin obscur dans lequel me blottir, mais en vain. Je supporte donc avec une bravoure toute mounesque le regard intrigué des gnomes qui tentent d'assimiler que leur maîtresse peut avoir un fils qui n'a pas 7 ans. Apparemment c'est dur à comprendre, étais-je aussi bête quand j'étais petit?
.
Le mec arrive. Moi qui espérais un garçon normal (j'aurais même toléré un babacool-fumeur-de-géraniums-écouteur-de-reggae), odieux coup du sort, je me retrouve en face d'un kéké pure race. Pour les incultes qui nous lisent, un kéké est une sous-espèce humanoïde pourvue de tares graves et souvent irréversibles et dotée d'un intellect qu'un haricot n'envierait pas. Le moyen le plus efficace de les distinguer dans une population humaine est d'observer l'apparence physique, blindée de "Cerutti", "CK", "Nike", avec des gourmettes qui brillent, des cheveux luisants de gel et une fâcheuse tendance à avoir l'air con.
.
Oui je sais, je suis vindicatif et sectaire, mais j'assume complètement. En plus c'est un kéké de Gardanne, et V. m'a délivré mon permis d'éradication en bonne et due forme, alors hein, j'ai le droit.
.
Bref, ce jeune homme ne reculant devant aucun cliché ("ohlala des études supérieures c'est horrible", "tu aimes le èrènbi/aouze/teghno/râpe? Moi j'adore, tiens écoute celle-là!", "moi j'adore le tuning", "avant c'était ma copine qui passait l'aspirateur mais maintenant qu'on a rompu je le fais plus", "oah elle est trop bonne elle... euh je veux dire elle est trop charmante") m'emmène chez lui. On aurait du y être pour 9h, mais le programme a changé au dernier moment, le responsable n'est pas là, on ira vers midi et avec du bol il y sera.
.
Chez lui, je passe quatre heures (montre en main) à regarder le papier peint pendant qu'il se déchaîne sur un jeu vidéo de voitures-tuning-fuck-les-keufs. Il ne me propose pas d'y jouer (j'aurais refusé de toutes façons), et pense à me proposer à boire au bout de trois heures de jeu, pendant que je fais... absolument rien d'autre qu'attendre.
.
Mal de crâne persistant quand nous décollons enfin vers la cafétaria, avec son frère (le même avec un grand nez et des tongs bleu ciel). On mange à la cafétaria (ça nage dans la graisse, beeeuuurgh), le responsable n'est pas là, mon kéké vitupère en bonne et due forme sur tous ses collègues qu'il aperçoit et avec qui il est pourtant fort aimable, et enfin, ENFIN, après tant d'épreuves, il me ramène à l'école. Vu qu'on n'a pas vu le responsable, je suis sensé y retourner demain. Il est gentil, il me demande s'il veut qu'on se retrouve. Nan. Même pas en rêve, "t'inquiètes je retrouverai, je dirai que je viens de ta part". Et il se casse. Je ne compte pas y retourner. Servir des horreurs huileuses avec des kékés et des cagoles (= femelle de kéké) partout à 40 bornes de chez moi alors que j'ai des chances d'être pris à la pizzeria à 5 bornes de chez moi, merci bien.
.
Je bondis donc avec le crâne en miettes sous les assauts de aouze électro de la mort qui tue dans ma Mounemobile©, où je fais pendant le trajet du retour une cure de rock intensive. Rhaaa lovely.
.
Et me voilà chez moi. J'achève ce billet, et je vais faire la sieste. C'est con, ce matin j'avais de l'inspiration pour un billet spécial, mais là j'ai carrément plus envie. On verra ce soir si ça me rebranche.
.
A part ça... "boyaux dedans ou boyaux dehors?" (réminiscence de Hannibal)

jeudi 7 juin 2007

De Chelonia mobile

"Le travail, c'est comme le sexe: une fois de temps en temps ça maintient en forme, mais à la longue ça use."
Victor Hugo

Pour ceux qui s'interrogeraient sur mon titre (si, je suis sur qu'il y en a), c'est une citation de Terry Pratchett, concernant la grande A'Tuin si mes souvenirs sont bons. Pour plus de détails, lisez donc, bande de larves.

Bien, ceci dit, reprenons depuis le début, lorsque par un vil coup du sort, un malencontreux orage grilla les circuits de ma blonde connexion au Nëth. Alice, puisque tel est son nom, légèrement défrisée par le court-circuit, s'en fut bouder trois jours durant, avant de me revenir le quatrième, apaisée et prête à me fournir de nouveau mon cher wifi. Aussi pardonnez-moi du manque de nouvelles des derniers jours, je m'en vais rattraper mon retard en racontant ma vie.

D'abord, en rapport avec le titre, je me suis dégotté un stage en août et septembre, concernant cette ravissante demoiselle d'écailles vêtue :

Il s'agit de la tortue d'Hermann (Testudo hermanni), une tortue terrestre menacée dans les régions méditerranéennes. Je devrais avoir en charge le suivi des populations et la participation à la mise en place d'un plan de gestion. Comme on peut s'en douter, je jubile.
.
J'ai également trouvé un stage d'un mois en Corse, à faire de la prévention et de la communication avec les vacanciers concernant les écosystèmes côtiers. On aurait d'ailleurs du me contacter aujourd'hui... Mais compte tenu de l'état de mes finances, il y a peu de chances que j'y aille de toutes façons... Je vais plutôt bosser en juin et juillet.
.
A ce propos, je suis parti apporter à divers restaurants des environs mon super CV avec écrit (en gros) mes deux étés à faire le serveur dans le resto gastronomique de mon oncle... Bon, malheureusement quand j'y suis allé, j'ai eu droit à deux absences de responsables, deux restos fermés, un "on n'embauche plus" et un "ce sera en dents de scie, on vous appelera". Plus un supermarché (j'ai regretté d'avoir amené ce CV quand je suis ressorti) et un autre où j'ai carrément décidé de ne pas postuler, finalement. J'ai un sorte d'angoisse à rester trop longtemps dans un supermarché, alors y travailler...
.
Mes relations avec les grandes surfaces sont assez paradoxales, je m'y sens toujours oppressé et rien ne me soulage plus que passer à la caisse. Je déteste les caddies-avec-la-feuille-de-salade-coincée-dans-la-roue, la climatisation trop forte, le brouhaha ambiant, les mômes qui courent partout et les caisses bondées. Mais d'un autre côté, j'adore flâner au rayon BD ou DVD, voir les gosses qui s'assoient par terre pour lire des BD pendant que les parents font les courses (je faisais tout le temps ça quand j'étais petit), les gens qui me laissent passer quand j'ai un ou deux trucs seulement ou le sourire des caissières qui me semble magique, tant ça me sidère qu'elles réussissent à garder le sourire en faisant les mêmes gestes et en répétant les mêmes paroles toute la journée.
.
Enfin bref, le Super U, nada, mais j'ai quand même pris une plaquette de chocolat. J'ai envie de refaire un gâteau au chocolat. Ca me relaxe de cuisiner. Et j'éviscère à la petite cuillère le premier qui me sort que je suis bon à marier.
.
REfaire, oui, parce que je suis allé fêter l'anniversaire de V. et J. chez J.&S.&M., avec L. Super soirée à boire du pago périmé et à manger du tzatziki, du guacamole et mon super gâteau à la fin. J'ai offert mon bô cadeau à V. (super fier moi), et j'ai eu deux bouquins pour apprendre à "oublier mon ex". Vu que ce qu'il y a écrit sur les couvertures me fait bien marrer, je vous fais partager.
.
Le premier c'est un livre de cuisine: "Comment oublier son ex d'un bon coup de fourchette: recettes solo pour intermittents du célibat". Dedans on peut cuisiner des orgasmes au chocolat, et y'a des petits textes pour apprendre à relativiser et penser à autre chose. Genre, mon préféré: "je me bluffe moi-même... et son fantôme avec".
.
Le deuxième, c'est "Ces amours qui nous font mal." En dessous: "Pourquoi est-ce que je tire systématiquement le mauvais numéro? Est-ce que j'arriverai un jour à le quitter? Comment retrouver l'estime de soi?" Dedans, des chapitres qui semblent très intéressants... "Ceux qui aiment trop" ou "Ceux qui ne savent pas aimer", par exemple.
.
Il paraît que ces deux bouquins ont fait bondir S. quand elle les a vus, et elle a pensé à moi. Ca ressemble beaucoup à de la psychologie de comptoir, mais qui sait? Ca marchera peut-être...
.
Et puis sinon, hier soir je suis allé voir Pirates des Caraïbes 3. Tout le monde m'a dit "c'est d'la merde". Ben moi je conteste. Je suis peut-être très bon public, ou alors c'est parce que c'est le troisième film que je vois au cinéma en un an, ou que je n'ai pas du tout aimé Pirates 2, mais en tout cas moi j'ai trouvé ça pas mal. Je suis bien plus facilement rentré dans l'histoire que dans le 2, il m'a bien plus fait marrer et les scènes épiques sont bien plus prenantes. En plus la fin me convient tout à fait, vu que je déteste Orlando Bloom et Keira Knightley (mais je concède que, pour ce troisième opus, ils semblent avoir pris quelques cours de théâtre, ils joueraient presque convenablement), et même si on ne voit pas assez à mon goût Jack Sparrow, il reste toujours fidèle à son personnage.
.
Le film est un peu embrouillé, empli d'intrigues des uns et des autres et on s'y perd un peu, mais au final ça reste compréhensible. Et sinon Miss Swan est un salooooope d'abord. En trois films elle embrasse trois mecs, ça augure mal la suite du programme pour le malheureux Will (je ne raconte pas, pour ceux qui ne l'ont pas encore vu).
.
Enfin bref, on va dire 13/20 pour ce troisième épisode, qui conclut la saga en restant dans le thème et dans l'esprit des précédents et surtout du premier.
.
A part ça, je vais cuisiner moi.

lundi 4 juin 2007

La déesse

"Oh comment je suis trop jalouse!"

Aphrodite, déesse de la beauté, devant Kirsten Dunst

Cette fille sait tout faire (à part s'habiller), c'est fou. La preuve.

A part ça, je vais devenir chélonaute. Plus de détails dans le prochain billet.